Devil May Cry 4 -- Review sur SoloGamerTest

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Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

   


La version Xbox 360 est compatible avec :

 


Aussi disponible sur :

 

 


Sorties du jeu : janvier 2008 au Japon - février 2008 dans le reste du monde

Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : beat-them-all - aventure

Supports : 1 Blu-Ray sur PS3 - 1 DVD sur Xbox 360 et PC
Version testée : française
Doublage : anglais
Textes à l'écran : français

Moteur graphique : MT Framework
Performances (consoles) : 720p en 30 fps
Difficulté :

Multi-joueurs : non
Abréviation : DMC4
Durée de vie : 12 à 15 heures pour l'aventure principale
Prix au lancement : 70€ sur consoles - 60€ sur PC
Score des ventes : 3 millions (tous supports)

La musique de la semaine :
Hard Beat




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Devil May Cry 4









La
Ce 4e opus sort 3 ans après un DMC3 mémorable, et il en profite pour passer à la HD
série des Devil May Cry a débuté en 2001, en exclusivité sur PlayStation 2. Le jeu a eu un tel succès, il fut si marquant pour les joueurs de l'époque, qu'il reste encore à ce jour, considéré comme l'un des meilleurs jeux de sa Génération. Faisant évoluer le genre du beat-them-all vers une formule plus narrative et plus orientée vers l'exploration/aventure, ce premier opus fut une véritable pierre angulaire du jeu vidéo, qui inspirera bien des titres qui lui succéderont. Ainsi, à l'image de Resident Evil 4 (qui redéfinira les jeux d'action modernes), Devil May Cry a posé les bases d'un genre qui deviendra vite prolifique. Alors que le 3e opus est sorti en 2005, Capcom cherchait déjà à étendre son influence et son marché à d'autres supports. Voilà pourquoi la "Special Edition" (une réédition de DMC3 avec plus de contenu) a vu le jour l'année suivante (en 2006), sur PS2 mais aussi sur PC.
Nous voilà 2 ans plus tard, la Génération HD des Xbox 360 et PS3 se livre une guerre sans merci, et pourtant, c'est bel et bien à cette Génération-là, que le sujet des exclusivités va commencer à être remis en question. Capcom le premier évitera de ne sortir ses jeux que sur un seul support, à la fois pour maximiser ses ventes mais aussi pour amortir des coûts de production qui désormais, se mettent à flamber. Vous remarquerez aussi qu'avec l'abolition des secteurs PAL et NTSC (puisque la HD a tout remis à plat), désormais les pochettes (les "covers") sont désormais unifiés (alors qu'en général, les jaquettes étaient souvent différentes entre les secteurs japonais, américain et européen).
Bref, nous voilà donc en 2008, la PS2 prend doucement sa retraite et Capcom n'étant pas du genre à trop laisser refroidir ses licences porteuses, nous propose 4e volet de Devil May Cry. Et si vous vous dites que les joueurs Xbox et PC ont jusque-là été privés des 3 premiers opus, sachez que le géant japonais répondra à leur attente en sortant la Devil May Cry HD Collection... en 2012 (et oui, il aura fallu attendre 4 ans de plus). Maintenant que les choses sont bien à plat, voyons ensemble si ce Devil May Cry 4 mérite son succès.



Nero vs Dante


Pour
Si le scénario n'a rien d'extra-ordinaire, au contraire nous avons de magnifiques modélisations au service d'une mise en scène époustouflante !
la première fois dans un Devil May Cry, ça parle un peu d'amour. Il était temps, la saga étant plutôt violente et bourrine, alors un peu de mélancolie et de finesse ne font pas de mal. Le développement scénaristique se fait (pour la première fois) entièrement via des cut-scenes gérées en temps réel et d'une beauté sans pareille dans la série. Il faut dire que le moteur graphique est super performant, ce qui a laissé le champ libre aux développeurs pour nous faire des scènes complètement énormes où le "je-me-la-pète" (quasiment une marque de fabrique de la série) va bon train. Elles sont donc hyper dynamiques, toujours parfaitement coordonnées ou simplement belles à regarder, à l'image de l'intro. Comme on peut le lire un peu partout, cet épisode 4 fait suite au premier dans la chronologie des aventures de Dante, et on y revoit les 2 plus belles filles des épisodes 1 et 3 : Lady et Trish. Evidemment la modélisation fait ici des miracles et nos belles assument une beauté planturale.
Plus sérieusement, Devil May Cry 4 nous pose là un nouvel héros, j'ai nommé Nero. Comme tout DMC qui se respecte, Nero aussi aura son côté obscur de la Force, un regain de puissance démoniaque légué apparemment par Sparda (Dante et Nero seraient-ils frères ?) et qu'on ne pourra profiter qu'à partir du niveau 6. Le jeu se compose de 20 levels et même si jouer Nero au lieu de Dante peut s'avérer décevant, on peut dire qu'il a presque tout hérité du frérot, de la grande classe pendant les combats à la verve sarcastique, en passant par une puissance dévastatrice. Même si je suis le premier à regretter que Dante soit (un peu) évincé, on retrouve avec ce nouveau héros une copie assez conforme.
Et pour faire plaisir aux fans, notre anti-héros préféré sera tout de même jouable, des levels 12 à 18, histoire de finir le boulot inachevé de Nero. Il faut quand même signaler que Capcom n'a pas dévalorisé son héros habituel, puisque Dante est plus puissant, plus rapide et surtout plus classe que Nero. Un juste retour des choses. Enfin petite anecdote, lors du générique de fin, il faut protéger Kyrie pendant 90 secondes pour voir le véritable épilogue, sinon le jeu se termine directement sur le statut final. Et il serait dommage de rater ça...



Blue Rose & Red Queen


On
Evidemment jouer Nero au lieu de Dante peut s'avérer frustrant mais le petit jeune assure finalement bien
ne change pas une équipe qui gagne, tel est le maitre-mot du jeu. Parfaitement jouable en toutes circonstances, j'ai vite retrouvé mes marques par rapport aux anciens épisodes. 4e aventure des "j'me-la-pète-land", comme je disais lors du précédent chapitre, il est un peu décevant de (principalement) jouer Nero à la place de Dante. En fait, on joue Nero sur les 2/3 du jeu, et Dante sur un malheureux tiers. Mais, petite faute de goût de la part de Capcom (ou preuve ils sont parfois fainéants, diront les mauvaises langues), on fera (pour ainsi dire) le même jeu 2 fois. Avec Nero on parcourra toute la région et une fois ce dernier pris au piège, on jouera Dante sur le même parcours mais en sens inverse. Bien sûr les énigmes n'ont plus lieu d'être (d'autres, plus simples prennent parfois leurs places) et le parcours s'en trouve simplifié mais ça reste une petite déception. Encore que, étant donné qu'on ne fait que survoler les endroits, il n'y a pas trop à pester.
Là où par contre on pourra se lâcher, c'est sur les boss. Nero les tuent une première fois, Dante s'occupe de les renvoyer en enfer une 2e fois et lors de l'interminable affrontement final, on se les retape une 3e fois, à nouveau avec Nero. Ils se sont pas foulés ! Le manque d'inspiration sans doute. Lorsqu'on joue Dante, pour environ 4 heures sur les 12 que dure le jeu, on aura le même gameplay que dans l'épisode 3. Avec la croix on choisit un style (classique, gun, parade ou épée), on aura plusieurs armes disponibles et l'infinie classe de notre héros Spardien préféré. En jouant avec Nero, il en est tout autre. Nero ne possède qu'une seule épée (la Red Queen), qu'un seul flingue (la Blue Rose) et il ne pourra acquérir aucun nouvel équipement, et ne servira de la Yamato (l'épée de Virgil) que sous sa forme de démon. C'est un peu décevant mais on a des compensations.
Comme avec Dante, il sera possible de faire des emplettes. Avec les orbes rouges on achète des objets (comme les artéfacts qui remontent la santé) et avec les âmes fières (plus rares) on pourra débloquer de nouvelles techniques et ainsi upgrader ses capacités (bien que ça serve à peine, la puissance brute n'évoluant que très peu). La Red Queen (l'épée) peut être chargée pour faire plus de dégâts (elle est équipée d'un mécanisme mais finalement ça tient plus du gadget qu'autre chose) et on pourra avoir par exemple, le tir chargé pour le flingue (lui aussi une fois upgradé, sa supériorité est grandement remise en question).



Devil Bringeeer ! Yeah bébééé !


La
Avec le Devil Bringer, on découvre une autre façon de jouer à DMC. Les combats ont toujours une sacrée pêche !
vraie innovation c'est que Nero possède le "Devil Bringer", un bras démoniaque qui lui permettra de faire tout un tas de trucs dont Dante est incapable. On peut littéralement lancer le bras pour attraper un item ou un ennemi, et avec on pourra aussi se déplacer via des points d'ancrage. Le Devil Bringer est aussi une arme très puissante qui fera beaucoup de dégâts sur les adversaires. C'est (un peu) original, et ça nous change du gameplay habituel de Dante. Et ce qu'on a acheté, peut-être rendu (satisfait ou remboursé ?), pour par exemple profiter à Dante. Le jeu nous propose bien évidemment de nouveaux gadgets comme le ralentissement du temps (seulement à des endroits bien précis) et diverses énigmes assez simples, même si sur le coup on ne comprend pas toujours l'énoncé. Et dans ce ballet de lames, on retrouve aussi la fameuse récompense de style, histoire de se la jouer le plus "funky" possible.
Cependant malgré les divers combos réalisables, le jeu reste très bourrin. Niveau difficulté, le niveau normal est "faisable" (comprennez pas trop dur) ce qui nous change du premier et du 3e opus, qui étaient horriblement durs. Toujours aussi guidé, en arrivant au château on pourrait croire qu'on nous laisse une certaine liberté. En fait c'est tout le contraire, comme à son habitude le jeu est hyper dirigiste et cloisonné par des murs invisibles (une ineptie de nos jours).
Petite nouveauté bien pensée : une mini-carte s'invite à l'interface graphique (HUD) et nous propose une agréable vue succincte du lieu (une vue d'ensemble est aussi disponible dans le menu pause) et nous évite ainsi de nous perdre. Entre 2 combats, on retrouve les éternelles phases de plate-formes, partie intégrante de la saga. Une nouvelle fois assez simples, à part 2~3 passages un peu plus délicats, elles ne sont là que pour varier un peu le gameplay. Evidemment la jouabilité excelle dans son imprécision et la gestion de la caméra est toujours un peu cripsante (heureusement, on peut la recaler avec le stick droit). Et oui, "formule DMC" oblige, les sauts sont très approximatifs et la caméra passe souvent sous un angle très mal choisi.



Une formule améliorée


Heureusement,
Les combats ont toujours une sacrée pêche !
ça ne gêne finalement pas notre avancée dans l'aventure. Autre point largement amélioré par rapport à ses prédécesseurs, le lock automatique fait enfin son boulot. Ce n'est pas encore parfait (on finit parfois ses combos dans le vide) mais généralement Nero (comme Dante) vise juste, se tourne automatiquement pour toucher un autre ennemi, bref, pour la première fois on ne pourra rien dire là dessus et les combats y ont gagnés en dynamisme. Et ce ne sera pas de trop contre des boss énormes et agressifs, dont le dernier (le Sauveur) impose une taille de titan. C'est impressionnant ! Mon préféré reste tout de même le premier (Berial), une sorte de Balrog vraiment magnifique et intimidant. Evidemment les techniques de jeu restent à peu prés identiques à celles de DMC 3, avec juste quelques petites modifications comme le double-saut avec appuie sur un mur.
On retrouve aussi les missions secrètes (sacrément difficiles à faire) qui vous rapportent toujours un objet précieux et rallongent durablement la durée de vie (qui peut alors passer les 40 à 60 heures pour les complétistes). En parlant d'objets, il faut savoir qu'à présent beaucoup d'objets du décor sont destructibles et permettent d'obtenir des orbes (les mêmes que dans les opus précédents, pas besoin d'expliquer). Le jeu s'ouvre sur un didacticiel assez sympa et lorsqu'un niveau est terminé, on peut le refaire à sa guise (une fois le jeu fini, on peut refaire l'aventure avec le perso de son choix). Comme toujours avec Capcom, la réalisation est de haut niveau. Je me souviens encore de mes yeux écarquillés devant le premier Devil May Cry sur PS2 avec son ambiance gothique et ses boss énormes... et avec ce 4e épisode, j'ai un peu retrouvé ça (surtout dans le niveau du château).
Les décors sont vraiment splendides et on retrouve tout le charme du premier opus dans un design structuré vraiment impressionnant. Au moins sur le plan technique, on ne peut pas dire que les versions Next-Gen déçoivent, même en terme d'aliasing ça reste très propre avec des effets d'escalier très discrets (un peu plus sur PS3, certes). Nos consoles étant limitées en RAM (512 Mo je le rappelle), le jeu passe son temps à charger les données, voilà pourquoi on aura de temps en temps quelques bugs sur les ombres et quelques textures tardives mais rien de méchant, ça reste splendide notamment grâce au fameux HDR qui dynamise les effets lumineux.



Vas-y, mets m'en plein les yeux !


Avec
Une fois de plus, Devil May Cry pose un design somptueux et des graphismes de toute beauté
son goût prononcé pour l'exagération (Lost Planet vous dites ?), Capcom fait encore preuve d'un certain désordre visuel, notamment contre des boss titanesques, avec tout de même une maîtrise de leur folie destructrice (c'est un peu moins le bordel que dans DMC 3, ça reste un peu plus visible). Enfin les modélisations sont tout bonnement excellentes. Kyrie est belle à mourir (je veux bien être digitalisé si ma femme est aussi jolie ^.^) et le trio Gloria/Trich/Lady est "too much sex" ! Et j'en remets une couche sur le fait que les cinématiques (qui sont gérées en temps réel via le moteur graphique) déménagent sévère...
Depuis les 3 précédents épisodes, on est désormais habitués : le son fait dans l'alternance de musicalités. D'un côté nous avons du gothique bien glauque pour ce qui est de la plate-formes et de l'exploration, et d'un autre on a de l'Electro-Metal pour les combats (un peu répétitive d'ailleurs, d'autant qu'elle intervient souvent). Une dualité musicale déjà-vu 3 fois mais qui fonctionne toujours aussi bien. Le doublage (toujours en VO chez Capcom) est bon, plein de petites blaguounettes et d'arrogance de la part de nos héros. Question bruitages, peu de changements avec toujours du très bon travail, très efficace et explosif.
Malheureusement, si la qualité est (comme toujours) de mise, on regrette que la formule n'avance pas (pas même un tout petit peu) et finalement, ça sent rapidement le déjà-vu. Malgré son trio de compositeurs (Tetsuya Shibata, un vétéran chez Capcom, Akihiko Narita qui se spécialisera vite dans les Monster Hunter et les Resident Evil, et Kento Hasegawa, un compositeur indépendant qui bossera surtout sur Resident Evil) le résultat n'est certes pas mauvais, mais il reste toujours très banal puisqu'aucune piste ne sortira réellement du lot.



Conclusion

Du Note



grand spectacle, comme toujours ! Voilà ce qu'il faut attendre de ce jeu. Muni d'un simple (mais énorme) flingue et d'une épée, Nero possède ses propres atours face à un Dante plus classique, notamment avec son bras droit qui lui octroie quelques pouvoirs maléfiques assez balèzes. Capcom signe donc le grand retour d'une de ses plus prestigieuses licences, autrefois exclusive à la PS2. Toujours axé sur le fun et la "j'me-la-pète-attitude", la licence Devil May Cry trouve ici l'apogée de sa formule, je dirais même l'apogée de son "ancienne formule", qui finalement n'a que peu évoluée depuis le premier épisode. On peut aussi en dire long sur une difficulté parfois déséquilibrée, comme lors du second jeu de l'oie (à la fin du jeu) qui est particulièrement long et lourd-dingue puisqu'il s'efforce de faire inutilement durer le plaisir et nous ressort les boss déjà affronté 2 fois.
Et c'est également ici que se trouve la seconde grosse critique du jeu : refaire la même aventure à l'envers (même si on joue le puissant Dante avec quelques variantes qui égayent le tout), signe un léger manque d'inspiration de la part des développeurs. Cependant vous le savez, on ne change pas une équipe qui gagne et Capcom sait faire perdurer sa série au détriment des grosses nouveautés. Une fois de plus, l'ambiance et la réalisation ont raison des critiques et on s'éclate à tout fracasser, faisant de Devil May Cry 4, le meilleur jeu (actuel) de sa catégorie. C'est tellement défoulant et tellement beau que finalement, on veut bien fermer (une dernière fois) les yeux sur ses défauts (comme un scénario prétexte et un peu simpliste). Bref un bon jeu, tout simplement...






Points négatifs

  Une bande-son un peu en deça sur cet épisode
  Le scénario, véritable ventre-mou de la série
  Nero est sympa mais... c'est pas Dante :/


Points positifs

  Le lock automatique fait enfin son boulot... il était temps !
  La partie où on joue Dante... un délice :)
  Mise en scène d'une qualité assez dingue
  Les graphismes sont vraiment superbes
  Bonne durée de vie



Test réalisé par iiYama


article initial : février 2008
mise à jour : janvier 2026


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