Resident Evil Outbreak File 1 (PS2) -- Review sur SoloGamerTest

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Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :




Compatible avec :




Sorties du jeu : décembre 2003 au Japon - mars 2004 aux Etats-Unis - septembre 2004 en Europe

Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : survival horror

Version testée : française (Euro PAL 50hz)
Doublage : anglais
Textes à l'écran : français

Support : 1 DVD-Rom
Difficulté :
Temps de jeu : environ 8 heures pour l'histoire principale
Multi-joueurs : uniquement en ligne et au Japon

Abréviations : REO - RE Outbreak
Titres alternatifs : Biohazard Outbreak - Resident Evil Outbreak File 1
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 1,5 Millions






La musique de la semaine :
Freedom




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Resident Evil

Outbreak



Outbreak
Le scénario est vraiment décevant, Outbreak n'étant qu'un petit spin-off
est un numéro à part dans la série des Resident Evil. Tout d'abord le scénario est "tranché" en 5 chapitres bien distincts, qui n'ont parfois que peu d'intérêt et surtout, qui ne se raccordent pas les uns avec les autres. La déception s'installe. Alors que les joueurs de GameCube profitent déjà de leurs superbes épisodes Zero et Rebirth (dont ce dernier est sans nul doute le meilleur épisode de l'ancienne formule) et Capcom ne voulant pas offrir d'exclusivités qu'à Nintendo, a créé les Outbreak spécialement pour la PS2. Mouais... on aurait préféré les versions GameCube quand même.
Ceci dit, le jeu n'est pas totalement dénué d'intérêt puisqu'en fait on choisit un personnage (parmi 8) avec 2 coéquipiers gérés par l'IA. Chaque personnage a ses propres facultés comme crocheter des serrures, posséder une arme à feu dès le début ou encore pouvoir emporter plus d'objets. L'idée de base n'est pas mauvaise mais les persos n'ont aucun charisme et prendre par exemple une fille, c'est prendre un perso plus fragile face aux attaques et au virus. Quelques passages changent selon le personnage choisi, avec notamment des cut-scenes différentes. Certains décors visités sont originaux (comme le bar ou l'hôtel) ou tirés des précédents opus (comme l'hôpital ou le labo souterrain). Si on peut pointer le manque d'originalité, il est par contre sympa de revoir d'anciens décors. Les fans apprécieront car ça apporte une autre vision du lieu, avec un scénario parallèle aux grands épisodes.
En effet, Outbreak se cale entre Resident Evil 2 et 3, juste avant que Raccon City ne soit rasée de la carte. Notre petit groupe a donc pour but de fuir la ville. Le gameplay, même s'il n'a pas fondamentalement changé, s'essaye à une nouvelle mécanique : le temps ne s'arrête jamais ! Ainsi, si vous lisez un journal ou mixez des herbes pour vous soigner, vous pouvez aussi vous faire attaquer. Ce sentiment d'insécurité permanente est complètement flippant ! S'il y a toujours des machines à écrire pour sauvegarder, il n'y a plus de coffre et il faut ajouter à ça un inventaire ultra restrictif. Chaque personnage ne peut porter que 4 objets (8 pour l'une des filles) ce qui est trop peu et nous force souvent à poser des items. Pire, rien que le fait de respirer l'air nauséabond de la ville, vous infecte peu à peu. Une jauge de virus est donc installée, faisant monter d'un cran une tension déjà presque insupportable. Il est évident que si vous vous faites mordre, le taux grimpe en flèche. Croyez-moi, les herbes bleues sont vos meilleures amies.


           

Et
Le fait qu'on puisse être contaminé est une bonne idée mais ça rend le jeu hyper difficile
ce n'est pas tout. Pendant que vous contrôlez l'un des membres de l'équipe, les autres sont gérés par l'IA. Une IA qui est sobrement stupide puisque les PNJs feront bien souvent n'importe quoi. Pourtant il ne faut pas qu'ils meurent, là est la nouveauté. Si ça n'influe pas sur vous directement, ça influe sur votre parcours. Par exemple, la crocheteuse vous évite de chercher certaines clés, si vous vous faites agresser, les autres membres de l'équipe viendront vous aider (si vous avez fait de même pour eux) et certains sont capables d'utiliser divers objets. Car le jeu est avant tout pensé pour la coopération... ce qui parait logique dans la situation dans laquelle se trouve le groupe. Cet aspect communautaire est clairement développé pour être joué à plusieurs, chacun contrôlant un personnage. Mais la plus grosse faute de Capcom, c'est de n'avoir proposé le online qu'au Japon (comme d'habitude) et surtout de n'avoir intégré aucun mode co-op' jouable ne serait-ce qu'à 2 sur la même console. Ainsi sa principale "feature", celle qui fait tout l'intérêt du titre, est (hors du Japon) passée à la trappe. Bravo les gars !
La dernière nouveauté d'Outbreak, c'est que les armes sont rares, on nous force donc à privilégier la débrouille à l'attaque de front. A la manière d'un Silent Hill, l'idée c'est que n'importe quel objet peut servir d'arme : balai, pelle, clé à molette... sont autant de moyen de se défendre. En plus, ces armes de fortune ont, en quelque sorte, une durée de vie et une efficacité prédéfinie. Dernière chose là dessus, vous pouvez échanger divers objets avec vos partenaires, s'ils le veulent (parfois ils refusent, surtout si on ne leur a pas prêté main-forte). Cet aspect repris de Resident Evil Zero est assez sympa mais une fois encore, l'IA fait souvent n'importe quoi, du genre un gars à la clé pour ouvrir la porte de sortie mais il refuse d'ouvrir la-dites porte et refuse de vous donner la clé. Résultat : tout le monde meurt !
Outbreak reste donc une aventure sympa mais beaucoup trop difficile. Le taux de virus, des zombies partout ou pire un monstre immortel (dans l'hôpital y'a un gars avec des asticots plein le corps qu'on peut shooter indéfiniment, il ne meurt jamais et nous poursuit sans cesse) rendent l'aventure vraiment ardue. Il en devient même oppressant par moment ! A vrai dire, il est l'épisode le plus difficile auquel j'ai joué. Généralement on félicite Capcom pour l'équilibre de ses jeux, mais là ils se sont râtés.


           

Par
Seuls véritables bons points du jeu : les graphismes sont splendides et on visitera des lieux connus
contre, j'ai aimé la cohérence de certaines actions. Par exemple le fait que "asticot-man" aille se jeter sur un zombie qu'on vient de fraîchement dessouder plutôt que sur nous ou encore la possibilité de pouvoir ouvrir certaines portes en tirant dessus, ça apporte un peu plus de crédibilité à une série qui en manque depuis des années. Derniers détails, si la jouabilité reste bonne, notre personnage est mou-du-genoux. C'est un peu dommage d'avoir cette lenteur de déplacements car ça gâche un peu le dynamisme (même en 60 hz ça ne change rien au fait de piloter un camion, comme si le protagoniste n'avait pas conscience qu'il avait la mort aux trousses).
Par contre, on peut jouer soit avec le stick analogique (auquel cas le personnage suit la direction désignée) soit à la croix numérique (et on retrouve ainsi la précise, bien qu'un peu raide, jouabilité des opus PlayStation). Un vrai plus. Pour ce qui est de la réalisation, le jeu s'ouvre sur une magnifique (bien que macabre) introduction en images de synthèses (les autres scènes sont généralement en 3D). Accompagnée d'une somptueuse musique, elle est impressionnante, vraiment superbe, et elle nous dévoile comment le virus s'est propagé dans la ville, tout en reprennant une scène de Resident Evil 2 sous un angle pour le moins original.
De leur côté, les graphismes sont vraiment beaux. J'ai été époustouflé par les effets de flammes du premier niveau ou de l'hôtel, puis par les fumées et les brumes des niveaux suivants. Avec ça les animations sont fluides, le sang gicle à chaque coup porté (en tâchant sol et murs) et les modélisations sont excellentes. Ainsi les cut-scenes en 3D sont de bonne facture, notamment grâce à des visages suffisamment expressifs. La bande-son est aussi dans le ton. Si les musiques ne sont pas géniales (sauf celle du dernier niveau qui rappelle le manoir), le doublage est de bonne qualité et les bruitages, notamment ceux des armes à feu, sont excellents. Quant aux 5 mini-aventures, le vrai plaisir du titre passe par les scénarios parallèles qui apportent quelques réponses aux épisodes précédents et du coup, on prend un flash en se disant "mais oui, c'est pour ça alors...". Voilà pourquoi il faut avoir joué aux premiers épisodes PlayStation, sans quoi ce Resident Evil Outbreak perd tout son intérêt.




Voici la superbe séquence d'introduction du jeu. La vidéo a été
remasterisée en 4K via un procédé de Machine Learning (IA)



Conclusion

Resident Note



Evil : Outbreak n'est pas un mauvais jeu mais on regrettera un manque flagrant d'innovations, une difficulté horrible même en "easy", un level design trop complexe sur le dernier niveau et des loadings vraiment pénibles (ils sont incessants, très longs et s'affublent d'un bruitage type "battement de coeur" qui tape sur les nerfs). C'est vraiment dommage je sais, car Outbreak apporte quelque chose d'intéressant et d'original à la série (le temps ne s'arrête jamais et tout le monde est infecté par un virus T qui prend peu à peu possession de son hôte). De même, on nous dévoile quelques révélations et la réalisation fait honneur à cette bonne vieille PS2. Malheureusement, on reste bien loin du fun d'un Code Veronica X, notamment par l'absence d'un mode co-op' offline, ou simplement par le fait pouvoir switcher entre les persos. Les idées étaient là, mais elles ont mal été exploitées...






Points négatifs

  Afin de doper la durée de vie, les personnages sont tous très lents
  IA sobrement débile et pas de co-op' local pour remédier au problème
  Pas de co-op' online hors du Japon (on sent le gaz ou quoi ?)
  Inventaire trop restrictif : 4 cases, c'est abusé !
  5 scénarios non reliés à l'intérêt oscillant
  Le jeu est bien trop difficile


Points positifs

  Le gameplay déploie quelques idées sympathiques comme l'échange d'objets et le taux de virus
  Techniquement, le jeu exploite parfaitement les capacités de la PS2
  Quelques révélations assez sympathiques
  La séquence d'intro est superbe



Test réalisé par iiYama


article initial : septembre 2005
mise à jour : janvier 2026


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