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Ça 
La fine équipe au complet y est, c'est officiel, Borderlands 2 est daté, et à cette occasion je ne puis résister à l'envie de vous présenter la tuerie qu'est le premier opus. Borderlands, c'est quoi ? C'est tout simplement le dernier bébé de Gearbox Software (sans compter Duke Nukem Forever, on fait tous des erreurs après tout), studio connu principalement pour la série Brothers in Arms, FPS tactique et historique où l'on tue des nazis (pas de grande prise de risque donc).
En revanche, en donnant vie à la licence des Borderlands, le studio est bel et bien sorti des sentiers battus en s'attaquant à un FPS à éléments RPG, pour un résultat unique, surprenant, et surtout terriblement aguicheur. Le jeu étant avant tout tourné vers l'action, le scénario n'est pas particulièrement travaillé, sans toutefois être totalement dénué d'intérêt. Nous sommes sur Pandora, planète désertique devenue poubelle après que différentes sociétés aient exploité son sol riche en minéraux et ses habitants au QI à peine supérieur à celui d'une éponge. Mais la planète est surtout célèbre pour une ancienne légende : il y aurait, enfouie quelque part, l'Arche, qui contiendrait des artefacts aliens et des richesses au delà de l'imagination.
Le joueur incarnera donc un mercenaire, un chasseur de trésors qu'il choisira parmi les archétypes classiques des personnages de jeux de rôle, chacun ayant droit à sa petite capacité spéciale : le gros, brutal, vigoureux et solide, qui pourra en une seconde passer en mode berserker, hurlant et frappant de ses poings gros comme des jambons tout ce qui passe à sa portée, le chasseur, qui privilégiera les snipers, envoyant son aigle attaquer ses ennemis en lui ramenant des richesses supplémentaires, le soldat équilibré, avec sa tourelle déployable, et enfin la petite maigrichonne sexy qui sous ses airs fragiles n'hésitera pas à passer dans une autre dimension pour devenir invisible aux yeux des ennemis afin de mieux les frapper, ou même pour se tirer sans difficulté d'une situation peu enviable.
Le 
Ames sensibles, s'abstenir, pluies de sang en prévision ! jeu étant jouable jusqu'à 4 en co-opération, c'est donc une fine équipe que l'on pourra aligner face à l'hostile faune de Pandora. Le gameplay est donc simple mais efficace : le joueur ira chercher sa quête chez le PNJ ou sur le panneau de missions du coin, et on retrouve là aussi la marque classique du jeu d'action orienté RPG, puisque les missions se résumeront bien souvent à tuer tel méchant, récolter telles fleurs pour que grand mère fasse sa potion, ou aller activer telle babiole pour pouvoir passer à la prochaine ville ou zone de jeu, prendre son véhicule et aller détruire x ennemis...
Enfin, soyons honnêtes, ces quêtes seront surtout un prétexte pour dégommer et vider Pandora de ses rebuts dans la violence la plus totale, récoltant au passage expérience, armes et argent, que l'on pourra dépenser dans la boutique de munitions, d'armes, ou d'améliorations du coin. L'expérience, parlons-en. Chaque personnage dispose de son propre arbre de compétences qu'il améliorera niveau après niveau, à force de quêtes ou de "farming" intensif. Parce que oui, il faut l'admettre, dans Borderlands, c'est la planète entière qui en veut à votre vie. Et les menaces sont diverses : ça hurle, ça vole, ça rampe, ça creuse, ça crache, ça mord, ça galope, ça tire... sur Pandora, faire une pause pipi peut vite devenir votre dernière erreur.
Une autre des forces de ce jeu est le système de "loot" aléatoire des armes : chaque arme trouvée est unique, avec ses capacités spéciales, ses caractéristiques selon son constructeur... De plus, il n'est pas rare de trouver certaines armes couplées à des éléments, et donc de voir nos pauvres victimes fondre, brûler, ou même tout simplement exploser en morceaux. Et c'est là qu'est tout l'intérêt du jeu : défourailler sans trop réfléchir ! Seul ou entre amis, il faut bien admettre que réduire ses ennemis en charpie, et repartir en ne laissant derrière soi que des tas de viande calcinée, fort d'un sentiment de travail bien fait, c'est toujours jouissif.
Les 
Les graphismes pourront déplaire mais certaines prises de vue n'en sont pas moins somptueuses... "loot" s'adaptant au nombre de joueurs, vous l'aurez compris, le vieil adage est ici bien approprié : plus on est de fous, plus on rit. La vingtaine d'heures que propose le jeu, pour peu qu'on soit bien accompagné, sera donc un pur moment de délire et d'hémoglobine. Et comme pour parachever le tout, une fois le scénario fini, il est possible de le recommencer, armes et niveaux conservés, le monde de Pandora s'adaptant à votre niveau.
Quant à la réalisation, les avis divergent radicalement, surtout concernant les graphismes en cel-shading. Si beaucoup (comme moi) tomberont sous le charme d'une Pandora type cartoon sans grand réalisme à l'écran, assumant pleinement son décalage, son cynisme, son humour noir ou même son côté kitsch, bien d'autres seront plutôt repoussés par le genre et pleureront le feu classique graphisme plus ou moins photo-réaliste. Il faut aimer donc, mais que ça plaise ou non, il faut admettre que la modélisation des personnages est réussie (on notera d'ailleurs un bestiaire relativement vaste), les textures (sans être extraordinaires) sont plutôt jolies, et le tout est globalement agréable à regarder et fluide du début à la fin. Résultat satisfaisant pour un FPS dans un monde ouvert, même si l'on regrettera un certain manque de variétés d'environnements.
Notons d'ailleurs que durant nos longues promenades sur ce sol hostile, les différentes musiques d'ambiance qui nous accompagnent seront bien appréciées, de la petite chansonnette douce au morceau plus épique synonyme de calme avant la tempête. De plus, les nombreux bruitages des diverses bestioles ou populations locales de Pandora nous rappelleront fréquemment que nous ne sommes pas si seuls. Quant aux doublages, les dialogues avec les PNJs seront rares, mais on aura tout de même droit à une VF correcte.
Alors que l'épisode 2 régale déjà les aficionados et qu'un 3e opus est espéré par les fans, je me suis mis (tardivement je l'admets) à Borderlands. Si bien sûr beaucoup d'ignares en veulent à Gearbox pour Duke Nukem Forever (alors qu'ils n'ont fait que recoller les morceaux, ils n'ont pas vraiment développés le jeu) ou Aliens : Colonial Marines (comme quoi, ils ne font pas que des bons jeux) personnellement ce studio m'aura marqué pour sa série des Brothers in Arms, sa collaboration sur la série Half-Life (adaptations et add-ons) et bien sûr les excellents Borderlands. Dans ce premier opus soyons honnêtes, ce n'est pas le scénario qui va vous scotcher. Bien que doublé en français et pourvu d'un bon humour (les Claptraps sont à mourir de rire lorsqu'ils dansent :) on débarque dans cet univers où on ne nous apprend presque rien (tout juste quelques messages audio) et où il faut trouver l'Arche. Evoluant dans un monde ouvert et désertique, le parallèle avec RAGE est très vite trouvé. Ayant connu le titre de Gearbox bien tard, aujourd'hui je suis étonné de voir à quel point le jeu d'id Software s'en est inspiré ! C'est presque du plagiat (il suffit de regarder les mutants, qui sont vraiment très/trop proches !).
Avec
Note
la naissance de Borderlands, nous avons obtenu un très bon FPS orienté RPG, qui s'offre un gameplay des plus classiques, mais pas moins efficace, sous couvert d'une ambiance second degré et de graphismes tout en cel-shading. Amusant en solo, démentiel en co-op', avec un bon challenge niveau difficulté et des "loots" uniques. On parcourra ce vaste monde pendant une vingtaine, voire une trentaine d'heures pour finir le scénario une première fois, en poussant le vice jusqu'à dépasser largement la cinquantaine pour le refaire en mode "New Game +". Espérons maintenant que sa suite sera à la hauteur des espérances, car pourrir une licence comme celle-ci serait purement criminel...
