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On ne va pas 
Après s'être perdue, la série des Resident Evil revient sur de bons rails avec ce 7e opus qui se réoriente vers le survival horror revenir sur l'histoire de Capcom et encore moins sur celle de Resident Evil, car il faudrait écrire une encyclopédie entière ! On précisera tout de même que la saga est née de l'esprit fertile de Shinji Mikami et qu'elle aura eu un sacré succès sur ses 4 premiers épisodes (du 1 au Code Veronica), grâce à son ambiance sans pareille, la maitrise de son gameplay et de sa réalisation qui savait parfaitement tirer parti des supports exploités (PlayStation, Saturn et DreamCast). Avec Resident Evil 4, la série a pris un sérieux tournant et si cet épisode reste culte pour bien des fans (nous les premiers) il faut reconnaitre que nous nous sommes pas mal éloigné de la formule d'origine. Vient ensuite ces séquelles à la qualité dégressive, ces spin-offs eux aussi très oscillants (allant du sympa au complètement raté) jusqu'à arriver au paradoxe Resident Evil 6.
Ce 6e opus est considéré comme l'un des pires de la saga et pourtant, il est l'un des plus vendu ! Etrange non ? En fait de là Capcom a eu un choix à faire : suivre la tendance et continuer sur cette décriée lancée qui met en avant l'action et l'horreur musclée afin de continuer à vendre des jeux par camions, ou écouter sa fan-base, revenir aux racines du survival-horror et renouer avec le cœur des passionnés...
Heureusement pour nous, après des années d'errance, Capcom est enfin revenu à la raison et bien avant les succès critiques et commerciaux des Resident Evil 2 (Remake) et Resident Evil 3 (Remake), le développeur japonais nous a sorti un épisode "pas tout à fait" là où on l'attendait, mais qui était finalement bon et surtout, qui faisait un sérieux retour aux sources (je parle bien sûr du présent Resident Evil 7). Entre temps sont sortis les sympathiques épisodes Revelations, qui étaient sûrement les seuls à réconcilier les fans avec la saga, et qui nous ont offert pour la première fois, un doublage localisé en plusieurs langues, dont le français. Merci, ça fait vraiment plaisir de voir qu'on pense à nous. :)
Resident 
En VR l'expérience est décuplée ! Dommage qu'au passage on perde en qualité graphique et que ce soit réservé à la PS4 Evil 7 est souvent stylisé en "RESIDENT EVII" (car pour ceux qui ont quitté l'école trop tôt, VII en chiffre romain donne 7 en chiffres indo-arabes). Le titre est également sous-titré "biohazard", soit le nom japonais de la licence. Pourquoi ont-ils apposés un tel sous-titre ? Allez savoir, en attendant Resident Evil 7 fut longtemps le grand ambassadeur de la VR... sur PlayStation 4. Sur PS4 seulement ? Et oui malgré de belles promesses, Capcom n'a jamais daigné convertir son mode VR sur PC, ce qui est assez absurde puisque les HTC Vive et Oculus Rift restent actuellement les meilleurs produits pour profiter de la VR, quand le PS VR reste l'entrée de gamme de ce couteux gadget optionnel. Maintenant, si je ne suis pas un fan de VR, je respecte les goûts de chacun. Pour moi un jeu se pratique (surtout un comme celui-ci) devant un grand écran, manette en mains, un casque sur les oreilles (histoire de mettre le son bien fort sans gêner les enfants qui dorment), le fessier dans un canapé ou un fauteuil et surtout, seul dans le noir. Là on profite au maximum de l'ambiance et de ce qu'un jeu a à nous offrir.
Je ne me vois pas gesticuler dans mon salon avec un gros appareil posé sur la tête, sans parler de ce que ça coûte en matériel ou en terme de logistique (et dire que les pads sont devenus sans fil...). Maintenant chacun pratique le jeu vidéo comme il l'entend : il y a ceux qui aiment jouer en ligne, ceux qui aiment jouer à plusieurs dans leur salon, ceux qui aiment jouer au clavier/souris... je ne juge personne, chacun fait ce qu'il veut ! La VR j'ai essayé, c'est vrai que c'est pas mal, mais c'est pas mon truc, voilà tout. En attendant, si Resident Evil 7 est un jeu sacrément flippant, sachez qu'il l'est encore plus en VR ! Avec quelques passages assez traumatisants (notamment lors de certaines cinématiques ou courses poursuites) et des monstres vraiment dégueulasses qui s'éclatent à vouloir nous faire des "free hugs", croyez-moi, RE7 en VR entre dans une toute autre dimension, et offre une toute autre expérience...
Autre 
La vue FPS surprend, surtout sur cette saga, même si ce n'est pas un coup d'essai tendance vers laquelle Capcom s'est laissé séduire : les DLCs. Avec des contenus additionnels payants, le développeur nous propose de continuer l'aventure Resident Evil 7 et ce, via des add-ons à la qualité discutable et surtout, très chers ! Si nous verrons ça en détails dans un autre article, sachez dans tous les cas que ma version fr test était en v.1.06, une mise à jour qui pèse pas moins de 3,5 Go (!) et qui règle bien des problèmes, notamment en termes de pics de difficulté. Car sachez que la première fois que j'ai testé le jeu, c'était sur mon modeste PC (celui dont la config' se trouve ci-contre) et avec un tel matos, on pourrait croire qu'il fonctionnait mal. Et bien pas du tout ! Certes j'y ai joué dans la résolution classique de mon écran (1680x1050) et avec les détails pratiquement tous au minimum, mais entre temps j'ai pu découvrir assez vite le jeu. Pourquoi ne pas l'avoir testé à ce moment-là, alors ? Et bien tout simplement parce que j'y ai joué au moment où le site était "en pause"... en gros je n'écrivais plus rien (nous étions alors en 2017 - lisez la chronologie du site pour connaitre le fin-mot de l'histoire). 3 ans plus tard, le site est reparti de plus belle, je teste des jeux à "tour-de-bras", déjà parce que j'aime ça, ensuite parce que j'ai le temps de le faire ! Espérons que ça dure...
Retour à nos moutons, Resident Evil 7 est le premier épisode de la série principale à être en vue à la première personne. Bien sûr, d'autres tentatives ont essayé de percer (comme les Gun Survivor et Dead Aim) mais là il s'agit bien d'un épisode canonique, pas d'un spin-off. Au fond, il ne s'agit pas d'un jeu d'action comme les Resident Evil 4 / 5 / 6, et encore moins d'un "vrai" FPS, mais bien d'un survival-horror, finalement plus proche des 3 premiers jeux de la franchise.
L'histoire nous raconte qu'en juillet 2017 (approximativement 4 ans après les événements de RE6) dans la ville fictive de Dulvey en Louisiane (au sud des Etats-Unis), Ethan Winters est à la recherche de sa femme, Mia, disparue depuis 3 ans. Ses recherches le conduisent vers une plantation abandonnée, où il finit par retrouver sa femme retenue prisonnière dans une maison apparemment abandonnée elle aussi. Cependant, Ethan va très vite être attaqué, et il fera la rencontre des Baker, une famille étrange et dangereuse, pratiquant le cannibalisme. Ensuite on n'échappe aux dérives que chérit tant Capcom avec une histoire de virus, de monstres, de mutants, de boss difformes et des habituels travers de la série...
Bien 
Lent, sombre et très "ambiancé", en jouant dans de bonnes conditions vous aurez peur ! qu'il s'agisse d'une suite, les connexions avec les précédents opus de la saga sont ténues, le jeu se concentrant sur des personnages inédits (hormis Chris Redfield, qui ne ressemble plus du tout à ce qu'il était - Capcom ne faisant jamais de suivi "physique" de ses personnages), faisant face à une menace jusqu'ici inconnue dans la série. Notez tout de même que le DLC "Not a Hero" a été offert par Capcom et qu'il continue le scénario principal avec justement pour personnage jouable, Chris Redfield. Ce contenu ne sera pas évoqué ici, mais dans l'article des DLCs, ici nous nous contenterons de l'aventure principale (sachez juste que ce DLC -gratuit je le répète- termine vraiment l'histoire).
Question mise en scène, l'intro mélange des séquences filmées à des parcelles d'images de synthèse (ce qui rappelle facilement l'intro du premier opus... en plus réussi tout de même ^_^). Voulant renouveler sa série en profondeur, la vue subjective sera également mise à contribution lors des différentes cut-scenes, histoire de nous plonger à 100% dans l'enfer des Baker, plus encore lorsqu'on joue en VR. Par la suite, je n'ai noté qu'une seule cinématique sous forme de vidéo, sans doute trop complexe à retranscrire en 3D. Le scénario est assez sympa, bien que très convenu pour du Resident Evil, et la mise en scène se veut plus "choc" que réellement impressionnante. En effet, il n'est pas rare d'avoir la nausée parce que les images à l'écran sont franchement dégoûtantes (planter son bras dans le cou d'un mec mort et en décomposition pour aller chercher une clé, manger des bouts de chair humaine pourrie...), histoire de déranger le joueur, de le surprendre autant que l'écoeurer.
Il faut dire qu'aujourd'hui, entre la télé, le cinéma et les jeux vidéo en général, il est devenu très difficile de faire peur et/ou de surprendre réellement celui ou celle qui est devant l'écran. On notera tout de même que le doublage en français est de bonne qualité mais que la synchro est à coucher dehors sur l'ancienne génération ! En effet, Capcom s'est déjà fait suer à doubler son jeu, on ne va pas le fustiger pour la synchro, même si cette dernière n'a clairement pas été travaillé (elle sera améliorée sur la version Remaster).

D'autant 
Si le début de l'aventure est poussif, par la suite les choses s'améliorent mais on reste loin d'un pur FPS badass plus que le casting de notre VF n'est pas mauvais du tout : Ethan est doublé par Damien Ferrette (qui est un gros doubleur ciné/TV), Jack Baker est doublé par Martial Le Minoux qu'on ne présente plus (gros doubleur de jeu vidéo, et entre autre du Professeur Layton), Lucas Baker est doublé par Jérémy Prévost et on retrouve aussi les voix de Jessica Monceau (pour Zoé) et Boris Rehlinger (pour Chris Redfield). Bref, du beau linge pour un travail voxographique de qualité, et pas besoin de vous préciser que même s'il n'avait pas été à la hauteur, je préfère quand même ça que de lire des sous-titres. Fort heureusement ce n'est pas le cas, et vous allez pouvoir vivre cette aventure horrifique, sans rien pour vous casser l'immersion. Comme évoqué, Capcom a voulu réinviter sa série, ce qui explique en premier lieu l'utilisation d'une vue subjective.
Cependant, le jeu est loin, très loin d'être un FPS. Se rapprochant plus d'un Outlast, le début de l'aventure est même très poussif. Il faut dire qu'Ethan n'est pas un sportif et même si son ombre le suggère, en réalité lorsqu'il court il ne fait que "marcher un peu vite" (même ma grand-mère va plus vite que lui !). C'est d'autant plus flippant lorsqu'on a la mort aux trousses (!) et voir ce prolo trainer ainsi la patte, peut vite énerver. Et c'est un fait, Ethan débarque chez les Baker à la recherche de sa femme sans rien dans les poches, même pas un couteau !
Ainsi au début il faudra jouer les peureuses et se cacher, éviter tout contact avec les assaillants locaux (notamment le père Baker). Personnellement se cacher me tape sur les nerfs, je ne suis pas du genre passif mais il faut bien avouer qu'en allant sur place avec la bite et sans couteau, c'était quand même couillu ! Ainsi la première partie du jeu est particulièrement tendue : éviter son poursuivant, trouver les premiers objets qui nous feront avancer (comme un canif parce qu'Ethan n'est pas foutu d'arracher du scotch à la main), se planquer... franchement, le début de l'aventure est particulièrement stressant à cause de ça.
L'aventure 
Les mycomorphes sont les ennemis les plus récurrents du jeu. Ils sont fourbes et franchement répugnants... est clairement divisée en 4 parties. Nous venons d'évoquer la première, et la seconde est déjà nettement plus orientée vers l'action puisqu'on trouvera un premier pistolet, et on affrontera également nos premiers ennemis dit "classiques". Répondant au petit nom de Mycomorphes, ces nouvelles saloperies sont particulièrement vicieuses en nous sautant à la gorge, en gigotant histoire qu'ils soient plus difficile à viser, ou en nous prenant en traitre dans le dos. Car c'est un fait, tirer sur les ennemis c'est bien mais nous ne sommes pas dans un FPS (je me tue à vous le dire) et la visée est aussi imprécise que si vous aviez une vraie arme dans les mains. Pas de véritable "aim sight", pas d'assistance à la visée, des ennemis peu commodes qui ne se laissent pas bêtement shooter... les affrontements ne sont pas aussi simples qu'on pourrait le croire.
D'ailleurs durant les phases 2 et 3, les munitions sont relativement rares, donc le plus pertinent sera de tirer dans les genoux de ses assaillants pour les faire tomber à terre et les "finir" au couteau. Attention tout de même : une fois à terre ils ne sont pas inoffensifs pour autant ! La phase 1 se déroule dans une partie très restreinte de la maison (celle qu'on voit durant la démo), durant la phase 2 on arpentera le reste de la maison, ainsi que les sous-sols. Durant la phase 3, on sortira enfin de la maison pour visiter les jardins ainsi que la grange.
Enfin la phase 4 s'oriente vers l'action avec des lieux divers, hors de la propriété, comme un bateau (décidément Capcom adore les bateaux dans cette série) ou encore les mines. J'en suis sûr, vous voyez sans doute déjà là un léger plagiat à divers épisodes de la saga. Et c'est vrai, la maison avec les jardins puis la grange, comment ne pas penser au manoir du premier opus. Le bateau rappelle Dead Aim ou Revelations 1, quand les mines feront immanquablement penser à Resident Evil 4...
Si 
Retrouver le coffre nous rapproche forcément de la formule originelle de la série, allers-retours compris au début nous avons une aventure très scriptée, par la suite on retrouve avec plaisir les rouages d'un bon vieux Resident Evil avec des clés à trouver, des objets à combiner, des lieux à explorer, des énigmes à contourner (bien qu'elles soient un peu trop rares à mon goût). Et puis on retrouve aussi ce qui fait l'identité même de la série comme le coffre, des magnétophones pour sauvegarder (qui remplacent les machines à écrire mais l'utilisation est la même), des plantes vertes, des munitions à fabriquer soi-même et beaucoup d'allers-retours à cause d'un inventaire débile puisque les plus petites choses prennent déjà une place, quand les grosses en prennent systématiquement 2 (que voulez-vous, c'est aussi ça le charme de la série et sans ça, pas d'allers-retours, pas de temps perdu, pas d'ambiance "à la RE"). On a également des caisses en bois à casser, des corbeaux, des pianos, l'examen des objets pour trouver des détails ou ouvrir des boites... bref, même si ça ne ressemble pas beaucoup à un Resident Evil, Capcom s'est efforcé de nous le faire croire.
Après c'est vrai, on n'échappe pas à quelques erreurs de conception, vu que par exemple Capcom n'est pas habitué à la vue subjective. On commencera par le fait que la lampe s'allume et s'éteint toute seule alors qu'on aurait largement préféré qu'elle soit manuelle pour qu'on puisse éclairer la zone qu'on veut, quand on veut. Si le combat au couteau n'est vraiment pas désagréable (et parfois même salvateur), le jeu prévoit une mise en garde via la touche L1/RB. Le problème c'est qu'Ethan n'est pas du tout réactif, il est même très long, très lent dans ses actions, ce qui fait que bien souvent on pendra de plein fouet une attaque ennemie, alors même que la touche est enfoncée depuis de précieuses millisecondes.
Durant 
Les enigmes sont originales... dommage qu'elles soient si rares l'aventure, il y aura plusieurs objets à scruter... inutilement. Pourquoi faire ? Je suppose que Capcom a fait en sorte qu'on puisse regarder certains objets sous toutes les coutures mais qu'au dernier moment, au gré des changements durant le développement, les-dits objets n'avaient plus d'utilité mais ils ont laissés ça tel quel. C'est un peu idiot mais pas pire que ces placards et autres tiroirs qu'on ouvrira pour ne rien y trouver. C'est très frustrant, surtout lorsqu'on manque de munitions (avec un peu de recul, il faut avouer que cette touche de réalisme n'est finalement pas si désagréable). Autre détail : on voit (encore une fois) que ce RE7 n'est pas un FPS avec par exemple une arme qu'on ne peut pas prendre en mains si elle n'est pas placée sur un raccourci (ce qui est parfaitement ridicule), des objets qu'on ne peut pas combiner à la volée ou absorber directement (comme les plantes vertes)... il faut d'abord que ça "rentre" dans l'inventaire ce qui est aussi pénible qu'illogique.
Et puis il y a ces touches à la disposition inappropriée : presser le stick droit (R3) pour se baisser, ou se soigner avec R1/RB, c'est farfelu et ça occasionne des actions non-voulues, tout simplement parce que Resident Evil 7 ne prend pas la peine d'avoir une prise en mains commune avec le genre FPS. D'ailleurs sachez qu'Ethan ne sait pas sauter (absurde vous dites ?) et que dans le gameplay (ou dans le scénario selon le point de vue) le système de soins est aberrant : se passer du "jus" sur la main pour se soigner, ce même jus qui peut "recoller" des membres (main, pied...), c'est juste insensé ! Je veux bien que le coup des herbes vertes propre à la série est déjà pas mal capilotracté, mais là on atteint un tel niveau d'illogisme et d'extravagance, que personnellement c'est pour moi l'un des pires défauts du titre !
Resident Evil 7 sur Nintendo Switch, est une version très particulière. Si beaucoup portent la console de Big N à bout de bras, d'autres sont nettement plus pondérés. Il faut dire que la console n'est vraiment pas fiable, les problèmes de joycons lui font une mauvaise publicité (et les réparations coûtent très chères car pour Nintendo le pingre, un sou est un sou), sans parler de la durée des batteries (surtout sur les premiers modèles) mais aussi et surtout de la puissance réelle de la machine. Depuis la mort de cette formidable console qu'était la GameCube, le constructeur japonais ne fait plus aucun effort pour rester dans la course. La Wii n'était une GameCube boostée (les mêmes composants mais à des fréquences légèrement plus élevées), la WiiU puis la Switch... si autrefois Nintendo se battait au coude-à-coude avec ses concurrents (Super Nintendo vs Mega Drive - Nintendo 64 vs PlayStation - GameCube vs PlayStation 2) aujourd'hui sous prétexte de gameplay innovant, ils ne font plus aucun effort. D'ailleurs excusez du peu mais hormis l'aspect hybride portable/TV de sa console, je ne vois pas où est l'innovation de gameplay. Après je suis d'accord pour dire que les graphismes ne font pas tout, la preuve j'ai adoré Terminator Resistance et pourtant, techniquement, il est moche. De même, je joue beaucoup aux jeux rétro, notamment 16-bits, donc c'est bien que je ne m'attache pas forcément à ça. Seulement voilà, prôner l'originalité et le gameplay, c'est bien mais sachez môsieur Nintendo que ça ne va qu'un temps !
Techniquement 
Le nouveau moteur de Capcom, le RE Engine, offre de beaux décors et de bonnes performances... mais il doit être encore perfectionné à présent (et nous n'évoquerons pas le cas de la Switch vu que le Streaming peut lui faire afficher tout et n'importe quoi), Resident Evil 7 est le premier jeu qui tourne sur le tout nouveau moteur maison de Capcom : le RE Engine. Voilà un nom qui est drôlement bien trouvé dit donc ! Capcom a donc fini par laisser tomber son vieux MT Framework, moteur maison qui sert à presque toutes leurs productions depuis 2006 et la sortie de Dead Rising. Le RE Engine je le connais déjà pour les Remakes de Resident Evil 2 et 3 : c'est un bon moteur quand il s'agit de proposer des ambiances sombres, glauques, de belles modélisations ou encore des éclairages assez précis. Malheureusement, RE7 est le premier jeu à l'utiliser et vous le savez, il faut toujours un temps d'adaptation avant de parfaitement maitriser une technologie.
Et c'est le cas ici : tant qu'il s'agit de montrer des décors de loin, ça va, le jeu donne bien le change. Par contre si vous vous approchez de près, vous verrez vite que certaines textures sont floues, peu détaillées. De plus, on voit clairement que chaque texture est à 2 vitesses (basse et haute résolution) car il n'est pas rare que le changement se fasse sous nos yeux. Et c'est là l'erreur de Capcom : habitué aux jeux à la 3e personne, où on n'approche jamais les décors de trop près, ici la vue subjective ne rend pas du tout service au titre. Maintenant, pour le reste il n'y a rien à redire : le design est excellent, les nouveaux monstres (les Mycomorphes) sont aussi effrayants que dégueux, les modélisations (à quelques jointures de bras près) sont réussies, et niveau ambiance, chapeau bas ! Pour être franc avec vous, en jouant dans des conditions optimales, vous allez flipper ! J'entends pas là qu'il faut jouer avec le casque bien fort, dans le noir, tard le soir, si possible seul... croyez-moi, ça faisait bien longtemps que je n'avais peu eu aussi peur avec un Resident Evil...
et j'ai adoré ça ! ^__^

Resident Evil 7 : Gold Edition a vu le jour en décembre 2017, et c'est la version GOTY / Complete Edition du Resident Evil 7 classique sorti en janvier 2017. Oui, Capcom a très rapidement réédité son jeu, sans doute à cause de quelques déboires de lancement, d'une formule très éloignée de ce que les joueurs connaissaient et de ventes peut-être en deçà des attentes. Il faut dire que la version PC a très vite été craquée (en 5 jours à peine) ce qui incite les éditeurs à décaler les sorties car mine de rien, un jeu illégalement téléchargé aboutit rarement à une vente, plus encore au prix fort (si achat il y a, sans doute parce que le jeu a plu, ils attendent une promo Steam ou de l'acheter d'occasion sur consoles). Bref, pour relancer la machine, rien de mieux que les fêtes de fin d'année, où les gens dépensent plus qu'ils ne gagnent, et ainsi offrir une belle relance des ventes. Après je vous rassure, Capcom a vendu plus de 12 d'exemplaires de son jeu, donc oui, d'une manière ou d'une autre, RE7 fut un succès. D'ailleurs vous remarquerez qu'il fait parti de ces titres dont le succès n'est pas forcément immédiat, mais sur la longueur. C'est ce qu'on appelle un "long seller", un jeu qui se vend à rythme régulier et qui finit par faire un carton mondial, sans doute aidé par le bouche à oreille, un DLC offert, la mise à niveau gratuite et les reviews amateurs sur Internet (notamment sur Youtube).
Le 
Désynchro labiale, bruitages timides... heureusement nous avons aussi une bonne VF et une ambiance sonore travaillée titre alterne des ambiances sombres, des parcelles visqueuses, des passages inquiétants où on avance à tâtons, à d'autres où on a franchement la gerbe tant c'est dégueulasse... le jeu sait autant changer que ménager son atmosphère ! D'ailleurs les ennemis sont rares, mais les munitions aussi, résultat chaque affrontement est d'une tension palpable (moins sur la fin de l'aventure qui est plus orientée sur l'action, je l'admets). De plus, les scare-jumps sont bien amenés, le jeu sait où et quand nous faire prendre des coups de sang, façon Hantise / Terreur Extrême (ma femme adore ce genre d'émissions ^.^), le tout emprunt d'un soupçon de Silent Hill quand il s'agit de faire dans les délires psychotiques. Au final, si le jeu n'est pas vraiment beau, il reste dans une bonne moyenne et il est suffisamment détaillé pour qu'on entre facilement dans son univers, que son ambiance se pose et que la "magie opère", afin qu'on avance la peur au ventre.
Par contre il faut le savoir, sur les anciennes consoles, le premier chargement est vraiment très long. Il en sera de même pour chaque cassette (VHS) qu'on visionnera (une autre bonne idée où au lieu de simplement regarder une cinématique, on jouera le personnage en question) où le chargement sera long, très long, qu'on lance la cassette, ou qu'on revienne au jeu principal. Terminons comme d'accoutumé par la bande-son qui est ici d'excellente qualité. Bien entendu on ne parle pas de mélopées, de super compositions mémorables, mais bien de vapeurs angoissantes et autres sonorités qui confortent une ambiance malsaine, stressante et glauque à souhait.
Pour ça il n'y a rien à redire, le trio de compositeurs (Akiyuki Morimoto, Miwako Chinone et Satoshi Hori) a réalisé un travail ciselé et tout à fait en adéquation avec le jeu. Enfin si on ne revient pas sur le doublage, il est par contre dommage que les bruitages ne soient pas plus incisifs. En effet, les bruitages globaux sont plutôt corrects, mais les armes manquent cruellement de punch. Le Glock 17 est timide, la mitrailleuse fait un bruit étouffée... seul le fusil à pompe donne un peu le change mais ce n'est rien comparé à Resident Evil 4 et ses bruitages hyper dynamiques. C'est un regret, même si tout à fait entre nous, les bruitages font globalement le job (c'est juste que lorsque j'ai virtuellement des armes en mains, j'aime quand ça claque !).
Resident
Version Switch
Les autres versions
Evil 7 offre une aventure en 4 parties et si la première d'entre elles est un peu poussive, dirigiste et cloisonnée, les parties 2 et 3 sont jouissives, en nous rappelant entre autre le manoir Spencer du premier épisode (la 4e partie est plus orientée vers l'action - pas mauvaise pour autant, de son côté elle rappelle l'excellent RE4). Avec sa vue subjective, sans être pour autant être un vrai "FPS horror", le jeu de Capcom accuse quelques erreurs comme cette prise en mains peu évidente, ces touches mal disposées, cette visée imprécise ou encore ces mécaniques un peu lourdaudes, mais dont on finit par se faire à l'usage. Car il est clair qu'il ne faut surtout pas se décourager lors des premières heures de jeu, qui peuvent être assez frustrantes, car ce 7e opus canonique mérite qu'on s'accroche.
Evidemment ce ne sera pas forcément pour son scénario un peu bidon, mais plutôt pour son ambiance parfaitement travaillée. Car c'est un fait, en jouant dans de bonnes conditions, on avance la peur au ventre, on frémit à chaque fois qu'on ouvre une porte, on est tétanisé à chaque monstre qui apparait... je n'avais plus autant flippé depuis le premier Dead Space ! C'est dire... Ajoutons à ça que les développeurs se sont efforcés tant bien que mal de renouer avec les codes de la série comme l'inventaire, les allers-retours, les énigmes, les plantes vertes, les coffres interconnectés, ou encore ces discrètes identités visuelles telles que les corbeaux ou les pianos.
Alors certes les graphismes sont loin d'être au summum, mais en attendant, question ambiance, il n'y a rien à lui reprocher ! Véritable ambassadeur de la VR sur PS4 où le jeu est littéralement traumatisant (dans le bon sens du terme ^_^), il faut reconnaitre que RE7 sait parfaitement "ambiancer" son aventure en alternant des phases dégueulasses et gerbantes, à d'autres nettement plus sombres, inquiétantes, et ce, jusqu'au scare-jump qui vous fera pousser un cri dans la nuit ! Un véritable régal ! Par contre, je parle bien là des versions sur consoles de salon (ou celle sur PC) car la pauvre Switch souffre encore une fois d'une version lamentable. C'est même pire qu'un portage au rabais car cette fois on nous propose du streaming payant et périssable, donc pas de version physique, pas de version démat', juste du vent à consommer, tant que les serveurs restent ouverts et à condition d'avoir une super connexion Internet. Vendue à 40€, cette édition est une honte !
Pour résumer, si Resident Evil 7 n'est clairement pas un FPS comme sa vue subjective semble le suggérer, sachez qu'il n'est pas non plus un bon Resident Evil : trop éloigné des aspirations de la saga, sans réel lien scénaristique avec la série (à part l'intervention d'un Chris Redfield qui a ENCORE changé de gueule et de physique). Par contre c'est un excellent jeu d'horreur inspiré à la fois par sa propre saga, de Silent Hill ou encore d'Outlast. Bref, Capcom semble enfin renouer "avec la peur" en délaissant ENFIN l'action horrifique, redécouvrant au passage le survival horror, le vrai. Et même si ce n'est pas tout à fait ce qu'on attendait de lui (notamment en ce qui concerne la vue), au moins pour une fois, nous avons un très bon jeu qui fait quasiment l'unanimité...
