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Alors 
Dans Wordington nous suivons l'histoire d'Emma, qui va devoir reconstruire un manoir reçu en héritage qu'iiYama est un vieux gamer... non attendez, je reformule. Alors qu'iiYama (mon mari donc) est un gamer de longue date, avant de le connaitre mon expérience vidéoludique était assez limitée. Durant mon enfance, mon frère et ma sœur ont voulu une PlayStation pour Noël et c'est là que j'ai découvert des jeux comme Tomb Raider, V-Rally, Moto Racer ou Tekken 3 dont j'ai poncé certains d'entre eux. Quelques temps plus tard, j'ai découvert la Nintendo 64 et ensuite durant plus de 20 ans... plus rien ! Et voilà qu'un matin, un gros gamer... non attendez, je reformule. Et voilà qu'un matin un gamer chevronné débarque dans ma vie. Il me parle de son site Internet, de ses tests et de sa Sainte Bible, comprenez par là les jeux qu'il adule et auxquels il joue régulièrement. C'est là qu'il me sort donc sa bonne vieille artillerie (arrêtez d'imaginer des choses
), à savoir une PlayStation première du nom, et ensemble nous jouons aux premiers Resident Evil et Tomb Raider (que je redécouvre). En plus de tomber amoureuse de ce geek-là, je me suis mise à adorer ces jeux.
Peu de temps après nous sommes passés à la vitesse supérieure (oui le mariage mais pas que
) avec la découverte de Far Cry 3 et Blood Dragon... 2 jeux que j'adore ! Depuis je l'ai assisté sur pas mal de titres (Evil Within, Horizon Zero Dawn, The Last of Us, Terminator Resistance, les Tomb Raider récents, les Uncharted, les BioShock et bien sûr tous les Resident Evil sortis depuis notre rencontre) mais je n'avais encore jamais pris moi-même la plume. Si je joue rarement (jamais) seule à la console (je joue généralement avec lui), à contrario je passe beaucoup de temps sur mon... Smartphone !
Et oui, le cliché de base : un coup d'Instagram, un petit tour sur Facebook et un peu de jeu sur le téléphone le temps que les enfants sortent de l'école, je suis peut-être une caricature mais selon les sondages, je fais parti des milliards de personnes qui jouent aux jeux vidéo. Certes iiYama trouve ce genre d'info assez hors de propos, puisque selon lui, un joueur Smartphone n'a strictement rien à voir avec un joueur PC ou consoles, et mélanger les 2 ne sert qu'à faire gonfler les statistiques. Certes, difficile de lui donner tort mais ça n'enlève pas le fait que je suis désormais considérée comme "une joueuse".
Après 
Les textes sont parfaitement traduits en français et le jeu ne comporte aucun doublage des années à suivre certains jeux et certains tests d'iiYama, j'ai donc enfin décidé de sauter le pas, d'écrire mon "premier review". Et pour ça, le meilleur candidat que j'ai sous la main n'est autre que Wordington, sans doute le jeu mobile sur lequel j'ai passé le plus de temps (sur ces 6 dernières années j'accumule plus de 400 heures de jeu, c'est dire). Wordington part d'un concept assez simple où notre héroïne doit rénover un manoir et construire divers éléments de sa maison grâce à des anagrammes de mots. J'ai connu ce jeu grâce à la pub (je jouais à un autre jeu d'énigmes à l'époque), je l'ai téléchargé et je l'ai trouvé si intéressant que, contrairement à d'autres titres qui lui ressemblaient mais qui n'avaient que le coté "anagrammes", sans le coté "sims-like", je ne l'ai jamais désinstallé.
Mais reprenons plus en détails. Le jeu commence par une scène qui nous raconte qu'Emma (notre personnage - une fille rousse aux yeux verts d'une vingtaine d'années) a hérité du manoir de ses grands-parents et qu'elle doit le rénover à son goût pour en faire son foyer dans la ville de Wordington. Elle commence donc à rénover le manoir ainsi que ses extérieurs pour redonner vie à cette propriété qu'elle a toujours connu dans son enfance. Emma et quelques-uns de ses acolytes (amis d'enfance et habitants de Wordington) se lancent dans les travaux de cet endroit qui a grand besoin (du moins au début) de rénovations. De plus, la décoration laisse à désirer puisqu'elle va retrouver le design et les objets de ses grands-parents. Il faut donc remettre toute la déco aux goûts du jour... en somme, selon vos critères.
En parallèle Emma a également sa propre histoire, sa propre vie, elle a un premier petit copain, puis c'est la rupture. Quelques temps plus tard, elle rencontrera un autre homme, puis s'enchaineront une grossesse, des amis, un chien, tout un univers autour d'elle. Pour ce qui est de la mise en scène, nous ne sommes pas sur le dernier gros hit AAA qui a coûté des millions de dollar$, mais sur une production modeste, Qiiwi Games n'étant qu'un petit studio suédois spécialisé dans les jeux mobiles.
Certes 
La rénovation du manoir vous fera immanquablement penser aux Sims les mises à jour sont régulières et en 5 ans le jeu a doublé de volume (il atteint actuellement les 850 Mo, ce qui peut paraitre peu pour un joueur classique dont son dernier hit pèse plus de 100 Go, mais pour un titre Smartphone, on ne peut pas dire qu'il soit "léger" pour autant), en attendant n'espérez pas obtenir une histoire digne d'Hideo Kojima (quoique, si c'est pour torcher des scénarios aussi débiles que celui de Death Stranding, merci mais non merci), ni une mise en scène travaillée. Comme vous l'aurez deviné, il y a peu d'animations et aucune réelle cinématique, on assiste surtout à des scènes de dialogues avec des bulles de textes. Notez qu'on a aussi quelques choix importants à faire...
Les travaux de rénovation sont naturellement "guidés" afin de ne pas perdre le joueur face une masse écrasante de travail. On va donc commencer par rénover la devanture du manoir (petit coin à fleurs et porche extérieur), puis l'intérieur, pièce par pièce et parcelle de terrain par parcelle de terrain. Pour se faire le joueur va devoir gagner des étoiles et ces étoiles permettront à Emma de réaliser une tâche (comme planter des fleurs, réparer une fenêtre, décorer une pièce). Les étoiles s'obtiennent grâce à un jeu d'anagrammes de mots. Au fil des épreuves, le joueur va pouvoir avancer tout doucement dans sa rénovation, pièce après pièce : refaire les murs et tapisseries, refaire les sols, installer des meubles ou encore créer un nouvel escalier...
Si jouer avec les mots vous est un peu difficile (après tout, certains sont plus forts en math, d'autres en sport...), vous pourrez alors accéder à des indices afin de vous faciliter le jeu. Les indices sont de 3 sortes, à commencer par l'ampoule qui révèle une lettre aléatoirement (rarement celle que vous voulez donc), tout en coûtant 100 WD, la monnaie virtuelle du jeu. La cible révèle une lettre (celle de votre choix) et coûte 200 WD, et enfin la colombe révèle plusieurs lettres placées au hasard et coûte 300 WD. Bien entendu, le jeu étant gratuit, vous pouvez investir en micro-transactions pour accélérer les choses. Il existe plusieurs offres à différents prix pour acheter des étoiles, des indices (ampoules, colombes...) ou même des WD (la monnaie du jeu). Les prix vont de 1,99€ pour un pack de 3 sortes d'indices à 26,99€ pour beaucoup d'indices différents et de pièces. Cependant Wordington n'est pas un "pay to win" : avec un peu de patience et de jugeote, on finit toujours par y arriver, utile de sortir la carte bleue pour ça.
D'ailleurs, 
Wordington est un jeu totalement gratuit, pas besoin de payer pour avancer... Par contre vous aurez forcément des pubs, ça va de soi vous pouvez aussi lancer une roue qui vous fait regarder une publicité et vous offre un cadeau, et donc un des indices. Et oui n'oublions pas que lorsque c'est gratuit, nous sommes le produit.
Pendant les anagrammes, si on trouve des mots qui ne sont pas dans le tableau, ils se mettent sur une liste à part et rapportent des pièces. Hormis les anagrammes, il y a plein de petites épreuves, des mini-jeux afin de concourir avec d'autres joueurs et gagner des pièces et indices. Malheureusement Wordington ne peut pas être pratiqué "hors ligne", il lui faut soit du réseau mobile (4G/5G) soit du Wi-Fi. Bien que ce soit frustrant, c'est avant tout pour vous proposer des pubs "streamées" et donc éviter qu'elles soient installées sur votre terminal (le jeu étant assez volumineux comme ça).
Question difficulté, Wordington n'est pas difficile (bien que ça ne m'empêche pas d'utiliser des indices de temps en temps). Ce que je regrette par contre, c'est l'avancement ultra lent du jeu. Parfois il faudra faire plusieurs grilles pour réaliser la moindre petite tâche. Pour par exemple planter un parterre de fleurs, ce qui parait simple et rapide, on va en réalité mettre des heures car on vous demandera de réaliser des dizaines de grilles, sous des prétextes divers et variés. Et c'est comme ça pour tout et n'importe quoi dans ce jeu ! L'histoire d'Emma est sympa à suivre, c'est un personnage attachant, mais même en jouant régulièrement, on n'en voit jamais le bout !
Côté réalisation, c'est un jeu Smartphone tout public, il ne faut donc pas s'attendre à des graphismes réalistes. Néanmoins les personnages sont jolis et bien dessinés, les décors sont travaillés, le tout dans une ambiance douce et colorée. Je joue à ce jeu sur mon vieux Xiaomi Redmi 9 (bientôt 6 ans d'âge), on est donc loin d'un titre élitiste. Pas besoin de claquer tout un salaire dans un iPhone 16 Pro Max pour l'apprécier. Enfin sachez que Wordington ne propose aucun doublage (tout juste Emma fera quelques onomatopées). Une petite musique douce sonne à nos oreilles pendant les anagrammes, mais c'est toujours la même. Cette répétitivité finira par vous faire couper le son...
Wordington
Note
est un titre tout à fait agréable à jouer, à la fois pour sa simplicité, son gameplay immédiatement accessible, intuitif, mais aussi pour cette facilité à d'obtenir des indices. Certes ses anagrammes sont un peu répétitives et donc facilement résolus, mais au fond c'est surtout l'agencement du manoir et l'histoire d'Emma qui vous accrocheront. Oui, il y a un petit côté Sims qui n'est pas désagréable (même si ça manque parfois de modèles) et cet aspect "série TV" au long cours est bien sympathique, même si après tant d'années à jouer, je n'en ai jamais vu le bout (les régulières mises à jour apportent toujours de nouvelles choses à faire et de toute façon je suppose que le jeu n'a pas réellement de fin). Moi ce Wordington je l'adore et après tant d'années passées dessus (d'ailleurs je refuse de changer de téléphone à cause de ça car je ne veux pas perdre ma sauvegarde et les centaines d'heures qui j'y ai investi) c'est toujours un plaisir coupable de continuer à rénover/construire de nouveaux endroits et voir l'évolution de la vie d'Emma...