Stray -- Review sur SoloGamerTest

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Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

 

 

 


Les versions PlayStation 4, Xbox One et Switch sont compatibles avec :

 




Aussi disponible sur :




Sorties du jeu : juillet 2022 sur PlayStation 4, PlayStation 5 et PC - août 2023 sur Xbox One et Xbox Series X/S - novembre 2024 sur Switch

Développeur : BlueTwelve Studio
Editeur : Annapurna Interactive
Genre : exploration

Version testée : française
Doublage : -
Textes à l'écran : français

Version logicielle testée : v.1.5
Moteur graphique : Unreal Engine 4
Moteur physique : PhysX

Difficulté :
Temps de jeu : 6 à 10 heures environ
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 30€ sur Playstation 4 / 5 et Xbox One / Series - 28€ sur PC et Switch


Installation PlayStation 5

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : moins de 8 Go
Performances : 4K natif / 60 fps
Optimisation PS5 Pro : non
Compatible VR : non
Compatible Remote Play : non


Installation PlayStation 4

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : moins de 8 Go
Performances : 1080p dynamique / 30fps
Optimisation PS4 Pro : 1080p natif / 30fps
Compatible VR : non
Compatible Remote Play : non


Installation Xbox Series X/S

Support : 1 Blu-Ray (Series X uniquement) ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 7,8 Go
Performances Series X : 4K natif / 60 fps
Performances Series S : 1080p natif / 60 fps


Installation Xbox One

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 7,8 Go
Performances : 900p upscalé en 1080p / 30 fps
Optimisation Xbox One X : variable de 1080p à 1800p / variable de 30 à 60 fps
Compatible Kinect : non


Installation Switch

Support : Game Card de 8 Go ou en téléchargement sur Nintendo eShop
Installation : 5,8 Go
Performances : 540p en 30 fps en nomade - 720p en 30 fps en dock


Installation PC

Support : en téléchargement sur Steam et Windows Store
Installation : 6,2 Go
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Quad Core type Intel Core i5-2300
RAM : 8 Go
VIDEO : avec 2 Go de VRAM (type GeForce GTX 650 Ti ou Radeon R7 360)

Configuration de test :
CPU : AMD Ryzen 7 3800X
RAM : 16 Go (DDR4)
VIDEO : GeForce RTX 3060 (12 Go)
STOCKAGE : SSD NVMe de 1 To
OS : Windows 10 (x64)
Résolution testée : 1920x1080
Niveau de détails :

La musique de la semaine :
Vanguard




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Stray









Parfois
Envie d'une pause détente ? D'un jeu sans violence, qui n'offre que douceur et exploration ? Alors Stray est fait pour vous :)
la vie nous réserve d'étonnantes surprises. Après avoir testé des jeux d'action bien gras, où les plus gros calibres font pisser le sang et parfois même arrachent quelques membres ou font exploser quelques têtes, un soir on se dit que toute cette violence finit par lasser. On se pose sur le canapé, l'esprit ailleurs, et on se dit qu'il est sans doute temps de jouer à quelque chose de plus calme et reposant. C'est comme ça qu'entre 2 épisodes de Call of Duty j'ai testé les Unravel, qu'entre Prodeus et Resident Evil j'ai tenté Journey, qu'entre Serious Sam 4 et DOOM Eternal j'ai joué à TUNIC et Celeste. Aujourd'hui, après un RoboCop Rogue City bien sanglant et une trilogie FEAR que j'ai pris plaisir à redécouvrir, j'avais à nouveau besoin d'une pause.
Et ça m'a rappelé qu'au fond d'un vieux carton trainait la copie physique d'un certain Stray. Dans le grand débat "vous préférez les chiens ou les chats ?", moi je réponds que je veux surtout la paix ! Pour la petite histoire, dans ma vie j'ai eu 2 chiens (un berger-allemand et un labrador), 2 bêbêtes absolument adorables pour lesquelles je garde d'excellents souvenirs. J'ai également eu 2 chats, d'abord un gris qui était adorable (non mais vraiment ! ce chat était parfait, il était câlin, ne griffait pas et ne pissait pas partout, et pourtant c'était un mâle) et puis j'en ai eu un autre... qui lui m'a vacciné à vie !
Comme dirait Regis Robert, les chats c'est des connards ! Si bien sûr ce n'est pas valable pour tous les chats du monde, je peux vous dire que celui-ci incarnait la phrase à la perfection, car il avait le diable sous la peau ! Il bouffait mes câbles de PC, griffait la tapisserie et le canapé, s'accrochait puis faisait tomber les rideaux, me mordait et me griffait quand je le réprimandais... bref, c'était une belle saloperie ! Et puis entre mon asthme et mes allergies, j'ai fini par laissé tomber les animaux (un aquarium vite fait malgré tout) et j'ai préféré avoir des gosses. Je plaisante bien sûr, mais dans les grandes lignes, c'est à peu près ça. ^__^



Les chats c'est des connards !
(Regis Robert, le NerdZ qui chavait pas tout :)



Et
Si le prologue sert naturellement de tuto, c'est une fois séparé de sa famille que notre chat (sans nom) va réellement commencer son aventure
pourtant, déjà sur le papier, ce Stray avait quelque chose d'envoûtant, sans doute porté par la promesse d'une expérience unique en son genre. D'ailleurs même si les chats ont toujours eu plus ou moins la côte, on remarque que depuis la sortie (et le succès) de Stray, il y a eu une notable recrudescence de titres mettant en scène ces mêmes boules de poils. Bref, entre 2 massacres, j'avais envi de me poser, de me détendre et pour la peine, la plus jeune de mes filles est venue se coller à mon épaule, parce que tu comprends, les chats "cro meuuugnon". Comment résister hein ?
Le jeu a été développé par le studio français BlueTwelve, fondé par Colas Koola (dit Koola) et Vivien Mermet-Guyenet (dit Viv). Après avoir travaillés chez Ubisoft Montpellier, ils quittent le plus gros éditeur français pour se lancer dans un développement indépendant, loin de la pression des gros studios (si vous vous souvenez bien, c'est Ubi Montpel' qui bosse depuis 1000 ans environ sur un Beyond Good and Evil 2 qui a de fortes chances de ne jamais voir le jour, notamment depuis 2020 et la mise à l'écart du vétéran Michel Ancel pour les raisons qu'on connait). Bref, ambiance de merde (sûrement), projet qui n'avance pas, même si le studio a sorti le fort sympathique Prince of Persia : The Lost Crown et qu'il a participé au développement de plusieurs Assassin's Creed, on comprend facilement que les conditions de travail étaient loin d'être optimales (et depuis, c'est Ubisoft qui a un pied au dessus du vide, sans doute que les 2 gaillards ont eu le nez fin et qu'ils sont partis à temps). Viv et Koola vont diriger le jeu et en tant que studio modeste, sachez que BlueTwelve n'est composé que de 30 personnes à peine (et ce, en incluant l'assistante de direction et le gars qui a créé le logo, c'est dire).
L'histoire suit le parcours d'un chat errant ("stray" voulant justement dire "errant" en anglais) qui se balade en famille dans un décor urbain où la nature a joliment repris ses droits. Mais voilà qu'une mauvaise chute le fait tomber jusqu'à une ville confinée et peuplée de robots. Visiblement l'espèce humaine a disparue depuis des centaines d'années mais ce n'est pas à cause des robots, malgré leur IA qui a soudainement développé une conscience et même un certain goût pour l'art (ouf on est sauvé, il y a une chance pour que Skynet ne vienne pas tous nous détruire :). Le but de notre petit rouquin (qui est visiblement une fille car il n'a pas de "boubourses" a dit ma fille - aaahhh les gosses, j'vous jure ^_^) est alors de sortir de cette ville et de retrouver sa famille.



Stray in alive


Mais
Si le scénario reste sympathique, il laisse beaucoup trop de questions en suspens... et c'est assez frustrant. Quant à l'épilogue, qu'elle déception :(
vous vous en doutez, ce ne sera pas aussi facile, ni aussi rapide que le temps d'un miaulement. Et la raison est simple : si les robots sont gentils comme tout, dans la ville rôde aussi les Zurks, des créatures parasitaires qui ont perpétuellement faim et qui dévorent aussi bien la chair que le métal ! Résultat les robots en ont une trouille bleue et qui sait, ce sont peut-être bien eux qui ont décimé la race humaine (spoil : non). Heureusement que pour l'aider, notre petit chat trouvera sur sa route un drone nommé B-12, qui deviendra rapidement son compagnon.
Premier point, vous aurez sûrement remarqué que le nom B-12 est relié à celui du studio (BlueTwelve). 2e point, la narration est très "environnementale" (un mot à la mode), dans le sens où c'est souvent le décor qui, passivement, raconte une partie de l'histoire. Heureusement B-12 pourra aussi traduire le charabia des robots qui, au fil du temps, ont développé leur propre langage. Notez par ailleurs que les Smartphones actuels et les PC portables adoreraient avoir les batteries de ces humanoïdes qui se prétendent immortels, sans jamais se recharger. Autre consensus, il est acquis que le chat comprenne (et sait lire) le langage humain dans le sens où B-12 lui traduit les textes. Le chat étant contrôlé par nous, nous sommes donc le chat, évitons de trop nous prendre la tête avec des notions de réalisme qui n'ont pas toujours lieu d'être dans un jeu vidéo. Au fond, l'histoire de Stray est sympathique mais sincèrement, elle ne vous arrachera pas une larme, ni ne vous impressionnera par sa profondeur. L'écriture est sympa, l'histoire est agréable à suivre, mais il n'y a rien de réellement remarquable. Peut-être est-ce voulu, dans le sens où le jeu veut également séduire un public assez jeune.
Cependant, beaucoup de questions restent en suspens. Si on sait vaguement pourquoi l'humanité a disparue (le jeu ayant été en partie développé durant la Pandémie de COVID-19, on se doute d'où vient l'inspiration), il y a beaucoup de détails qui passent sous silence. Pourquoi on n'affronte pas l'œil géant dans les égouts (je pensais que ce serait le boss final, mais en fait on ne le recroisera jamais) ? Pourquoi l'humanité a construit des villes dans des sortes de bunkers géants, protégé par un dôme qui occulte à 100% la lumière du soleil ? Combien y a-t-il de bunkers dans le monde ? Depuis combien de temps l'humanité a-t-elle disparue ? Et pire encore, d'où sortent les Zurks ? Ce sont des extra-terrestres ? Une bactérie qui a muté ? Au final on en sera rien et moi je trouve ça hyper frustrant !



Cat Quest & Cat Life Simulator


Le
Le jeu ne comporte aucun doublage, comme ça tous les joueurs du monde entier sont sur le même pied d'égalité
pire, c'est que le dernier chapitre semble avoir été expédié, car certes on réalisera quelque chose d'important pour la ville, mais c'est tellement vite torché, qu'on sent que les développeurs en avaient raz-la-casquette (le jeu ayant nécessité pas moins de 7 ans de travail) et qu'ils voulaient en finir. Résultat l'épilogue est lamentable et ne clôt même pas ce pourquoi notre chat s'est battu depuis le début... à savoir retrouver sa famille ! Un happy end en demi-teinte, et une porte laissée bien ouverte pour une potentielle suite. Le titre ne comporte aucun doublage, comme ça tout le monde est sur le même piédestal, car je ne sais pas vous, mais perso ça me gonfle tous ces jeux qui ne sont doublés qu'en anglais (parfois, même les textes ne sont pas traduits). Peut-être est-ce l'âge (bien que je n'ai jamais apprécié les VO), mais à mes yeux, ça devient de plus en plus rédhibitoire.
La mise en scène est également très sommaire. Au final ce sont surtout les dialogues qui font office de liant, car vous n'aurez que rarement de véritable cinématique durant tout le jeu. Normal me direz-vous, nous sommes sur un studio modeste, avec une production modeste, le tout prenant la forme d'un jeu indépendant. Ceci dit, là où on aurait pu avoir du vieux pixel art qui n'impressionne plus personne, les développeurs ont fait le choix de développer un titre 100% en 3D, avec une perspective à la troisième personne. Dès le départ, malgré la modestie qui englobe cette production, on sentait quand même l'ambition de proposer une aventure aussi rafraichissante que novatrice.
Le système de jeu a été inspiré par les chats des développeurs, Riggs et Murtaugh (L'Arme Fatale... c'est bon vous l'avez ? des fans, assurément :) et le joueur traverse le décor en sautant sur des plate-formes, en escaladant des obstacles, et il peut interagir avec l'environnement pour débloquer le passage. Dans les faits, nous ne sommes pas sur un jeu de plate-formes, on ne saute pas quand on veut, car le minou ne réalise ses bonds que de façon contextuelle. On peut réaliser des actes inutiles et irritants comme griffer un canapé, un mur ou une porte, on peut aussi pousser des objets dans cet acte de dédain franchement mesquin que les félins font. Heureusement, ça sert aussi au jeu : gratter une porte peut inciter son propriétaire à nous ouvrir, pousser une boite d'une étagère peut en libérer son contenu...



Les Zurks, les rejetons de Zorg ?
Non c'est pas bon ? Alors je retente :
Ça fait des zurks que je t'attends !
C'est mieux ou pas ? :)



De
Les rencontres avec les Zurks sont les seuls points un peu difficiles du jeu. Mais il n'y a rien d'insurmontable, je vous rassure...
son côté B-12 a son utilité : en plus de tout nous traduire, il peut allumer la lumière, numériser les objets trouvés et pirater certains terminaux. Il peut également nous protéger des Zurks (je vais y revenir) grâce au Defluxor, une arme anti-Zurk qui les fait exploser (mais l'action reste de courte durée afin de ne pas en abuser). En effet, Stray est un jeu d'exploration, tel un chat qui (en silence) se promène partout où son agilité lui permet de se faufiler. Se balader est un vrai plaisir, on aime découvrir de nouveaux lieux, déjouer des petits pièges intelligemment mis en place car les énigmes ne sont jamais tordues, elles tombent sous le sens, elles sont logiques et plus agréables à déjouer que de véritables épreuves super pénibles où il faut une soluce sous la main car on y comprend strictement rien (il faut se rappeler que le jeu reste adapté à un public jeune). Au final, les seuls points difficiles du titre, ce sont les Zurks... qu'il faut les fuir comme la peste ! Ces bestioles ont un design qui mélange le morpion géant et le crabe de tête tout droit sorti d'Half-Life (d'ailleurs leur attitude nous rappelle ces derniers).
Et ils sont voraces ! Sans le Defluxor il n'y a qu'une solution : fuir ! Des courses poursuites finalement assez simples, un peu stressantes, mais rarement frustrantes. Enfin, Stray nous propose des petites missions secondaires. En effet, la ville principale est un petit monde ouvert (il y en a d'autres, plus modestes) et on peut y passer des heures à chercher le moindre objet utile. Ramener les 8 partitions de musiques au musicos du coin, ramener 3 fleurs à la botaniste, trouver tous les souvenirs de B-12... s'il est toujours sympa de voir que certains actes peuvent avoir des conséquences, au fond ce sont ces petites missions secondaires qui allongent la durée de vie et apportent quelques éléments narratifs supplémentaires. Malheureusement, hormis le plaisir de la complétion, ça ne sert strictement à rien.
Réaliser ces missions n'apportent absolument rien au jeu : pas de meilleure endurance face aux Zurks, pas de chat qui va courir plus vite, pas de nouveau mouvement (moi je rêvais que mon rouquin dispose de rayons laser qui lui sortent des yeux pour exploser les Zurks, tel un Superman enragé ! mais ma fille m'a vite ramené à l'ordre en disant que ce n'était pas possible, que les vrais chats ne font pas ça... les enfants et leur esprit cartésien ^__^).




Voici un Zurk... toute ressemble avec un titre
culte développé par VALVe est fortuite ^_^



Pupuce ! Viens là sac à puces... Et pendant ce temps-là, le moteur ronronne comme un chat


Résultat
Les énigmes sont intelligentes, sans être trop simples. Elles tombent toujours sous le sens, ce qui les rend très agréables :)
la durée de vie est assez maigre. En ligne droite, on peut finir l'aventure en 6 heures environ. Réaliser toutes les petites missions secondaires peut vous prendre jusqu'à 10 heures, mais lorsqu'on comprend l'inutilité du geste (à part la satisfaction personnelle d'y être arrivé), on finit souvent par laisser tomber. Techniquement, Stray tourne sous Unreal Engine 4 et sincèrement, c'est vraiment joli. Le jeu est d'ailleurs bourré de contrastes comme ce chat, bien vivant, pas très solide mais courageux et agile ainsi que destiné à mourir un jour, et en face on a les robots, anguleux, arthrosés, pacifistes et peureux, dont la durée est (semble-t'il) infinie. Idem pour les environnements, avec un début d'aventure très naturel, verdoyant, enchanteur, ensoleillé, onirique, tout en contraste avec cette ville faite de béton, de tags, de déchets et de lumières artificielles, car toujours plongée dans le noir.
Ceci dit on garde le côté exaltant de la découverte, car cette ville qui s'est déshumanisée, reste assez fascinante, notamment pour son aspect un peu cyberpunk inspiré de la citadelle de Kowloon, avec des atours très futuristes façon Shibuya (le quartier tokyoïte). Et puis il y a l'antre des Zurks... où là sincèrement, les gosses vont être mal à l'aise. A la façon des Aliens, ils façonnent leur environnement, c'est glauque, visqueux, organique. Un amas de tripaille collée aux murs dans des couleurs rougeoyantes, on se croirait dans l'Aventure Intérieure à se promener dans les boyaux d'une personne malade, attaqués par ses polypes purulents. Pour enfoncer l'aspect malaisant de ces passages, les murs ont des yeux qui nous suivent du regard et les boyaux gargouillent. C'est aussi dégueulasse que dérangeant...
C'est là qu'on croisera ce qui aurait été un boss final parfait mais en fait, nous n'y retournerons pas. L'aventure se termine par une dernière ville, puis une prison où nous serons alors confronté aux Sentinelles (des robots policiers), évinçant par la même les Zurks qu'on aurait pensé être les antagonistes durant tout le jeu. Mais en fait, pas du tout (et ça, personne n'en parle, étrangement). Stray utilise donc l'Unreal Engine 4, un moteur graphique parfaitement optimisé pour le cross-gen actuel. Premier (bon) point, le jeu n'est vraiment pas lourd puisqu'il pèse moins de 10 Go, quelque soit le support (ça nous change de Call of Duty : Black Ops Cold War, le recordman en la matière).



El camit sur l'cayelle pendant que mama passe la wassingue...
Amis du Nord, je vous salue ! ^.^



L'info
Techniquement, le jeu est vraiment joli, dépaysant, parfois même poétique et ennivrant :)
est très difficile à trouver, d'ailleurs je n'ai pas eu de confirmation, mais visiblement Stray utilise le moteur physique inclus à l'Unreal Engine 4, à savoir le très bon PhysX, qui appartient désormais à nVidia. Le moteur physique est savamment utilisé dans ce jeu puisque notre chacha poussera les herbes en marchant dans la nature, il bousculera les bouteilles vides, fera tomber divers objets, et passera même délicatement entre les fils à boules d'un rideau anti-mouches. A part ça, Stray est un jeu envoûtant, fascinant, dépaysant... hormis les courses poursuites avec les Zurks, c'est la belle vie pour notre boule de poils, qui grimpe un peu partout, dans des décors qui ont toujours beaucoup de cachet et de charme. Bien entendu, on reste sur une production indépendante, il ne faut trop s'attacher sur certains détails comme des textures qui s'enchevêtrent de temps en temps, ou un certain manque de finesse par ci par là. En attendant, difficile de ne pas être séduit par la proposition de cette balade cyberpunk aux atours parfois poétiques.
Stray est un bien joli jeu et qui en plus, est bien optimisé sur la plupart des supports, sauf sur Switch. En effet, bien que servie dernière, cette version a souffert du portage. Les couleurs sont plus ternes et l'image est bien moins nette (voire même carrément floue par endroit) : c'est notamment dû à une résolution qui ressemble à un trichobézoard (vous savez, ces boules de pilosités et de sucs gastriques que les chats régurgitent de temps en temps - oui c'est parfaitement répugnant :). En effet la Switch pédale dans la semoule avec à peine du 720p en docké et un tout petit 540p dynamique (même pas natif) en mode portale, le tout en 30 fps. Sur ce jeu, la Switch "patoune" dans les plumes de ce coussin qu'il vient d'éventrer avec ses saletés de griffes aiguisées comme des rasoirs... Donc à moins de vouloir absolument y jouer de façon nomade (Steam Deck vous dites ?) ou de n'avoir qu'une Switch, c'est clairement la version à éviter.
La version Xbox One est également assez mal lotie (900p upscalée), quand la PS4 s'en sort tout juste avec son 1080p dynamique. Sur les autres plate-formes, tout va bien. La PS4 Pro profite de ses petites performances supplémentaires pour afficher du 1080p natif, la Xbox One X nous propose même une résolution variable qui monte presque jusqu'en 1800p, avec un framerate qui va au-delà des 30 fps. Car oui, les anciennes consoles se contentent d'un framerate "basique", mais Stray étant ce qu'il est, le 30 fps n'est pas vraiment gênant.



Tela-Viv et Koola the Gang
(j'avoue elle est pas facile celle-là ^.^)



Au
La musique est sympa, mais pas de quoi en faire des caisses. En plus je la trouve un peu trop absente par moment...
final les meilleures versions sont sur Xbox Series, PS5 et PC (normal j'ai envi de dire et avec en plus une belle opti car tout au max, mon modeste PC l'a fait tourner comme un charme). La petite Series S nous propose du 1080p natif, quand les Series X et PS5 nous offre du 4K natif, les 3 consoles proposant du 60 fps. Vous savez qu'elle version choisir (si bien sûr, vous avez le choix ^_^).
Enfin on termine par la bande-son qui est signé de Yann van der Cruyssen, dont le site officiel est sans doute le plus original (et épuré !) que j'ai vu. Aussi connu sous le pseudo Morusque (d'ailleurs le musicos de la ville principale porte son nom, en hommage), pour Stray, les "sound FX" furent confiés à Raphaël Monnin. De son côté, Morusque (qui a déjà réalisé les bandes-son d'autres jeux indé) nous propose donc un OST assez particulier, souvent vaporeux et distant. Les sonorités sont parfois mélancoliques, parfois très métalliques, le premier soulignant la solitude d'un chat errant, l'autre le stress d'une poursuite avec les Zurks. Si quelques musiques sortent un peu du lot, j'ai tout de même 2 regrets. Tout d'abord je ne les trouve pas assez présentes : je l'ai dit et répété 100 fois, la musique est là pour souligner l'ambiance, à sa façon elle meuble la narration passive, apportant une atmosphère particulière, une tournure, une impression à ce que nous vivons à l'écran. Et malheureusement, ce qui m'a le plus marqué, c'est (parfois) son absence !
C'est la tendance, je sais, mais je trouve que les musiques ne sont pas assez nombreuses, pas assez présentes. Le manque de musiques permet d'apprécier un sound-design aux croquettes saumon fumé (un sound-design aux petits oignons, c'est plus clair ?) certes, mais ça ne compense pas. Le pire, c'est que parfois elle démarre, nous émerveille et repart comme elle est venue, au lieu de marquer une séquence importante de l'aventure. L'autre point, c'est que beaucoup en ont fait toute histoire de cet OST mais en toute sincérité... il n'a rien d'extraordinaire. OK les ziks sont sympas, certaines sortent du lot, mais franchement, je m'attendais à mieux. Oui ça fait le taff, mais j'avoue que j'espérais quelque chose de plus souligné, de plus électronique, de plus "cyberpunk" étant donné l'univers. Bref, même si je trouve la bande-son dans son jus, elle ne m'a pas transporté, émerveillé ou suscité en moi cette attendue émotion...



Conclusion

Stray, Note



c'est ce genre de jeux parfait pour se détendre entre 2 gros titres. Le genre de productions indépendantes qu'on prend plaisir à découvrir pour son univers enchanteur, son gameplay assez atypique, ainsi que son héros "roux-poils" aussi mignon qu'attachant. Evidemment, si vous êtes allergique aux chats, ça risque d'être assez tendu, mais je ne saurai que trop vous conseiller de prendre un bon antihistaminique, et de passer outre (même la team chien peut faire cet effort, j'en suis sûr :). Quand au miaulement, évidemment que c'est "choubidou" mais, comme pour les rires de bébé, si ça vous file des boutons, désolé on ne pourra plus rien pour vous (surtout en ce qui concerne les bébés, où est donc passé votre humanité ?!). Bien que relativement court (les missions secondaires rallongent la sauce mais sont au fond sans grand intérêt, si ce n'est la satisfaction personnelle d'y être arrivé), Stray c'est avant tout une ballade à pattes de velours, des énigmes qui ont du sens, des environnements qui ont le bon goût de nous faire rêver (ou de nous dégouter, ça arrive aussi), le tout porté par un scénario sympatoche (à défaut d'être marquant) et d'une ambiance pleine de mélancolie et d'espoir.

Bien sûr le jeu n'est pas parfait, comme cet OST un peu trop effacé, ces questions laissées sans réponse ou ce niveau final assez expédié. Mais on ne saurait être aussi exigeant envers un jeu indé vendu 30€ et développé par une petite équipe, qu'avec le dernier gros AAA à la mode, qui a coûté des dizaines de millions et a nécessité des centaines de développeurs. Avec son score Metacritic très confortable (83%) et pas moins de 30 nominations aux divers Awards (dont 6 gagnés !), Stray est un jeu charmant, doux et mignon, autant que peut l'être un chat affectueux et bien éduqué (je préfère préciser ^_^). Stray a sûrement eu un succès monstre auprès des japonais, des mamies, des geekettes (j'en connais :) ainsi que des célibataires endurci(e)s, et de mon côté, avec ma fille nous avons passé un très agréable moment en sa compagnie.






Points négatifs

  Les missions secondaires sont sympas mais elles ne rapportent strictement rien
  Les chats sont tellement exécrables quand ils griffent tout et font tout tomber :(
  Un OST que j'espérais plus poignant, plus hypnotique et surtout plus présent
  Un dernier niveau expédié et un épilogue franchement décevant
  La version Switch, clairement à la traine à côté des autres
  Un peu court finalement (environ 6 heures en ligne droite)
  Beaucoup de questions restent sans réponse


Points positifs

  Les versions PC, PS5 et Xbox Series sont superbement optimisées et très jolies graphiquement parlant
  Pas de doublage et donc tout le monde au même diapason de ce côté-là
  Les énigmes ne sont pas tordues, elles tombent sous le sens
  Les chats sont tellement mignons quand ils le veulent ^.^
  Quelques pistes audio sont vraiment sympas




Test réalisé par Meg & iiYama

février 2026


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