Resident Evil Director's Cut (PlayStation) -- Review sur SoloGamerTest

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Sorties de l'édition classique : septembre 1997 au Japon et aux Etats-Unis - décembre 1997 en Europe
Sortie de l'édition DualShock : août 1998 au Japon - septembre 1998 aux Etats-Unis

Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : survival horror

Version testée : française
Doublage : anglais
Textes à l'écran : français

Support : 1 CD-Rom (jeu) + 1 CD de démo (RE2)
Difficulté avec Jill :
Multi-joueurs : non

Abréviation : RE DC
Titre alternatif : Biohazard Director's Cut (JAP)
Prix au lancement : 300 Frs
Score des ventes : 5,3 Millions (tous supports)












La musique de la semaine :
Freedom




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Resident Evil

Director's Cut




Resident
Director's Cut n'est pas une simple version pour faire patienter l'arrivée de RE2, il propose une véritable refonte graphique, entre Remaster et Remake
Evil 2 aura mis plus de 2 ans à voir le jour, aussi parce que Shinji Mikami, créateur de la série, a jugé la pré-version mauvaise et inintéressante (on retrouve malgré tout des traces de cette version, sous le nom évocateur de Resident Evil 1.5). Le développement est donc reparti de zéro au beau milieu de l'année 97, ce qui a retardé considérablement la sortie du jeu. Pour faire patienter un nombre ahurissant de fans, qui attendaient une suite qui s'annonçait révolutionnaire, Capcom a décidé de proposer un Remake/Remaster de son premier épisode.
On le sait, chez Capcom quand on tient un filon on ne le lâche pas comme ça, la preuve avec la série Street Fighter qui compte un nombre amoral de suites, spin-offs et autres déclinaisons. Voici donc le fameux Resident Evil : Director's Cut, qui ne propose pas grand chose de neuf et ne justifie pas qu'on repasse à la caisse si on a déjà l'opus original. Mais il peut faire craquer tout ceux qui n'ont pas encore succomber aux charmes de la série horrifique de Capcom, ou les fans avides de Resident Evil, toujours prêts à débourser leurs deniers pour poursuivre d'une manière ou d'une autre l'aventure (et c'est clairement mon cas ^.^). Bien entendu on ne va pas revenir sur le jeu en lui-même, son ambiance, son gameplay, sa jouabilité particulière ou encore sa réalisation. Pour ça passez voir le test du jeu original, paru un an plus tôt.
Dans le package de ce Director's Cut, Capcom a été malin car ils ont inclus une démo de Resident Evil 2, le jeu le plus attendu du moment. Et il est fort possible que ça ait contribué à forcer les ventes, même si le score s'élève à moins de 500.000 pièces dans le monde. Ce qu'il faut savoir sur le premier Resident Evil, c'est qu'à l'époque il était censuré, d'où la fameuse vidéo d'intro en "noir & blanc". Désormais on la retrouve en couleurs avec encore une fois une qualité d'image étonnante. Seulement avec la couleur et tout ce rouge qui tâche, les "trucages" semblent moins bien réalisés, ça sonne plus "pastiché". C'est d'autant plus vrai pour ce faux animatronic du cerbère, qui n'a gueule à rien surtout lorsqu'il perd un oeil. La vidéo en est que plus kitch. Preuve que les moeurs ont évolués (sans doute grâce au succès du jeu original), et malgré cette intro en couleurs et le gore qui y est affiché, le jeu est resté en PEGI 15... comme à l'époque.



   

La vidéo d'intro est désormais en couleurs... ce qui la rend encore plus kitch !


Dans
Comme les graphismes, les énigmes ont été légérement modifiées. C'est un plaisir de redécouvrir le jeu
le fond rien n'a vraiment changé : on a toujours le choix de jouer avec Chris ou avec Jill (ce qui modifie la difficulté), la jouabilité est à l'identique, idem pour l'histoire, la base des énigmes, etc... Par contre sur la forme, il y a des modifications notables et intéressantes. Tout d'abord on nous propose de jouer soit en mode Standard (difficulté classique), soit de jouer en mode Entraînement (plus facile), ou encore de jouer en mode Avancé. Je ne reviens pas sur les 2 autres modes (il n'y a clairement rien de plus à expliquer) et je vais consacrer mon test uniquement sur ce dernier mode.
En mode Avancé ou Director's Cut, plusieurs petites choses changent, à commencer par les fringues. Jill et Chris ne sont pas habillés pareil et le dressing est de suite accessible (pas besoin de finir le jeu). On y trouve 4 nouveaux habits, 2 pour Chris et 2 pour Jill, soit la tenue classique plus une autre inédite. Ça ne sert à rien mais c'est toujours plaisant. Ceci dit le gros avantage de ce mode se modélise par des modifications (plus ou moins importantes) qui viennent renouveler l'aventure. Par exemple, certaines armes ne sont plus aux mêmes endroits, certains objets ont changés de place, certains éléments d'énigmes ne sont plus les mêmes et le jeu nous réserve même de nouvelles surprises. Pour n'en citer que 2, il y a un zombie qui vous attend dans la salle de bains du manoir et Forest (celui qui a le lance-grenades), autrefois mort et inerte, vous réserve un petit imprévu. Quand on ne s'y attend pas, ça surprend. Dans le même ordre d'idées, toutes les clés ont changées de place : ceux qui connaissent le jeu par coeur seront donc agréablement surpris car leur acquis ne servira à rien, ils seront obligés de redécouvrir le jeu... une 2e fois (ce qui est vraiment plaisant, soit dit en passant).
Mais attention, cette Director's Cut ne change pas tout, si quelques éléments ont été modifiés, il reste sensiblement le même jeu. Ainsi le blason de la salle à manger, la porte qui s'ouvre au son de la Sonate au Clair de Lune, le feu de cheminée qui créé la carte de l'étage, le combat contre le serpent géant du grenier... tout est à sa place. Il faut bien comprendre que c'est juste sur des détails que cette version apporte son petit renouvellement. D'ailleurs, on retrouve exactement les mêmes cut-scenes qu'à l'époque et les mêmes vidéos, ce qui peut être en contradiction avec les fringues portés. Le jeu nous propose également une complète configuration du pad (idéal pour ceux qui n'aiment pas celle de base) mais ne change en rien sa formule initiale. On retrouve donc la jouabilité 3D dites "tank" de l'opus original, si raide et si précise...



  • DualShock Edition
    La Nintendo 64 est sortie en juin 1996 au Japon et avec elle, est apparue son fameux gamepad analogique avec vibrations. Ne voulant pas rester à la traine, Sony a d'abord sorti la "Dual Analog Controller" en avril 1997, une manette avec 2 sticks analogiques mais sans vibration. Enfin, c'est en novembre 1997 que Sony sort sa fameuse "DualShock" (2 sticks analogiques + vibration), gamepad mythique qui sera la base de toutes les manettes modernes. De son côté, Capcom a réédité la plupart de ses jeux afin de profiter des performances de cette DualShock, et notamment de ses sticks analogiques. Malheureusement, les Resident Evil originellement développé pour leur jouabilité dites "tank" s'accomodent assez mal à l'exercice. Reste la vibration, qui peut apporter un peu d'immersion supplémentaire. Aux Etats-Unis et au Japon, nous avons donc 2 versions d'un même titre, mais j'ai eu beau cherché sur le Net, je n'ai pas eu confirmation que l'Europe ait reçu une telle réédition. Comme d'habitude, nous sommes la 5e roue du carrosse...


       


       


       



  • Nous
    C'est encore plus beau qu'avant ! Par contre aucun changement du point de vue de l'histoire, du gameplay ou de la jouabilité
    l'avons vu, le gameplay a légèrement été modifié et c'est aussi vrai pour l'efficacité de toutes les armes. Autrefois arme suprême du jeu, le Magnum a été relégué à la même puissance que le bazooka puisqu'il faut pas moins de 2 balles pour tuer un hunter. Et le même monstre, encaissera au fusil à pompe pas moins de 4 tirs. Ça rend le jeu un peu plus difficile qu'avant, d'autant que le nombre d'ennemis a augmenté. Si dans une pièce on retrouvait généralement 2 ennemis, désormais il y en a 3, voire plus. Tant que ça reste des zombies ou des cerbères il n'y a pas de problème, mais dès que ce sont des hunters, c'est tout de suite plus chaud.
    En plus, nos personnages sont plus fragiles puisqu'à la 2e morsure, c'est généralement le "game over". Heureusement pour compenser un peu ce regain d'action et de difficulté, on dispose d'un peu plus de munitions et les têtes de zombies explosent plus facilement. Techniquement, certaines parcelles du jeu ont été refaites. Certains décors ont de nouvelles textures, de nouvelles couleurs et presque tous les lieux ont de nouveaux plans de caméra, plus dynamiques et plus flippants qu'auparavant. Le résultat est séduisant puisque, si le jeu ne change pas fondamentalement, ça donne l'impression de jouer à une sorte de version 1.5. De plus, le rendu graphique est légèrement plus beau, plus fin qu'autrefois. Les décors sont un peu plus détaillés et la 3D (les sprites) est plus fine. Après ça on retrouve la même aventure flippante, la même ambiance horrifique. Seulement, d'un point de vue plus critique, il faut reconnaître que si ces modifications feront plaisir aux fans, et que ça renouvelle un peu le jeu, ça reste encore trop léger. La jouabilité aurait pu être agrémenté d'un rechargement rapide (c'est pénible de devoir toujours rentrer dans l'inventaire pour le faire) ou du très pratique demi-tour qu'on ne verra apparaître qu'avec Resident Evil 3.
    Pareillement, l'ombre de nos héros est toujours ronde, simple, alors que la console n'a pas grand chose à gérer en matière de 3D. Capcom aurait pu faire un effort de réalisme. Enfin, il aurait été vraiment agréable de pouvoir jouer un autre personnage comme Barry ou Wesker. On ne demandait pas une aventure complète mais une mini-histoire parallèle de 2 ou 3 heures afin de réellement comprendre ce qui se passe de leur côté. Du coup Capcom rate un peu le coche et ne propose qu'un lifting graphique, ou l'art et la manière de recycler l'un de leurs plus grands succès.



    Conclusion

    Resident Note



    Evil : Director's Cut est une mise à jour de luxe du plus grand survival-horror de tous les temps mais objectivement, difficile de conseiller cet épisode lorsqu'on possède déjà la version originale. Si vous ne l'avez pas, par contre, elle s'avère être une super affaire puisqu'elle est plus complète que l'opus sorti un an auparavant, qu'elle propose 3 modes de jeu dont un mode Avancé qui apporte des graphismes légèrement plus fins, des décors retravaillés et quelques modifications très agréables, surtout pour le fan qui a déjà fini l'original plusieurs fois. Car oui, le succès du premier Resident Evil fut tel, qu'ils étaient rares les joueurs à ne pas déjà connaitre ce hit de la PlayStation, du coup Capcom savait se qu'il faisait et c'est clairement les fans qui étaient la cible de cette réédition, qui oscille entre le Remaster et le Remake. D'un point de vue personnel, j'adore cette édition parce qu'elle apporte cette touche de nouveauté qui (notamment pour ce qui est du relooking des décors, allié aux nouveaux angles de caméra) rafraichit agréablement un jeu que j'ai essoré 100 fois au moins. Vendu moins cher que d'habitude et faisant patienter l'arrivée du grand Resident Evil 2 (d'ailleurs cette édition propose un sympathique CD de démo de ce RE2 tant attendu), Director's Cut est une pépite que les grands aficionados de la saga se doivent de découvrir...






    Points négatifs

      Les rééditions DualShock à l'utilité discutable (vue que le jeu est moins jouable au stick analogique)
      On aurait bien aimé quelques missions (scénarisées) supplémentaires, comme jouer Barry ou Wesker
      Maintenant qu'elle est en couleurs, l'intro est encore plus kitch !


    Points positifs

      Durée de vie confortable (comptez 8 à 10 heures si vous ne connaissez pas le jeu), à laquelle s'ajoutent plusieurs "run" pour jouer l'autre perso, tantôt en version classique, tantôt en version Director's Cut
      Entre Remaster et Remake, énormément de choses ont été modifiées : décors, caméras, emplacement des objets, costumes...
      Elle fait certes un peu série B mais l'histoire reste bonne et elle est bien mise en scène
      Prix adouci (300 Frs au lieu de 350) tout en offrant une belle démo de Resident Evil 2
      Quoiqu'on en dise, pour l'époque le doublage est excellent
      L'intro est désormais décensurée et apparait en couleurs
      Le choix entre version classique et Director's Cut
      L'ambiance... délicieuse, horrifique, mémorable !
      La qualité impressionnante des graphismes
      Une bande-son qui met une ambiance folle !
      Un level design incroyablement efficace
      Plusieurs fins possibles






    Test réalisé par iiYama


    article initial : octobre 2005
    mise à jour : janvier 2026


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