City Hunter / Nicky Larson -- Review sur SoloGamerTest

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Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son

Version PC-Engine

Portage 2026


Testé sur :

 

 

 


La version PC-Engine est compatible avec :




La version Switch est compatible avec :




Sortie originale du jeu : mars 1990 sur PC-Engine et exclusivement au Japon
Sortie de l'adaptation multi plate-formes : février 2026 (mondialement)

Développeur original : Sunsoft
Développeur du portage 2026 : Red Art Games
Editeur original : Sunsoft
Editeur du portage 2026 : Clouded Leopard Entertainment Inc.
Genre : action

Version testée : NTSC japonaise (traduite en français) pour la version d'origine - version internationale pour le portage 2026
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : japonais d'origine - multi lingues pour le portage 2026

Difficulté :
Temps de jeu : 1 heure 30 environ
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Nicky Larson (FR)


Version PC-Engine

Support : Hu-Card de 3 Mb
Prise en charge des manettes à 3 ou 6 boutons : non
Prix au lancement : ¥6,300 soit 240 Frs de 1990


Version PlayStation 5

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : environ 1 Go
Performances : 4K en 60 fps
Optimisation PS5 Pro : sérieusement ?
Compatible VR : n'y pensez même pas ^_^
Compatible Remote Play : non
Prix au lancement : 25€ en dématérialisé - 40€ en physique


Version Xbox Series X/S

Support : uniquement en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : environ 1 Go
Performances : 4K en 60 fps
Prix au lancement : 25€ en dématérialisé uniquement


Version Switch 2

Support : uniquement en téléchargement sur Nintendo eShop
Installation : environ 800 Mo
Performances : 4K en 60 fps en dock - 1080p en 60 fps en nomade
Prix au lancement : 25€ en dématérialisé uniquement


Version Switch

Support : Game Card ou en téléchargement sur Nintendo eShop
Installation : environ 800 Mo
Performances : 1080p en 60 fps en dock - 720p en 60 fps en nomade
Prix au lancement : 25€ en dématérialisé - 40€ en physique


La musique de la semaine :
Space Call




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City Hunter

(Nicky Larson)




Vous
Ne laissez pas vos enfants regarder les programmes TV, évitez les jeux et les infos, et nourrissez-vous du meilleur des années '90 :)
le savez peut-être déjà, lorsqu'on gère un (vrai) site on ne travaille jamais en flux tendu. On a toujours plusieurs articles d'avance, qui attendent sagement d'être mis en ligne. Ici à SoloGamerTest, on a environ 30 articles sur des jeux récents (ce que j'entends pas "récents" c'est à partir de la Génération PS4) et presque 50 articles traitants de jeux rétro (principalement des jeux 16 et 32-bits), qui sont en standby. Oui, au rythme de 1 article par semaine, on pourrait ne rien faire durant plus d'un an, sans que ça ne gêne "la vie" du site.
En parallèle, lorsque nous mangeons à table, en famille, comme la plupart des gens on regarde la TV. Mais avez-vous vu la gueule des programmes télévisuels actuels ?! Non seulement chaque chaine rivalise de médiocrité, mais en plus on finit par visionner plus de pubs qu'autre chose ! Et ne me parlez pas des jeux télévisés (autant boire l'eau des toilettes un jour de gastro !) ou pire encore des infos, qui ne sont qu'un ramassis de mensonges ou d'actualités toutes plus déprimantes les unes que les autres. Bref, rien de stimulant ou de divertissant, uniquement de quoi s'anesthésier les neurones, et moi ça, je n'en veux pas ! Dans ce contexte, je suis assez fier d'éduquer mes enfants avec de "bons médias" (je n'ai pas le monopole du bon goût mais quand je vois le goût des autres...).
Si si j'vous jure, au lieu de les laisser bêtement s'abrutir devant Gulli et son milliard de publicités débilisantes, en famille (ma femme comprise) nous regardons diverses séries (live ou animées). Au programme on a du Ulysse 31, Fringe, Les Mystérieuses Cités d'Or, Game of Thrones, Les Chevaliers du Zodiaque, Fallout, Il était une fois (la vie), Breaking Bad, Albator, Les Simpson, 24 Heures Chrono, Capitaine Flam, Squid Game, Cobra, X-Files ainsi que l'intégrale de City Hunter. Oui c'est ça le bon goût, et oui c'était mieux avant ! Vieux con et j'assume... ^___^



Club Dorothée


Et
Nicky Larson aime les femmes et les flingues, comment lui en vouloir ? ^__^ Même si j'avoue qu'aujourd'hui, son comportement aurait plus de mal à passer...
justement, un beau matin d'été (nous étions en 2025) je me suis dit que ça faisait longtemps que je n'avais pas allumé cette bonne vieille CoreGrafx, un geste naturellement incité par le visionnage de la série). Me voilà donc en train de rédiger un superbe article sur la version originale de City Hunter, et vous l'avez compris, l'une des tâches les plus difficiles dans la gestion d'un site, c'est d'arriver à choisir quoi mettre en ligne et à quel moment.
Pour l'anecdote, une fois que la série animée City Hunter / Nicky Larson fut terminée, on s'est mis à regarder l'excellente (bien que trop courte, à peine 31 épisodes) série Cobra. Et il est rigolo de se dire que lorsque nous regardions (toujours en famille) cette autre série animée de mon enfance, toujours durant ce fameux été 2025, le jeu Space Adventure Cobra : The Awakening (de Microïds) est sorti de nulle part ! Des coïncidences, sans doute, ou alors c'est la Matrice qui aime jouer avec moi. ^__^ Bref, tout ça pour vous dire que plus de 35 ans après sa sortie initiale sur PC-Engine, City Hunter allait enfin voir le jour sur d'autres supports !
L'annonce fut faite à peine 2 mois après la rédaction initiale de cet article... article qui n'était pas encore en ligne à ce moment-là, puisqu'il était en standby lui aussi. Annoncé sur PC, PlayStation 5, Xbox Series, Switch et Switch 2, alors même que je m'apprêtais à mettre l'article en ligne, j'ai laissé mon test de côté, le temps d'acheter ce fameux portage et tadam! nous voilà avec un "review" complet, qui va d'abord traiter le jeu d'origine (celui de 1990), pour finir par les versions les plus récentes, sorties en 2026.



   

   

Pour les plus vieux (moi compris), qui ont été nourri au Club Dorothée, avouez que ça rappelle d'excellents souvenirs ^__^


Quand Nicky te fait un petit "coucou" (aussi appelé "mokkori") ce n'est pas pour te dire bonjour :)
Message dédicacé à celles et ceux qui ont lu le manga ^_^



Vous
Ce titre PC-Engine est l'unique adaptation en jeu vidéo du manga City Hunter. Difficile à croire pas vrai ?
connaissez sans doute déjà ce gars marrant, charmant, excellent tireur, bon enquêteur mais franchement lubrique, connu sous le nom de Nicky Larson. Nicky Larson est l'adaptation en animé du manga japonais City Hunter de Tsukasa Hojo. Réalisé par le studio d'animation japonais Sunrise à partir de 1987, la série compte pas moins de 140 épisodes. Elle est devenue culte, en particulier dans sa version française, dont les scènes et dialogues ont (à l'époque) été modifiés pour s'adapter aux plus jeunes téléspectateurs.
C'est d'ailleurs pour ça que l'animé s'est auto-censuré (il fut ensuite re-censuré pour ses exhibitions charnelles) car dans le manga, Nicky Larson est un harceleur doublé d'un obsédé sexuel, qui tire autant de balles qu'il a d'érections (je ne déconne pas, j'ai lu le manga de bout en bout, il y a même des passages limite obscènes). La série fut importée grâce au Club Dorothée, d'ailleurs si la France reste le pays n°2 du manga, c'est avant tout grâce à elle. Et quand on voit les dessin-animés actuels, franchement, je pleure la belle époque. Ceci dit, un gars qui court après les filles, qui a un flingue et qui tire avec une précision de cyborg, ça n'a (presque) jamais été adapté en jeu vidéo. Bizarre non ? Après tout, on a adapté des films ou des séries qui n'étaient vraiment pas du faites pour ça : si je vous dis Wayne's World, Monthy Python, les sœurs Olsen, Lizzie McGuire, Caméra Café, Friends, Desperate Housewives, Lassie, Hannah Montana ou encore Samantha, Oups! vous êtes d'accords, il y a des univers qui ne se prêtent pas à la pixellisation.
Si la licence Hokuto no Ken (Ken le Survivant en français) a fini par faire autre chose que ce brave Last Battle, au contraire le génialissime et un brin cochon Nicky Larson lui, n'a connu qu'un seul et unique jeu ! Et ne venez pas me parler de Jump Force, qui est un "brawler" (un jeu de combats qui mélange tout et n'importe quoi), non moi j'évoque un jeu basé sur le manga dont le héros est uniquement Ryô Saeba, qui sera renommé Nicky Larson pour le public français (un nom qui lui va bien je trouve :).



               

Tsukasa Hojo et sa plus grande œuvre (même s'il ne faut pas oublier Cat's Eye :)



Japan only


Le
N'étant sorti qu'au Japon, la version PC-Engine ne propose que des textes en japonais. Difficile alors d'y comprendre quoique ce soit :(
jeu reprend donc son patronyme original (City Hunter), il sera développé et édité par Sunsoft pour une sortie exclusive sur PC-Engine en mars 1990. Aucun portage n'a jamais vu le jour (jusqu'à aujourd'hui entendons-nous bien) et il n'est pas sorti aux Etats-Unis, qui n'ont connu la série TV que des années après nous (merci encore à Dorothée pour tout ce qu'elle nous a apporté ^.^). Malheureusement, n'étant pas sorti de son territoire originel, le jeu n'existe qu'en japonais et ça, ce fut vraiment problématique pour l'Europe car souvenez-vous, notamment en France et en Espagne, on importait les jeux directement du Japon ! D'ailleurs à ce moment-là, la série commençait à cartonner sur le ClubDo' qui l'a diffusé d'octobre 1990 à avril 1995. Donc on voulait tous jouer à Nicky Larson sur notre belle CoreGrafx achetée une fortune en import ! Malheureusement, les textes tout en japonais, c'est clairement rédhibitoire car cette langue est ultra hermétique et si comme beaucoup vous avez fait anglais en LV1, puis Espagnol, Allemand, Italien et je ne sais quoi d'autre en LV2, pour vous c'est mort, vous n'allez strictement rien comprendre au jeu !
Cependant, je comprends pourquoi le jeu n'a jamais été "officiellement" traduit. Etant donné que les Etats-Unis ne connaissaient même pas son existence et qu'en Europe, seuls une poignée de gros geeks fortunés se payaient les jeux en import, au final City Hunter n'a jamais quitté sa terre natale. Et le pire dans tout ça, c'est de se dire qu'aujourd'hui, 35 ans après sa sortie initiale, il est toujours l'unique titre issu de cette série. Un jeu qui s'est perdu dans les limbes du temps, et qu'on ne retrouverait qu'en émulation (vous voyez que l'émulation ça a du bon ! il faut préserver ce patrimoine vu que les éditeurs eux, s'en foutent ou disparaissent).
Heureusement nous vivons une époque formidable, et des petits génies ont traduits le jeu en anglais. A défaut d'avoir une vraie localisation en français, au moins avec de l'anglais on sait où on met les pieds. Comme d'habitude, vous pourrez trouver tout ce dont vous avez besoin sur le site de TRAF Traduction. Ah... attendez une seconde, on me dit dans l'oreillette que depuis 2021 il existe même une traduction française ! On le doit à un certain Kazan et à Terminus Traduction. Franchement les gars, merci, c'est du beau boulot. :)



   

Grâce à l'émulation, depuis 2021 on peut profiter de textes intégralement traduits en français. Comme d'habitude, vous trouverez ce qu'il vous faut sur Terminus Traduction ou TRAF Traduction.


Avec un marteau de 1000T !


Plutôt
Même s'il ne propose que 4 niveaux, la durée de vie est pourtant correcte, City Hunter n'étant pas un jeu où on fonce tête baissée
bien accueilli par la presse japonaise, ainsi que la presse française (celle qui à l'époque testait les jeux imports), City Hunter est un jeu d'action à scrolling horizontal basé (vous vous en doutez) sur le manga. Le joueur incarne Ryô Saeba, qui est ici garde du corps et qui se voit souvent confier des missions par de séduisantes clientes. Le jeu est structuré de manière similaire à Mission Impossible (le jeu de Konami sorti en 1990), avec une touche de Rolling Thunder et d'Elevator Action : Ryô explore les bâtiments, vérifie les portes à la recherche de PNJs et d'objets essentiels à la mission, tout en tirant sur les ennemis avec son 357 Magnum (son arme icônique).
L'aventure ne propose que 4 chapitres (ce qui fait qu'on boucle le jeu en moins de 2 heures) mais on aura le plaisir de rencontrer les divers personnages de la franchise comme Kaori Makimura (alias Laura Marconi dans la version française, sa partenaire), son rival et ami Umibôzu (alias Falcon voir l'éléphant ou Mamouth) ainsi que son contact dans la police, Seiko Nogami (alias le sexy Hélène Lamberti - on aimait bien les noms italiens apparemment ^_^). Avant d'aller plus loin, j'aimerai dire un petit mot sur Sunsoft (c'est toujours bon de savoir où on met les pieds). Dans les années '80, ce modeste studio japonais était spécialisé dans les portages, tout en créant divers jeux originaux. After Burner II, Fantasy Zone et Alien Syndrome sur NES, c'est eux.
Une fois la manne de la NES passée, ils ont commencé à s'attaquer à d'autres supports : c'est ainsi qu'ils ont développés le sympathique Batman sur Mega Drive, les portages de Lemmings sur consoles, les portages Super Nintendo de World Heroes, ou encore les sympathiques Galaxy Fight et Waku Waku 7 sur Neo-Geo, et bien sûr des tas de jeux édités par leurs soins. Bref c'était pas le plus grand des studios, mais ils avaient leur petite renommée. Devenu Sun Corporation, la société est toujours debout, elle emploie plus de 200 personnes, propose divers portages, des compilations et développe même de nouveaux jeux, même si la plupart passent sous les radars. Maintenant voyons si cette adaptation de City Hunter vaut finalement le coup... ou pas.



357 Magnum et balles Dum-Dum


Tout
Les tirs du 357 Magnum ressemblent à ça. Sérieux les gars, vous n'avez jamais tenu une arme de votre vie ? Cliquez pour agrandir
commence par une jolie petite intro, qui nous pose l'ambiance, tout en reprenant l'un des thèmes de la série. On y voit Laura, MammuÛuth (si en lisant ceci tu as entendu la façon dont les méchants appellent Falcon, alors tu es un bon :) ainsi que Nicky (oui je vais utiliser les noms français, histoire que tout le monde soit sur le même pied d'égalité). Il n'y a pas de menu d'options, par contre le jeu propose des passwords afin de reprendre son aventure ultérieurement. La durée de vie n'est pas exceptionnelle mais ça rend toujours service.
Bon pas besoin de tergiverser, oui pour une fois j'ai joué sur émulateur, parce que même si je possède cette Hu-Card (en loose, pas de boite, dommage), ne rien comprendre aux dialogues c'est relou. Et puis jouer avec des textes traduits en français, ce fut d'un inestimable confort. Donc on va faire comme si c'était une traduction officielle, puisque de toute façon, c'est la seule qui existe. Bref, lorsqu'on lance le jeu, la tendre Laura nous demande de choisir entre 3 missions : fille en détresse, Mammouth & Les Chats ou encore Flingues Véreux (notez qu'il n'y a pas de faute dans la traduction de Kazan, c'est juste que les accents n'existent pas au Japon). J'ai donc fait les 3 missions dans l'ordre, comme un gentil soldat. La première mission (fille en détresse) nous propose d'enquêter sur la disparition du petit-ami de la cliente. On se retrouve donc dans un immeuble, à fouiller chaque pièce et chaque zone, à la recherche d'indices.
Premier point, il est appréciable qu'avec Nicky Larson, on ait 1 tir = 1 mort et ce, dans une belle gerbe de sang. Par contre le bruitage du tir est lamentable, là où justement je suis certain que le DSP de la PC-Engine aurait pu donner quelque chose d'assez réaliste. 2e point, lorsque Nicky tire, il sort une espèce de spermatozoïde de son flingue ! O_O Alors je sais, les développeurs ont essayé de donner un effet de vague, sauf que c'est raté ! On dirait que notre héros tire des limaces bleues ! Déjà il aurait fallu que les balles soient jaunes et surtout que le tracé soit rectiligne, pas que ça ressemble à un flagelle !



       

La sympathique séquence d'intro.


Nicky Larson ne craint personne...


Bref,
Il faudra fouiller chaque zone, visiter chaque pièce et parler à tous les PNJs pour débloquer peu à peu le passage
on parcourt les niveaux, de temps en temps on tombe sur une infirmière qui nous remonte la santé (parfois c'est une image un peu plus coquine), d'autres fois ce sont des gens (parfois des flics) qui nous donnent des indices. Les dialogues vont évidemment à l'essentiel, mais c'est toujours sympa d'avoir un jeu qui meuble son aventure, plutôt que d'être 100% focus sur l'action où le seul but est de tuer tout le monde. Assez basiquement, il faudra trouver la bonne personne à qui parler en premier, ce qui ouvrira le dialogue vers un second, jusqu'au moment où vous obtiendrez l'objet qui vous permettra d'avancer.
Comme d'habitude avec les jeux de la période, lorsqu'on se fait toucher on perd tout contrôle sur son personnage. Heureusement Nicky est un dur à cuire, sa jauge de santé est ample (retourner voir l'infirmière pour vous refaire une santé), le temps n'est pas limité donc autant y aller tranquillou pépère : on visite au calme, et on dessoude la myriade d'ennemis tous clonés sur le même modèle. Notez qu'à l'image de Mega Man, Nicky est un gros empoté puisqu'il ne sait ni tirer vers le haut, ni en diagonale. Une fois à genoux, il ne sait pas non plus se retourner sans se relever avant. On sent un certain manque de flexibilité dans le maniement du héros. Heureusement pour nous, toutes les armes ont des munitions infinies et nos tirs supplantent ceux des ennemis de bas-niveau. C'est pas mal.
Autre point, lorsqu'on nous donne une clé, le PNJ ne livre aucune autre indication. Qu'elle porte elle ouvre ? A vous de le deviner... Et nous revoilà reparti dans l'autre sens à essayer toutes les portes, les unes après les autres. Idem pour la carte d'accès : on en fait quoi ? On s'en sert où, sur un ordinateur ou un ascenseur ? Vous ne le saurez qu'en fouillant les niveaux. Mieux encore, parfois pour ouvrir une porte, il faut actionner un interrupteur qui est à l'autre bout du niveau, pour ensuite mieux revenir à l'endroit d'origine. Non vraiment, les "level designers" s'en sont donné à cœur-joie. Et tout aussi incohérent, lorsqu'on sauve une fille attachée, on ne la libère pas, Nicky lui dit juste d'attendre que son coéquipier vienne l'aider. Mais bon sang, détaches-là au moins !



   

   

Si vous connaissez le dessin animé, ou mieux encore le manga, vous ne serez pas étonné de tomber sur ce genre de scènes. ^.^ Notez qu'à l'image des infirmières, elles aussi nous remontent la santé.


Alors Mammouth, on a peur des chatons ?


Malgré
Les 2 premiers niveaux sont assez semblables et il est difficile de s'extasier sur la beauté de décors aussi redondants que peu détaillés
la modestie des graphismes (qui font très "8-bits") le jeu se permet de ralentir lorsqu'on affronte plus de 3 ennemis à l'écran. Par contre le champ de vision est souvent trop proche du bord, ce qui fait qu'on anticipe très mal l'arrivée des assaillants ainsi que leurs attaques. Le pire c'est que parfois, ils sont à l'endroit exact où nous sommes, genre on sort de la porte et ils sont là. Idem, ils adorent se placer en haut (ou aux pieds) des escaliers, ce qui nous force à leur rentrer dedans. C'est assez incohérent et surtout ça trahi un sérieux manque de beta-test de la part de Sunsoft, qui aurait dû régler le problème (ou alors c'est volontaire, ils ont laissé ça comme ça, afin de compenser un peu le manque de difficulté).
Notez au passage que le masque de collision est géré avec le cul (parfois on se fait toucher alors que notre personnage n'est même pas en contact avec l'ennemi ou ses armes) mais à ce stade-là du test, ça ne m'étonne déjà plus. En fouillant bien les niveaux, on finit par trouver d'autres armes (telles que le bazooka) et on les "switche" en pressant Select. Un bazooka à tir infini (comme le 357 Magnum au final), pour tuer des brigands qui ont envahis un immeuble ? "Narmol" j'ai envi de dire ! C'est tout naturel de tirer à l'explosif pour mieux buter des mecs qui meurent déjà en un tir, sans réfléchir aux dégâts collatéraux que ça pourrait engendrer... Tout ce niveau se termine par un boss en mode gros sac à PV que même le bazooka a dû mal à tuer, et une fois le boss à terre, le chapitre est fini. Aucune fioriture, le niveau est bouclé, on revient à l'écran de sélection de la mission. Encore une fois, on sent comme un manque de finitions avec ce jeu.
Chapitre 2 : Mammouth & les Chats, car vous le savez, le seul homme au monde qui arrête les balles comme des piqûres de moustiques et qui a une carrure de T-800 bien vénère, a une peur bleue des chats. Et nous revoilà dans des bâtiments fermés, dont les zones derrière les portes sont semblables à celles du précédent immeuble. Bonne nouvelle, d'un niveau à l'autre on garde ses armes (j'ai donc toujours mon bazooka) mais bien qu'on nous parle d'animaux et de manipulations génétiques, nous ne verrons pas ce brave Mammouth durant tout le niveau, et encore moins des chats.



   

L'écran de sélection de la mission en version originale puis traduite en anglais. Avouez qu'ainsi, c'est nettement plus compréhensible.


Tuer ses ennemis avec une "boulette"


On
A partir du niveau 3, la difficulté augmente d'un coup et le level design devient ultra dédaléen... De quoi bien vous gonfler !
comprend alors que le contexte de la série n'a fait que servir des scénarios bidons, dont leur but était de nous faire faire des allers-retours dans des bureaux qui se ressemblent tous. Dans ce niveau on gagne le fusil laser, une arme bien pratique pour affronter le boss de mi-parcours, une espèce de gladiateur avec un bouclier et une hache. Oui moi aussi j'ai pas compris ce qu'il foutait là... Au chapitre 3, c'est la belle Hélène (qui ne ressemble absolument pas à celle du dessin-animé) qui nous demande de mener une enquête sur un trafic d'armes.
Ici la difficulté monte en flèche puisque les ennemis nous amputent 2 segments de santé à chaque coup reçu, contre un seul jusque-là. Heureusement les petits ennemis de base se font toujours shooter en un tir. Cette fois le décor principal c'est l'usine et comment dire... c'est aussi répétitif qu'avec les 2 autres. Notez que ce n'est parce qu'on est à l'usine qu'il n'y a pas une meuf à poil pour nous remonter le moral... heu la santé. Après ça, on retrouve les ficelles habituelles, et j'espère que vous avez aimé les pistons écrasant, les piques qui sortent du sol et les lasers qui veulent nous cramer du niveau 1, car forcément, ils sont de retour. Plus encore que dans les précédents, ce niveau est ultra labyrinthique. Je vous le dis, j'ai un bon sens de l'orientation...
Mais là, c'était clairement insuffisant ! J'ai tourné en rond comme un chien après sa queue, je me suis paumé je ne sais combien de fois... bref, ce niveau m'a saoulé ! Seul point positif, j'ai trouvé la dernière arme du jeu, le lance-grenades. Une fois les 3 premiers niveaux terminés, le dernier se déverrouille et il se nomme "Fuir l'Enfer". L'histoire nous fait comprendre qu'en réalité, le gars derrière toutes les embrouilles qu'on a déjoué depuis le début de l'aventure, viennent de lui ! Et tel un Mister X des familles, il a kidnappé Laura et il invite Nicky Larson sur son bateau géant. Comme c'est aimable de sa part.



Angel Heart


On
Le dernier niveau est plus varié, mais il reste long, labyrinthique et difficile
a beau être sur un bateau, le bestiau fait plusieurs étages, il est long comme une piste d'atterrissage et bien entendu, il y a des tas de portes. Après j'avoue, si la structure du niveau reste basée sur le même principe, au moins le décor est assez varié et il nous change de l'usine et des bureaux. Salle des machines, les divers ponts, la cabine du capitaine, le réfectoire, les coursives, les chambres... le niveau est assez éclectique mais on s'y perd quand même, tant c'est immense et qu'au bout d'un moment, on ne s'y retrouve plus ! Et si les ennemis nous enlève à nouveau les portions de santé une en une, ils sont tellement nombreux que vous ne serez soulagé que lorsque vous trouverez l'infirmière.
Bref, après avoir tourné en rond durant des plombes, Nicky fini par sauver Laura (avec l'aide d'Hélène et Mammouth) et tout est bien qui fini bien. L'histoire se termine comme une bouse, c'est encore plus mal écrit que dans le dessin-animé (que j'adore là n'est pas la question). Au final le scénario ressemble beaucoup au doublage des méchants dans l'animé... si vous voyez ce que je veux dire. Après un peu de dialogues, l'épilogue se résume à 5 petites images en noir & blanc. Est-ce pour rendre hommage au travail de Tsukasa Hojo et ainsi se rapprocher du rendu du manga (qui sont eux aussi en noir & blanc - je précise pour les 2 rats de bibliothèque du fond qui n'ont jamais ouvert un manga de leur vie) ? Possible... il est même possible que ces vignettes furent dessinées par maitre Hojo lui-même, ou même qu'ils sortent du manga... mais j'en doute fortement. Je pense que dans l'équipe y'en avait un qui savait un peu dessiner et il a griffonné ça vite fait. Un épilogue un peu décevant en fin de compte.
Techniquement, comme évoqué, le jeu souffre de ralentissements et pourtant, c'est pas les 3 sprites à l'écran qui devraient causer ça. Plus imposants, les boss sont eux sujet aux clignotements, preuve que le moteur graphique est loin d'être le mieux codé de la ludothèque PC-Engine. En plus de ça, si la petite console de NEC/Hudson a souvent su me surprendre, ce n'est pas avec ce jeu-là qu'elle m'aura fait mal à la rétine. Sérieusement, on dirait un jeu "8-bits".



X Y Z


Alors
Il est vraiment regrettable que la réalisation ne soit pas plus soignée car ni les graphismes, ni les musiques, ne font honneur au support
oui je sais, le CPU de la PC-Engine est réellement un 8-bits mais la console n'est pas considérée comme telle. Sans être l'égale d'une Mega Drive ou d'une Super Nintendo, la PC-Engine nous a souvent prouvé ses capacités en termes de graphismes, notamment grâce à sa belle palette de 128 couleurs affichables. Mais avec City Hunter, les développeurs de Sunsoft voulaient sûrement plus surfer sur le succès de la série, que proposer un jeu qui exploite réellement le génialissime univers de Tsukasa Hojo. En quelques mots, les ennemis sont animés à l'arrache, Nicky Larson lui-même n'est même pas fluide (alors qu'en général, on soigne au moins les animations de son héros) et les décors... arfff, les décors se ressemblent tous, en plus d'être aussi moches que vides. Sérieux, lorsqu'on arrive sur les toits, il n'y a rien à voir, pas de ville en fond (façon Streets of Rage), non, nous avons un ciel bleu et uni, et quelques pixels qui font office de nuages. Les pièces intérieures tentent de varier un peu mais franchement, on finit vite par se perdre dans ce dédale où rien ne ressemble plus à une zone, que la même zone répétée ad-nauseam sur toute la longueur du niveau.
Enin les musiques sont "sympatoches", elles reprennent les thèmes de la série mais il y a un bémol. Tout d'abord la qualité fait une fois encore très "8-bits" (je vous rappelle qu'en 1990, la PC-Engine avait déjà 3 ans et elle nous déjà offert quelques pépites telles que Ninja Spirit, Super Star Soldier ou encore le premier PC Kid). Et clairement, alors qu'elle est capable du meilleur, on jurerait une bande-son de Master System ! De plus, les thèmes sont assez courts et donc répétitifs, or nous l'avons vu, il n'y a que 4 niveaux et le jeu ne fait pas l'effort de varier un peu les thèmes d'un sous-niveau à l'autre.
Résultat, au bout d'un moment les musiques deviennent gonflantes. Et encore, au niveau 1 ça passe mais le niveau 2 est atroce, au bout de 5 minutes la musique a déjà tourné en boucle 120 fois, elle est nulle à chier, donc bonjour l'angoisse ! Idem au niveau 3, une musique "àlacon" tourne en boucle toutes les 15 secondes... ça devient vite insupportable. Et comme les bruitages sont mollasses, on finit (sans regret) par baisser le son.



35 ans plus tard, le portage tardif


Maintenant
Le retro gaming est à la mode, mais on se demande pourquoi ils ont voulu ressusciter ce jeu-là en particulier...
que nous avons bien détaillé le jeu d'origine, sorti sur cette modeste PC-Engine en 1990, nous allons parler de son tardif portage, sorti pas moins de 35 ans plus tard sur PlayStation 5, PC, Xbox Series et les 2 sœurs Switch. En premier lieu, étant donné la modestie du titre, je regrette que le jeu ne soit pas disponible sur PS4 et Xbox One. Après tout, il sort bien sur la première Switch, c'est quoi ce favoritisme ? De toute façon, il aurait très bien pu sortir sur Xbox 360 et PS3 car, vous le comprendrez vite, on parle ici d'une émulation améliorée.
D'ailleurs, je ne vois pas l'intérêt de proposer une édition sur Switch (en physique comme en démat') et une autre sur Switch 2 et uniquement en démat'. Etant donné que la rétrocompatibilité fonctionne très bien sur Switch 2, une unique version aurait suffi (d'autant qu'à part la résolution d'affichage, c'est strictement le même jeu). Bref, déjà ce choix est bizarre, mais pas autant que le choix de ce jeu en particulier. Soyons sérieux une seconde, City Hunter sur PC-Engine est le seul jeu vidéo adapté du manga ou de l'Animé certes, mais c'est loin d'être un super titre. Lorsque Konami ressuscite Super Probotector ou Super Castlevania IV, là je dis banco ! Quand SEGA nous propose des adaptations de ses plus grands hits, tels que les Sonic de la Mega Drive ou ses hits de l'Arcade, je valide ! Idem pour Capcom, qui a toujours su faire perdurer son héritage, autant Arcade que console (avec les compilations Mega Man par exemple).
Mais là, où est la pertinence d'un tel choix ? Le jeu n'étant pas sorti du Japon, ayant 35 ans de bouteille et étant uniquement sorti sur une console de niche (niveau popularité mondiale, avouez qu'on a fait mieux que le PC-Engine), je demande bien "qui" a avalisé une telle résurrection. A ça s'ajoute un autre phénomène : à l'époque des PS2 et PS3, on nous proposait des compilations toujours plus grosses où pour moins de 50€, on avait 40 jeux parfaitement émulés, parfois même des gros hits bien velus ! Mais depuis quelques années (depuis la PS4 je dirais) les mecs ont compris qu'il y avait encore plus de fric à se faire en sortant les jeux un par un.



Nicky Larson ne craint peut-être personne, mais 3 décennies plus tard, il a pris un coup de vieux...


Et
Ressortir 35 ans plus tard un gros hit qui fait toujours parler delui, je comprends. Mais ce n'est pas le cas de ce City Hunter...
oui, des jeux City Hunter il n'y en a pas 12, mais un seul ! Alors à moins de faire une compilation Sunsoft (ce que j'aurai largement préféré), ils n'avaient pas d'autres choix. Cependant, lorsqu'on ressort du placard un Flashback ou un Another World, qui ont été des pierres angulaires du jeu vidéo, on peut aisément comprendre la manœuvre (jeux cultes et ultra connus, techniquement excellent, million seller...), mais le choix de City Hunter me laisse aussi perplexe que dubitatif... Dans tous les cas, choix valable ou pas, City Hunter suit la vague des rééditions que nous subissons recevons depuis quelques années, où bien des titres de renom refont surface sur les machines modernes. On pense à Gynoug, les anciens Tomb Raider, DOOM qui n'en finit plus de revenir d'entre les morts, Spyro, Gleylancer, Wonder Boy, Battletoads, Cybernator, Fighting Force, Crash Bandicoot, Sonic Wings et tellement d'autres encore !
Plus que jamais le rétrogaming a la cote, c'est une certitude, mais ça démontre aussi que les jeux de l'époque étaient excellents, qu'ils vieillissent très bien (bien mieux que les premiers jeux en 3D) mais aussi que les studios sont un peu en panne d'imagination et que pour les éditeurs, s'il y a moyen de se faire du pognon, autant ne pas s'en priver. En attendant, développé par Red Art Games, City Hunter est disponible sur les Stores (en dématérialisé donc), quand l'édition physique aura attendue pas moins de 7 mois avant de voir le jour (il semblerait que ce soit la nouvelle mode de faire ça). Dans le détail, la version dématérialisée coûte 25€, quelque soit le support. Oui ça fait "chéros" le jeu rétro émulé (pas terrible en plus), qui a plus de 30 ans et qui dure 2 heures...
Ensuite il y a la version physique, vendue 40€, et il existe même une Collector vendue 70€ où vous aurez en plus un steelbook, l'OST sur CD Audio et un "Acrylic Stand", ce nouveau goodies bien moche et qu'on voit partout, tellement cheap et facile à faire que ça n'apporte pas grand-chose au Collector finalement (car rien ne vaudra jamais une belle figurine ^_^). 30 balles de plus pour seulement ça, désolé mais je dis non. Notez aussi que comme Xbox sent le gaz ces dernières années, il n'y a ni version physique, ni Collector, on doit se contenter du démat'. Tout ça c'est bien beau mais le jeu lui, il donne quoi ?




Si la réédition dématérialisée est sortie en février 2026, les versions physiques (vendues 40€) ne verront le jour qu'en septembre. Ici le contenu de l'édition Collector, vendue 70€... Cliquez pour agrandir.


Rendez-vous au Cat's Eye Café


Premier
3 modes sont proposés, dont un qui améliore (un peu) le jeu et un mode difficile pour ceux qui veulent du challenge
(bon) point, les développeurs nous laisse le choix de respecter le ratio 4:3 d'origine, ce qui évite d'avoir une image plein écran certes, mais écrasée, déformée. C'est du (plus ou moins) pixel perfect, et entre le signal numérique et les écrans HD, vous obtiendrez des pixels certes très gros, mais bien nets. Vous pourrez aussi opter pour un affichage en pseudo 16:9 mais je vous le déconseille, pour les raisons précédemment citées.
Il y a bien sûr un filtre CRT afin de simuler les scanlines d'un vieux téléviseur à tube cathodique, mais je n'ai jamais aimé ces artéfacts qui assombrissent l'image plus qu'ils ne l'améliorent (même si je reconnais qu'ici, ils sont pas trop mal). La première vraie nouveauté de ce portage, c'est qu'il propose 3 modes. Le Mode d'origine n'est autre que l'adaptation du jeu PC-Engine tel que nous l'avons testé précédemment. Rien n'a changé, si ce n'est que les développeurs ont eu le bon goût de proposer une traduction officielle, qui change un peu du travail de Kazan, mais qui les a sûrement inspiré, j'en reste persuadé. On notera surtout que cette fois la traduction prend en compte les caractères spéciaux (comme les "é") ce qui rend les textes plus propres et plus lisibles.
Après ça reste une adaptation "stricto sensu", les bugs (ralentissements, effacements, placements d'ennemis pile au mauvais endroit) sont toujours là, donc à moins de vouloir connaitre le titre dans son jus d'origine, c'est clairement le mode à éviter. Il y a ensuite le Mode Amélioré (Enhanced en anglais) qui ne propose rien d'autre que des modifications du gameplay et du level design. En gros les commandes sont plus réactives et les bugs ont été corrigés, ce qui rend l'aventure un peu plus agréable à vivre. Enfin il y a le Mode Difficile, qui reprend les améliorations du mode Enhanced en modifiant certains emplacements (comme la position des ennemis ou des objets), et en rendant les adversaires à la fois plus endurants et nettement plus agressifs. Ce mode est à réserver à celles et ceux qui veulent du challenge, un mode auquel que le commun des mortels ne touchera pas.



   

Différence entre l'aspect 4:3, qui respecte le ration d'origine, et le 16:9 qui apporte plus de surface visible mais déforme l'image. Notez par ailleurs que le jeu ne propose aucun skin d'habillage...


Avoir du bobo à cause d'un gros panpan


A
Passer le jeu en mode Nicky Larson change beauoucp de choses : titre, chanson d'accueil, noms, dialogues... et c'est génial ! :)
côté de ça, cette Revival Edition (il ne s'appelle pas officiellement comme ça, mais au fond c'est ce qu'il est :) nous propose divers bonus. Sous l'onglet bonus justement, on peut observer le packaging d'origine : la boite (au format CD-Rom), la notice de 7 pages (tout en japonais donc) et la Hu-Card du jeu (le tout est très joliment modélisés en 3D). Dans ce même onglet bonus, on retrouve un Sound Test de 15 pistes (dont une originale qui n'est pas dans le jeu de base) ainsi qu'une jolie galerie d'images, certaines étant des artworks, d'autres issus du dessin animé.
Si le jeu se manie exactement comme à l'époque (et pour ça je saurai que trop vous conseiller de jouer avec une croix numérique et non un stick analogique), et afin de nous faciliter le boulot, on retrouve cette fameuse fonction Rewind, qui permet de "rembobiner" son jeu. C'est assez pratique lors de certains pics de difficulté (notamment face à certains boss). Il y a également une Save State (sauvegarde rapide) en ouvrant le menu pause. Plus intéressant encore, comme vous le savez, en France nous avons été choyés (plus d'une fois d'ailleurs) puisque nous avons connu plusieurs Mangas et plusieurs Animés bien avant le reste du monde. Et vous savez qui est Red Arts Games ?
Et bien c'est un modeste studio français, basé à Metz, dans le Nord-Est de la France (je précise pour les cracks en géo). Et qui de mieux que des frenchies pour respecter notre nostalgie sur cette série mythique ? Ainsi dans les options vous pourrez choisir parmi une multitude de langues mais aussi activer le mode City Hunter ou Nicky Larson. Le résultat ? Et bien rien que pour nous, l'écran titre deviendra Nicky Larson (et non plus City Hunter) et surtout les personnages auront désormais leurs noms francophones : Nicky, Laura, Mammouth, Hélène... Plus fort encore, certains dialogues sont alors modifiés afin de reprendre le ton (très léger il faut le reconnaitre) du dessin animé. A base de "je fais de te faire du bobo", de "tu vas prendre une boulette" et de "gros panpan".



   

   

Passer le jeu en mode Nicky Larson français, changera tout d'abord l'écran d'accueil, ainsi que sa chanson (qui reprendra celle du dessin-animé diffusé sur le Club Dorothée). Ensuite l'écran titre du jeu sera modifié et plus fort encore, les personnages arboreront leurs noms traduits et les dialogues reprendront certaines formulations bien connues. Cliquez sur les images pour les agrandir.


Hélène et les Garçons
... et Laura aussi, accessoirement



Enfin
Par contre n'attendez aucun miracle : le jeu est strictement identique à la version PC-Engine, pour le meilleur comme pour le pire
sachez que lorsque l'option n'est pas activée, l'écran d'accueil nous distille le générique de la série, notamment la chanson "Get Wild" interprétée par TM Network, qui était audible lors de sa diffusion japonaise. Mais en passant le jeu en mode Nicky Larson, le générique devient français, dans ce titre chanté par Jean-Paul Césari et où on entend "Nicky Larson ne craint personne, comme un éclair il tourbillonne...". Si les étrangers vont trouvé ça navrant, au contraire les petits français qui ont connu la série dans les années '90, risque de sentir une petite larme couler le long de leurs joues, dont l'aspect lisse et légèrement rosée, a laissé place aux rides. Notez d'ailleurs que même l'écran titre "in game" devient dès lors Nicky Larson, preuve que chez Red Art Games, on est de vrais fans du travail de Tsukasa Hojo. Et c'est peut-être là, le vrai leitmotiv de cette conversion.
En jeu, on retrouve les mots de passe, ainsi que les 3 premiers niveaux au choix (dont les noms sont désormais : Autant en emporte la fille - Mammouth à peur des chats - Nicky et Hélène en fuite), qui laisseront place à un 4e chapitre final. Au fond le City Hunter de la PC-Engine n'a pas bougé d'un iota, c'est toujours un jeu d'action / exploration, les animations sont insuffisantes, le level design est labyrinthique, l'histoire est marrante mais peu mise en scène et les graphismes sont assez pauvres, même pour une PC-Engine. Et niveau durée de vie, à moins de jouer en mode difficile, dans les 2 heures vous devriez l'avoir torpillé, notamment grâce au Rewind qui permet quand même de bien lisser la difficulté vers le bas.
Après, bien que certains associent au jeu le mot "remaster" ce n'en est absolument pas un ! A part les textes, rien n'a été retouché : Nicky Larson ne peut toujours pas tirer vers le haut, les animations n'ont pas été fluidifiées, l'intro ne dispose d'aucun texte, il n'y a aucun nouveau level et plus dommageable encore, les graphismes sont restés tels quels. Alors je sais, que demander de plus à un tel portage ? Et bien, secrètement on aurait pu espérer un 5e niveau caché, qui se débloquerait en finissant le jeu, et surtout on aurait pu avoir des décors un peu retouchés, retravaillés, plus jolis quoi !



   

   

Les options et les bonus ne sont pas très nombreux mais ils restent sympas. Cliquez sur les images pour les agrandir.


C'est le juste prix !
Oui enfin Nicky Larson lui il s'en fout, il se fait payer en "coup"



Parce
Pensez-vous vraiment qu'au prix où il est affiché (25€ en démat') il se vendra beaucoup d'exemplaires d'un jeu que personne ne connait (ou presque) ?
que la réalisation était loin d'être dingue en 1990 et à titre de comparaison, la Mega Drive accueillait déjà ses Revenge of Shinobi et Castle of illusion. Après je sais pertinemment que ce genre d'adaptations n'a jamais eu vocation à modifier/améliorer les jeux d'époque, et ce, sous divers prétexte : les fans auraient gueulés parce qu'on a modifié l'œuvre originale, ou par manque de temps ou de financement, ou tout simplement par flemme (balek, ça se vendra quand même!). Ceci dit, au final nous avons là un bon portage, rien à dire là-dessus, les options de confort (Rewind, Save State) sont le bienvenues, on a quelques plus-value, notamment le mode Enhanced stylisé en Nicky Larson France et ça j'avoue, c'est vraiment génial. Maintenant on ne va pas se mentir, 25 balles pour ça, c'est cher, d'autant que le jeu (j'arrête pas de le dire) est loin d'être un "banger". Le même traitement sur un Shinobi III, un Wonder Boy V, un Axelay, un Lords of Thunder, un Puggsy ou un Cybernator, je signe direct.
Pourquoi ? Et bien parce que ce sont tous des grands jeux de la 4e Génération, voilà pourquoi ! Alors que City Hunter a toujours été un petit jeu et pour ne rien arranger, là il vient de prendre 35 ans dans la gueule ! Et en plus de son prix loin d'être totalement honnête, il vient seul ! Normal me direz-vous, il n'existe qu'un seul jeu City Hunter. J'entends bien mais alors tu peux soit baisser le prix (10 balles me parait nettement plus honnête) soit tu l'agrémentes d'au moins 2 autres jeux. Chez Sunsoft c'est pas le choix qui manque : Batman, Super SWIV, Aero the Acro-Bat, Blaster Master, Zero the Kamikaze Squirrel, Speedy Gonzales et tellement d'autres.
Mais non, on préfère se faire un max de fric sur un titre unique, sans penser qu'à cause de ça, il ne s'en vendra que très peu. Il fera finalement quelques ventes auprès des curieux, auprès de ceux qui l'ont connu à l'époque (c'est à dire les japonais ou ceux qui avaient les moyens de se payer une PC-Engine et d'acheter un jeu de niche en import, autant dire pas grand monde...) ou encore grâce à ceux qui l'achèteront en promo à 50% ou plus, afin de le payer à sa juste valeur.



   

   

   

Portage 2026 sur PlayStation 5, PC, Xbox One, Switch et Switch 2. A part la traduction et quelques options de confort, rien n'a changé depuis 35 ans...


Conclusion

City Version d'origine sur
PC-Engine (1990)



Portage multi supports
(2026)



Hunter, autrement appelé Nicky Larson dans nos vertes contrées, est l'unique jeu vidéo adapté de l'œuvre de Tsukasa Hojo. Le pire dans tout ça, c'est que le jeu n'est sorti que sur PC-Engine et qu'il n'a jamais quitté le Japon. Autant dire que les ventes ont dû être très confidentielles. D'ailleurs, comment est-ce possible ? Comment se fait-il qu'un manga (puis un Animé) aussi populaire que City Hunter, n'ait plus jamais été adapté en jeu vidéo ? Entre ses filles sexy, son héros charismatique et amateur de gros flingues, excusez du peu, mais il y avait matière à faire quelques jeux fort sympathiques. Après tout, on a bien eu des adaptations que personne ne réclamait (si je vous dis Ultraman, Les Visiteurs, Largo Winch, Derrick, Shaq-Fu ou encore Le Maillon Faible, sérieux quoi, y'en a qui dépensent leur argent dans des licences qui n'en valent vraiment pas la peine !).
Nous voilà donc en présence de l'unique jeu City Hunter et au fond, sans être une catastrophe, je m'attendais clairement à mieux. Précisons que sur PC-Engine j'ai joué à la version traduite en français, sans quoi, étant intégralement en japonais, je n'y aurais pas touché, pas même avec un bâton. Blague à part, pour le non-initié le japonais est une langue si obscure, que je n'aurais strictement rien compris à une narration pourtant sympathiquement développée. Bien sûr les personnages les plus appréciés de la série répondent présents (Laura, Mammouth, Hélène) mais au fond ils ne servent que de "fan service" pour exposer des objectifs de mission simplistes.

Une fois lancé, on appréciera certaines petites choses comme les infirmières qui nous remontent la santé autant de fois qu'on veut, des passwords pour éviter de tout reprendre du début à chaque fois, le dynamisme de l'action, la réactivité de la jouabilité... tout ça est vraiment pas mal. A contrario, on déteste vite de n'avoir que 4 pauvres niveaux qui sont tous basés sur le même schéma, en nous imposant de fastidieux labyrinthes, des allers-retours, des ennemis qui "repop" en permanence, une caméra mal fichue, mais pas autant qu'une hitbox toute pourrie, le tout saupoudré d'une réalisation digne d'une console 8-bits de base, comme le furent les NES et Master System. Quand on la connait bien, on sait que la PC-Engine est capable de bien mieux que ça.
Au final City Hunter aurait pu être un hit, un jeu d'action à mi-chemin entre Rolling Thunder et Elevator Action, mais il échoue simplement à être bon. Voulant proposer une aventure qui impose de l'exploration au lieu d'être un bête shooter, Sunsoft a mal dosé ses ingrédients, et la saveur finale n'est alors pas très goûteuse. Ce n'est pas un mauvais titre, il a ses bons côtés mais honnêtement, la licence City Hunter / Nicky Larson méritait bien mieux que ça... Enfin que penser de son tardif portage, qui arrive pas moins de 35 ans plus tard ? Vous réalisez quand même, 35 ans ? Ne me dites pas que le jeu n'aurait pas pu être adapté sur NES, puis réédité en version upgradée sur Mega Drive... Sunsoft tenait de l'or entre ses mains, mais il n'en a rien fait.

Disponible sur les machines actuelles (PS5, Xbox Series, PC, Switch 1/2) déjà il est incompréhensible d'avoir une version Switch tout en faisant l'impasse sur les PS4 et Xbox One. Vu la teneur du titre, moi je l'aurais sorti sur le plus de supports possibles. Après ne rêvez pas, le jeu est strictement comme à l'époque. Les développeurs ont certes arrondis quelques angles, rendu la jouabilité plus précise, ils proposent un mode difficile pour les challengers, mais à côté de ça, c'est un portage propre, net et sans bavure du jeu PC-Engine. Et mine de rien s'il n'était déjà pas un gros hit à l'époque, vous vous doutez bien qu'aujourd'hui, c'est pire, d'autant plus qu'il n'a pas pour lui un wagon de fans qui le soutien, le jeu étant clairement de niche et uniquement connu de quelques érudits (qui ça, moi ?).
Bien sûr il y a des plus-values, et non des moindre comme ces options de conforts (Rewind et Save State), mieux encore, développé par un studio français dont les membres avaient sûrement le même âge que moi dans les années '90, on pourra changer le titre City Hunter en Nicky Larson, afin de retrouver la chanson de l'Animé français, mais aussi et surtout avoir des textes traduits, avec la particularité qu'en France, on a droit à une traduction spéciale qui reprend les noms ainsi que les formulations débiles et attendrissantes de l'époque. Cependant, je ne voudrais pas "vous faire du bobo" (à votre petit cœur) mais j'estime que ça reste insuffisant, surtout au prix où il est vendu. 25€ pour 2 heures maximum d'un jeu qui n'a jamais rien eu d'exceptionnel, c'est clairement pas donné. Ainsi notre brave Marcel Proust ne mangera pas de Madeleine cette fois, et se contentera de boudoirs. Ça cale le ventre de la même façon, mais le goût lui, reste différent...






Points négatifs

  Version d'origine : le gameplay et le level design manquent de finitions (ennemis mal placés, hitbox dégueulasse, impossible de se retourner une fois accroupi)
  Réédition 2026 : 25€ pour un unique jeu qui dure moins de 2 heures, un jeu loin d'être exceptionnel en plus, excusez du peu mais c'est cher !
  Trop labyrinthique, dans des décors trop similaires, tout en nous forçant à faire des allers-retours aussi énervants qu'inutiles
  Version d'origine : graphismes indignes des performances de la console et des animations qui manquent de fluidité
  Bande-son trop répétitive qui finit par saouler
  A peine 4 niveaux / missions


Points positifs

  Réédition 2026 : le mode Nicky Larson est une dinguerie ! Chanson d'origine, écran titre modifié, textes remaniés avec les noms et les expressions du dessin-animé... un vrai travail de connaisseurs ! ^_^
  Réédition 2026 : tout le confort des portages modernes avec le Rewind, la Save State, des textes enfin officiellement traduits et quelques goodies sympatoches
  C'est l'unique jeu City Hunter / Nicky Larson, donc on reste un minimum indulgent lorsqu'on est fan de l'œuvre de Tsukasa Hojo ^.^
  Version d'origine : narration pas mauvaise et un grand merci à Kazan pour cette traduction française impeccable :)
  Le fan-service avec la présence de Laura, Hélène et Mammouth
  Les infirmières pour la santé, les pin-ups pour le cœur ^__^
  Les passwords




La séquence de fin (spoil) : cliquez pour ouvrir





Test réalisé par iiYama


avril 2026


Les images ci-dessous sont toutes issues de la version originale (PC-Engine / 1990) et sont donc en 4:3 d'origine. Mais le jeu étant strictement identique sur tous les autres supports (à part le cadrage noir en 16:9 et la traduction des textes), au final vous obtiendrez l'exact même rendu. Faites glisser les images ou utilisez les flèches sur les bords pour visionner le diaporama.