Astro Bot (PS5) -- Review sur SoloGamerTest

(PUB)

 





Cliquez pour agrandir



Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :




Sortie mondiale : septembre 2024
Développeur : Team Asobi
Editeur : Sony Interactive Entertainment
Genre : plate-formes

Version testée : française
Doublage : -
Textes à l'écran : français

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 37,9 Go
Version logicielle : v.1.18

Performances : 4K en 60 fps
Compatible VR : non
Compatible Remote Play : oui

Difficulté :
Temps de jeu : environ 12 heures pour les niveaux principaux - 18 à 20 heures pour réaliser tous les défis
Multi-joueurs : non

Titre alternatif : Astro's Playroom 2
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : environ 2,3 Millions

La musique de la semaine :
Freedom




(PUB)



           


           




Les sites partenaires :























Vous aimez SoloGamerTest et vous souhaitez le soutenir ? Alors vous pouvez nous adresser vos dons via PayPal en cliquant simplement sur le bouton ci-dessous.



Astro Bot









Il
On aura attendu pas moins de 4 ans pour qu'Astro Playroom ait une suite
fut un temps, pas si lointain recomptez bien, où chaque société de jeux vidéo avait besoin de sa mascotte. On pense bien sûr à Nintendo et son Mario (bien que depuis, on pourrait y inclure tout un tas de figures emblématiques associées à la marque comme Donkey Kong, Link/Zelda, Kirby, Samus Aran ou encore le plus connu des Pokémon, j'ai nommé Pikachu) mais ils ne sont pas les seuls. Namco avait son Pac-Man, DC Comics ses Batman et Superman, SEGA a toujours eu Sonic, Ubisoft avait Rayman, Eidos avait Lara Croft, Bungie avait son John-117 quand Microsoft avait également les Gears, Capcom avait Mega Man, etc... Au départ, les mascottes étaient souvent des personnages anthropomorphes mais peu réalistes (on se souvient encore d'Aero the Acrobat ou de Bubsy) puis les choses ont commencé à changer avec la première PlayStation. Sony avait bien Crash Bandicoot comme fer de lance, mais ce représentant public n'a jamais été vraiment officiel et c'est sur cette génération que les mascottes ont muté vers quelque chose de plus "adulte". Comme si le jeu vidéo avait pris, lui aussi, la maturité prise par les enfants et adolescents de l'époque.
Aujourd'hui, dès le plus jeune âge on s'insulte sur les jeux en ligne, on n'a plus le temps d'apprécier quoi que ce soit, le jeu vidéo, comme la restauration, est devenu "rapide", le Fast Food du JV trouvant son plus grand représentant dans le Game Pass. Si SEGA a toujours son Sonic et Nintendo son Mario (pas étonnant en y repensant, que ce soit ces 2 là qui auront duré le plus longtemps), en 2020 Sony et la Team Asobi se sont dit que finalement, un petit vent de nostalgie dans ce monde connecté à Internet et déconnecté à l'humanité, ne serait sans doute pas un mal.
Voilà comment est né Astro Playroom, un jeu vidéo gratuit (enfin gratuit faut le dire vite quand on paye sa console aussi chère !) autant qu'une démo technique des capacités de la console et de sa manette. L'adorable personnage d'Astro, on le connait depuis 2018 et la sortie d'Astro Bot Rescue Mission, un jeu qui accompagnait le casque PS VR de la PlayStation 4. Mais le petit robot aura réellement eu son bout de succès avec Playroom, puisqu'il est installé sur toutes les consoles PlayStation 5 vendues. Il est donc accessible au plus grand nombre.




La DualSense aux couleurs d'Astro Bot (et sa variante "joyful") vendue au prix d'ami
de "seulement" 85 à 120€ selon le revendeur. Pas cher, toi prendre, toi acheter...
(cliquez pour agrandir)



Astro PlayBot 2 Rescue Room


Testé
Le titre Astro Bot ne se présente pas comme une suite à Playroom. A minima, il aurait dû s'appeler Astro Bot 2 vu qu'il existe déjà un Astro Bot Rescue Mission...
à la réception de la console, nous avons adoré Playroom, mais il n'était pas parfait pour autant : quelques phases tout en motion gaming bien relou car très imprécise et surtout quelques pics de difficulté bien frustrants, alors que le public visé était clairement les enfants. Car oui, l'adulte qui a acheté sa console (moi) pour pouvoir jouer aux derniers gros titres du moment (entre autre Diablo IV, God of War Ragnarök, Alan Wake II, Resident Evil 4, Silent Hill 2, RoboCop : Rogue City... bref des jeux pour "grands") mais qu'en parallèle sa fille lui vient, avec des étoiles plein les yeux tout en lui tendant la manette et en lui disant "viens on teste ça en famille", forcément ça sent le piège sentimental. Alors je le reconnais, Astro's Playroom m'a beaucoup amusé, mais il m'a aussi pas mal agacé. Disons que ses défauts étaient compensés par ses qualités et sa pseudo-gratuité, et je croisais les doigts pour que, si une suite voyait le jour, elle corrigerait justement ce qui n'allait pas.
Un petit mot sur la Team Asobi : ce studio japonais est né en 2012 au sein de la Japan Studio, l'équipe qui a développé les légendaires ICO et Shadow of the Colossus, mais aussi des titres un peu plus marginaux comme LocoRoco, Gravity Rush ou Patapon. En 2021, Sony ferma ce studio renommé (le fric pourrit décidément tout) et la Team Asobi prendra alors sa dépendance. Dirigé par un français (Nicolas Doucet) et comptant à peine 65 personnes, ils nous reviennent fin 2024 avec Astro Bot, la suite directe du très apprécié Astro Playroom. Sauf que... cette fois, on ne parle plus d'un jeu gratuit, ni d'un jeu exclusivement dématérialisé (oui mon Astro Bot est en édition physique, vous connaissez ma position sur le sujet).
Je vous passe les nombreux coups markéting ou encore cette manette à l'effigie du jeu (qui bien que jolie, coûte beaucoup trop cher pour une simple DualSense avec quelques notes de bleu), mais j'aimerais quand même mettre le doigt le fait que le jeu aurait dû s'appeler autrement. Car après The Playroom, Astro's Playroom, Astro Bot Rescue Mission et maintenant simplement Astro Bot... je ne vous fais pas un dessin. Après tout, l'appeler Astro Bot 2 ou même Astro Playroom 2 n'était pas si sorcier, car là, les non-initiés s'y perdent.




Nicolas Doucet et la Team Asobi (cliquez pour agrandir)



70€ c'est plus cher que gratuit !

Et t'as trouvé ça tout seul ou quelqu'un t'as aidé ? :)



Au
Désormais on ne parle plus d'un titre gratuit inclus dans sa console, mais bien d'un jeu vendu 70€ et ça mine de rien, ça change de suite notre regard sur le titre
moment de l'achat, ma propre femme (Chacha) m'a même dit "mais attends, on l'a pas déjà celui-là ? rappelles-toi, on y a joué avec les enfants ?". Et en effet, elle parlait d'Astro Playroom, qu'on a testé tous ensemble en 2023. Donc vous voyez, si ma femme (qui est un peu dans le circuit) arrive à faire ce genre de d'erreurs, je vous laisse imaginer les autres. C'est ce genre de quiproquos qui mènent à des confusions inutiles et facilement évitables, comme le nom de la Wii U où personne ne savait exactement ce que c'était, ou dans une autre mesure le God of War de 2018 qui n'a pas de sous-titre et laisse sous-entendre à un reboot de la série, ou à un Remake, alors que c'est tout simplement une suite de God of War III... bref, le pire c'est de se dire que des markéteux sont payés très cher pour pondre de telles inepties.
Le développement d'Astro Bot a commencé presque immédiatement après l'achèvement d'Astro's Playroom et il a pris environ 3 ans. Il s'agit du plus grand jeu développé par la Team Asobi et selon Nicolas Doucet, il ne comporte aucun sous-titre comme pour signifier que c'est un nouveau départ pour Astro (franchement la raison ne convainc personne). Ceci dit, dès le départ on sent que le studio a eu de grandes ambitions : bien que l'équipe soit restée plus ou moins la même, le développement a pris 2 fois plus de temps ! D'ailleurs je tiens à souligner qu'une fois encore, nous arrivons bien après la guerre. En effet, nous avons eu notre exemplaire près d'un an après sa sortie, car mine de rien, Astro Bot est sorti au tarif de 70€ (80€ si vous voulez vous faire encore plus enfler, avec l'inclusion de babioles numériques sans intérêt aucun - à part l'OST mais j'y reviendrai).
J'ai déjà beaucoup de mal à mettre plus de 40€ dans un jeu d'occasion (je ne roule pas sur l'or, très loin de là) et c'est bête à dire, mais pour un jeu de ce genre, j'estime que c'est cher payé. Certes, à l'époque j'ai claqué "day one" 450 Frs dans mon Super Mario All-Stars sur Super Nintendo, mais j'étais encore adolescent (17 printemps, le bel âge ^__^) et surtout je n'avais pas de famille à nourrir. Aujourd'hui, c'est une question de priorités. Et puis ce n'est clairement pas moi qui vais y jouer le plus...




Cliquez pour agrandir



Le 8e passager ?


Comme
La mise en scène est digne d'un dessin animé. Sans doublage et sans réelles prétentions, au moins on a un agréable fil conducteur
je le disais, dès le départ Astro Bot nous dévoile ses ambitions avec en premier lieu un superbe écran titre interactif. Par contre première déception, le menu des options est minimaliste, trop minimaliste à mon goût. Où sont les niveaux de difficulté, la configuration du son, la configuration des touches, le mode co-op', le mode 120 hz... il n'y a rien de tout ça. Un seul niveau de difficulté (et vous le verrez vite, ça manque), un jeu uniquement jouable en solo, et pour le reste, vous vous y faites ou vous jouez à autre chose (moi c'est comme ça je l'interprète). Bon, déçus mais pas échaudés, on lance notre partie où on dispose de 3 sauvegardes représentées par des Memory Cards de la première PlayStation (joli clin d'œil) et on tombe sur une très sympathique intro. Astro et ses nombreux bots se baladaient dans l'espace, à bord du vaisseau-mère PlayStation 5.
Tout allait pour le mieux (après tout, après l'aventure passée, ils avaient bien besoin de repos) lorsque tout à coup un alien sorti de nulle part débarque, éventre la console et lui vole son processeur ! Et vous savez ce que c'est, sans CPU plus rien ne fonctionne, donc c'est le crash ! Astro et le vaisseau-mère échouent le nez dans le sable, dans ce qui semble être une planète désertique. Cette planète est au centre d'une galaxie et comme dans Super Mario Galaxy, chaque système représente un groupes de niveaux, avec tout au bout un boss. Le but sera alors de vaincre chaque boss pour que la PlayStation 5 retrouve ses principaux composants (RAM, SSD...) et qu'elle puisse repartir. Quand à la planète centrale, celle de sable, elle est un peu le centre de tout ça, le hub où se réuniront tous les bots sauvés et où trône fièrement la PS5 qui attend de retrouver ses fonctions.
Alors bien sûr, comme on parle d'un jeu destiné au tout public, voire aux enfants, il ne faut pas s'attendre à une mise en scène de folie. On n'est pas dans The Last Us Part II. En fait niveau narration, on est plus proche d'un dessin animé de chez Gulli que d'un film interactif. Il y a aucun doublage (seul l'arbre géant chantera en anglais), à la place nous avons les onomatopées trop choupinous des bots et d'Astro (d'ailleurs laissez-le seul un instant et il hurlera à l'appel de ses amis ou il jouera avec cette fameuse PSOne portative, celle avec un écran LCD).



Mais pourquoi est-il aussi méchant ?

Demandez à Orangina rouge, il va vous expliquer :)



Quant
La planète de départ servivra de hub et c'est ici que vous retrouverez tous les bots sauvés
à la teneur de l'histoire, bien évidemment on salue l'effort de mise en scène, le fait de fournir un tenant et un aboutissant (d'autant que l'Alien est bien moche et méchant comme il faut, tout droit sorti d'un épisode de Scooby-Doo) mais pensez bien que nous sommes sur une production grand public, voir à destination des gosses. Au final ça ressemble beaucoup à un Super Mario ou un Kirby, simplifié au maximum puisqu'il n'y a même plus de dialogues, les intentions suffisent à nous faire comprendre l'essentiel.
Naturellement, on retrouve un peu le hub de Playroom (qui est désormais la planète de sable), à ceci près qu'elle va peu à peu proposer de nouvelles activités. En effet, depuis sa sortie, le jeu a reçu plusieurs mises à jour (gratuites) de contenus, apportant quelques micro-niveaux, des défis voire carrément des planètes entières. On peut alors se dire qu'il y a 2 façons de voir les choses : soit le jeu n'était pas fini mais il fallait tenir une deadline imposée (après tout, ça se fait de plus en plus), soit à la manière des DLCs, le contenu additionnel est apparu petit à petit afin de tenir l'intérêt des joueurs dans le temps, à une époque où tout se consomme et se jette ensuite. Pour une fois je ne serai pas cynique en voyant le mal partout, et je pencherai pour la 2e hypothèse. ^.^
A l'heure où j'écris ces lignes, il y a pas moins de 301 bots à sauver ! Oui c'est énorme et la durée de vie est environ 3 fois plus élevée que celle de Playroom... normal je vous dirai, quand on fait payer son jeu. Ces bots sont évidemment répartis au sein des divers défi-planètes ainsi que des sous-systèmes que compose l'univers du jeu. Nous y reviendrons. Chaque bot sauvé sera alors téléporté vers la planète d'origine, celle où la PS5 attend d'être réparée. Au fur et à mesure de notre avancement dans le jeu, on pourra alors débloquer divers sous-niveaux et autre sous-puzzles. Pour vous donner un ordre d'idée, il faut par exemple secourir 60 bots qui pourront alors à leur tour, vous aider à franchir certains passages jusque-là inaccessibles, accéder à certaines zones où d'autres bots seront à sauver, et d'autres pièces de puzzles à récupérer.



       

       

       

Après avoir vaincu chaque grand boss, un nouveau level (une planète en somme) apparaitra et dans celui-ci, Astro prendra la forme d'un des grand héros de la marque PlayStation : Spike (Ape Escape), Kratos (God of War), Nathan Drake (Uncharted), Locoroco, Aloy (Horizon)... Au passage, on récupère l'arme du personnage (hache Léviathan, pistolet, arc), le décor (design et quelques pièges) ainsi que la musique, sont naturellement inspirés des jeux d'origine. Ce sont parmi les meilleurs moments de cette aventure.



La navi-sense


Car
Dans le jeu, la manette DualSense sert de navette spatiale à chaque déplacement et chaque début de niveau
oui, régulièrement nous devons trouver des pièces de puzzles et une fois le-dit puzzle reconstitué, on débloque des bonus comme le fait de pouvoir changer de tenue (en transformant Astro en Ratchet par exemple - ce n'est que cosmétique, je tiens à le signaler) ou le design de la manette qui en premier lieu, peut devenir noire. E puisqu'on en parle, si la PlayStation est le vaisseau amiral, de son côté la DualSense servira de navette afin de rejoindre les divers systèmes. La carte est un mélange entre Star Fox, Super Mario Galaxy et Mass Effect 3 (les Moissonneurs en moins :). Voguer dans l'espace à bord de sa "navi-sense" (navette/DualSense) est assez marrant, d'ailleurs en farfouillant un peu, on peut dénicher de nouveaux planétoïdes et autres défis. Attendez une seconde, on me dit dans l'oreillette que le vrai nom de la manette/vaisseau est le "Dual Speeder"... ah ouais, c'est moche comme nom (ma fille plussoie *pouce en l'air*) donc on va rester sur "navi-sense".
Sachez-le, le parcours n'est pas "open world", on ne va pas où on veut car l'ordre des niveaux est imposé. C'est sans doute mieux pour le public visé (les enfants), qui se sentira guidé en douceur, au lieu d'être lâché au beau milieu de dizaines de niveaux sans avoir quoi faire, ni où aller, au risque de parcourir quelques portions ça et là, pour au final tout abandonner. Le fait d'être guidé, rythme un peu la narration, on est fiers de réparer petit à petit cette brave console réduite en morceaux, et ça permet aussi d'imposer peu à peu une difficulté montante, des ambiances plus sombres ainsi qu'une histoire qui suit un certain fil conducteur. Les open worlds c'est bien, moi perso j'adore ça, mais j'avoue que ça se prête mieux à un environnement et une histoire plus matures. Finalement, vouloir guider le jeune loupiot qui va s'éclater sur Astro Bot, c'est une bien meilleure idée.
Sachez également que la "navi-sense" est là à chaque début et chaque fin de niveau, avec parfois des petits parcours façon Star Fox (avec des pièges à éviter, des pièces d'or et de puzzle à récupérer) et c'est là qu'on se dit qu'un vrai niveau, tout entier, à bord de l'engin, n'aurait pas fait de mal. Mais je suppose que ces même loupiots auraient un peu galérer à piloter, après tout ils n'ont pas encore l'âge de prendre en mains un Ace Combat, et encore moins un Flight Simulator et le dernier niveau réserve justement une très belle surprise en ce sens... mais chuuut, j'en dis pas plus.



Dans la pure tradition du platformer 3D


L'aventure
Pour à peine 200 pièces, vous pourrez débloquer un piou-piou qui vous aidera à terminer chaque niveau à 100%
se compose de plus de 80 niveaux, répartis sur 6 systèmes et 50 planètes. Chaque planète comporte son lot de bots à sauver, de pièces de puzzles à trouver et parfois même de planètes cachées (qu'on accède en dénichant un trou noir et se révèle être de véritables niveaux bonus, parfois aussi longs que les levels principaux). Certains proposent aussi d'utiliser intensivement l'une des nouvelles capacités d'Astro, dont certains ressemblent à un animal. On pense au Bulldog Booster, qui donne à Astro la possibilité de "dasher", ce qui permet d'accéder à des zones autrement inaccessibles, ou de bourriner ses ennemis. On a aussi les gants Twin-Frog, qui permettent de frapper les ennemis à distance et de se balancer sur certaines surfaces. On a également le "sac-timer" qui permet de ralentir le temps (créant ainsi des momentums), la souris qui permet de rétrécir, on a aussi le ballon d'hélium, puis l'éléphant qui aspire les liquides, l'éponge qui "boit" toute l'eau ou encore la poule qui sert de jet-pack vertical. On notera également qu'Astro sait désormais nager, sur et sous l'eau, même si ça reste finalement assez rare. Si certains niveaux sont très classiques, dans la plus pure tradition des "platformer" 3D inspiré par un certain Super Mario 64, d'autres font preuve d'un certain génie créatif.
On sent une vraie inspiration dans le level design, afin de proposer quelque chose d'aussi original que motivant. Le niveau avec l'arbre géant, le casino, le niveau avec les champignons dansants, celui où on bascule jour et nuit... certes tous ne sont pas au même niveau mais globalement on ne peut que saluer les efforts à toujours proposer des niveaux inspirants, qui donnent envi d'en voir toujours plus. Et si jamais vous n'avez pas réussi à trouver tous les bots en chemin, ou toutes les pièces de puzzle, vous pourrez rejouer chaque niveau déjà franchi. Un 2e tour de piste qui vous permettra, moyennant 200 pièces, de débloquer un "oiseau pisteur". Ce dernier vous suivra tout au long du niveau et vous indiquera où sont les pièces de puzzle, bots ou planète que vous auriez loupé.
Car oui les pièces d'or estampillées "playstation" sont de retour, car c'est un grand classique depuis l'avènement du genre (Super Mario Bros 1 ?). Le type mécanique simple et efficace qui vous fait prendre des risques juste pour assouvir votre collectionnite aigue, façon Oncle Picsou. Sauf qu'ici les pièces servent surtout à jouer au "Gasha PlayStation" : chaque partie coûte un certain nombre de pièces et vous obtiendrez (aléatoirement) l'un des nombreux objets (virtuels) à collectionner. D'où l'intérêt de trouver les pièces de puzzles (pour débloquer le Gasha) et ensuite de récolter un max de pièces.



Astro battery


Astro
Comme pour Playroom, le jeu utilise à fond toutes les fonctions de la DualSense... du coup la batterie tombe vite à genoux :(
Bot propose quelques paramètres d'accessibilité, qui incluent la possibilité de jouer avec un seul stick analogique (la caméra se repositionnant via une simple touche), la prise en charge du contrôleur PlayStation Access (pour les personnes handicapées - d'où l'utilité de pouvoir jouer avec un seul stick) et encore la possibilité de désactiver les commandes gyroscopiques. Car personnellement, je déteste le motion gaming ! Voilà pourquoi j'ai autant détesté la période Wii, qui nous faisait gesticuler comme des gogols devant notre TV, avec en prime des réactions totalement aléatoires. Dans Astro's Playroom, c'était l'un de mes grands griefs dans le sens où la DualSense, comme les Wiimote ou DualShock 3 d'autrefois, interprète très mal nos mouvements. Le motion gaming c'est sympa 2 minutes mais c'est trop imprécis, et c'est ce qui m'a profondément gonflé dans le précédent jeu. Le fait de pouvoir le désactiver est une excellente chose car si notre petit Astro n'est pas toujours au top de la précision, ce sera toujours mieux au stick analogique qu'aux fonctions SixAxis.
Bien évidemment, comme pour Playroom, la DualSense est au centre de l'expérience : vibration HD, retour haptique, gâchettes adaptatives, gyroscope... tout y passe. Je ne sais pas vous mais moi, je trouve tout ça très "gadget" ! Dans aucun jeu ça n'apporte une réelle plus-value. J'entends par là que la super vibration haute définition, n'a rien révolutionnée face aux vibrations classiques qui étaient déjà excellentes (OK c'est peut-être un peu plus précis, je veux bien l'admettre), les gâchettes me font bien rires car le fait qu'elles soient résistantes ou non, je trouve ça vite chiants...
Alors allez-y, faites vous plaisir avec tous les noms d'oiseaux que vous adorez sortir à tout bout de champ : vieux réac', boomer, papy gaming... je m'en tape. Ma première manette fut celle de l'Atari 2600, j'ai vu l'évolution du jeu vidéo et j'estime que la manette de la Xbox 360 ou la DualShock 4, ont atteint le sommet du confort et des fonctions. Le reste ne sert à rien... à part siphonner la batterie bien sûr ! Et oui, tous ces joujoux pompent cette pauvre batterie, qui du coup, a bien du mal à tenir la distance. Pour plus de confort et puisqu'on n'est pas sur un FPS où les vibrations apportent un vrai retour sur les armes à feu, nous avons désactivé les vibrations. Et là bizarrement, la manette arrive à durer plus de 2 sessions d'affilé. Etonnant pas vrai ? :D




Le PlayStation Access (cliquez pour agrandir)



Astro BOSS !


Les
Vous un caïd, un pro du pad et vous roulez sur Astro Bot ? Tant mieux pour vous car ça risque d'être très différent pour le public visé, à savoir les enfants
niveaux principaux sont globalement accessibles et surtout, la mort n'est jamais une fin en soi. Jeu moderne par excellence, ici il n'y a ni timer, ni score, ni compteur de 1up. Chaque checkpoint vous ramènera à la vie, jusqu'à ce que vous arriviez à franchir la portion de niveau suivante. Même s'il y a quelques pics de difficulté, franchement il n'y a rien d'insurmontable. Ceci dit, même le gamer chevronné que je suis, a perdu quelques fois. Parfois c'est parce qu'Astro ne répond pas à la commande (un saut, le plus souvent), ou alors à cause d'une caméra parfois mal gérée, ou sous un angle inadéquat. Mais trêve de mauvaise foi, le plus fréquemment c'est parce que "je suis une patate", et ma fille ne manque pas de me rappeler. ^___^ Maintenant il faut être clair, la Team Asobi a été un peu trop influencé par certains jeux qui placent le challenge devant le plaisir.
Je ne m'en cache pas, je fais parti de cette caste de gens qui jouent en "facile" et ce, pour plusieurs raisons. Tout d'abord j'ai une liste longue comme le bras de jeux à jouer, chaque jeu nécessite un test, des heures de travail (rédaction, mise en page, relecture...), je n'ai donc pas le luxe de m'investir plus que de raison dans chaque titre. De plus malgré mes 40 ans de gaming, je n'ai jamais été un joueur de haut niveau (sauf sur Street Fighter II sur Super Nintendo, mais c'était y'a longtemps ^.^). Résultat, je déteste perdre, je déteste recommencer 100 fois le même passage, parce que je préfère largement l'histoire au challenge. Je veux du fun, je veux m'amuser, car je n'éprouve aucun plaisir dans cette difficulté qui me fera sans doute arrêter un jeu que pourtant, j'apprécie (c'est arrivé plus d'une fois).
Et pour Astro Bot alors ? Vous le savez, il y a 301 bots à sauver, et le plus grand nombre se déniche au sein des planètes. Globalement, malgré quelque pics de difficulté parfois agaçants, il n'y a rien d'insurmontable, même si je vous l'avoue, ma fille aurait apprécié un vrai mode "easy" (bien que je salue souvent sa patience devant une épreuve assez retorse). Là où je veux en venir, c'est à nouveau le problème des boss. Vous vous souvenez des 2 T-Rex qu'il fallait affronter à la suite dans Astro Playroom ? Vous vous souvenez de cette difficulté bien relou, avec des patterns à apprendre par cœur ? Et bien voilà, on recommence !



Plus de T-Rex...
Mais quelques cris de gosses qui ont la rage !



En
Les niveaux rond, croix, carré et triangle sont les gros défis du jeu et à cause d'eux, vous ne sauverez probablement pas tous les bots ! Frustration... :(
gros les niveaux restent accessibles (notamment grâce aux nombreux checkpoints) mais les boss vont poser problème à pas mal de gamins ! Moi-même, chacun d'entre eux m'a forcé à recommencer plusieurs fois, car même si pour une fois on a le droit à 2 petits cœurs supplémentaires, ça ne les empêche pas d'être bien plus difficiles que le reste du niveau. Et là encore, je trouve que la Team Asobi a merdé. Astro Bot est un jeu formidable, il parle à toute la famille, mais bon sang, si un adulte a dû mal à le faire, imaginez bien que pour un gosse de 7 ans, ce sera pire ! Car une fois encore, Asobi oublie que ce ne sont pas les adultes qui vont y jouer le plus, mais leurs rejetons ! D'où l'intérêt d'avoir plusieurs niveaux de difficulté, afin de s'adapter au public visé. Il y avait déjà les 3 sauvegardes, il ne manquait plus que ça... C'est une fois encore mon carton rouge pour cette production qui vise un public jeune, eu égard à son héros et son design tout mignon.
Fort heureusement, ils sont plus patients que nous pour ça, et ils arrivent à s'acharner toute une après-midi sur le même niveau, quand nous on aurait fait voler la DualSense à travers la fenêtre, au moins aussi bien que dans le jeu ! Mais le plus frustrant ne sont même pas les boss, non non non... ce sont les super défis. En fouillant dans les systèmes à bord de notre navi-sense, on trouve toujours une micro-planète à dévoiler. On entre à l'intérieur et on passe un niveau super facile, qui va ensuite en débloquer 4 autres. Prenant la forme de 4 triangles, 4 carrés, 4 ronds et 4 croix, vous aurez là les pires niveaux du jeu. Ici le parcours est absolument infect, il y a des pièges partout, une musique stressante, des ennemis tous plus vicieux les uns que les autres, et un level design fait exprès pour vous pourrir l'existence ! Et le pire dans tout ça, c'est qu'il n'y a aucun checkpoint, vous devez tout faire d'une traite !
Alors je vous l'avoue, j'ai insisté, j'ai refait chaque level des dizaines de fois, j'ai appris chaque séquence par cœur mais j'ai fini par abandonner. J'en ai réussi 3 sur 16, donc j'ai sauvé 288 bots, impossible (pour moi) de platiner l'expérience. Frustration intense, je déteste me tailler les veines pour arriver à platiner un jeu, sinon je jouerai à Demon's Souls et Elden Ring avec un tapis de danse. Alors certes, ma femme se fait plaisir et me traite de "vieux noob", mais au fond, cette difficulté n'arrange personne. Les férus de challenge vont de toute façon trouver ça trop facile, alors pourquoi faire chier ce pauvre père de famille qui veut juste passer du temps avec sa fifille d'amour ?



Pas de co-op' et pas de VR


Malgré
Astro narguerait-il les amateurs de PS VR à le porter aussi souvent ?
le fait qu'Astro porte régulièrement un PS VR sur la tête, le jeu n'est pas jouable avec le PlayStation VR2, et ce, malgré le fait que les précédents jeux de la Team Asobi mettaient en exergue le fameux accessoire (Astro Bot Rescue Mission et The Playroom VR). A vrai dire, là aussi je n'ai jamais vu la VR autrement qu'un gadget (décidément, je vais me faire un tas d'amis avec cet article ^.^). Je n'ai pas de problème de cinétose et sur certains FPS, j'admets que c'est pas mal, mais c'est tellement cher (à sa sortie, le PS VR2 coûtait plus cher qu'une PS5 ! ils sont hors-sol chez Sony en ce moment) qu'au final, je préfère largement acheter des jeux (ou mettre du gasoil dans ma bagnole, ou donner à manger à mes gosses, et on peut aller très loin comme ça).
Bref, pas de VR (et puis bon, osef selon moi) mais on retrouve le même moteur que dans Playroom, sans doute encore un peu plus optimisé. Un peu partout, on peut lire des inepties comme quoi ce n'est que sur PS5 Pro qu'Astro Bot tourne en 60 fps. C'est vraiment n'importe quoi, les mecs qui relaient ce genre d'infos ne vérifient même pas leurs propos, en copient/collent bêtement ce qu'un autre à écrit. En gros, ils n'y connaissent rien, je ne vois pas autrement car si Astro Bot tournait en 30 fps, croyez-moi, ça sauterait aux yeux ! C'est déplorable, d'autant plus que ces gens-là touchent un très large public et ces fausses infos vont ainsi s'implanter dans l'inconscient collectif.
Bref, Astro Bot étant le fleuron d'une PS5 en plein milieu de son cycle de vie, sachez qu'il tourne en 4K / 60 fps sur la console de base. La PS5 Pro a reçu un patch dédié, qui n'améliore ni la résolution, ni le framerate, mais qui lui permet d'afficher des textures plus nettes et des ombrages plus fins. Donc oui le jeu est légèrement plus beau, mais au fond ça ne change strictement rien et à part mettre les rendus côte-à-côte, il y a peu de chances pour que vous fassiez la différence. Comme quoi, mettre 800 à 1000 balles là dedans, n'a vraiment aucune utilité (déjà que j'ai payé la mienne 550 balles... qu'elle génération de fadas avec ces consoles qui, au lieu de baisser de prix, augmentent ! c'est le monde à l'envers).



C'est simple, c'est beau, c'est bien :)


Que
Les 50 planètes sont étonnament variées, le framerate est toujours fluide et le design est tout mignon
dire à propos d'Astro Bot que vous ne sachiez déjà ? Chaque planète propose un thème en particulier : la plage, le casino, le cimetière, le chantier, les cavernes, la calotte glacière, les sommets nuageux, le désert... il y a même des niveaux qui font immanquablement penser à Minecraft ou à 3D dot Game Heroes. Une fois encore, Astro est le porte-étendard d'une PS5, mine de rien, pas mal performante. Bien sûr on ne parle pas de cet inutile Ray-Tracing qui bouffe des ressources comme aucun autre, mais bien de SSR (Screen Space Reflections), il n'y a pas de cut-scenes de ouf à gérer, ni d'expressions faciales et encore moins de synchro labiale (encore que, je connais un arbre géant qui me ferait bien mentir ^_^), pas de météo en temps réel ou encore de véritable open world. Les niveaux sont souvent très grands mais ils restent délimités.
Cependant, qu'elle magie ! Qu'elle merveille ! Le jeu regorge de couleurs chatoyantes, chaque biome est (presque) unique (on a quand même quelques petites redites), les modélisations sont très précises, les effets sont somptueux, les textures sont détaillées (pas une n'est moche ou floue), il n'y a pas d'aliasing, tout est lisse, tout est enchanteur... En un sens, on voit bien que Sony tient désormais son propre platformer emblématique, tant il est impossible de ne pas penser à Super Mario 3D Land et Super Mario Galaxy. De plus, si le jeu est extrêmement varié, comment ne pas être par moment impressionné, comme avec le robot géant par exemple, ou les centaines de bots qui viennent s'agglutiner lorsqu'on les siffle ?
Quand aux guest-stars, étant donné qu'Astro Bot est une ode à l'univers PlayStation, vous vous doutez bien que tout le monde y passe ! Il y a les bots classiques mais aussi 150 VIPs à sauver, tel que Joël et Ellie, Kratos et Atreus, Parappa, Ratchet, Crash Bandicoot, Richter Belmont, Sam Bridges, Deacon St. John, Aloy, Leon Kennedy, Nathan Drake, Knack, Lara Croft, Ken et Ryu, Reiko Nagase, Amaterasu, Spyro et tellement d'autres !



Astro Maestro !


Si
La réalisation est de premier ordre, le jeu est vraiment très beau et dépaysant, le tout accompagné d'une bande son absolument géniale :)
comme moi vous avez vécu l'aire PlayStation de sa naissance en 1994 jusqu'à aujourd'hui, vous allez passer votre temps à pointer l'écran du doigt la TV et à expliquer à vos gosses que ça c'est une Pocket Station ou que ça s'était un puzzle-game minimaliste à base de cubes, que vous avez découvert avec la Demo1. Car à moins d'être totalement réfractaire ou le plus borné des joueurs Nintendo/Xbox/PC, vous avez forcément touché à une PlayStation durant ses 30 dernières années.
Bien sûr on retrouve toute la panoplie classique de mouvements d'Astro, comme le fait d'avoir des propulseurs-laser dans les bottes (j'en ai pas parlé car ça coulait de source), ou de se rattraper aux corniches. Le tout sera bien évidemment associé à tout un tas de bruitages, la plupart repris du précédent opus. Je le souligne une dernière fois, il n'y a pas de doublage dans ce jeu, comme ça personne ne sera frustré de devoir lire des sous-titres, se souffrant au passage un omniprésent doublage anglais. Au contraire, les onomatopées sont vraiment trop mignonnes. Enfin la bande-son a été composée une nouvelle fois par Kenneth Young (aussi connu sous le nom de Kenneth C. M. Young ou de Kenny Young). Ce compositeur écossais, qui a beaucoup travaillé pour London Studio et Media Molecule, est le compositeur attitré de la série depuis Astro Bot Rescue Mission, sorti en 2018. Et franchement, pourquoi changer une équipe qui gagne, hein ?
Autant vous le dire de suite, la bande-son est juste FA-BU-LEU-SE ! Les compositions sont toujours justes, raccords avec le thème visuel, les mélodies sont vraiment sympas, parfois hypnotisantes, le rythme est bon, la qualité est au rendez-vous... sincèrement, c'est un sans-faute. Depuis quelques années l'homme produit peu (à peine 4 OSTs sur les 6 dernières années) mais ses compositions sont de très grande qualité. Nominé à plusieurs reprises et notamment vainqueur des Game Audio Network Guild Awards et 21st British Academy Games Awards, je me dois de féliciter Monsieur Young car aujourd'hui encore, j'estime qu'on ne prête pas assez attention aux bandes-son alors qu'au fond, ce sont elles qui soutiennent les aventures que nous vivons à l'écran. Chapeau-bas l'artiste.



Conclusion

Astro Note



Bot n'est pas une simple suite à Astro Playroom, c'est un véritable décollage pour la série, tout autant que la confirmation que Sony a trouvé sa nouvelle mascotte (et le pauvre Sackboy de littleBIGplanet pleure doucement le fait qu'on lui ait volé sa place de mascotte mignonne et attachante). Au même titre que Sonic accompagne SEGA depuis 35 ans, que Mario accompagne Nintendo depuis plus de 40 ans, désormais Astro sera la figure de proue d'un Sony qui fait tout pour séduire (à nouveau) toutes les strates familiales. Ceci dit, si la Team Asobi a une nouvelle fois, proposé un titre absolument fantastique, je n'en démords pas, il manque toujours plusieurs niveaux de difficulté. Car d'un côté les mordus de jeux hardcore vont trouver ça "so easy", quand les parents s'accrocheront mais y finiront par y arriver. Mais a-t-on pensé aux enfants ?
Car certes, Astro Bot réuni toute la famille, mais ne soyons pas dupe, ce sont les gosses la cible principale de ces jeux-là, notamment pour son héros si attachant et si mignon. Si bien sûr arriver à finir le jeu ne sera qu'une épreuve de patience, il y a au contraire pas mal de frustration face aux boss (de véritables pics de difficulté durant des niveaux nettement plus équilibrés) et surtout, peu seront capables (ou suffisamment patients) de sauver les 301 bots, la faute à des niveaux spéciaux particulièrement infects niveau difficulté. Dommage, sans dire qu'on aurait aimer "rouler sur le jeu" on aurait apprécié une aventure peut être un peu plus équilibrée, plus abordable, puisque finalement ce ne sont pas les hardcore gamers qui vont y jouer, mais bien les familles et les enfants. Il serait temps que la Team Asobi fasse des jeux pour leur public cible...

Mais trêve de "revenchardise", Astro Bot est un jeu fantastique. Il est tellement bon, qu'il est capable de vous rappeler d'excellents souvenirs de jeunesse, mais aussi pourquoi vous aimez tant les jeux vidéo. Avec sa réalisation de premier ordre (comme quoi on peut faire un jeu beau, en 4K et en 60 fps - bien des studios devraient en prendre de la graine), à la fois très variée, colorée et particulièrement ingénieuse niveau du level design, Astro Bot vous fera vivre une aventure comme on n'en voit plus beaucoup de nos jours. Avec ça, le jeu est accompagné d'une petite narration prétexte mais sympathique, une myriade de petites choses à débloquer, de recoins à fouiner, des goodies à glaner, pour au final obtenir une très elle durée de vie. Normal lorsqu'on fait payer son jeu (presque) au prix fort (70€). Ceci dit l'émerveillement et la distraction obtenue, la qualité et la longueur du contenu (d'autant que plusieurs DLCs gratuits sont venus agrémentés et rallonger l'expérience), justifie amplement son billet d'entrée. Distingué par plusieurs récompenses de fin d'année (dont les DICE et Game Awards), Astro Bot est un jeu qui séduira toute une frange de joueurs, du plus jeune au plus vieux. De notre côté, moi (iiYama) et ma fille (Meg) avons passé plusieurs soirées à le poncer, dans une ambiance joviale et détendue, un moment unique qu'on a savouré en alternance, manette en mains.






Points négatifs

  La difficulté abrutissante des micro-niveaux croix, rond, triangle et carré, qui fait que vous ne sauverez probablement jamais tous les bots :(
  Les boss accusent un niveau de difficulté souvent frustrant (mais pas infaisable)
  La DualSense est si sollicitée que la batterie se casse vite la gueule :(
  Encore et toujours le manque de niveaux de difficulté
  Pas de VR et pas de mode co-op'


Points positifs

  L'ingéniosité du level design et des nouveaux costumes, offrant des épreuves et des niveaux originaux et stimulants
  Grand ambassadeur de fonctionnalités de la DualSense, tout y passe : gâchettes, vibrations, gyroscope...
  La qualité assez impressionnante d'un OST aussi varié que toujours à-propos
  Le petit piou-piou qui nous aide à trouver les pièces manquantes au 2e rush
  Le contenu post "end game" (oui, encore, ça ne s'arrête plus ! ^_^)
  Bonne durée de vie et ajout de niveaux gratuits
  Graphiquement, le jeu est super joli !
  Un dernier niveau de folie !




Le combat final et le contenu post "end game" (attention spoil !)
cliquez pour ouvrir





Test réalisé par Meg & iiYama

janvier 2026


Faites glisser les images ou utilisez les flèches sur les bords