DmC Devil May Cry -- Review sur SoloGamerTest

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Sortie mondiale : janvier 2013
Développeur : Ninja Theory
Adaptation PC : QLOC
Editeur : Capcom
Genre : beat-them-all - aventure

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Supports : 1 Blu-Ray sur PS3 - 1 DVD sur Xbox 360 et PC
Moteur graphique : Unreal Engine 3
Performances (consoles) : 720p en 30 fps
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : non

Abréviation : DMC 5
Titre alternatif : Devil May Cry 5
Prix au lancement : 70€ sur consoles - 50€ sur PC
Score des ventes : 1,6 Millions (tous supports)

La musique de la semaine :
Hard Beat




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DmC
Devil May Cry







Sorti
Reboot ou pas, le scénario est une déception. La mise en scène par contre, est de qualité. Bon point aussi pour le doublage en français :)
en février 2008, Devil May Cry 4 fut accueilli timidement par les fans. Il faut dire que Capcom avait pris le parti de nous livrer un nouvel héros (Nero) ainsi qu'un gameplay assez différent que ce que proposait Dante. De plus, si on jouait effectivement Dante sur une partie de l'aventure, le fait de refaire le même parcours en sens inverse, a été vu comme un choix de facilité assez irritant, venant juste gonfler la durée de vie. Pourtant il est difficile de le nier, DMC 4 reste un sacré bon jeu, nerveux et très beau, qui s'est finalement mieux vendu que le premier épisode. Annoncé en 2010, Capcom a créé la surprise pour ce 5e opus, tout d'abord en dévoilant que ce serait un reboot, puis en léguant le développement à Ninja Theory (studio anglais déjà responsable des sympathiques Heavenly Sword et Enslaved) et enfin en dévoilant la tronche très controversée de son nouveau héros.
Ce n'est donc qu'au tout début de l'année 2013, soit quelques 5 ans après l'épisode 4, que DmC Devil May Cry sort dans nos vertes contrées. Alors on le sait, les reboots sont à la mode (on le voit bien avec Tomb Raider), tout comme les compilations HD mais est-ce bien suffisant pour relancer une série ? Même si Capcom n'a pas spécialement tirer sur la corde avec cette licence-là (après tout, il n'existait que 4 jeux sortis en 7 ans), il faut reconnaitre que l'actuelle Génération de machines a beaucoup fait évoluer le jeu vidéo, puisqu'il est devenu plus occidental, alors qu'en remontant à peine à la PS2, il était encore très japonais. Les américains et leur vision plus musclée des choses, ont donc réussis à imposer leur suprématie (je vous laisse seul juge pour savoir si c'est une bonne chose ou pas...).
Entrons dans le vif du sujet : comme ce 5e opus est un reboot, c'était l'occasion de revoir les bases de fond en comble. Si bien entendu on joue toujours Dante, cette fois il fera de suite équipe avec son frère Virgil. Dans sa team, il y a aussi Kat et au sein de "l'Ordre" ils devront défaire Mundus, qui a asservi le monde. Oui, Mundus le grand ennemi du premier DMC fait ici son come-back, bien entendu sous une nouvelle forme. Et Mundus ne peut être battu que par un "nephilim", un hybride né d'un père démon (Sparda) et d'une mère angélique (Eva). Et ça tombe puisque Dante et Virgil en sont justement les 2 derniers.


Après
Les fans de la série s'y retrouveront vite car les bases sont restées les mêmes
au-delà de ça, le jeu se veut plus scénarisé que d'accoutumé et le moindre petit détail sera l'occasion d'apprécier une nouvelle cut-scene. Plus bavard aussi, si on peut apprécier que le jeu soit enfin doublé en français (une tradition chez Ninja Theory, et une nouvelle fois un bel effort de la part d'un Capcom qui s'occidentalise de plus en plus), il est regrettable que le doublage ne soit pas à la hauteur de la réalisation, et surtout qu'il soit si vulgaire ! Un petit gros-mot de temps en temps je veux bien, mais là c'est vraiment abusé les obscénités qu'on peut entendre. Certes le titre est estampillé en PEGI 16, mais pourquoi en faire tant ? En faire trop ? Pour faire plus jeun'z, plus cool ? Pffff... Quant au nouveau Dante, il ressemble beaucoup à l'acteur Hayden Christensen (Anakin Skywalker dans la prélogie Star Wars Episode) et son look de petit minet lui va finalement bien.
Il est impétueux, prétentieux, insolent et plus arrogant que jamais, ce qui colle bien à l'image qu'on a du personnage, même si ici il est d'apparence vraiment jeune (exit donc les cheveux blancs). Une fois l'aventure lancée, on retrouve les fondamentaux de la saga, à savoir les 2 flingues (Ebony et Ivory), une épée (Rebellion) et un gameplay basé sur des combos de folie, visant à expédier les ennemis de vie à trépas avec le plus de classe possible (on retrouve également un système de scoring pour ceux que ça intéresse). Les orbes vertes, les orbes rouges, la même façon d'appréhender les combats, le "mode démon" qu'on active en pressant les 2 sticks et qui permet d'obtenir un regain de puissance... Ninja Theory a repris pas mal d'éléments qui faisaient le passif de la série.
D'ailleurs en trouvant des clés (bronze, argent, or) on pourra ouvrir des portes vaguement cachées (parfois il faut plusieurs clés) qui sont en fait des salles de défis. Les réussir, c'est évidemment obtenir un bonus assez précieux, comme ces orbes qui permettent d'augmenter la jauge de santé. C'est du déjà-vu, certes sous une autre forme, mais ça reste l'un des fondements de la saga. D'ailleurs, les problèmes de caméra sont toujours d'actualité, et ce malgré le changement de développeur et de moteur graphique. A croire qu'ils veulent en faire une marque de fabrique liée à la licence. Maintenant les vraies nouveautés sont les 2 nouvelles armes de Dante : Arbiter et Osiris, qui sont en fait démoniaque pour l'une (une sorte de grosse hache, bien lourde) et angélique pour l'autre (une sorte de faucille).


En
La réalisation surprend et le design séduira à coup sûr
pressant la gâchette gauche ou droite, on active l'une ou l'autre arme, qui offre en premier lieu une nouvelle diversité de coups (la faucille est parfaite pour les attaques de masse, la hache est par contre plus lente mais frappe fort) et en jonglant entre les flingues, l'épée de base et ces deux-là, on peut obtenir des combos de folie, des combinaisons ultra variées et sans équivalent dans la série. Arbiter et Osiris permettent également de déjouer des puzzles et/ou de débloquer le parcours d'une phase de plate-formes : ouvrir une porte, tirer une dalle pour pouvoir sauter dessus, mais aussi et surtout s'en servir de grappin. Avec le grappin on peut ainsi se déplacer d'un point d'ancrage à un autre, ou encore attirer un ennemi à soi (ou même aller vers lui). Couplé à la "fonction de vol", DmC se pare ainsi de balades assez vertigineuses.
Et question difficulté, ce 5e épisode est tout à fait abordable. Si bien sûr vous voulez du challenge, faites-vous plaisir, en attendant en jouant en "facile" le jeu est très accessible et ne nous impose pas de la jouer technique. Les checkpoints sont nombreux (même en plein boss, qui sont avouons-le, assez longs à mettre KO) ce qui limite la moindre frustration d'être tombé dans un trou ou d'avoir raté la dernière séquence contre un monstre de fin de niveau, ce qui rapproche notre actuel DmC avec l'épisode 4. Techniquement, ce 5e Devil May Cry délaisse le moteur de Capcom (le MT Framework) pour celui d'Epic, le Unreal Engine 3. Déjà usité par le développeur sur Enslaved, c'est le gage d'un jeu toujours fluide grâce à un moteur maitrisé.
Le nouveau design ne plaira peut-être pas à tout le monde mais le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il est travaillé ! Souvent glauque, voire dérangeant, il y a un vrai travail de fond passant d'un extrême à l'autre, entre contemporain et gothique. Dans tous les cas les cinématiques sont superbes, le jeu est beau, les animations sont fluides... en clair c'est du beau boulot. Maintenant au rang des différences, une fois encore la PS3 arrive bonne dernière avec beaucoup d'aliasing, quand la version PC s'offre du 60 images/seconde et des textures en plus travaillées (la Xbox 360 offrant le juste milieu des 2). Terminons par le son, où je ne reviendrai pas sur un doublage français d'une qualité assez moyenne (même si on apprécie l'effort), mais j'évoquerai plutôt des bruitages efficaces et des musiques pseudo-métal qui collent toujours aussi bien à l'ambiance. Si elles ne sont pas meilleures que par le passé (il leur manque un petit quelque chose pour ça) difficile de faire la fine-bouche et de les trouver hors de propos.



Conclusion

DmC Note



Devil May Cry est un bien joli reboot à une série qui n'en avait pas spécialement besoin, mais qui fait ici très bien son travail. S'il est vrai que le scénario déçoit un peu et que Ninja Theory a beaucoup (trop ?) repris les idées des anciens épisodes, en contrepartie nous avons de bonnes cinématiques, un jeu pêchu, nerveux, une bonne réalisation et un titre toujours aussi fun où le "j'me-la-pète" associé à quelques ralentis du plus bel effet, font toujours recette. Même s'il ne vaut pas les grands ténors du genre comme God of War III ou Darksiders, il reste malgré tout un bon jeu et il part du bon pied pour nous offrir quelques suites, on l'espère, toujours meilleures. Ninja Theory et Capcom tiennent le bon fil, maintenant c'est à eux de savoir l'utiliser avec intelligence. En tout cas nous, on croise les doigts pour ça.






Points négatifs

  Caméra toujours aussi capricieuse
  Doublage français un peu limite
  Verbeux et inutilement vulgaire
  Scénario bidon


Points positifs

  Les bases de DMC sont reprises à l'identique (oui c'est une bonne chose)
  Arbiter et Osiris approfondissent des combats déjà bien pêchus
  Pour la première fois en VF, ça fait plaisir ^__^
  Beaucoup de cut-scenes, bien foutues en plus
  Un gameplay hyper nerveux
  Un design très travaillé



Test réalisé par iiYama


article initial : juin 2013
mise à jour : janvier 2026


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