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Avez-vous 
L'histoire est passionnante même si la mise en scène accuse son âge... remarqué comme les Remasterisations HD sont à la mode ces derniers temps ? Si vous répondez "non", c'est qu'alors il est grand temps de sortir de votre grotte et de vous intéresser à l'actualité. ^_^ D'ailleurs, vous remarquerez que ce sont généralement les jeux PS2 qui sont réadaptés (plus rarement les jeux Xbox, encore plus rarement les jeux DreamCast et pour les jeux GameCube, on peut dire presque aucun). Bref, je ne vous ferai pas la liste de tout ce qui est sorti jusqu'à présent ou que j'ai simplement déjà testé, passons directement au sujet du jour qui porte sur Resident Evil : Code Veronica, un jeu qui est d'abord sorti sur DreamCast en avril 2000 mais étant donné le funeste destin de la dernière "vraie" console de SEGA, Capcom l'a vite adapté sur PlayStation 2 en septembre 2001, puis très tardivement (mars 2004) sur GameCube (la Xbox de son côté, s'est grattée bien fort). Au passage le jeu a récupéré un "X" histoire de marquer le coup (il sera réédité sur Dreamcast en 2001 sous le nom "Complete Edition", mais seulement au Japon).
Entre la version d'origine et la version X, les différences sont intéressantes puisque la version upgradée propose quelques détails modifiés, et notamment plusieurs minutes de cinématiques supplémentaires (on peut alors se douter qu'à l'origine, c'est l'espace disque du GD-Rom qui posait problème, là où le DVD de la PS2 offrait bien plus de place). Code Veronica est l'épisode d'ancienne génération qui en dévoile le plus niveau scénario, avec des révélations juteuses et le retour en force de figures emblématiques issues des opus PlayStation. Etant donné que le jeu est entièrement en 3D, la mise en scène passe par des cut-scenes, mais aussi des vidéos (parfois basées sur le moteur graphique, parfois en images de synthèses pour les plus complexes à retranscrire). Il est l'épisode qui en dit le plus long et qui revient notamment sur Umbrella et ses origines. Maintenant, quelques 12 ans après sa sortie initiale, il faut reconnaitre que le tout a prit de la bouteille.
C'est notamment le cas des modélisations, comme Claire (la principale héroïne de cet opus) qui est disproportionnée, avec des jambes beaucoup trop longues, son look étant trop typée "manga". Ajoutons qu'en plus de ça, les modélisations sont relativement cubiques, surtout au niveau des mains qui sont en plus palmées. Plus fort encore, lorsque le personnage pivote sur lui-même, il ne prend même pas la peine de bouger les jambes, tel un robot inanimé. Ce qui paraissait déjà ridicule en 2000, l'est encore plus en 2011 !
Au Japon, il existe une compilation, vendue "en boite", nommée Biohazard : Revival Collection. Elle compile les Resident Evil 4 HD et Code Veronica HD. En occident, les 2 jeux étaient vendus séparemment et uniquement en dématérialisé (cliquez pour agrandir)
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Adaptées 
La prise en mains est clairement d'un autre temps et elle risque d'en rebuter plus d'un à nos écrans actuels, les vidéos ont été "étirées" car je vous rappelle qu'à l'origine, la résolution était de 640x480 (ou 720x480 aux Etats-Unis), alors que cette adaptation est en 1280x720. Résultat ça pixellise plus ou moins fortement. Reste qu'on apprécie toujours des expressions faciales qui étaient en avance sur leur temps et surtout une histoire très prenante, pleine de rebondissements, avec en plus un très bel épilogue. Car bien souvent, les fins sont à chier (même sur les jeux actuels, les développeurs ne font presque jamais d'efforts là dessus) mais dans Code Veronica, on a toujours apprécié un beau contenu à ce côté-là. Au niveau du gameplay, il faut savoir que Code Veronica est l'un des derniers épisodes de "l'ancienne formule", car depuis Resident Evil 4, la série a changé du tout au tout. Ici nous avons des personnages incroyablement lourds à déplacer, avec en plus une jouabilité d'antan qui peut être particulièrement déroutante si on la découvre avec ce jeu.
Il est dommage que Capcom n'ait pas cherché à nous proposer une prise en mains actualisée, qui se servirait des sticks analogiques. A noter aussi que le développeur a inversé les touches "action" et "courir" (soit "croix" et "carré" sur PlayStation - A et X sur Xbox). Pourquoi un tel choix, dans quel intérêt ? Allez savoir ! C'est même un peu débile dans le sens où depuis des années nous avons nos habitudes et que là du coup, on s'emmêle un peu les pinceaux (heureusement on s'y fait vite). Dans le menu des options une notice nous rappelle les bases de la série et de son gameplay (dit Tank) assez particulier, à savoir des coffres pour ranger ses objets, des machines à écrire pour sauvegarder, des plantes pour se soigner, un inventaire restrictif (les plus grosses armes prennent 2 cases, ce qui est toujours aussi débile puisqu'un lance-grenades prend selon moi autant de place qu'un fusil à pompe) et beaucoup d'allers-retours.
De même on retrouve cette curieuse façon d'appréhender les combats, avec cette lourdeur et cette visée semi-automatique assez bancale. Ajoutons à ça que la difficulté est d'époque ! Moi qui suit rôdé au genre et à la série, ça ne m'a empêché de recommencer quelques fois car il n'y a pas de checkpoints intermédiaires entre 2 sauvegardes (ce que Capcom aurait dû implanter tant certains passages sont pénibles à faire d'une traite et ça éviterait qu'on se repasse les cinématiques).
Pour 
Le lifting HD est une vaste blague ! Et c'est bien dommage car le jeu aurait pu retrouver une seconde jeunesse ce qui est de la réalisation, forcément ça a beaucoup vieilli. Les cut-scenes sont raides au possible, idem pour les animations (dont certaines sont limite ridicules de nos jours), quant aux graphismes, le suffixe HD est un peu une blague. Le jeu est exactement comme à l'époque, les textures n'ont pas été retouchées, les modélisations sont restées anguleuses... entre nous Capcom justifie assez mal le terme "HD" qu'ils ont collé dans le titre de leur jeu. C'est finalement plus une mise à l'échelle (une adaptation de la résolution d'affichage), un simple portage sur les consoles de 7e Génération (PS3 et Xbox 360) qu'une réelle actualisation des graphismes, un réel Remaster graphique comme on a pu l'apprécier dans Resident Evil 4 HD, sorti quelques jours auparavant. Cette soit disante "HDisation" est vraiment timide, bien que vous aurez tout de même le plaisir d'avoir un jeu en 16:9 (originellement il était en 4:3) et si vous jouez sur une télé HD, l'ensemble vous paraitra moins flou que sur PS2, DreamCast ou GameCube (et encore pas partout, les portes qui s'ouvrent par exemple, sont toujours très imprécises).
C'est d'ailleurs un petit regret, car avec de réels efforts sur l'aspect graphique, Code Veronica aurait facilement pu avoir une très belle seconde jeunesse, ce qui aurait été mérité tant ce fut un épisode marquant à sa sortie. Quant au son, je le dis souvent, c'est la partie qui subit le moins les affres du temps. Nous avons donc un bon doublage (en anglais, je vous rappelle que la série n'est passé au français que depuis Resident Evil Revelations, soit 2012), des bruitages corrects et des musiques assez excellentes pour le coup (elles ne vieillissent pas, donnant toujours une ambiance remarquablement soutenue à l'aventure).
En terminant le jeu on débloque le Mode Combat : se jouant en vue extérieure (vue classique) ou à la première personne (comme un FPS), au départ nous n'avons que Claire et Chris, l'arsenal et les herbes sont imposés et le titre mélange les pièces de façon disparate. Chaque monstre tué nous donne un bonus et chaque fois qu'on termine le mode avec un personnage, on en débloque un nouveau comme Wesker ou Hunk. Ça reste un petit bonus, histoire de faire perdurer le jeu, une belle alternative au mode Mercenaries. Enfin cette version gagne aussi ces inutiles trophées/succès dont certains sont si friands.
En
Note
un sens, Resident Evil : Code Veronica X HD est une déception. Rien, absolument rien n'a changé depuis sa sortie sur les consoles d'ancienne génération et c'est vraiment regrettable. Car on aurait vraiment apprécié d'avoir une jouabilité plus adaptée à nos pads, surtout lorsqu'on joue sur Xbox 360. Si sur PS3 ça se joue comme sur PS2, croyez-moi que la manette Xbox 360 n'est vraiment pas adaptée à cette prise en mains dites Tank ! Mais la plus grosse déception reste cette actualisation HD malheureusement absente. On nous vend le jeu comme étant un portage Haute Définition et en réalité, Capcom a tout juste lissé l'image, pour qu'elle passe mieux sur nos écrans actuels. Quand on pense qu'il y a des jeux qui retrouvent une seconde vie en HD (comme Shadow of the Colossus ou Splinter Cell : Chaos Theory), ici un véritable travail de Remasterisation lui aurait fait le plus grand bien.
Cependant, je ne cracherais pas non plus sur ce titre, et ce malgré mes propres critiques, car Code Veronica est en quelque sorte l'apogée de l'ancienne formule, tant en terme de mise en scène que de révélations (on ne parle pas de gameplay puisque Resident Evil 3 faisait bien mieux). Et puis c'est tellement agréable de revisiter cette aventure, de flipper un bon coup, de résoudre de vraies énigmes et de fouiller ces lieux, en clair de revenir sur un Resident Evil qui ressemblait encore à un Resident Evil !
Cependant, si Code Veronica était autrefois le fleuron d'une DreamCast en pleine maturité, aujourd'hui c'est surtout un jeu qui accuse son âge. Reste à voir si le plaisir de découvrir un bon vieux Resident Evil sera plus fort que la vétusté de ses mécaniques ou de ses graphismes, car si vous possédez déjà une ancienne version du titre, oubliez ce portage, il ne vous apportera strictement rien à part peut-être une image à peine moins dégueulasse sur écran HD. Ça fait maigre comme bonus, surtout quand Capcom nous le vend au prix un peu abusif de 20€.
Maintenant rendons à César ce qui lui appartient : Code Veronica c'est entre 12 et 15 heures de jeu (sans compter les fois où vous serez perdu, plus les fois où vous mourrez), une histoire qui tient admirablement bien la route, un level design vraiment intéressant, des musiques sans commune mesure dans la série... bref un bon gros oldies d'anthologie ! Si vous avez aimé les épisodes récents et que vous ne connaissez pas les anciens opus, venez vous frotter à un vrai Resident Evil, voir un peu de quoi il en retournait dans les années 2000. Sans quoi, passez sans regret votre chemin...
