Resident Evil 5 (Remaster 2016) -- Review sur SoloGamerTest

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Version PlayStation 4 / Xbox One


Version Switch


Testé sur :

 




Les versions PlayStation 4 et Xbox One sont compatibles avec :

 


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Sorties du jeu : juin 2016 sur PS4 et Xbox One - octobre 2019 sur Switch
Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : action / TPS (survival horror ?)

Version testée : française
Doublage : anglais
Textes à l'écran : français

Supports : 1 Blu-Ray sur PS4 et Xbox One / uniquement en téléchargement sur eShop sur Switch
Installation principale : 17 Go (PS4) / 16 Go (XBO) / 19,2 Go (Switch)
Version logicielle : v.1.0
Moteur graphique : MT Framework
Moteur physique : Havok

Performances PS4/XBO : 1080p / 60fps
Performances Switch : 1080p / 30fps en mode TV - 720p / 30fps en mode portable
Compatible 3D (consoles) : non
Compatible VR : non

Difficulté :
Compatible PS Move (PS4) : non
Compatible Kinect (XBO) : non
Remote Play PS4/Vita : oui
Multi-joueurs : 2 joueurs en local / 4 joueurs en réseau

Abréviation : RE5
Titres alternatifs : Biohazard 5 (JAP) - Resident Evil 5 Gold Edition (ALT)
Prix au lancement : 20€ (PS4/XBO) - 30€ (Switch)
Score des ventes : 15,5 millions (tous supports)






La musique de la semaine :
Hard Beat




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Resident Evil 5

(Remaster 2016)




Dans
Resident Evil 5 n'est pas le meilleur épisode de la série, mais son histoire clôt un chapitre important du Lore de la saga
la longue histoire de Resident Evil, il est clair que le 5e épisode n'est pas le meilleur, ni le plus aimé. Ceci dit, c'est bien à la sortie du 6e opus qu'on a finalement su apprécier les valeurs de ce 5 épisode canonique, d'autant plus qu'il termine la phase 2 de la saga. Comment ça, la phase 2 ? Reprenons rapidement depuis le début. La phase 1 a été débuté avec le premier Resident Evil (bien que dans le Lore, ça commence réellement avec l'épisode Zero) et elle se termine avec la destruction de Racoon City dans Resident Evil 3 (entre temps on retrouve les épisodes 2, Survivor, Outbreak 1, Outbreak 2, Umbrella Chronicles et bien entendu les remakes nommé Rebirth, Deadly Silence et même le Remake 2019 du second volet). La phase 2 a débuté avec le Code Veronica, et dans cette phase on retrouve les épisodes Darkside Chronicles, Dead Aim, suivi de Resident Evil 4, qui partait sur de nouvelles bases et qui proposait également un tout nouveau gameplay.
Certes un peu controversé, mais posant les fondations de la longue vague de TPS qui s'en suivra chez les autres développeurs, RE4 a également marqué un tournant dans la série, abandonnant peu à peu son profil de survival-horror, pour s'orienter vers le TPS Horror. Cette seconde phase se termine avec le présent Resident Evil 5 pour la simple et bonne raison qu'elle signe la mort de d'Albert Wesker (arrêtez d'hurler au spoil, qui n'a pas encore joué à ce jeu, franchement ?!), le plus vieil et énigmatique antagoniste de la série, puisqu'il officie depuis le tout premier opus (à vrai dire, depuis même l'épisode Zero).
Enfin la phase 3 a débuté avec Resident Evil 6, qui finissait par définitivement tourner la série vers l'action (au détriment de son ambiance), alors que les fans voulaient justement un retour aux sources. Dans cette phase on retrouve les épisodes Revelations 1 et 2, ou encore le récent Resident Evil 7.



       

Les pochettes japonaise, américaine et européenne du
Resident Evil 5 d'origine (ici en version PlayStation 3)



I owe you one


Entre
Vendu 20€ sur PS4 et Xbox One, pour une fois le prix est vraiment honnête ! On ne peut pas en dire autant de la version Switch...
temps, Capcom a bien senti que les fans en avait marre que la série s'oriente de plus en plus vers l'action, délaissant ouvertement ce qui fait son charme et son attrait, pour devenir au final un TPS sans âme. Voilà pourquoi après le tournant assez brut de l'épisode 7, Capcom s'est lancé dans une vague de Remakes, sentant clairement que pour revenir dans le cœur des joueurs, le plus simple était de relancer les anciens opus... réclamés à cœur et à cris depuis des années ! Après il faut le reconnaitre, Capcom n'a jamais vraiment laissé "refroidir" sa série fétiche car si les nouveaux opus (Remakes compris) sont finalement assez rares, les portages eux, sont innombrables !
La palme revient bien entendu à Resident Evil 4, ancienne exclusivité GameCube qui par la suite a été adaptée sur PS2, PC et Wii, puis il a été HDisé pour sa sortie sur PS3 et Xbox 360, pour être enfin porté sur PS4, Xbox One et Switch. Au final, ce jeu sorti à l'origine en 2005, a fini par voir le jour sur tous les supports à-même de l'accueillir. Capcom, un opportuniste qui profite de la moindre occasion pour se faire de l'argent sans trop se fouler ? Pour sûr que oui ! Maintenant il faut être honnête, si la série a connu des hauts et des bas, généralement les Resident Evil sont d'excellents jeux... surtout les plus anciens opus.
Bon trêve de tergiversations, aujourd'hui nous évoquons le cas de Resident Evil 5, à l'origine sorti en mars 2009 sur PS3 et Xbox 360, en septembre de la même année sur PC. Un an plus tard, en mars 2010, Capcom récidive avec la Gold Edition, une sorte de version GOTY du même jeu, qui apportait quelques ajustements et l'intégration de l'ensemble des DLCs sortis entre temps. Capcom a laissé reposé son jeu pendant 6 ans (mais pas la série, vous vous en doutez) et voilà que RE5 revient en juin 2016, dans une version très proche de celles sur PS3/X360, mais avec tout de même le contenu de la Gold Edition.



What d'you talkin' about ?


Vendu
Si le scénario est assez basique, par contre la mise en scène est restée dynamique et d'un excellent niveau
au modeste prix de 20€ en version boite, si vous n'avez jamais joué au jeu, c'est une bonne occasion de s'y mettre d'autant que les consoles de 8e Génération (PS4 et Xbox One) ont reçus pratiquement tous les grands épisodes de la série en version physique : Rebirth, Zero, 2 Remake, 3 Remake, 4 original, 4 Remake, 5, 6, 7, Revelations 1 et 2... il ne manque plus que le Code Veronica (qui est malgré tout disponible en version dématérialisée, même si ce n'est qu'une adaptation bâclée de la version HD).
Quant à la Switch, énième console "révolutionnaire" de Nintendo à la puissance famélique, elle a reçu son exemplaire... en octobre 2019 (plus de 3 ans après les autres !), uniquement en vente sur eShop (en démat' donc) et vendu au prix d'ami de 30€ ! Et oui, l'intouchable Nintendo se fout encore et toujours de la gueule du monde et visiblement, les fans en redemandent. On notera aussi que les versions Xbox One et PS4 sont toujours en version 1.0 (le développeur ayant peaufiné son jeu depuis longtemps) et que l'installation pèse moins lourd que sur Switch... Et là faudra m'expliquer comment une console portable à la puissance moindre, peut réclamer un espace disque plus volumineux, là je reste dubitatif.
Au niveau de l'histoire, Resident Evil 5 n'est pas l'opus le mieux loti car au fond, la trame ne vole pas bien haut. Ceci dit l'histoire marque (comme évoqué) la fin d'un emblème, celle du grand Wesker et qui pour le coup, terminera un énorme pan du Lore de la saga (d'où la fin de la phase 2). Et si l'histoire ne se révèle jamais vraiment surprenante, à minima vous apprécierez sûrement une mise en scène de grande qualité que n'aurait pas renié John Woo. Avec des plans de caméra audacieux, des animations très réalistes (réalisées sous Motion-Capture) et une mise en scène aussi dynamique que réussie, on peut le dire, à l'image du 4e opus, les cinématiques en mettent plein la vue. Après on n'échappe pas aux monstres bien dégueulasses si cher à Capcom (ahhh ces japonais et leur goût étrange pour tout ce qui est visqueux) et vous remarquerez sûrement (sur PS4 et Xbox One) que les vidéos sont en plus basses résolution que le jeu lui-même, avec en plus un framerate fixé à 30 images/seconde, alors que le jeu tourne en 60 images/seconde. Oui je sais, c'est absurde mais c'est ainsi...



I need ammo !


Niveau
Les vidéos sont en 720p/30fps alors que le jeu est en 1080p/60fps. Forcément, la différence se voit...
prise en mains, si lors de son passage sur PS4 et Xbox One l'indémodable Resident Evil 4 nous a fait le bon plaisir de rafraichir sa jouabilité, malheureusement ce 5e opus n'apporte strictement rien de plus (et pour le vérifier, j'ai relancé ma Xbox 360 avec la première version du jeu). Un conseil, paramétrez votre manette pour que la prise en mains ressemble à celle d'un TPS classique (viser sur L2, tirer sur R2, gestion de la caméra sur le stick droit) car l'ancienne configuration est devenue franchement imbuvable aujourd'hui (rappelez-vous : on se mettait en-joue avec R2, on tirait avec touche croix/A et on gérait sa caméra avec le stick gauche... c'est archaïque et imprécis au possible). Avec une configuration "type TPS" le jeu s'en sort correctement, à ceci près que notre personnage ne peut plus se déplacer lorsqu'il est en-joue.
C'est sur ce point que Capcom aurait dû apporter des modifications, car vous allez pester une paire de fois contre ça ! Côté difficulté, il faut savoir que cette dernière a été légèrement revue à la baisse et ce, de façon très discrète. En effet les herbes soignent plus, les coups ennemis font moins mal et les boss se montrent moins endurants. Une bonne nouvelle, mais ça n'empêchera pas les irritations suite à quelques passages un brin pénibles à franchir. Du côté de la Switch, ce portage apporte en plus la visée gyroscopique et le "motion control". Malheureusement, ces 2 options se révèlent totalement imprécises, ce qui fait qu'on les désactivera très vite, suite à un essai rapidement peu concluant.
Dans tous les cas, le mode 2 joueurs est toujours d'actualité même s'il est assez compliqué à mettre en œuvre sur Switch (où il vaut mieux jouer avec un pad Pro plutôt que les Joy-Cons), alors que sur PS4/Xbox One il ne pose aucun problème, étant donné la qualité et la précision des pads, plus l'affichage sur TV HD de bonne taille. Oui de bonne taille car le co-op' en local reprend le format "double cadres en 16:9" avec un rendu finalement assez petit. Mais comme les télés d'aujourd'hui sont bien plus grandes que celles de 2009, désormais ça ne pose plus vraiment de problème. Par contre, les défauts récurrents du jeu répondent toujours présent. Une fois encore, Capcom nous livre un portage faignant qui n'a pas vraiment réglé certains problèmes assez gênants à la longue.



Thanks partner :)


Je
Les 2 plus gros défauts de RE5 répondent toujours présents, à savoir la jouabilité et l'inventaire. Dommage, Capcom aurait pu faire quelque chose pour améliorer son jeu...
commencerai par ces QTEs au timing souvent trop court pour rendre la scène équitable, du coup on meurt instantanément et au second tour, on attend nerveusement la séquence fatidique. Ensuite il y a le cas de l'inventaire, vaste sujet qui vous fera enrager plus d'une fois tant le processus est aussi pénible que débile, et une fois encore, Capcom n'a pas jugé bon d'essayer de corriger ça.
Dans Resident Evil 5 nous jouons Chris (qui ne ressemble plus du tout au personnage qu'on a apprécié dans Code Veronica, troquant son habilité pour une masse musculaire inversement proportionnelle à son intelligence) et nous sommes toujours accompagné de Sheva, second personnage géré par l'IA ou par le second joueur. Or, Chris et Sheva ont un inventaire de "9 cases" où chaque objet, quelque soit sa taille, prend 1 case (et oui, une boite de munitions de 9mm ou une plante verte, prend autant de place qu'un RPG7, c'est totalement absurde !). Le pire dans tout ça, c'est que l'inventaire est non extensible et que les échanges d'objets sont contre-intuitifs. Ajoutons à ça que les gilets de protection et pare-balles ne peuvent pas être jumeler et qu'ils prennent une case chacun ! Vous trouvez ça complètement aberrant ? Car oui, prendre ces 2 gilets vous protégera efficacement mais vous perdrez 2 cases de l'inventaire, alors qu'entre nous, ce genre d'objets devrait se porter de façon transparente.
Et ce n'est pas fini : lorsqu'on prend une grenade en main (puisqu'il n'y a toujours pas de touche dédiée pour ça), notre crétin d'avatar veut systématiquement le fourguer à son partenaire (la fonction s'affiche en bas d'écran) et pour être honnête, la jouabilité est d'une lourdeur comme on n'en voit plus de nos jours. Alors que certaines scènes réclament justement de viser juste, et rapidement, tout en étant suffisamment alerte pour éviter des boss qui sont parfois capables de nous tuer en un coup, Resident Evil 5 nous impose encore et toujours cette prise en mains pondéreuse et maladroite qui ne faisait déjà pas l'unanimité à l'époque, et qui plombe encore plus l'expérience aujourd'hui. Il est clair que Capcom aurait dû corriger ces facettes de son titre, ou du moins (en vue de proposer également l'expérience originelle) de proposer des options afin de contourner tout ce qui alourdi l'aventure.



You can't hide forever !


Par contre
La remasterisation est subtile mais fort agréable. Le passage au 1080p / 60fps fait également du bien
je suis désolé, mais à mes yeux, Sheva n'est pas réellement un problème, au contraire ! Si bien entendu notre coéquipière commettra des erreurs (comme se servir systématiquement du pistolet alors qu'elle possède des armes bien plus puissantes, ou toujours chercher à nous soigner alors qu'on n'a rien demandé), à côté de ça elle veille efficacement sur nos arrières, elle récupère les items de façon autonome, nous donne des munitions pour les armes portées et sert efficacement d'extension d'inventaire, en lui faisant récupérer tout ce qu'on ne peut pas porter, faute de place. Non vraiment, même si elle n'est pas parfaite, l'IA qui contrôle Sheva fait un boulot admirable et bien des jeux (d'action ou non) ne dispose pas d'un tel niveau d'intelligence artificielle (même si elle montre vite ses limites dans ces certaines circonstances).
Techniquement, comme évoqué sur PS4 et Xbox One le jeu tourne en 1080p et 60 images/seconde, et ce de façon permanente. Normal vous me direz, vu que le jeu date de 2009 et qu'il est issu de consoles techniquement inférieures. Peut-être, mais ce n'est pas toujours le cas et pour le coup, Capcom a parfaitement travaillé son portage. Tournant toujours sous MT Framework (secondé par le moteur physique Havok), le jeu se révèle très beau, avec parfois des environnements particulièrement détaillés. Les modélisations sont également de grande qualité, ce qui donne un certain cachet aux cinématiques. Maintenant il est clair que le développeur nippon ne s'est pas non plus foulé. En effet, la différence graphique entre (par exemple) les versions PS3 et PS4, n'est pas flagrante. On est clairement un Remastering basique, ce n'est pas un Remake, loin de là...
Bien sûr l'upscaling, ainsi que des textures légèrement plus nettes, rendent l'image plus "propre" mais tout à fait entre nous, il ne faut pas acheter cette version pour une simple raison technique car je le redis, la différence entre anciennes et actuelles consoles ne saute pas aux yeux, là où justement le lifting de Resident Evil 4 était bien plus efficace... mais son origine plus modeste est (sans doute) aussi responsable de ce résultat. Après on n'échappe pas à quelques textures un peu crades, un peu floues et puis soyons honnêtes, si beau qu'il était, il ne rivalise en rien avec les productions spécialement développées pour leurs supports respectifs. Comparer Resident Evil 5 avec Uncharted 4, Gears of War Ultimate Edition ou Tomb Raider Definitive Edition, serait assez mal venu.



   

   

Comparatif entre l'ancienne version (PS3) et le portage (PS4). On voit bien que fondamentalement, le jeu n'a pas vraiment changé, puisqu'on parle d'un Remaster, et non d'un Remake. La résolution a doublé, tout comme le framerate, les ombres sont plus détaillées et les textures sont plus nettes. C'est donc le même jeu, en plus beau, plus détaillé et plus fluide (cliquez pour agrandir)



You grab it !


Quant
Tout le contenu existant répond présent : modes de jeu, cartes, cosmétiques, personnages jouables, DLCs narratifs...
à la version Switch, la modeste console hybride de Nintendo s'en sort avec les honneurs avec un résultat finalement très proche de la version PS3. On en attendait pas moins, même si la limitation à 30fps est un peu frustrante. Côté son, Resident Evil 5 est le dernier épisode a être intégralement en anglais (avec des sous-titres français), puisque dès le premier épisode Revelations (qui est une préquelle à celui-ci) Capcom a enfin sauté le pas de la VF et ce, avec panache. Une tendance qui sera suivie par les épisodes 6, 7, Revelations 2 et les Remakes des opus 2 et 3. Bref, le développeur nippon a enfin compris qu'une VF séduit d'autant plus le public visé et que ça marche ! Car on ne va pas se leurrer, à part quelques zozos qui vous diront qu'en VO c'est 100 fois mieux (sans doute les mêmes qui doivent regarder leurs séries fétiches dans la langue de Shakespeare, pour plus d'authenticité), la majorité des joueurs, des francophones pure souche, apprécient sûrement les efforts qui sont consentis depuis quelques années.
Bref, RE5 est donc le dernier épisode de Resident Evil où il faut lire des sous-titres, ce qui est assez peu pénalisant puisque ce fut le cas depuis le tout premier opus (maintenant c'est sûr, sur les nouveaux épisodes, on aurait bien du mal à revenir en arrière). Côté musiques et bruitages, il n'y a rien à redire, l'un comme l'autre sont de très bonne qualité (le son est toujours l'aspect le moins vieillissant d'un jeu). Et côté bonus, cette édition ne porte pas la mention "Gold Edition" et pourtant, son contenu répond bel et bien présent. Ainsi on pourra refaire le jeu en "new game +" (en gardant toutes les upgrades acquises jusqu'ici), jouer avec des costumes alternatifs ou même prendre Sheva au lieu de Chris.
Mieux encore, les DLCs Perdu dans les Cauchemars (qui fait office de prologue à la présente aventure) et Une Fuite Désespérée (qui nous explique comment Jill et Josh se sont enfuis) sont inclus et propose 2 mini-aventures assez intéressantes, bien que leur durée de vie respectives soit très modeste (moins d'une heure). Quant au mode Mercenaries, on pourra y prendre le contrôle des personnages emblématiques de la saga comme Barry Burton et Albert Wesker.



Conclusion

Si Version PS4 / XBO



Version Switch



Resident Evil 5 n'est clairement pas l'épisode le plus apprécié de la série, il garde malgré tout quelques qualités et poursuit la lignée d'un Resident Evil 4 unanimement acclamé. Si le scénario ne casse pas des briques (malgré quelques appréciables surprises), c'est surtout la qualité de la mise en scène qui impressionne encore, preuve que pour ça, Capcom a un réel talent. Après on peut le dire, les graphismes ont été remanié de façon un peu trop timide : malgré l'upscaling en 1080p et 60 images/seconde (contre 720p et 30 images/seconde auparavant), et des textures légèrement plus nettes, difficile d'être catégorique sur la plus-value graphique (alors que la partie sonore n'a pas pris une ride). Et, bien qu'il ne soit plus annoncé clairement, le contenu de la Gold Edition répond bel et bien présent, avec ce que ça comporte de DLCs narratifs, de costumes, de maps et autres anecdotiques ajouts. Tout ceci justifie timidement de repasser à la caisse si vous possédez déjà une ancienne version, car il faut en plus savoir que les plus grosses tares du jeu d'origine sont, elles aussi, toujours d'actualité ! La prise en mains n'a pas été "rafraichie" alors qu'elle en avait grand besoin, l'inventaire est une purge et si l'aventure se veut agréable et particulièrement dynamique, au contraire elle enchaine beaucoup trop de boss, dont les derniers (surtout Wesker) sont particulièrement pénibles à affronter !

Et puis c'est un fait, ce qui passait tout juste à l'époque (et je parle bien de cette prise en mains archaïque, couplée à une difficulté parfois mal dosée - sans revenir sur cet inventaire ultra merdeux), font que ça passe plus difficilement aujourd'hui. Maintenant si vous avez déjà apprécié le jeu ou comptez le découvrir, à 20€ à sa sortie, on ne peut pas dire qu'il était vendu cher (pour une fois le prix est réellement honnête). Au contraire, la version Switch, en plus d'être sortie très tard (plus de 3 ans après les autres), se permet de nous offrir une réalisation semblable aux versions d'origine (normal quand l'Hardware ne développe pas plus de puissance qu'une PS3), tout en étant vendue plus chère de 10€ et uniquement en dématérialisé sur eShop. Et oui, Nintendo se permet tout désormais ! Donc vous l'aurez compris, à l'heure où la version Switch est sortie, vous aviez déjà la possibilité de trouver l'une des 2 autres versions pour une misère, tout en profitant d'une "édition physique". Dans tous les cas aujourd'hui Resident Evil 5 reste un jeu d'action sympathique (à défaut d'être un bon survival-horror), et c'est l'occasion ultime de jouer (ou rejouer) à ce volet dont le final clôt un énorme pan du Lore de la saga. Un achat envisageable, d'abord pour son prix mais aussi parce que sur PS4 et Xbox One quasiment tous les épisodes canoniques ont été réédités en version boite. Parfait pour se faire la collection si comme moi, vous êtes fans de la série... en faisant bien sûr abstraction des défauts susnommés et qui seront plus ou moins rédhibitoires selon le point de vue de chacun.






Points négatifs

  Les petits soucis du jeu d'origine perdurent : errances de Sheva, vouloir donner une grenade, gestion de l'inventaire fastidieuse, QTEs parfois trop serrées...
  Version Switch qui sort avec 3 ans de retard, qui coûte plus cher de 10€ tout en étant limitée au 30fps et vendue uniquement sur eShop : beau foutage de gueule !
  Prise en mains archaïque et non remise au goût du jour
  Inventaire trop limité et pénible à la longue
  Scénario sans surprise


Points positifs

  Sur PS4 et Xbox One on a du 1080p / 60fps avec des textures légèrement plus nettes
  Toute la partie sonore n'a pas pris une ride et reste d'un excellent niveau
  Tout le contenu de la Gold Edition est inclus (dont les 2 DLCs narratifs)
  Mise en scène qui n'a pas vieillie et qui reste dynamique et travaillée
  Une aventure toujours aussi agréable à parcourir, notamment en co-op'
  Le prix des versions PS4/Xbox One (20€ c'est plus qu'honnête)
  Graphiquement, ça reste encore très correct
  Bonne durée de vie



Test réalisé par iiYama


article initial : septembre 2020
mise à jour : décembre 2025


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