Resident Evil Dead Aim (PlayStation 2) -- Review sur SoloGamerTest

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Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :




Compatible avec :




Sorties du jeu : février 2003 au Japon - juin 2003 aux Etats-Unis - juillet 2003 en Europe

Développeur : Cavia
Editeur : Capcom
Genre : survival horror - shooter

Support : 1 DVD-Rom
Version testée : française
Doublage : anglais
Textes à l'écran : français


Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : RE Dead Aim
Titre alternatif : Biohazard : Gun Survivor 4 - Heroes Never Die (JAP)
Durée de vie : environ 4 à 5 heures
Prix au lancement : 60€






La musique de la semaine :
Freedom




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Resident Evil

Dead Aim




Capcom,
Dead Aim alterne survival-horror et shooter, ce qui rajeunit la jouabilité de la série. Il était temps :)
conscient que sa série "vache à lait" est en train de s'enfoncer dans l'auto-plagiat (les 3 premiers épisodes sur PlayStation et le Code Veronica ont des mécaniques de gameplay strictement identiques même si ce sont d'excellents titres), les développeurs ont commencés à plancher sur de nouvelles façons de "voir" les choses. A la différence de l'épisode Outbreak (sorti un an plus tard) qui est magnifique mais pour ainsi dire sans scénario (en plus de ne proposer aucune innovation), Dead Aim joue la carte de l'inventivité, apportant ainsi un vent de fraîcheur dans la série.
Mixage entre un Gun Survivor et un Resident Evil classique (d'ailleurs Dead Aim est le dernier et le plus abouti épisode de la sous-série des Survivor, d'ailleurs son nom japonais est Gun Survivor 4), on obtient dès lors une jouabilité assez originale : les déplacements se font en vue à la 3e personne et les phases de tir se déroulent en vue subjective (comme dans un shooter). C'est dans ces moments d'action intense qu'on peut utiliser un "light gun" (un pistolet optique comme le GunCon 2 de Namco par exemple). Pour ceux qui comme moi n'en ont pas, le stick analogique droit sert à déplacer le viseur (un peu à la façon d'un Cold FEAR).
Certes ce n'est pas très pratique (on se fait bouffer à cause de ça, parce qu'on manque de précision) mais côté sensation, c'est au top ! Voir l'action des yeux du héros est assez flippant et c'est justement le but recherché. Car ce spin-off ne fait pas l'impasse sur le frisson et l'horreur, si chère à la série de Capcom. Et de l'action, Dead Aim n'en manque pas, les lieux sont infestés de zombies assoiffés de sang et quelques vieilles connaissances sont aussi de la partie comme un Tyran (aïe !) et des Hunters (ouille !).



   

Au Japon, une édition Collector proposait le jeu avec un GunCon 2


Reprenant
Graphiquement, c'est correct mais la PS2 peut mieux faire
l'intrigue qui fait l'ouverture du Code Veronica (on y parle des bureaux d'Umbrella Paris), le scénario est un peu quelconque (même si ça aurait pu être pire, comme ce fut le cas des 2 premiers épisodes Survivor) : 2 agents secrets, Bruce du gouvernement américain et Fangling du gouvernement chinois, enquêtent sur un navire de croisière appartenant à Umbrella, où des choses pas très nettes (comme des présentations de monstres) ont été faites. A leur arrivée c'est la panique à bord puisque tous les passagers se sont transformés en zombies !
La progression se fait en 2 temps : dans un premier temps, l'aventure se déroule sur le bateau où les 2 agents cherchent à découvrir qui est à l'origine du drame. Ensuite on arpentera une base secrète d'Umbrella où ils tentent d'empêcher Morpheus, le responsable de ces tragiques événements, de lancer des missiles contenant le virus T, qui ont pour but de contaminer l'Amérique et la Chine... Vous l'aurez compris, parmi les originalités, on a droit à un paquebot en guise de première partie du jeu (ça nous change de Raccoon City), la seconde se passant dans des souterrains : moins beau et moins original. Quelques idées ont étés reprises des concurrents comme la carte qui évolue au fur et à mesure de l'aventure (comme dans Silent Hill) et d'autres faisant déjà partis de la série, se sont vues corrigées : l'annonce d'une porte fermée sans besoin d'appuyer sur un bouton, l'utilisation automatique des cartes et autres clés, des menus simplifiés et plus accessibles.
Mais cet épisode, un peu à part dans la série, n'est pas exempt de reproches, bien au contraire. Tout d'abord il n'y a aucune énigme, c'est juste de l'exploration, du ramassage de clés, ouverture de portes et abattage de monstres à la pèle (sur ce dernier point, on ne s'en plaindra pas). Ensuite le jeu est graphiquement bien en dessous d'un Code Veronica, sorti pourtant 2 ans plus tôt. Si les décors sont plutôt réussis, les différents personnages et autres zombies/monstres, sont par contre bâclés. Les cinématiques sont d'une qualité assez sympathique et les cut-scenes en 3D démontrent bien la piètre modélisation des protagonistes.


L'animation
Le scénario n'est pas super original, mais il reste suffisant
souffre de quelques rares ralentissements (par exemple dans la cuisine, lorsqu'une dizaine d'ennemis nous agressent en même temps) et le détail des mouvements n'est pas aussi précis que par le passé. La partie audio joue elle aussi la carte de l'originalité, avec un manque flagrant de musique. La quasi totalité du jeu se déroule ainsi, ce qui est gênant quand on pense que c'est en partie la musique qui porte l'ambiance.
Dead Aim se rattrape (un peu) avec des bruitages excellents (puissants et réalistes) et un doublage très correct (même si encore une fois, on n'a pas de doublage en français, chose qui n'arrivera qu'en 2012, à la sortie de Resident Evil : Revelations). Cependant tout n'est pas à jeter dans cet opus de la "peur sur flots", je vous rassure. Dead Aim repart sur de bonnes bases avec un scénario classique mais bien construit, exempt de tout chapitrage et une aventure qui colle bien à la série. L'originalité de la jouabilité est prompte à donner des sueurs froides, le jeu est bourré d'action, les lieux sont variés (on repasse rarement 2 fois au même endroit) et même si la réalisation n'est pas aussi éclatante qu'espérée, elle reste malgré tout d'un bon niveau (je vous rappelle que nous sommes sur PS2).
Capcom, qui a sous-traité le travail à Cavia (studio plus connu pour Drakengard qui développera bien des années plus tard les Resident Evil : Umbrella Chronicles et Darkside Chronicles) s'est satisfait du minimum, ce qui est tout de même un peu dommage. Mais le jeu est assez agréable et possède un bon capital sympathie, c'est ce qui le sauve. Au milieu de tout ce tumulte, les phases d'exploration sont sympas mais seulement dans le paquebot parce que lors de la 2e partie du jeu, l'aventure devient nettement plus linéaire. Dead Aim est un jeu facile (très facile même) et le fait qu'il n'y ait pas d'énigme, le rend également très court (comptez 4 à 5 heures à peine). Seul le dernier boss vous résistera un peu, voire même beaucoup si comme moi vous n'êtes pas doué pour viser avec le stick droit d'un pad...



Conclusion

Resident Note



Evil : Dead Aim est un spin-off de la célèbre série généralement développée par Capcom. Pour l'anecdote, sachez que cet opus-là (développé par Cavia et non par Capcom lui-même) était un essai, une tentative de proposer un nouveau type de gameplay à la saga et ce, sur un épisode dérivé de moindre importance. Ainsi en cas d'échec critique et commercial, Capcom ne "salissait" pas la très bonne réputation des épisodes canoniques. Si le pari n'est pas totalement réussi, sachez que c'est Dead Aim qui aura servi de base pour le futur Resident Evil 4, qui sortira 2 ans plus tard et ce, avec l'immense succès qu'on lui connait. Malgré tout, ce dernier spin-off des Gun Survivor est le meilleur opus de cette sous-série (remarquez, ce n'était pas bien difficile non plus) mais s'il est nettement plus qualitatif que le Survivor 2 (qui est une merde, soyons honnêtes), il reste encore loin de l'ambiance et du succès d'un Code Veronica.
Si les graphismes sont en dessous de ses pairs, et si le scénario est un peu "ordinaire" (vous prendrez aussi les commandes de l'équipière chinoise, afin de varier les plaisirs), sa façon de jouer est toute nouvelle et même si le soft est assez facile, il procure pas mal de sensations fortes et de frayeurs induites par la vue à la première personne. En conclusion, sans être le meilleur des Resident Evil, Dead Aim n'en reste pas moins une sympathique expérience, d'autant plus agréable qu'elle prend place dans le Lore de Resident Evil (notez d'ailleurs que c'est dans Resident Evil : Revelations qu'on se retrouvera à nouveau sur un bateau). Personnellement, même si la prise en mains est un peu délicate, j'avoue avoir bien aimé cet épisode un peu à part dans la célèbre saga de Capcom...






Points négatifs

  L'absence de musiques est préjudiciable pour l'ambiance
  2e partie d'aventure nettement moins intéressante
  Clairement trop court (4 à 5 heures environ)
  La jouabilité à la manette n'est pas évidente
  Le scénario est assez quelconque


Points positifs

  Le meilleur épisode des Gun Survivor (c'était pas difficile non plus)
  La vue à la première personne va vous filer des sueurs froides !
  Le jeu est nettement plus précis et fun avec GunCon 2
  Enfin un gameplay original et qui fonctionne bien !
  Les vidéos en images de synthèse sont de qualité
  La double point de vue TPS/FPS est original
  La difficulté est très abordable



Test réalisé par iiYama


article initial : janvier 2006
mise à jour : janvier 2026


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