|
(PUB)
|
|
|
|
|
Pas 
A l'origine Resident Evil 4 est né en 2005 sur GameCube, mais en véritable best-seller de la série, il sera adapté à tous les supports possibles et imaginables besoin que je revienne sur le fait que les compilations HD sont très à la mode ces derniers temps, pas vrai ? Ceci dit, moi j'aime bien les compilations et autres Remasterisations HD car elles nous permettent soit de découvrir un jeu (ou ensemble de jeux) jusque-là inconnus (ce fut mon cas il y a quelques années avec les Hitman et les Splinter Cell par exemple) soit tout simplement de rejouer à des titres qu'on adore et qu'il est de toute façon plus agréable de revoir dans un enrobage plus flatteur et plus à même de tourner à la fois sur des machines contemporaines et des télés haute-définition.
Encore une fois, ce fut mon cas avec des tas de jeux tels que The Last of Us Remastered, Burnout Paradise Remastered, Diablo II Resurrected ou encore le sublissime Mass Effect : Legendary Edition). Bref, le sujet du jour porte sur Resident Evil 4 HD, la fameuse seconde édition de ce titre mythique qui s'était déjà fait lifté en 2011 et qui revient... encore ! A l'origine, Resident Evil 4 est sorti sur GameCube en mars 2005, mais Capcom ne tarda pas à porter son titre sur PlayStation 2, où c'est d'ailleurs là qu'il réalisera ses meilleures ventes (plus de 2 Millions d'exemplaires vendus sur les 11 Millions écoulés au total, tous supports confondus), en plus de proposer le désormais incontournable mode Separate Ways.
En 2007, le jeu s'est ensuite vu porté sur une première fois sur PC, puis sur Wii. Entre la sortie de Resident Evil 5 (en mars 2009) et celle de Resident Evil 6 (en octobre 2012), Capcom a sorti (en septembre 2011) un premier Remaster de Resident Evil 4, en parallèle de celui du Code Veronica. Si ce dernier n'est pas très glorieux, il faut avouer que le Remaster HD de RE4 était vraiment très bon, bien qu'encore assez imparfait. Disons que la mise à niveau graphique lui a apporté une seconde jeunesse qui lui a fait le plus grand bien, d'autant qu'à l'époque, RE4 tenait encore admirablement la route.
Si 
Ce 2e remaster HD a d'abord vu le jour sur PC sous le nom de Ultimate HD Edition. Cette version servira ensuite de base pour les versions sorties sur PS4, Xbox One et Switch la saga des Resident Evil a suivi son évolution (avec notamment la sortie des Remasters HD des épisodes Rebirth et Zero, les Revelations 1 et 2, puis les épisodes sauce FPS que sont les épisodes 7 et Village pour enfin revenir sur de bons rails avec les Remakes des épisodes 2, 3 et 4), Capcom n'a jamais cessé de capitaliser sur le succès de sa série, en adaptant (parfois en Remasterisant) le plus d'épisodes possibles, notamment ce brave Resident Evil 4, lui qui fut longtemps le grand best-seller de la saga et dont l'affection auprès du public est indéfectible.
C'est pourquoi, après le premier remaster de 2011 (celui sorti sur PS3 et Xbox 360), le développeur japonais s'est mis en tête de retenter le coup pour la sortie des consoles de génération suivante (à savoir les PS4, Xbox One et plus tard, Switch). Ils ont commencés par confier au studio QLOC le développement ce qu'ils ont appelé le Resident Evil 4 Ultimate HD Edition sur PC, sans doute pour qu'on fasse bien la différence avec l'étrange portage de 2007 (qui a naturellement disparu, laissant place à la nouvelle version). Nous étions alors en février 2014 et Capcom va se baser sur ce Remastering de meilleure qualité pour développer/adapter lui même le jeu sur PlayStation 4 et Xbox One.
Au menu on nous propose du 1080p natif, du 60 images/seconde, des graphismes à nouveau lissés, l'entièreté du contenu et quelques intéressantes nouveautés, dont la tant attendue nouvelle prise en mains, réclamée à cor et cris depuis des années, et qui faisait tant défaut sur le Remaster de 2011. C'est donc en août 2016 que Resident Evil 4 a connu sa 3e naissance, cette édition étant clairement la meilleure version possible. Enfin, en mai 2019, la Switch aura également reçu son portage et même si elle ne propose pas une résolution mirobolante, au contraire le 60 fps, le contenu et les nouvelles options sont toujours de la partie.
Dans 
Grâce à l'actuel mouvement de rétrocompatibilité des consoles, vous pourrez profiter du jeu sur les supports les plus récents tout ça, il ne faut quand même pas oublier que Resident Evil 4 avait déjà 9 ans lors de sa réédition PC, 11 ans lorsqu'il est sorti sur PS4 et Xbox One et pas moins de 14 ans lorsqu'il a vu le jour sur Switch. Au passage notez que ce second Remaster est parfaitement compatible avec les PlayStation 5, Xbox Series et Switch 2, lui assurant ainsi une pérennité durable. OK Resident Evil 4 est un jeu mythique, il était tellement en avance sur son temps qu'il est longtemps resté un maitre-étalon du jeu d'action et des réalisations de haute volée. Ceci dit, n'est-il pas désormais trop vieux et dépassé, un peu comme ce fut le cas du Code Veronica lors de sa Remasterisation de 2011 ? Et bien c'est ce que nous allons voir. Si Resident Evil 5 et 6 sont un peu les rejetons d'un RE4 qui lui, aura vraiment marqué son temps, quelque part on sent bien que la série perdait peu à peu de "son âme".
Techniquement parlant, ces 2 jeux étaient très réussis mais le co-op' était mal mis en place et les scénarios n'étaient pas vraiment intéressants. A vrai dire, le vrai problème des RE 5 et 6 c'est surtout que l'action fut tellement mise en avant, qu'il était impossible d'avoir peur. La faute à qui ? Et bien la faute à Resident Evil 4 justement, dont les épisodes canoniques suivants ont cherchés à s'en inspirer, afin d'en reproduire le succès critique et commercial...
RE4 est stressant, il est même angoissant par moment, mais on est loin d'avoir la frousse comme ce fut le cas dans Resident Evil Rebirth par exemple. Et comme cet épisode 4 s'est bien vendu (très bien même !) Capcom a jugé bon de continuer dans cette voie alors que finalement, on aurait tous préféré qu'il reste un chapitre marginal de la saga. Car on le sait, la série Resident Evil s'était passablement embourbée dans son propre style et avec ce 4e opus, Shinji Mikami (le créateur de la série) a décidé de redistribuer les cartes, de renouveler en profondeur la licence. C'est réussi mais entre nous, après cette expérience-là, il aurait été préférable que le développeur nippon revienne aux fondements de son succès.
En 2016, la série des Resident Evil (appelé Biohazard au Japon) a fêté ses 20 ans d'existence, puisque le tout premier épisode est apparu en août 1996 sur PlayStation. Pour l'occasion, Capcom a organisé tout un tas d'événements. En premier lieu, sont sortis le Remaster HD de Resident Evil Zero, ainsi qu'une nouvelle compilation (la Origins Collection) où sont réunis les épisodes Zero HD et Rebirth HD sur PS4 et Xbox One. Sont ensuite sortis les Remasters HD des Resident Evil 4, 5 et 6 (toujours sur PS4 et Xbox One). Ils ont mis sur le marché des tas de goodies (T-shirt, étuis de téléphone, avatars, figurines, coque collector pour la PS4), ils ont lancé le jeu d'Arcade Resident Evil : Bio Terror (un shooter VR) et ils ont annoncé la sortie future de Resident Evil VII (qui verra le jour un an plus tard), ainsi que l'évocation d'un futur Remake de Resident Evil 2. Enfin pour terminer en beauté, le studio japonais a mis en vente une réplique air-soft du Beretta 9mm Samuraï Edge, qui équipe les membres des S.T.A.R.S (gentiment appelé le Tokyo Marui Biohazard 20th Anniversary Samuraï Edge). Autant dire que Capcom a dignement fêté les 20 ans de cette licence culte qui est tant appréciée par des millions de fans... nous les premiers !

Bref, 
Les QTEs restent assez exigeantes et stressantes, mais la mise en scène a gardé tout son charme c'est entre 2014 et 2019 que Resident Evil 4 refait surface pour la 3e fois, dans une édition ultime car en 2019 justement, Capcom a sorti l'excellent Remake du non moins mythique Resident Evil 2. Devant son succès et une large approbation des fans, le développeur nippon s'est alors lancé dans une grande vague de Remakes (à ne pas confondre avec un Remaster), en enchainant les épisodes 3 et 4 justement. Ainsi donc, l'édition 2014/2019 que nous évoquons ici, est clairement la dernière version existante de l'ancienne formule, puisque le Remake a vu le jour en 2023.
Au niveau de l'histoire, 6 ans après les évènements de Raccoon City, Leon Scott Kennedy est devenu un agent spécial du gouvernement américain, et il est envoyé en mission en Espagne pour sauver la fille du président des États-Unis (Ashley Graham) qui a été enlevée par un groupuscule local. Rapidement il s'aperçoit que ce n'est pas un simple cas d'enlèvement et de rançon, puisque la population est sous le joug d'un nouveau virus, Las Plagas, qui fait en sorte de donner tout pouvoir à son gourou (Osmund Saddler), lui qui est le maitre à penser de la secte "Los Illuminados" (les illuminés, tout un programme)...
Même si l'histoire est au fond très légère, ça n'empêche pas la narration d'être captivante. Pour être franc, certes le scénario est assez convenu mais à l'image de bien des jeux d'action et au même titre qu'un film à hollywoodien gros budget, ce n'est clairement pas ça qui compte. Le tout est d'avoir un tenant et un aboutissant, et pour ça l'histoire de Resident Evil 4 fait son office.
De plus, le moteur 3D de Capcom est si performant que les développeurs se sont passés des habituelles images de synthèse. Entièrement à base de cut-scenes gérées en temps réel, les séquences sont dynamiques et particulièrement soignées (merci la motion capture !). Et pour qu'on reste accroché au pad sans interruption, Capcom a succombé aux QTEs, une mode plus ou moins lancée avec RE4 et qui deviendra vite une mécanique standard de bien des jeux durant plus de 10 ans.
Alors 
Cette édition ultime propose enfin une nouvelle jouabilité ! Il était temps que Capcom se mette à l'écoute de ses fans... certes les QTEs sont aujourd'hui plus simples, plus accessibles et largement moins stressantes, mais à l'époque elles permettaient de garder toute l'attention du joueur, ce dernier ne sachant jamais ce qui allait lui tomber sur la tête. Malheureusement, ces QTEs sont restées assez exigeantes et certaines entrainent un mort instantanée. Je pense notamment au superbe combat contre Krauser, qui est aussi bien réalisé que particulièrement tendu.
Mine de rien, pour cette ultime édition, un allégement de ces mécaniques un poil contraignantes n'aurait pas fait de mal car pour être franc, je déteste les QTEs et je suis bien content qu'elles aient plus ou moins disparues. Quant aux personnages, hormis Leon, on retrouve quelques visages connus et qu'on n'avait pas revus depuis bien longtemps, tels que Ada ou encore Wesker. Quand aux cinématiques, se faisant surtout en temps réel, forcément le lifting HD sévit également ici. On peut d'ailleurs féliciter la minutie d'une mise en scène qui tient encore la route... même si forcément, elle commence à montrer des signes de vieillesse. Ceci dit, est-ce vraiment utile de rappeler qu'à la sortie de ce second Remaster, le jeu a désormais plus de 10 ans ? C'est aussi une belle preuve qu'à l'époque le jeu était très en avance sur son temps.
Délaissant la vieillissante jouabilité 3D (dites Tank) des anciens épisodes, Resident Evil 4 propose (à la façon du mal-aimé Dead Aim) de jouer avec une vue à la 3e personne, finalement proche d'un Third Person Shooter (TPS). Je vais vous dire mieux, il a réinventé les codes de la série et a inspiré bon nombre de jeux d'action et de survival horror sortis après lui. Si lors du premier lifting HD (celui de 2011) Capcom n'avait pas jugé bon de modifier sa prise en mains, nous laissant avec cette vieille, déroutante et imprécise jouabilité (où on mélangeait gâchette gauche, bouton et stick analogique gauche), fort heureusement ils nous proposent enfin une alternative !
Et 
Grâce à la nouvelle prise en mains (plus proche d'un TPS actuel) la visée est nettement plus précise, et la jouabilité est bien plus confortable :) c'est ici qu'on retrouve la plus grande plus-value de cette édition, car si on peut toujours avoir accès à la vieille configuration des touches, le développeur nous propose enfin une alternative, plus proche de ce qui se fait aujourd'hui. Jugez plutôt : on se met en-joue avec la gâchette gauche, on tire avec la gâchette droite et bouge son réticule de visée avec le stick droit. Voilà enfin la réponse que les fans attendaient depuis longtemps : une prise en mains proche des TPS/FPS actuels, qui sont bien plus précis et naturels que la configuration d'autrefois.
Résultat le jeu se veut plus souple, la visée est nettement plus précise, l'aventure est donc plus confortable que jamais. Merci Capcom d'avoir enfin écouté tes fans, ça fait vraiment plaisir ! Après c'est vrai, une fois en-joue on ne peut toujours pas se déplacer, comme on le ferait dans "un vrai" Third Person Shooter. Et je dirai qu'il y a 2 points de vue qu'il faut bien saisir : d'un côté on est peut-être frustré de se dire que finalement Capcom n'est pas allé au bout des choses et que c'est bien dommage, car RE4 aurait encore gagné en souplesse. D'un autre côté, les développeurs ne voulaient pas non plus dénaturer l'expérience d'origine, qui en plus, aurait rendu l'aventure un peu moins stressante, car beaucoup plus facile. Finalement je vous laisse seul(e) juge afin de trancher si "oui" ou "non" c'est une bonne chose...
On retrouve naturellement les bons côtés de Resident Evil 4 avec en premier lieu son arsenal de folie, évolutif ainsi que cet inventaire réorganisable et vraiment sympa. De même, les armes ont une pêche incroyable, ce qui donne un dynamisme sans pareil aux affrontements. On retrouve bien sûr cette excellente localisation des dégâts, le marchand, des milliers de babioles à dénicher pour mieux les revendre et un jeu certes plus linéaire que ses prédécesseurs, mais qui nous évite aussi les allers-retours si chers aux anciens épisodes. Et pourtant, aucun Resident Evil n'a jamais été aussi long ! L'aventure principale prendra à elle seule 15 heures de votre temps et en plus de ça, Capcom a eu le bon goût de réinjecter tous les modes bonus des anciennes éditions.

On 
Nous avons enfin du 60 fps sur tous les supports. Ce second lifting donne le meilleur d'un RE4 qui (malheureusement) commence à vieillir retrouve donc le mode Mercenaries, devenu un classique de la série, le mode Assignment Ada où on jouera la belle en robe rouge pendant une courte mission de 1 heure, ainsi que l'excellent mode Separate Ways. Cet add-on, apparu avec la version PS2, nous offre 4 heures de jeu supplémentaires. On y joue encore une fois Ada, dans un scénario parallèle et imbriqué à celui de Leon. En somme chacune de ses apparitions, et chaque zone d'ombre du scénario initial, trouvera ici des réponses. Un bien bel ajout, qu'aujourd'hui on aurait payé en DLC à prix d'or (si cette version de Resident Evil 4 était initialement sortie sur cette génération... et c'est exactement ce que Capcom fera pour son Remake de 2023 !). A l'origine, Resident Evil 4 tournait sur un moteur graphique propriétaire qui à l'époque, ne portait pas de nom (c'était avant que ça devienne un outil markéting).
Vraisemblablement, RE4 fonctionnait sur le même moteur que God Hand et Haunting Ground, un "middleware" (à l'époque) performant et adapté aux supports de 6e Génération (GameCube, PS2). Lors de son premier portage HD, on peut supposer (car Capcom ne l'a jamais officiellement confirmé) que le jeu fut porté sur MT Frameworks, le moteur maison du studio, qui est plus récent, plus polyvalent, plus adapté aux supports récents et surtout qui supporte la HD. Pour sa 2e "HDisation", il y a vraiment peu de chances pour que les choses aient changé. Si en 2011 le jeu tournait en 720p et 30 images/seconde, grâce aux performances des PC, PS4 et Xbox One, désormais il tourne en 1080p et 60 images/seconde. Capcom et QLOC en ont profité pour remettre un petit coup polish aux graphismes, qui sont plus nets et détaillés que jamais.
Quand à la version Switch, sortie très tard (3 ans après les autres consoles, 5 ans après le PC), c'est elle qui accuse l'installation la plus lourde (plus de 12 Go contre seulement 9 Go sur les autres machines). Comment est-ce possible ? Pour tout vous dire, j'ai peut-être la réponse dans le sens où le jeu ne tourne pas de la même manière qu'il soit en docké avec un affichage sur TV, qu'en nomade où il se contente de sa résolution native de la console. Ainsi les développeurs ont sûrement été obligés de proposer des textures "à 2 vitesses" puisqu'en docké nous obtenons du 900p (upscalé en 1080p) et en nomade du 600p (upscalé en 720p). Une astuce qui permet de garder un framerate stable, propre et qui par bonheur, est ici aussi en 60 fps.
Après 
La partie audio n'a pas bougé, et on retrouve avec plaisir cette bande-son savemment étudiée et ces excellents bruitages pour les armes quelque soit la version, les chargements sont très rapides, il y a un peu d'aliasing et on retrouve ces couleurs ternes et grisâtres qui ont toujours donné ce ton, cette ambiance particulière au titre. On ne peut évidemment pas le blâmer pour ça, puisqu'il a toujours été ainsi. Maintenant il faut être honnête, si la mise à niveau graphique est vraiment agréable, il subsiste encore quelques textures floues et bien crades, mais j'admets que le jeu n'a jamais été aussi beau. Vous me direz, c'est le but d'une Remasterisation HD... oui mais en réalité, ce n'est pas toujours le cas. Rares sont les jeux à être aussi bien remis aux goûts du jour, même si une nouvelle fois, il subsiste encore quelques vétustés et textures qui auraient mérité d'être réellement retouchées. Car j'ai beau avoir été bluffé, il n'y a pas de miracle non plus, avec entre autre des angles parfois mal dégrossis.
Maintenant, cette seconde mise à niveau HD colle parfaitement avec des animations qui vieillissent très bien. Il suffit de voir les cinématiques pour s'en convaincre : le rendu de l'époque était si performant qu'aujourd'hui encore, Resident Evil 4 donne le change, tant en terme de mise en scène, que d'expressions faciales ou de design. Bref, pour la 3e fois, j'ai redécouvert le titre et même si cette édition n'est qu'un relifting du Remaster HD de 2011, nous avons bien là la meilleure édition existante, qui redonne encore un petit coup de jeune à ce titre qui commence à sérieusement accuser les années. Car même s'il ne sera jamais plus beau qu'ici, les fondations de ce titre mythique datent (quoiqu'on dise) de 2005... et ça se voit ! Ainsi donc, il ne sert à rien de le comparer avec des jeux plus contemporains tels que The Last of Us Part II ou Gears of War 4 même si d'une manière ou d'une autre, RE4 en est la lointaine inspiration.
Finissons par le son qui sait être assez discret par moment, mais n'en demeure pas moins soigné et de grande qualité. Chaque bruitage a reçu un soin tout particulier, afin de donner une crédibilité innée à l'image : les armes disposent de bruitages particulièrement dynamiques, percutants et réalistes. De son côté le doublage n'a pas pris une ride et reste d'une qualité admirable. Enfin, la musique (si on peut encore parler de musique) suit le fil de l'action. Plutôt discrète lors des phases d'exploration, une vague angoissante se fera de plus en plus présente que le danger sera proche. Il est clair qu'on ne peut pas vraiment parler de musique mais étrangement, les mélopées au violoncelle si belles et feutrées des autres opus, auraient été de trop dans cet épisode.
Resident
Note
Evil 4, qu'il soit en HD ou pas, reste un modèle pour bon nombre de ses successeurs, voire d'un genre dont il a su poser les bases. Ce fut l'épisode du changement, un très grand hit qui malheureusement, tira la saga vers le fond avec des épisodes 5 et 6 qui n'ont pas réussis à reproduire le rythme et l'ambiance de ce titre mythique. Après un premier lifting HD en 2011, voilà que RE4 nous revient une dernière fois (après il passera par la case Remake en 2023), avec une 2e "HDisation" qui fait en sorte de nous offrir une résolution maximale, les graphismes les plus nets et détaillés possibles ainsi qu'un chaleureux 60 images/seconde, quel que soit le support. La durée de vie est toujours aussi excellente et atteint au bas-mot les 20 heures de jeu (15 heures d'aventure principale à laquelle il faut ajouter 5 heures bonus sans parler du Mercenaries).
Enfin, contrairement au Revival Selection qui était resté au Japon, cette fois nous avons une belle sortie en boite, à un prix correct (30€) mais malheureusement réservée à la Xbox One et la PS4 (sur PC et Switch, il faudra se contenter du dématérialisé, vendu au prix de 20€). Quoiqu'il en soit, cette édition offre surtout une toute nouvelle prise en mains, cette fois plus proche des TPS actuels. Resident Evil 4 atteint donc définitivement son statut de jeu incontournable, dans cette ultime version qui fait de son mieux pour rendre hommage à cet épisode adulé.
Bien entendu le jeu n'est toujours pas parfait (il n'y a pas non plus de miracle) comme avec ces QTEs toujours un peu chiantes à réaliser, ces zones où il y a un pic de difficulté qui nous forceront à reprendre plusieurs fois, ce manque assez évident de checkpoints à certains endroits, la rigidité de la jouabilité (puisque bien qu'actualisée, on ne peut toujours pas se déplacer en visant) ou encore ce scénario très bien mis en œuvre mais dont le fond s'avère quand même très léger. Cependant, il ne faudrait surtout pas occulter ses nombreuses qualités comme son dynamisme, sa mise en scène, son design ainsi qu'une 2e mise à niveau graphique tout à fait satisfaisante, et qui remet bien en selle ce hit des années 2000. Je ne saurai donc que trop vous conseiller ce chef-d'œuvre d'action (oui d'action car à mes yeux, Resident Evil 4 n'est plus vraiment un survival horror au sens où on l'entend) car par delà ses quelques défauts, il nous fait vivre une aventure passionnante, à un rythme effréné.
Bien sûr si vous n'êtes pas adepte de repayer pour quelque chose que vous avez déjà sur une autre console, vous pouvez très bien passer votre chemin. Maintenant le contenu répond présent et la Remasterisation HD m'a vraiment séduit, rendant le jeu plus propre et précis que jamais. Bref, cette énième conversion du hit qui fête l'anniversaire des 20 ans de la série (et oui, le premier épisode est sorti en 1996 sur PlayStation) lui redonne une ultime jeunesse bien méritée et personnellement, je suis très heureux de mon achat et d'avoir parcouru, une fois encore, cette aventure qui (au final) laisse beaucoup de bons souvenirs...
