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Resident Evil Revelations est d'abord sorti sur Nintendo 3DS, et il proposera plusieurs innovations au sein de la série 1996 est apparue une licence légendaire du survival-horror : Resident Evil. Depuis, bon nombre de jeux issus de cette licence sont apparus sur diverses consoles (et sur PC), des jeux souvent réussis, parfois mauvais, bref une série qui a côtoyé le pire et surtout le meilleur. La licence s'est permise, durant ces 16 années, de modifier ce qui a fait sa réputation, en fonction de ses envies : du survival horror, du multi-joueurs coopératif, du rail-shooter en passant par des spin-offs sur Smartphones, la licence a toujours su se diversifier, mais pas toujours avec succès. Car au final, c'est bien dans ses racines, le survival horror orienté action, qu'elle excelle le mieux. C'est donc avec une certaine curiosité que j'en entamé ce test. Resident Evil Revelations fut annoncé à l'E3 2010, mais il n'a vu le jour qu'en janvier 2012... en exclusivité sur Nintendo 3DS ! Le choix du support est assez étonnant car si bonne soit cette console portable, elle n'était pas la plus performante du marché (je vous rappelle que la PlayStation Vita était déjà là).
C'est donc pour une question de "popularité" que le jeu a d'abord été développé sur ce support, car si la Nintendo 3DS (qui a vu le jour en février 2011) a eu un départ assez modeste, une fois que sa carrière a décollé, elle a eu un beau succès (contrairement à sa concurrente, injustement abandonnée en milieu de parcours). Il y a également une autre explication à ce choix : une prise de risque mesurée. En effet Resident Evil Revelations est l'épisode qui signe une certaine cassure avec la série, car il est le premier à proposer une véritable prise en mains type Third Person Shooter (TPS) abandonnant définitivement les jouabilités hybrides, si peu confortables et précises des Resident Evil 4 et 5.
La Nintendo 3DS n'étant équipée que d'un seul stick analogique, Nintendo a développé le Circle Pad Pro, un accessoire pas tellement cher (il fut lancé au prix de 20$ aux Etats-Unis) mais fort utile puisqu'il rajoute ce second stick si utile aux jeux d'action. Par ailleurs la New 3DS incorpore un second stick mais ce dernier est bien trop petit pour être confortable. Heureusement, en parallèle on peut tout à fait jouer sans, auquel cas on se retrouve avec cette prise en mains dérivée de Resident Evil 5 et vous savez sûrement déjà ce que j'en pense.
Le 
Le Circle Pad Pro est l'appendice de la 3DS qui vise à apporter un 2e stick à la console et Resident Evil Revelations en est son embassadeur Circle Pad Pro ne fut pas massivement adopté par les développeurs, déjà parce que ça reste un accessoire vendu à part et pour lequel ils n'ont aucun retour financier, parce que l'accessoire consommait 5% des performances CPU à lui seul (ce qui peut être pénalisant si votre jeu est optimisé au poil, causant ainsi des ralentissements), et on ne va pas se mentir, le résultat est sobrement moche ! Le Circle Pad Pro fait office de rafistolage et le design de la console en prend en coup. Au final, seuls 30 titres le prennent en charge. D'ailleurs, un bundle Resident Evil Revelations + Circle Pad Pro était vendu à la sortie du jeu et sans équivoque, le gros jeu de Capcom était son ambassadeur puisqu'ils furent lancés en même temps. Revelations est également le tout premier épisode à être localisé en plusieurs langues autres que l'anglais et le japonais. J'entends par là que Capcom a enfin sauté le pas d'un doublage en plusieurs langues : oui, Resident Evil Revelations est le tout premier opus doublé en français !
Ce sera d'ailleurs l'acte 1 d'un Capcom qui fait de gros efforts puisque désormais, la plupart de leurs jeux seront localisés (sauf Devil May Cry V, là j'ai pas compris pourquoi). Voilà pourquoi Resident Evil Revelations est d'abord sorti sur Nintendo 3DS. D'abord parce qu'on sert en premier le support le plus modeste, mais aussi et surtout parce que Capcom a pris des risques et s'ils n'avaient pas été payants (comme le doublage en plusieurs langues), ni vu ni connu ils seraient revenus à l'ancienne formule, prétextant que cet épisode n'était qu'un spin-off bien à part.
En réalité, c'était surtout l'occasion rêvée de tester le public, de voir sa réaction, et pour ça ils ont choisi un épisode mineur, avant de déployer ce genre de mises à jours aux épisodes suivants (canoniques ou pas), tels que les Operation Raccoon City, 6, 7, 8 et les Remakes qui suivirent. Un peu plus d'un an plus tard (en mai 2013), et après un relatif succès, Resident Evil Revelations est sorti sur PS3, Xbox 360, WiiU et PC, dans ce qu'on appellera un portage HD (un portage vendu au format boite mais un peu cher - 50€). Maintenant il faut réfléchir une seconde et bien se dire que "non", cette version n'est pas adaptée de la version 3DS.
La 
Revelations ressortira plus d'un an après sur consoles de salon et PC, avec au passage, un regain de performances techniques 3DS ne propose qu'une résolution en 400x240 et si vous upscalez vos graphismes en 1280x720, même en retravaillant les textures, vous allez avoir de gros problèmes de polygonisation, notamment sur des personnages qui paraitront comme "grossiers". Des problèmes techniques que même une "HDisation" ne masquerait pas. Non, connaissant Capcom et sa propension à sortir le plus de jeux possibles sur le plus de supports possibles, je pense sincèrement qu'ils ont fait l'inverse : une version classique, qui sortira plus tard, puis un jeu admirablement adapté aux performances de la 3DS (suite à un accord avec Nintendo, parce qu'il faut bien nourrir sa nouvelle console en exclusivités, même temporaires). Si vous savez comment on développe un jeu en 3D, je suis sûr que vous aurez le même raisonnement. Car avec sa grosse cartouche de 4 Go (à oui quand même !) la version 3DS est une véritable réussite technique !
Bien sûr c'est la taille de son écran, le fait que le jeu soit très sombre et des performances très correctes pour son époque, qui ont donné ce résultat. Mais sur une TV HD, il en aurait été tout autre et Capcom a tendance à bien optimiser ses développements. Enfin une ultime édition a vu le jour en 2017, sur PlayStation 4, Xbox One et Switch (cette dernière fut servie en dernier, 3 mois après les autres, car la console venait tout juste de sortir). Cette fois les performances sont revues à la hausse avec une meilleure résolution et surtout du 60 images/seconde. A nouveau vendu au format physique, cette fois le prix est très raisonnable : 30€ (bon après faut avouer que depuis sa sortie initiale, le jeu a désormais 5 ans et demi). C'est l'édition ultime du jeu, qui en plus tourne parfaitement sur PS5, Xbox Series X/S et Switch 2.
Resident Evil Revelations était donc exclusivité 3DS, qui a reçu un très bon accueil de la presse et qui s'est correctement vendu sur son support d'origine. Mais bien des fans (moi le premier) furent ravis de le voir s'expatrier sur les supports sédentaires. Car ici nous parlons bien d'un jeu 100% nouveau, ce qui a fait grincer les dents de quelques puristes qui pensaient qu'un bon Resident Evil ne se jouait pas en nomade, mais à la maison, devant une télé (géante de préférence ^.^), dans le noir et avec un casque sur les oreilles. Difficile de leur donner tort...
Le cas de la Switch est assez représentatif de l'état déplorable du marché actuel. Le premier Revelations n'est pas vendu cher (20€ sur eShop) mais il n'est sorti en boite qu'au Japon (l'occident devant se contenter du dématérialisé). Pour se rattraper, Capcom a sorti une "Revelations Collection" qui inclut le second épisode (lui qui n'est sorti qu'en novembre 2017 sur Switch), au format boite et au prix raisonnable de 40€. Cependant la cartouche ne contient que le premier épisode et Resident Evil Revelations 2 doit obligatoirement être téléchargé sur l'eShop. Décidément, quand ça veut pas...
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A 
La mise en scène n'est vraiment pas mauvaise. Seule l'écriture est un peu prévisible l'image des Resident Evil 5 et 6, nous jouerons toujours en binôme et surtout, nous alternerons les équipes. Le jeu est découpé en chapitres, avec à chaque fois un résumé des épisodes précédents. Certains trouvent ça ridicule et hors de propos mais il faut se remettre dans le contexte : à l'origine le jeu a été conçu pour une console portable, et donc pour des sessions courtes. Finalement ce chapitrage n'est pas si hors de propos que ça. Si l'aventure se joue principalement avec Jill Valentine (qu'on n'avait pas revu depuis RE5, et encore, pas en version jouable hors DLC, où là il faut remonter jusqu'à Resident Evil 3), elle sera accompagnée de Parker Luciani. Nous prendrons également le contrôle de Chris Redfield (accompagné de Jessica Sherawat) et plus occasionnellement celui de Keith Lumley et Quint Cetcham, 2 petits nouveaux pas bien charismatiques.
L'histoire nous raconte que Terragrigia, une ville futuriste flottant sur les eaux, fut envahie par les armes biologiques de Veltro en 2004 et pour éradiquer la menace, elle dû être détruite. En 2005, Jill a perdu contact avec Chris et Jessica. En suivant les coordonnées trouvées, elle et Parker, sont envoyés sur un navire : le Queen Zenobia. C'est alors qu'elle découvre que ce navire est infesté de créatures mutantes. Elle devra faire preuve de courage pour pouvoir s'en échapper vivante et découvrir la lourde vérité sur Chris et ce navire. Pendant ce temps, en pleine montagne, Chris Redfield et Jessica sont témoins d'un crash d'avion. Très vite ils découvriront la base de Veltro, un groupe bioterroriste possédant le virus T-Abyss.
Jill sur ce navire, Chris en pleine montagne, un nouveau virus en circulation et la destruction de Terragrigia... tout est évidemment lié ! L'histoire se cale donc un peu avant celle de Resident Evil 5. La mise en scène est très correcte et se base sur le couple vidéos en images de synthèse pour les scènes les plus complexes à reproduire, et bien sûr cut-scenes gérées en temps réel. C'est sans doute cette narration qui a imposé une cartouche si grosse sur Nintendo 3DS, et bien entendu les cinématiques sont d'une tout autre qualité sur les supports fixes.
Lors 
La jouabilité a été agréablement modernisée, se rapprochant ainsi des TPS actuels des cut-scenes, les protagonistes n'ouvrent que timidement la bouche, mais une fois de plus, il faut se rappeler que le jeu part d'une 3DS. Et comme tout jeu qui se nomme "révélations" (comme c'est le cas d'Assassin's Creed Revelations par exemple), les super découvertes ne sont pas si exceptionnelles que ça, voire même le scénario se veut un peu prévisible. Mais il n'empêche que l'ensemble tient correctement la route, même si bien évidemment, on est loin des super mises en scène à la Kojima. J'en remets une coche sur le fait que cet épisode est le tout premier jeu de Capcom à avoir été doublé en français. Moi je dis bravo et merci pour cette initiative car je ne l'ai jamais caché : lire des sous-titres, ça me casse l'immersion (et les pieds !). Seul bémol, le doublage français est assez inégal. Chris et Jill sont très satisfaisants, mais Jessica et Parker sont en dents de scie et les 2 derniers (Keith et Quint) sont même un peu bâclés. Reste que l'ensemble est très correct et pour un premier essai, c'est une belle réussite (une réussite qui sera ensuite confirmée dans Resident Evil 6).
Au niveau de la prise en mains, ce jeu est donc l'ambassadeur du Circle Pad Pro de la 3DS, cet horrible furoncle qu'on colle à sa console portable et qui apporte la seule chose qui lui manque. Avec l'accessoire, il n'y a rien à redire, la prise en mains est bonne. Evidemment, sur consoles et PC, c'est cette configuration qu'on retrouve. Comparé aux épisodes 4 et 5,
la prise en mains est particulièrement agréable (par exemple il n'y a plus de touche pour courir, la vitesse se gère grâce à l'inclinaison du stick).
Je l'admets, j'ai beaucoup aimé le jeu sur 3DS mais c'est bel et bien sur consoles de salon qu'il est le plus jouable, grâce à des manettes plus ergonomiques et plus appropriées au genre. La visée est précise, on peut se déplacer enjoue et comme nos pads sont équipés de double-gâchettes, nous avons même la possibilité de lancer des grenades sans devoir s'en équiper au préalable.
Les 
Le "genesis" est un gadget qui servira souvent... un peu trop même options nous permettent quand même de jouer "à l'ancienne" (comme dans Resident Evil 4 en fait) où une fois enjoue, on ne plus bouger et on vise avec le stick gauche (c'est d'ailleurs ce que je reprochais le plus à RE4 HD à l'époque) mais il est clair que ça reste une option facultative, car il serait un peu bêbête de jouer ainsi, quand on peut avoir une jouabilité plus contemporaine et calquée sur ce qui se fait actuellement. D'ailleurs cette mise à jour rend le jeu plus facile qu'il ne l'était déjà. En effet, avec la possibilité de se déplacer enjoue, un personnage nettement plus mobile grâce à une caméra gérable sur le stick droit mais aussi un pad bien plus précis que le stick 3DS, forcément l'aventure parait vraiment plus accessible. Voilà pourquoi Capcom a pris la peine d'ajouter un niveau de difficulté supplémentaire, qui corse drastiquement les choses. Après ça reste du Resident Evil dans l'âme à savoir qu'on cherche ses munitions, nous avons un inventaire limité, les herbes vertes soignent les blessures, etc.
En solo, le 2e personnage fait vraiment de la figuration car il n'est pas rare qu'il soit planté là, comme un pot de fleurs, à attendre que ça passe. De même j'ai la nette impression que lorsqu'il tire sur les ennemis, il inflige des dégâts bien souvent ridicules, nous laissant ainsi faire tout le boulot. Au rang des nouveautés nous avons le "genesis", une sorte de scanner. En scannant les ennemis on gonfle une jauge qui, si elle atteint les 100%, nous récompense avec un kit de soins (c'est débile, irréaliste mais ça rend bien service). De même il faudra scanner tout le décor pour dénicher la moindre pièce à conviction ou munition.
Dans les faits, c'est assez rigolo mais ça manque sérieusement de crédibilité. En effet, pourquoi notre perso irait se faire suer avec son genesis au lieu de fouiller à la main un simple carton ? Pire encore, le genesis trouve parfois des objets qu'on devrait voir à l'œil nu ! Exemple : on trouve une herbe verte par terre, alors qu'il n'y a rien pour la cacher et que même une fois découverte, on ne voit qu'un point briller et non l'herbe en question. Là franchement, c'est risible !
Malgré 
La version 3DS nous dévoile l'un des plus jeux du support ! tout, ce Resident Evil Revelations nous propose ce qu'on n'avait pas eu depuis trop longtemps : une progression à l'ancienne. Comprenez par là qu'avec Jill, le jeu est moins linéaire qu'habitude, on fait des allers/retours, on cherche des clés pour ouvrir des portes précédemment fermées... en clair, ce qu'on reprochait aux 3 premiers épisodes faisaient en réalité leur force et retrouver ça dans cette énième spin-off de la série, ça fait un bien fou ! En gros, on retrouve un peu les "sensations" de l'époque, ce qui fait qu'on aura immédiatement beaucoup de sympathie pour cet épisode Revelations. D'ailleurs l'ambiance est y particulièrement travaillée et même si on est désormais rôdé au genre, il ne sera pas rare d'avoir quelques petits coups de sang bien sentis.
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, l'aventure offre une très belle durée de vie, avoisinnant les 10 heures et auquel il faudra ajouter le temps passé sur le mode Commando. Car c'est vrai que Capcom n'a jamais lésiné à faire des jeux longs, surtout sur cette série. A ça s'ajoute donc le mode Commando, qui est ici agrémenté du personnage de HUNK (dommage qu'on ne puisse pas jouer à 2 en local, uniquement online). Ce mode bonus offre un paquet de challenges supplémentaires et gonfle naturellement la durée de vie, si vous vous y intéressez.
Techniquement, la version originale sur 3DS, fonctionne sous MT Framework Mobile, une version allégée du moteur graphique qu'on connait bien, et qui a déjà servi sur des titres plus ambitieux tels que Devil May Cry 4, Resident Evil 5, Dead Rising 2, Lost Planet 2 ou Dragon's Dogma. A sa sortie sur 3DS, le jeu a beaucoup surpris car c'est super beau ! On ne pensait pas la console au double-écran capable de faire des environnements aussi riches, aussi détaillés, des éclairages aussi travaillés et des personnages aux animations aussi fluides. Bref, la 3DS nous a fait une très belle démonstration de ses performances et ce jeu-là reste encore à l'heure actuelle, l'une des grosses références du support.

Resident Evil Revelations a (en grande partie) été développé par TOSE Software, un studio japonais basé à Kyoto et fondé en 1979. TOSE a développé plus de 2.000 jeux mais n'a presque jamais été crédité. Et aussi étrange que ça puisse paraitre, il s'agit de leur propre volonté ! Voilà pourquoi ils ont récoltés le surnom de "développeur ninja". TOSE a entre autre participé (ou entièrement développé) la série des Dragon Ball Z : Super Butouden, Crash (Bandicoot) : Génération Mutant, Dead Rising : Chop Till You Drop, la série des Game and Watch Gallery, Kid Icarus : Of Myths and Monsters, Metal Gear Solid : Ghost Babel, Super Princess Peach, Resident Evil Survivor, Zero et Code Veronica, des compilations d'oldies pour Namco et Konami, Ultimate Ghosts'n Goblins, Shinobi X, plusieurs épisodes de Dragon Quest et Final Fantasy, Afro Samurai et des centaines d'autres titres...
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Sur 
Le jeu ne démérite pas sur les versions PS3/X360. Par contre sur PS4 et Xbox One, malgré des performances à la hausse, il accuse son âge et ses origines les machines de salon, il en est naturellement tout autre. Quand on a vu Halo 4 sur Xbox 360, Uncharted 2 sur PlayStation 3 ou Battlefield 3 sur PC, il est normal d'avoir plus de mal à s'enthousiasmer. Maintenant il faut savoir faire la part des choses : s'il n'égale pas les performances des productions actuelles, il faut avant tout se souvenir de ses origines modestes... Ainsi on peut trouver que certains angles sont un peu mal dégrossis, que certaines textures bavousent un peu ou encore que les expressions faciales des divers protagonistes sont pour ainsi dire inexistantes. Pourtant, il serait vraiment injustifié et malhonnête de cracher sur la version HD. Contrairement à bien des jeux où le terme HD est un peu usurpé (passez voir Hitman Trilogy HD ou Resident Evil : Code Veronica X HD pour mieux comprendre), ici Capcom a fait un véritable travail de mise à niveau. Le jeu s'affiche en 16:9 plein écran et n'a pas à rougir de certaines productions.
Toutes proportions gardées, c'est même une belle réussite, car le design lui, n'a pris une ride. Seuls bémols à tout ça, si sur 3DS on le subissait moins, sur grand écran l'effet de tangage du bateau peut être assez gênant (en plus il n'y a pas d'option pour désactiver ça). Ça peut filer la nausée à celles et ceux qui ont le cœur fragile. Autre détail, les temps de chargement n'ont pas du tout été optimisés. Ils sont plus courts que sur 3DS mais les développeurs auraient pu nous éviter ces attentes qui visent à charger les données dans une zone tampon (comme lorsqu'on voit cette barre tourner, tourner, tourner...). C'est quand même dommage. On notera que cette version HD propose un nouvel ennemi mais c'est vraiment trop peu pour varier un bestiaire finalement assez redondant.
Enfin les tardives versions PS4 / Xbox One proposent une seconde couche de lifting, une résolution réhaussée et le sacro-saint 60 fps. De quoi le rendre plus fluide et pus agréable, même si derrière il accuse désormais son âge. Enfin côté son, Capcom nous propose l'habituelle partition des jeux de la série. Si l'ambiance n'est pas hyper affirmée, les musiques (souvent angoissantes) sont calibrées et soutiennent correctement l'aventure. Les bruitages sont dynamiques comme on les aime et je ne reviens pas sur le doublage français qui est, je le répète, tout à fait acceptable.
Personnellement,
Note
j'aurai vraiment aimé mettre plus à ce jeu. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu'il est vraiment sympa. Déjà il revient à des mécaniques un peu vieillottes certes, mais qui fait tout le charme des anciens épisodes (allers/retours inclus), il pose une excellente ambiance, la mise en scène est de qualité, et désormais, nous avons une prise en mains précise et agréable. Mais vous l'aurez compris, il a aussi ses défauts comme le doublage de Keith et Quint (les autres sont globalement corrects), ce genesis un peu trop mis en avant, un scénario franchement pas terrible, des temps de chargement non-optimisés sur consoles de salon, ou encore un ticket d'entrée un peu élevé sur Xbox 360 et PS3 (50€).
Il faut se rappeler qu'il coutaît déjà ce prix-là à sa sortie sur 3DS, mais c'était justifié par sa cartouche de 4 Go, qui était bien plus rare et volumineuse que dans la plupart des autres jeux. Sur les consoles de 7e Génération, rien ne justifiait ce prix. Enfin, on regrettera surtout un tangage qui peut s'avérer pénible sur grand écran, et où aucune option ne vient régler le problème (car ce qui passe crème sur le petit écran de la 3DS, peut vite vous filer la nausée sur une grande TV HD).
Pourtant c'est un fait, si Resident Evil 6 s'est bien vendu, les fans ont finalement plus de sympathie pour cet épisode-là, sans doute parce qu'il se la joue moins mégalo et qu'il pose une ambiance plus "residentevilienne", exactement celle qu'on a perdue depuis bien des années déjà. Déjà très bon sur 3DS, le jeu est magnifié sur écrans HD, il est encore plus agréable à prendre en mains, plus précis, et au final il n'en est que meilleur. Bien entendu je ne saurais que trop vous conseiller les versions PS4 / Xbox One, qui sont à la fois les meilleures existantes à ce jour notamment grâce à son second lifting et son 1080p/60fps, mais aussi parce que la version boite a toujours été vendue à un prix correct (30€). Le contre-coup de cette édition (qui a vu le jour plus de 5 ans après la version 3DS), c'est que le jeu montre aussi ses limites. Il ne pouvait pas y avoir de miracles.
Enfin il y a le cas de la Switch, où ironiquement on peut se dire que Resident Evil Revelations jeu est né sur 3DS et qu'il finit sa carrière sur Switch... la boucle est bouclée. Ceci dit la version Switch n'est pas la meilleure de toutes, elle n'est disponible chez nous qu'en démat' mais elle compense ses défauts par un prix tout à fait abordable (20€). En conclusion, quelque soit le support, si vous aimez la saga des Resident Evil, foncez, car nous sommes en présence du épisode fort sympathique qui renoue avec l'ambiance et les mécaniques d'autrefois, sans pour autant se laisser aller à une formule indigeste. Revelations signait déjà (à sa sortie) l'acte 1 de ce que la saga allait devenir, il n'est pas un chef-d'oeuvre mais il propose une bonne durée de vie et une ambiance joliment travaillée.
