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Contrairement à la compilation Biohazard Revival Selection, cette fois nous avons droit à une sortie en occident et en physique s'il vous plait ! ne va pas revenir sur l'histoire de Capcom, cet ex-roi de l'Arcade qui s'est converti avec brio en nouvel ambassadeur du survival-horror (Resident Evil), du beat-them-all (Devil May Cry), du versus fighting (Street Fighter) et j'en passe. D'ailleurs, ça fait déjà quelques années que selon moi, Capcom est l'un des meilleurs développeurs/éditeurs de notre ère même s'ils sont vite devenus les ambassadeurs du portage tout azimut (il suffit de voir sur combien de supports a été adapté Resident Evil 4). Ceci dit, derrière ils prennent rarement les joueurs pour des cons.
Leurs jeux sont toujours propres, finis et à quelques couacs près, ils sont généralement tous bons. Après il faut le reconnaitre, le studio a eu une période creuse. Street Fighter V a eu bien du mal à surclasser le phénoménal épisode IV, Resident Evil 5 et 6 ont du mal à séduire les fans de la première heure, personnellement je n'ai jamais accroché aux Monster Hunter, ni aux Dead Rising. Parti avec un bon premier opus, la série des Lost Planet s'est perdue en chemin, et que dire des portages occidentaux de certains Ace Attorney, pourtant appréciés de part chez nous mais livrés sans même être traduits. Oui, c'est un peu une honte... Ceci dit Capcom a fini par comprendre qu'ils faisaient fausse route, ils se sont ressaisis et ont tout fait pour re-séduire leur audience. Ça a commencé par un Resident Evil VII vraiment excellent, pour ensuite mettre tout le monde d'accord avec le Remake du mythique Resident Evil 2. Bref, moi j'adore Capcom et dans ma ludothèque je peux vous dire que j'ai un paquet de leurs jeux (surtout des Resident Evil en fait ^_^).
Contrairement à la duologie Biohazard Revival Selection qui compilait Resident Evil 4 HD et Code Veronica HD mais qui n'est malheureusement sorti qu'au Japon (séparément ces 2 épisodes furent vendus en démat' sur les Stores occidentaux), cette fois le studio japonais n'a cherché à flouer personne. En effet, la duologie / compilation Origins Collection regroupe le Remaster HD de Resident Evil Rebirth sorti un an plus tôt (en janvier 2015), et pour la première fois, le Remaster HD de l'épisode Zero, qui est une préquelle au mythique opus fondateur. Nous avons donc un bon jeu et surtout un titre culte, réunit sur le même disque.
Si 
En Europe, la version Switch n'existe qu'en démat' et aux USA comme au Japon, la boite ne contient que l'épisode Zero, le Rebirth étant à télécharger... une belle arnaque (cliquez sur l'image pour l'agrandir) sur PS4 et Xbox One nous avons un unique Blu-Ray, la version PC comporte pas moins de 5 DVDs (et c'est toujours mieux qu'une boite vide avec un code) et si cette compilation/Remaster HD a vu le jour en janvier 2016, elle est également sortie sur Switch... en mai 2019 ! Alors certes, la console hybride de Nintendo n'a vu le jour qu'en mars 2017, ceci dit Capcom n'est bizarrement jamais pressé pour sortir ses jeux sur ce support. On notera d'ailleurs que cette version Switch est clairement moins intéressante que les autres car l'édition physique n'existe qu'au Japon et aux Etats-Unis (et voilà que ça recommence) et encore, la Game Card ne contient que l'épisode Zero, la boite contenant un code pour télécharger sur l'eShop l'épisode Rebirth (heureusement la Switch n'est pas zonée et certaines versions US contiennent le VOSTFR).
Franchement, on se fout de la gueule de qui là ? Et vous voulez mon avis, nous en sommes là parce que Nintendo a refusé de fournir une Game Card de 32 Go (les 2 jeux faisant environ 30 Go). Et comme Resident Evil HD Remaster (Rebirth) était déjà dispo sur eShop... autant ne pas s'emmerder se sont-ils dit ! Mieux encore, sur l'eShop, Resident Evil Zero est vendu à 30€, alors que l'épisode Rebirth ne coûte que 20€. Franchement, Nintendo a bien changé ces dernières années (en fait, depuis la mort du regretté Satoru Iwata). Quand à l'occident, ne cherchez pas, les 2 jeux ne sont disponibles que sur eShop donc à moins de n'avoir qu'une Switch et/ou de vouloir absolument jouer en mode portable, je vous conseille vivement de vous tourner vers les autres éditions, qui sont à la fois moins chères et disponibles en physique comme en démat'.
Alors comme toujours, sur les supports autres que l'arnaque-Switch, chaque jeu est disponible séparément au prix de 20€, mais vous pouvez aussi opter pour l'édition physique à 40€. Originellement apparue en janvier 2016, Capcom avait également proposé 8 packs de costumes pour Resident Evil Zero, mais en mars de la même année (à peine 2 mois plus tard) Capcom a sorti une révision de son offre sous le nom de Resident Evil : Deluxe Origins Bundle, qui pour le même prix (40€) inclus tous ces DLCs vendus à prix d'or (3€ pièce ou 10€ la complète, c'est franchement abusé).
Pour 
La version Deluxe Origins Bundle ne fait que rajouter quelques cosmétiques pour l'épisode Zero... autant dire que c'est tout à fait dispensable certains, cette duologie vendue 40€ est chère, mais j'estime qu'elle vaut son argent. Déjà parce qu'on a droit à une édition physique et traduite chez nous, ensuite parce qu'on parle bien là de grands jeux originellement sortis sur GameCube, et ce, dans des versions Remaster HD de toute beauté. Certes pour le même prix on trouve des jeux plus longs, parfois plus récents, mais sont-ils aussi connus et mémorables ? C'est plus difficile à dire, d'autant que si aujourd'hui vous décidez de vous payer une GameCube avec les jeux originaux, ça risque de coûter cher (en fait, c'est selon l'état, comme toujours).
Finalement les 40€ demandés pour ces 2 Remasters sont loin d'être abusés, d'autant plus que le lifting HD redonne une belle jeunesse à ces "masterclass" d'une GameCube trop vite remplacée par cette crotte de Wii (en effet, je n'ai jamais aimé cette console... ma grand-mère par contre l'adore ! ^_^). Comme vous l'aurez deviné, c'est suite au très bon Remaster HD de l'épisode Rebirth, que Capcom s'est décidé de lifter l'épisode Zero, et ce, avec les mêmes techniques d'upscaling. Sur consoles de salon, la compilation pèse environ 27 Go (un peu plus sur PC), ce qui reste très modeste à une époque où les volumes d'installation prennent du poids plus vite qu'un mangeur de pizza/bière devant son match de foot dominical. On notera que tant d'années après sa sortie (il était temps que je m'y mette) le jeu est toujours en version 1.0, même si j'estime que quelques corrections auraient dû être faite (pas tant dans le portage mais plutôt dans un arrondissement des angles vis-à-vis de cette Remasterisation - nous y reviendrons).
Les 2 jeux tournent sous le moteur propriétaire MT Framework 2, celui-là même qui a servi aux Remasters de Resident Evil 4 et Code Veronica, ainsi qu'aux gros AAA de la boite tels que Dragon's Dogma, Resident Evil 6 ou encore Devil May Cry 4 : Special Edition (dans sa version PS4/XBO). En lançant cette Origins Collection il n'y a aucune fioriture, on accède directement à un écran de sélection où on choisit son jeu. Vous n'aurez aucun autre bonus que ceux inclus dans leurs jeux respectifs, ce qui est toujours dommage car un petit making-off et une galerie d'images fait toujours plaisir.
Bien 
La compilation Origins Collection réunit les épisodes Rebirth HD Remaster et Zero HD Remaster que Remasterisés en HD et en 16:9, les jeux vous laissent le choix du format et la possibilité de repasser en 4:3 comme à la belle époque des TVs à tube cathodique. On pourrait croire que ça ne sert à rien, à part retrouver le format originel et mieux souffler un vent de nostalgie sur les joueurs... Pourtant selon mon expérience, sur une très grande TV ça a son utilité puisque ça permet de gagner en finesse, de rendre les graphismes un peu plus nets car n'oublions pas que nous sommes sur des jeux PS4/Xbox One qui affichent du 1080p. Entre temps les très grands écrans en 4K se sont démocratisés, d'où l'utilité de cette option que de prime abord, je trouvais inutile. Les jeux proposent les commandes d'origine ou les commandes façon Remaster. La prise en mains Remaster nous propose de nous servir des sticks analogiques mais dans un jeu avec des angles de caméra fixes, c'est vite imprécis et inconfortable.
On reprend donc les commandes originelles dites "tank" où on pivote son personnage avec gauche/droite et on avance en pressant haut. C'est assez bizarre pour celles et ceux qui découvriront ça ici, mais croyez-moi à l'époque, c'était le top. Par contre j'aurai vraiment apprécié une vraie reconfiguration des touches car ici c'est la pagaille ! Si tout est normal sur l'épisode Rebirth, à contrario sur l'épisode Zero les touches carré/X et rond/B sont inversées, ce qui chamboule tout et se montre particulièrement déstabilisant pour celui et celle qui a poncé 1000 fois la première trilogie sur PlayStation. Heureusement, on peut passer par l'interface console pour rectifier le tir, mais en attendant, Capcom a un peu merdé sur ce coup-là, nous imposant sûrement la configuration japonaise des touches (qui est, comme vous le savez, assez différente de la notre).
Enfin dernier point, la version Xbox One fonctionne tout aussi bien sur Xbox One X que Xbox Series X/S, idem pour la version PlayStation 4 qui tourne parfaitement sur PS5. Notez tout de même qu'il n'existe aucune upgrade pour les machines boostées, donc le jeu affiche du 1080p / 30fps chez tout le monde, même sur Switch. Maintenant que nous y sommes enfin, je vous propose à présent de voir chaque jeu en détails, en commençant par l'épisode Zero. Pourquoi celui-ci alors qu'il est sorti après ? Et bien je dirais par soucis de chronologie scénaristique, tout simplement.
Si 
Resident Evil Zero a vu le jour en 2003 sur GameCube... il nous revient dans un superbe Remaster pas moins de 13 ans plus tard ! la jolie petite GameCube n'a finalement vu le jour qu'en mai 2002 en Europe (on fut servis bon dernier, comme d'habitude), il faut savoir que malgré d'excellentes qualités, la console de 6e Génération de Nintendo a eu beaucoup de mal à séduire face à une PlayStation 2 écrasante et qui a déjà eu raison de la DreamCast. Alors soit, Nintendo va peu à peu entamer sa mutation, à commencer par autoriser des jeux violents à sortir sur ses machines. S'associant avec Capcom, la console de Nintendo profitera de divers portages (Resident Evil 2, 3, Code Veronica) mais aussi et surtout de 3 jeux majeurs qui sont Resident Evil Rebirth (septembre 2002), Resident Evil Zero (mars 2003) pour terminer avec Resident Evil 4 (mars 2005). Bien que la console soit très puissante, les ventes peinent à décoller et ce qui devait rester des exclusivités, ont finis par s'acoquiner avec la concurrence.
Attention, on parle bien là des autres jeux ainsi que de RE4, car Resident Evil Rebirth est resté exclusif à la GameCube pendant 13 ans (si on ne compte pas le portage sur Wii, qui reste malgré tout dans la famille Nintendo) et 14 ans pour l'épisode Zero. Pourquoi les portages (qui sont directement passer par la case Remaster) ont-ils mis si longtemps ? Et bien la raison est en fait toute simple : c'est parce que Nintendo a en parti financé le développement de ces jeux, voilà pourquoi ils sont sortis sur Wii mais ont mis plus de 10 ans à voir le jour chez la concurrence, rendant longtemps incontournables les consoles Nintendo pour tout fan de Resident Evil.
Resident Evil Zero, comme son nom le suggère, est une préquelle à l'épisode fondateur sorti à l'origine en 1996 sur PlayStation. Sorti à peine 5 mois après Resident Evil Rebirth, Capcom pensait surfer sur la "hype" pour booster les ventes. Malheureusement, Resident Evil Zero est l'un des épisodes les moins vendus de la saga, avec à peine 1,25 millions d'exemplaires écoulés sur GameCube. Si ce jeu fut mon tout premier test sur GameCube (ça remonte à 18 ans déjà !), je suis mine de rien assez content de revoir cet épisode-là dans un Remaster graphique qui lui donne une très belle seconde jeunesse, même si avouons-le, il n'est pas le meilleur opus de la saga (attention, il est également loin d'être le pire).
En 
Se plaçant comme la préquelle de toute la saga, on attendait beaucoup de révélations et un scénario passionnant, mais ce ne sera pas tout à fait le cas effet, malgré sa position dans le Lore de la saga, ses révélations sont trop modestes, malgré ses nouvelles mécaniques, le gameplay est assez pénible, la durée de vie est tout juste correcte (environ 10 heures, ensuite on débloque 2 modes bonus) et au final, c'est surtout pour sa réalisation scintillante que le jeu brillera le plus. Reprenant la technique de plans fixes et d'images de synthèses animées, Resident Evil Zero est très impressionnant techniquement parlant, beaucoup moins sur tout le reste... Comme d'habitude, le développement scénaristique se fait via 2 techniques : des cut-scenes en 3D d'un côté et des vidéos en images de synthèses (aussi appelées CGi) de l'autre. Les vidéos, si elles ne sont pas foncièrement mauvaises, tranchent encore pas mal avec les cut-scenes et les personnages y sont... bizarres. Ils ont les yeux presque blancs, les expressions faciales sont limitées et on conclura vite que les cut-scenes sont presque mieux travaillées.
A ça il y a une raison : à l'origine Resident Evil Zero devait sortir sur Nintendo 64 mais à l'annonce de la GameCube en 2000, Capcom passa le développement sur la nouvelle génération, troquant ainsi le support cartouche pour des mini-DVDs, nettement plus "spacieux". On notera également que les vidéos se coupent nets et sans transition (sans doute par économie de place sur les disques) et si le scénario reste sympa, pour le fan de la série que je suis, je trouve tout de même qu'il est vachement banal et léger en révélations (et de ce côté-là, mieux vaut se pencher sur le Code Veronica, qui est l'épisode qui en dit le plus long sur la série). Ceci dit, dans Resident Evil Zero on saura enfin ce qui est arrivé à l'équipe Bravo dont on entend souvent parler dans le Rebirth...
Cet opus nous propose une formule de "zapping" avec d'un côté Rebecca Chambers (qu'on a croisé dans le premier épisode, en jouant Chris) et de l'autre Billy Coen. Mais on ne sait finalement presque rien sur Billy (d'ailleurs on ne le reverra jamais ailleurs), on ne comprend qu'à la fin comment Rebecca s'est retrouvée enfermée dans le manoir. Cependant, il y a des incohérences peu flatteuses. Pour n'en citer qu'une, sur la fin du jeu nous ferons une angoissante découverte : le grand retour du Tyran. En fait ce n'est qu'un prototype, seulement on ne sait ni d'où il vient, ni ce qu'il fout là !
Après 
Bien que toujours très sympas, les vidéos en CGi ont pris un petit coup de vieux c'est vrai qu'il est sympa de croiser des visages connus comme Albert Wesker, William Birkin, Enrico ou encore James Marcus, transformé pour le coup en tapette d'opéra (de toute façon, dès l'origine il était sacrément fêlé celui-là). Un antagoniste qui n'a aucun charisme et qui passe totalement inaperçu, jusqu'à sa transformation finale, toujours aussi grotesque et démesurée... comme la série en a l'habitude (j'adore les Resident Evil mais j'ai toujours trouvé ça débile). On découvrira les labos où a été créé le virus Précurseur (nommé Progenitor dans Resident Evil 5 et souche du futur Virus T), on visitera également le centre de formation intellectuelle des pontes de la société au parapluie (comme Wesker et Birkin) et on comprendra comment est mort Marcus, le co-fondateur d'Umbrella. Mais au final ça reste maigre... et pour un épisode Zero, il est clair qu'on reste sur sa faim.
Capcom a mal joué ses cartes sur ce coup-là, le scénario loin d'être palpitant, il est un peu mou et sans grande valeur, car notre Resident Evil Zero abat trop vite ses atouts. Quand à ce Remaster, il faut savoir qu'à l'origine les vidéos en images de synthèse (comme le reste du jeu) étaient au format 4:3 des anciennes télés. Etant donné que nous sommes tous passés au 16:9 grâce à la HD, il a bien fallu que Capcom retravaille ses vidéos. Manque de bol, ils n'ont pas repris les archives originelles mais bien les vidéos issues de la version GameCube pour les recadrer de 4:3 à 16:9, et d'une définition de 480p (résolution nominale de la console de Nintendo) à 720p (format HD de base). Je ne vous fais pas de dessin, le résultat n'est pas très probant : les vidéos restent globalement pas mauvaises, mais elles ont pris de l'âge.
De toute façon, si les CGi ont plus ou moins disparues, ce n'est pas pour rien : à l'époque de la première PlayStation (et même avant elle) c'était une récompense, le meilleur moyen de mettre en scène une histoire (il suffit de voir les Final Fantasy), mais avec le temps, la 3D gérée en temps réel a rattrapée son retard, rendant les CGi obsolètes. Pour notre Resident Evil Zero, le résultat donne donc des vidéos à la fois granuleuses et pixellisées, subissant en même temps un léger effet de flou. Mais le pire, c'est que le titre a subi un Remastering d'une qualité si impressionnante, que désormais le jeu est plus beau, plus net et plus détaillé que les vidéos ! Voilà où on en est...
Si 
La jouabilité est lourde, imprécise et réclame qu'on soit pile face à un objet pour intéragir avec... on se remet dans le contexte, le renouveau de la série est passé par le mal-aimé épisode Dead Aim, sorti en juillet 2003 sur PS2. Resident Evil Zero étant sorti 4 mois auparavant, il se table donc sur "l'ancienne jouabilité". Ça parait bête de dire ça, mais ceux qui s'attendent à la jouabilité d'un Resident Evil 4 comme je me suis laissé l'imaginer lors de mon test initial, vont être déçus. Vous me direz, la technique est rôdé depuis le temps : on fait pivoter son personnage avec gauche/droite, on le fait avancer en pressant haut et reculer en pressant bas. Avec le vieux pad PlayStation ça marchait impeccable (la croix directionnelle étant à portée de pouce) mais on ne pouvait pas en dire autant du pad GameCube. Pour ce Remaster rebelotte : avec le pad Xbox on aura tendance à jouer au stick analogique mais comme évoqué, cette prise en mains est inadaptée à ce type de jeux car je le répète, un Resident Evil d'ancienne formule se joue avec la croix numérique. C'est un peu mieux sur Switch mais cette fausse croix n'est quand même pas terrible, donc au final la meilleure prise en mains est offerte par les PS4 et PS5, dont les manettes sont idéalement designées pour une utilisation intensive de la croix.
Attention, je ne fais aucun favoritisme, j'expose uniquement des faits. Je l'admets, je dois être l'un des rares joueurs à vraiment apprécier la maniabilité "tank", seulement voilà, les mêmes défauts régissent cette maniabilité, à la longue crispante puisqu'il faut toujours être bien en face d'un objet pour l'attraper (c'est parfois même hors de toute cohérence). Depuis tant d'années que la série existe, et plus encore dans ce Remaster qui aurait dû rectifier le tir, il est inadmissible que ces ajustements de jouabilité ne soient pas réglés. En plus de nous forcer à réaliser plusieurs allers-retours, cette lenteur de déplacement influe sur la durée de vie.
Ce n'est pas très honnête quand y pense mais c'est sans doute ça qui fait que l'aventure principale dure environ 10 heures, sans quoi on aurait une durée de vie plus proche de Resident Evil 3 (l'original), qui est aux alentours des 7 heures. Tout ça joue en défaveur du jeu, car Resident Evil Zero est même moins souple que les premiers opus PlayStation, les routines n'ont pas été mises à jour, et ces mécaniques usées, dépassées, jurent littéralement avec l'aspect graphique qui, de son côté, a prit un sacré coup de jeune.
Ainsi 
Le développement de Resident Evil Zero a commencé sur Nintendo 64... voilà pourquoi la jouabilité semble si lourde (cliquez sur l'image pour l'agrandir) à part une carte accessible via une seule touche et un rechargement rapide sans passer par l'inventaire, on ne retrouve rien des améliorations créés dans les précédents opus, Resident Evil Zero étant inscrit dans un esprit de "conservationnisme" : on ne peut pas changer d'objet ou d'arme à la volée, on ne retrouve pas le kit de munitions pour créer ses propres balles... bref à part le fait de monter les escaliers sans presser de touche, il n'y a rien de nouveau ! Même les petites mises à jour de l'épisode Rebirth sont absentes (comme brûler les corps ou les armes d'auto-défense), à croire que le jeu a régressé ou que son développement date d'une autre époque et vous allez comprendre pourquoi. Tout comme les épisodes 2 et 4, Resident Evil Zero a connu un développement assez particulier. Début 2000, Nintendo demande à Capcom de réaliser une conversion de Resident Evil 2 pour Nintendo 64. A cette époque la 64-bits de la firme se traine une réputation de console "enfantine" et Nintendo comptait bien changer cela.
Parallèlement Capcom commence à travailler sur un nouvel épisode destiné exclusivement à la Nintendo 64. Ce nouveau jeu est présenté lors du Tokyo Game Show de septembre 2000 sous le titre Resident Evil 0 (le Zero étant inscrit en chiffre et non en lettres). Graphiquement le jeu était assez semblable à Resident Evil 2 et son niveau de finition n'était que de 20% environ. Cependant comme évoqué, avec l'annonce de la GameCube et la capacité de stockage limitée des cartouches Nintendo 64, Capcom annula le jeu et le transféra sur GameCube en décembre 2000. Ainsi quand on connait les origines du titre, on comprend mieux pourquoi le gameplay et la jouabilité sont si archaïques... puisqu'elles se basent sur Resident Evil 2, qui date de 1998 !
Toutes les améliorations apportées par Resident Evil 3 et Code Veronica (tous 2 sortis en 2000) n'ont pas été implantées, notamment un personnage plus "souple" à contrôler ou encore des petits réglages qui ont été apporté entre temps comme le fait de ne plus être obligé d'être pile en face d'un objet, un pixel près, pour pouvoir interagir avec. Voilà pourquoi avec Resident Evil Zero, on a l'impression qu'au niveau de la jouabilité, nous avons fait plusieurs pas en arrière.
Ceci 
Le "partner zapping" est une belle innovation mais il est regrettable de ne pas pouvoir jouer à 2 en co-op' alors que tout est fait pour... dit, "l'ancienne formule" a gardé tout son charme. Du coup on avance de la même manière qu'avant, en prenant soin d'avoir toujours un bel arsenal sur soi et de quoi se soigner. Le level design à écrans fixes est efficace (les fans ne seront pas dépaysés) et depuis Resident Evil 2, nous avons pris l'habitude de jouer avec au moins 2 personnages par aventure, généralement en alternance. Sauf que cette fois, le contrôle est "switchable". Comprenez par là que pour la première fois, on peut passer d'un perso à l'autre en pressant une simple touche : c'est le "partner zapping". Fini les scripts qui ne proposent qu'un maigre passage avec un compagnon de route, ici il faut gérer 2 packs de munitions, 2 santés et parfois même, 2 attaques sur 2 fronts. Seul gros défaut à tout ça c'est que le terrain y était propice mais il n'y a pas de mode 2 joueurs. Une fois encore, cet épisode rate le coche de l'innovation et s'éternise dans des mécaniques vétustes.
Lorsqu'on place Rebecca et Billy dans la même pièce, on peut faire des échanges d'objets. Au final il y a 2 manières d'aborder le jeu : soit vous la jouez en coopération, auquel cas l'IA se table sur votre attitude (elle vous suit et attaque si vous le faites), soit vous vous la jouez solo et laissez votre comparse de côté, en réalisant l'aventure avec un seul perso. Cependant certains passages vont vous demander l'appui de votre collègue. Histoire que cette nouveauté ne soit pas qu'un gadget, il y a certaines énigmes qu'on ne peut réussir qu'à 2. Certains disent que c'est un peu sous-exploité, moi je trouve le concept très bien comme il est (c'est juste dommage qu'une autre personne "physique" ne puisse pas prendre le contrôle du second personnage avec le pad 2).
Autre nouveauté, cette fois bien plus contestable : le coffre est totalement absent de l'aventure ! Resident Evil Zero essaie tant bien que mal de nous faire adhérer à sa nouvelle philosophie, avec une gestion très contraignante de l'inventaire. Il faut jongler en permanence entre Rebecca et Billy, et bien souvent, on est obligé de laisser divers objets par terre pour arriver à continuer (on peut les sortir de l'inventaire et revenir les chercher plus tard). 6 blocs pour Billly et 6 pour Rebecca, excusez-moi, mais c'est trop peu et complètement irréaliste !
Du 
Le coffre vient vite à manquer, ce qui nous force à faire un nombre incalculable d'allers-retours... coup on fait d'incessants allers-retours, afin de laisser derrière nous le moins d'objets possibles. Et si la carte nous permet de retrouver tout ce qui a été laissé de côté (une belle nouveauté soi-dit en passant), croyez-moi que les coffres viennent vite à manquer. Une fois encore, c'est cette mécanique qui rallonge artificiellement la durée de vie, au prix d'un agacement plus ou moins prononcé du joueur. Car oui, c'est sans doute le pire changement du jeu !
Le seul bon aspect de ce nouvel (et merdique) inventaire, c'est qu'en ramassant quelque chose à terre, on peut directement l'utiliser ou l'associer : même si l'inventaire est plein, on peut utiliser un spray pour se soigner, mixer des herbes, recharger son arme... ça c'est pas mal. Vous l'aurez compris, Resident Evil Zero reste un épisode ô combien classique : ramasser des herbes pour se soigner, fouiller les niveaux, résoudre de petites énigmes, les scènes avec les portes qui s'ouvrent pour chaque chargement, les machines à écrire pour sauvegarder... un Resident Evil pure souche, avant que l'épisode 4 ne vienne chambouler tout ça. Capcom joue la carte de la fiabilité au détriment de la nouveauté, et c'est ce qui rend cet épisode si "conventionnel".
Enfin, Resident Evil Zero est d'une facilité implacable : pas un boss ne vous résistera et même les Hunters, pourtant flippants d'habitude, se tuent avec une simple arme de poing en 9mm. Pour la première fois de ma vie, je suis passé en mode normal pour avoir un minimum de challenge. Il faut dire que les Crimsons, autrefois source de stress et de mort subite (tout comme les Hunters), ne sont plus de la partie. Donc à part des "éliminateurs" (des singes génétiquement modifiés), un peu pénibles et agressifs, il n'y a aucune raison de paniquer. De même les ennemis ont tendance à être plus rapides que d'accoutumé, ce qui peut surprendre mais même un Tyran, pourtant ennemi suprême de la série, reste une lopette devant un arsenal très efficace.
En 
La difficulté est vraiment très basse, RE Zero étant sans réfléchir l'épisode le plus abordable de la série finissant le jeu, on débloque le mode "Leech Hunter", qui était déjà présent sur GameCube. Dans ce mode, le but sera de retrouver 100 sangsues (leech) dans les décors bien connus du jeu. Un petit bonus sympa qui rallongera un peu l'expérience. Jolie nouveauté de ce Remaster, on nous propose en plus le "Mode Wesker". Dans ce dernier le joueur contrôle Albert Wesker au lieu de Billy. L'antagoniste principal de la saga est dopé au P30, un composé chimique connu pour ses effets d'amélioration des performances sur le corps humain. Il a été créé à partir des recherches supplémentaires sur le virus Progenitor, ce qui permet à Wesker (en plus d'avoir le regard du T-800) de se déplacer plus rapidement et même d'utiliser des attaques spéciales. Un bonus fort sympathique qui nous incite à rester sur le jeu quelques heures supplémentaires, un peu à la façon d'un mode Mercenaries.
Maintenant je l'avoue, j'étais le premier à placer beaucoup d'espoir dans ce Remaster, en espérant que pas mal de choses soient rectifiées au passage. Comme évoqué, j'apprécie qu'on puisse recharger son arme (ce n'était pas le cas sur GameCube, il fallait passer par l'inventaire), la possibilité de repasser l'image en 4:3 peut avoir un effet "Madeleine de Proust" et nous le verrons au chapitre suivant, la Remasterisation technique est somptueuse. Malheureusement, ce seront là les seules réelles nouveautés car ensuite, rien n'a bougé. La jouabilité dites Remaster ne convient pas, la configuration des touches est mal optimisée, le demi-tour aurait mérité d'être revu et corrigé afin d'être plus réactif, j'aurai grandement apprécié une utilisation automatique des objets en possession et surtout, une meilleure détection de la position du joueur face aux objets et aux zones interactives. Au final Capcom a surtout bossé sur la réalisation, sans chercher à améliorer les pénibles tares du jeu d'origine, et c'est bien dommage.
Malgré tout, je sais, je peste contre lui depuis un moment déjà et pourtant, ce jeu profite quand même d'une bonne ambiance et d'une action assez sympa. Le résultat est que, malgré ces nombreuses imperfections et l'irritabilité que provoque une prise en mains antédiluvienne, et bien on avance dans l'aventure avec plaisir. Un paradoxe que je ne saurai expliquer et c'est sans doute ça qui sauve cet épisode d'une note plus assassine.

Si 
Techniquement, Resident Evil Zero n'a pas du tout vieilli. Graphiquement, le jeu est toujours aussi exceptionnel on peut rechigner longuement sur une jouabilité antiprogressiste, on ne pourra pas reprocher grand chose à une esthétique proche de la perfection. La réalisation est loin d'un Code Veronica où tout est en 3D : ici on reprend le vieux concept du décor fixe en images de synthèses (si cher aux fans de la première heure) avec des sprites et des personnages en 3D. A l'époque, la GameCube n'étant pas la PlayStation, le résultat était déjà infiniment plus beau que tout ce qu'on avait connu jusque-là ! Je dirais même qu'avec l'épisode Rebirth, Resident Evil Zero est le plus bel épisode de l'ancienne formule ! Etant arrivé au sommet de leur art, les développeurs de Capcom ont réalisés un travail d'orfèvre. Ainsi les décors ne sont plus vraiment fixes puisqu'ils retranscrivent parfaitement les vibrations du train ou les secousses d'une explosion. Je reste subjugué devant un tel rendu graphique.
Et encore, c'est sans parler de cette saisissante scène sur le toit d'un train qui file droit devant, par une pluie battante avec un décor animé de toute beauté. Pour ce qui est des sprites, c'est la première fois qu'ils se fondent aussi bien aux décors. La gestion des ombres et lumières faisant œuvre, on est loin des vieux sprites limite juron des anciens épisodes, avec par exemple des ombres fidèles à la source lumineuse ou encore des pas synchrones lorsque le personnage monte un escalier. Les boss sont une fois de plus énormes, nos personnages sont un peu raides et lents mais la beauté du tout fait honneur à la série. Plus sale et macabre que jamais, Capcom nous dévoile un savoir-faire unique et cet opus Zero est l'une de ses plus lugubres confections. Un véritable régal pour les yeux qui, pour le coup, ne souffre absolument pas de son âge.
En effet, Resident Evil Zero est à l'origine sorti en 2003 et ce Remaster a vu le jour pas moins de 13 ans plus tard, en ayant vu défiler 2 Générations de consoles au passage. Je l'ai déjà dit une paire de fois : même si le jeu était déjà magnifique à l'époque et qu'actuellement il passe encore très bien, Capcom a eu le bon goût de Remasteriser son titre en HD.
Pour 
La Remasterisation HD offre une somptueuse seconde jeunesse au titre la petite histoire, le succès du Remaster HD de Resident Evil (Rebirth) a inspiré le producteur Tsukasa Takenaka d'offrir le même traitement à cette préquelle. Takenaka a reconnu que de nombreux fans de Resident Evil préféraient l'ancien style de jeu "pré-Resident Evil 4", et il a donc estimé que le succès pourrait être au rendez-vous, si le travail était bien fait. Le Remaster a donc été produit par de nombreux membres de l'équipe d'origine, dont le réalisateur Koji Oda, qui garantissait la pérennité de la vision originale. Pour le Remaster, Capcom a utilisé les modèles originaux et les textures de leurs archives. A la surprise de Takenaka, dès l'origine (en 2002) les modèles et les textures ont en fait été conçus en très haute définition, puis réduits pour la version originale sortie sur GameCube. Le studio a quand même dû retravailler certains plans, qui arboraient dès lors un étrange rendu en HD.
Les modèles et les textures ont été retouchés, puis les arrière-plans ont été re-capturés. Certains arrière-plans de l'original comportaient également des effets vidéo tels que le feu, mais dans le Remaster, ces vidéos ont été transformées en effets 3D. Mais ce qui nous intéresse à nous, c'est le résultat final, pas vrai ? Et bien je peux vous dire que les graphismes sont tout bonnement magnifiques ! Déjà à l'époque le jeu était une véritable vitrine technologique, avec ses décors superbement détaillés et animés. Ici chaque plan a été retravaillé, les éclairages sont plus fins, les décors sont plus nets, plus détaillés. Les personnages ont été agréablement retouchés et bien qu'ils soient en 3D sur des décors précalculés, ils ne jurent jamais.
C'est le résultat d'une harmonieuse gestion des sources lumineuses qu'il aurait été impossible d'obtenir auparavant. Cette technique parfaitement maitrisée, servira à d'autres jeux (Onimusha 2, Resident Evil Outbreak), Capcom prouvant ainsi son avancée technologique. Aujourd'hui Resident Evil Zero profite également de temps de chargement assez contenus et il est plus beau que jamais ! Bien qu'uniquement disponible en 1080p, pour avoir joué sur la grande TV du salon (une LG OLED 4K de 65") je peux dire que j'en ai pris plein les yeux ! C'est clairement le gros point fort de ce jeu et de son Remaster HD.
C'est 
Comme on parle d'un titre datant à l'origine de 2003, il n'est pas étonnant de retrouver son fameux VOSTFR en 2012 que Capcom a enfin sauté le pas avec le premier Resident Evil Revelations. En effet, ce fut le premier jeu du studio à être doublé en français ! Il aura quand même fallu attendre 16 longues années et un nombre ahurissants d'épisodes pour que le développeur s'y mette enfin. Alors certes, c'était pas le meilleur doublage du monde mais tout à fait entre nous, une bonne VF c'est tellement plus agréable que de lire des sous-titres... Et c'est marrant de se dire que cet important changement n'est arrivé qu'à la sortie d'un spin-off, comme si Capcom faisait un essai, une tentative. Devant l'accueil assez chaleureux qu'a reçu chaque jeu traduit, je peux vous dire que le studio japonais a bien compris comment amadouer son public, comment lui faire plaisir et pas seulement en lui proposant les Remakes les plus attendus de ses titres les plus cultes.
Aujourd'hui, les jeux Capcom doublés en VF sont monnaie courante, le studio fait un excellent travail de traduction. De mon côté, cette Origins Collection est sortie il y a des années déjà et croyez-moi, ça fait toujours un peu bizarre de revenir à cette bonne vieille VO sous-titrée. En effet, même s'ils auraient pu le faire (et ça aurait été une très belle plus-value), le jeu n'a pas été re-localisé, il est donc intégralement doublé en anglais. Il n'y a pas grand-chose à redire, le doublage est strictement identique à celui de la version GameCube où, sans être parfait, il était de très bonne qualité. Quant aux musiques, véritable symphonie gothique où vapeurs d'effroi côtoient des rythmes plus cinématographiques, Resident Evil Zero distille une atmosphère ponctuelle mais pesante.
On retrouve un peu le charme des premiers opus mais c'est vraiment sur le dernier tiers de l'aventure qu'on entendra les meilleures pistes sonores. Et je dois reconnaître que la bande-son m'a une fois de plus impressionné, notamment avec des bruitages peaufinés. A l'origine (sur GameCube), cet opus Zero n'offrait pour les armes que des bruitages assez étouffés, qui manquaient clairement de puissance, mais bonne nouvelle, pour ce Remaster Capcom a rectifié le tir avec des bruitages bien plus dynamiques. Enfin dernière nouveauté, la configuration audio prend également en charge le son Surround en 5.1. De quoi mieux entendre les zombies hors de vue mais qui s'approchent doucement dans notre dos pour nous choper la jugulaire... Délectable.
Resident
Resident Evil Zero
HD Remaster
Evil Zero a toujours été un bon épisode pour tous les gros fans de la série, mais aussi un jeu (sous certains aspects) mal conçu. En effet, sa jouabilité raide et régressiste, son inventaire mal fichu, le manque de révélations juteuses d'un scénario banal ou encore une action un peu molle, risquent d'en frustrer plus d'un. Il faut dire que ce n'est pas Shinji Mikami qui était aux commandes du jeu (à l'époque il bossait sur son futur Resident Evil 4) mais Koji Oda, connu pour avoir travaillé sur le level design du premier opus ou pour avoir dirigé le Director's Cut. Resident Evil Zero possède des mécaniques issues de Resident Evil 2 (le vieil opus de 1998), mais il a quand même tenté de s'en affranchir, d'innover avec le "partner zapping".
Malheureusement cette mécanique ne va pas au bout des choses : malgré la présence de 2 personnages jouables et switchables, on ne peut pas jouer en co-op', le tout étant couronné par inventaire trop restreint et de l'absence de coffre. Ainsi la durée de vie, qui est plutôt correcte, n'est qu'artificiellement rallongée par d'innombrables allers-retours. Certes ça fait partie de la "magie", de la "formule Resident Evil", mais là le curseur est poussé un peu trop loin et ça finit par être vraiment pénible. De même, on subit toujours des problèmes d'ajustement de la jouabilité, alors même que ce Remaster sort pas moins de 13 ans après l'original !
Heureusement pour lui, malgré ses défauts plus ou moins gênants, Resident Evil Zero reste un épisode fort sympathique. Plutôt varié (le train, le manoir, le labo, les installations industrielles... c'est certes peu original mais au moins on visite), à ça s'ajouteront un mode Leech Hunter sympathique et un mode Wesker encore plus attrayant. Si le passage de 4:3 SD à 16:9 HD a fait prendre un sérieux coup de vieux aux vidéos en CGi, au contraire les graphismes ont été admirablement Remasterisés. Cet épisode Zero était déjà superbe techniquement parlant, et il est aujourd'hui encore plus beau ! La finesse des graphismes, le niveau de détail, la précision, les multiples petites animations... le rendu est tout simplement bluffant ! Grâce à ce Remaster, Resident Evil Zero s'offre une seconde jeunesse tout aussi quantifiable qu'appréciable.
Après bien sûr il a ses défauts, nous les avons évoqués maintes fois et tout à fait entre nous, il aurait dû sortir avant l'épisode Rebirth. Sans doute que déjà à l'époque, on aurait été plus clément envers lui. Maintenant sachez que sans être le meilleur des épisodes, cet opus préquelle se parcours non sans plaisir. Tout au long de ce test, j'ai eu beau cracher tout mon venin sur lui, impossible d'être réellement sévère à son égard. Est-ce mon cœur de fan qui parle ? Possible, mais j'avoue avoir une tendresse pour cet épisode-là. Peut-être parce qu'il fut mon tout premier jeu sur GameCube, ou peut-être parce que j'affectionne particulièrement "l'ancienne formule". Allez savoir. Dans tous les cas, avec quelques rectifications, il aurait pu être l'un des tout meilleurs opus de la série... A mon regret, Remaster ou pas, il se contentera d'être simplement la préquelle d'une saga culte.
Vous 
HD Remaster est l'adaptation HD du Resident Evil (Rebirth) de la GameCube, sorti en 2002 le savez sans doute déjà, pour moi le premier Resident Evil c'est un peu la bible du jeu vidéo, au même niveau qu'un Super Mario World, que le premier Tomb Raider, le premier Sonic, le premier DOOM, Half-Life, Street Fighter II ou encore Final Fantasy VII. En relisant cette liste, on pourrait se dire que seuls les vieux titres valent vraiment leur réputation... la vérité c'est que lorsque les éditeurs tiennent "un filon", à la manière des chercheurs d'or, ils épuisent les ressources. Dans le jeu vidéo, ça se traduit par des univers qui sont étirés à l'infini, et dans le genre, Capcom est passé maitre ! C'est d'autant plus regrettable lorsqu'on obtient des titres comme Resident Evil 6, qui sont tellement loin de l'esprit d'origine, qu'ils sont finalement plus proches du TPS lambda que du vrai survival-horror.
Pour beaucoup, et moi le premier, la série aurait dû s'arrêter au 3e opus, avec la destruction de Raccoon City. La boucle était bouclée et proposait une fin plus qu'honorable à une série qui n'avait pas besoin de perdurer autant. Malgré tout, si les Remakes sont toujours aussi critiqués, parfois on tombe sur un vrai travail de fan, qui respecte à la fois les origines du jeu et qui apporte suffisamment de nouveautés pour renouveler l'aventure. C'est le cas du Resident Evil de la GameCube, sorti en 2002. Il fut longtemps la chasse-gardée de Nintendo car le géant japonais a participé au développement (sans doute financièrement) de ce Remake de très grande qualité. Si beaucoup l'appelle Resident Evil Rebirth (bien que ce patronyme ne soit pas officiel puisque c'était le nom de code du développement), plus de 10 ans après, les exclusivités ont sautées.
Plus qu'un simple lifting du hit de la PlayStation, Resident Evil (Rebirth) a véritablement restauré ce hit, encore apprécié aujourd'hui. Nouvelles vidéos, nouvelles énigmes, nouveau level design, quelques changements dans le scénario et surtout une réalisation qui ne peut pas laisser indifférent. Il est clair que c'est sans doute l'un des meilleurs Remakes qui ait vu le jour. Dans Resident Evil : Origins Collection, on retrouve donc ce Resident Evil HD Remaster, qui est tout simplement le Remaster HD de l'épisode Rebirth.
Pour 
Depuis l'opus de 1996, beaucoup de choses ont changées et c'est un plaisir de redécouvrir cette aventure mythique celles et ceux qui ce seraient endormis durant ces 20 dernières années, Resident Evil est un jeu dont le scénario (sans être aussi poussé que dans un RPG) est tout de même bien développé, même si pas mal de choses ont été modifiées depuis l'épisode original. Si l'aventure ne change pas fondamentalement, il y a certains passages qui ont mérités plus d'attentions que d'autres. Loin du simple portage, la plupart des scènes bien connues sont toujours là (comme Barry qui sauve Jill de l'écrasement lorsqu'elle récupère le fusil à pompe) mais il y a aussi des passages remodelés. Si évidemment ça ne change rien pour les néophytes, celles et ceux qui ont essorés la version originale, vont prendre plaisir à véritablement redécouvrir le titre. D'ailleurs, Resident Evil Rebirth/HD Remaster renoue avec les autres opus de la série, notamment le Code Veronica où dans une lettre, un chercheur parle directement d'Alexia, une autre évoque Ada ainsi que le virus G et sur la fin du jeu, on comprend que le manoir n'est qu'une succursale d'Umbrella (dont le siège est à Paris).
Tous ces détails forment un tout plus cohérent, et on appréciera (grâce au lifting HD) des cut-scenes toujours aussi dynamiques. Plus immersif, plus prenant, le chef d'oeuvre de Shinji Mikami (le créateur de la série) n'a jamais été aussi addictif. Malgré tout, on notera que les vidéos en images de synthèse n'ont pas reçu le même traitement que les graphismes "in game". Capcom les a sans doute réinjectées "telles qu'elles", tout juste elles ont été upscalées, ce qui les rend légèrement floues. Autre détail, malgré le fait que cette remasterisation soit le 2e portage du hit GameCube, on subit encore beaucoup de fautes de frappe et/ou d'orthographe dans les sous-titres, avec notamment des mots collés (des sous-titres encore une fois édulcorés, soit dit en passant).
Pour ce qui est du doublage, il est agréable de constater que Jill a presque la même voix (est-ce la même actrice ?) et que Barry a aussi bénéficié d'un bon doubleur. Quant à Wesker, Capcom a toujours eu le privilège d'avoir Richard Waugh sous la main, ce qui fait que dans tous les épisodes il a cette même voix qui lui donne le même inimitable charisme. Les cut-scenes reprennent d'ailleurs les grandes phrases de la version PlayStation, mais bien évidemment sans cette intonation particulière qui nous aura tous marqué.
Après 
Depuis la version GameCube, nous avons quelques nouveautés comme une prise en mains au stick analogique et de nouveaux costumes tant d'années, le principe des (anciens) Resident Evil reste intact, puisque l'épisode qui a révolutionné la série est bel et bien le 4. On retrouve donc des machines à écrire pour sauvegarder, des coffres pour poser tous ses objets, des énigmes, de l'action et beaucoup d'exploration... et donc d'allers-retours. Ça peut paraitre rebutant de nos jours, mais c'était ça la "vraie formule" des Resident Evil originels et quand on veut un retour aux sources, on signe aussi pour ça. Il y a tout de même quelques nouveautés. La première c'est que la carte est évolutive : s'il vous reste un objet à trouver dans une pièce, vous le saurez de suite. Les portes sont nomenclaturées et le tout parait plus lisible. Ensuite il existe un mode d'auto-défense : si vous vous faites attraper par un zombie, votre personnage peut envoyer une violente décharge électrique à son assaillant, lui planter un couteau dans la tête ou poser une grenade afin de le faire exploser. Evidemment en nombre limité, c'est un excellent moyen de se défaire d'un ennemi un peu trop collant.
Autre évolution et non des moindres : les zombies revivent ! Une fois morts, il faut aussitôt brûler les corps sous peine d'une renaissance : ce sont les fameux "crimson" ! Loin d'être anodin, lorsqu'ils revivent ils sont terriblement rapides et assoiffés de sang ! Autant jouer au barbecue avant, même si les réserves de kérosène s'épuisent vite. De plus, il ne sera pas rare de se retrouver nez à nez avec un zombie qui aura ouvert une porte ou monté un escalier. Pour ce qui est de la durée de vie, elle oscille aux alentours de 10 à 12 heures par personnage. D'ailleurs, si beaucoup jouent avec Jill, il est intéressant de se faire un 2e rush avec Chris tant le cheminement est différent.
Mais qu'on joue Jill ou Chris, on remarque aussi que le level design a presque entièrement été revu. Les clés ne sont plus aux mêmes endroits et elles n'ouvrent plus les mêmes portes, les objets ne sont plus à leur place habituelle et c'est tant mieux. Dans cette nouvelle édition, on dispose de 3 niveaux de difficulté ce qui rend l'aventure extrêmement abordable en "mode facile". On note aussi que lorsqu'on choisit son personnage, on dispose soit de son costume d'origine, soit celui de Resident Evil 5 (pour être précis, c'est celui de Perdu dans les Cauchemars dans le cas de Jill).
Capcom 
Même s'il est difficile d'être étonné par un scénario que tout le monde connait depuis longtemps, il reste encore quelques surprises a tout fait pour éviter le déjà-vu car jouer à Rebirth, c'est vraiment redécouvrir le titre. Il y a d'ailleurs certaines zones qui ont totalement étés modifiées. Par exemple les jardins sont bien plus vastes (il y a une crypte, un cimetière, des chemins à travers la forêt), certaines pièces sont différentes (tout comme certains pièges) et il y a même des endroits qu'on ne reconnaît plus. Par exemple la caverne des Hunters a totalement été revue. C'est d'ailleurs ici qu'il y a le plus de modifications du scénario original avec un Barry nerveux et plus vraiment lui-même. Ceci dit, Resident Evil n'en est pas dénaturé pour autant. Les grandes phases du jeu d'origine ont été conservées comme le premier zombie derrière la "dining room", le serpent dans le grenier, les araignées de la "guard-house", tout comme les cut-scenes. Bien plus belles qu'auparavant, elles ne s'écartent que très légèrement du script original.
Pour le reste, le jeu reste fidèle à lui-même, notamment dans sa prise en mains dites "tank". C'est rustique, mais ça fonctionne ! Car à l'époque, avec ses décors fixes et son scrolling séquentiel, cumulé à des angles de caméra privilégiant le sensationnel au confortable, il aurait été impensable d'avoir une autre jouabilité (sans parler qu'il n'y avait pas encore de stick analogique). Cecit dit et contre toute logique, pour les allergiques de cette prise en mains, le développeur nous propose une jouabilité alternative via le stick analogique. Mais le changement abrupte d'angle de vue vous fera vite revenir à l'ancienne méthode. Après je le reconnais, la jouabilité Tank sied parfaitement aux pads PlayStation... beaucoup moins aux autres dont les croix numériques sont inconfortablement positionnées.
Cependant, on appréciera forcément de pouvoir (enfin !) recharger son arme sans entrer dans l'inventaire. Bon sang, il était temps ! Notre personnage peut monter les escaliers "sans assistance" (sans appuie sur une touche) mais encore une fois les nouveautés apportées à Resident Evil 3 (évitements d'urgence, création de munitions) ou à Code Veronica (viser 2 ennemis en même temps) n'ont pas été repris. Pareillement, il n'est pas rare d'être bloqué dans le décor ou de devoir être bien en face d'un objet pour le ramasser (même si un effort a été fait sur ce point). Ce genre de "détails" rend la progression un peu lourde, même si ça reste incomparable avec l'épisode Zero cité auparavant.

Pour 
Déjà sublimes sur GameCube, les graphismes ont été admirablement liftés en HD, rendant le jeu plus beau que jamais ! en revenir aux séquences des portes qui s'ouvrent, si autrefois (comprendre à l'époque des consoles 32-bits) elles se justifiaient (le jeu chargeait ses données en arrière-plan), aujourd'hui Resident Evil HD Remaster profite naturellement des disque durs de nos machines, et donc de taux de transferts bien plus véloces qu'en 1996. Il aurait donc été vraiment agréable que Capcom supprime ces transitions parfois longuettes et pénibles, au profit d'un jeu plus vivace. D'autant que techniquement ce n'était pas irréalisable puisque notre personnage monte les escaliers sans chargement... Si maintenant vous mettez ça sur le compte de l'ambiance et du respect de l'oeuvre originale, ma foi, vous n'auriez pas tort non plus. Au niveau de la suggestion de la peur et conscient que d'anciennes ficelles marchent toujours mais qu'il fallait les renouveler, Capcom nous refait le coup du sursaut avec quelques surprises de taille, au détour de certains couloirs sombres.
Si ce n'est pas très bon pour le coeur, c'est par contre excellent pour l'ambiance ! D'ailleurs la qualité absolument bluffante des éclairages (notamment à cause de cet orage qui gronde dehors), est prompte à nous filer quelques frissons de plus. Graphiquement, Resident Evil Rebirth/HD Remaster est sans réfléchir le bel épisode "old school" qui existe. Je dis "old school" parce que les décors sont précalculés en images de synthèses et que les sprites (persos, ennemis et objets) sont gérés en 3D temps réel. Du coup les angles de vue sont imposés et le scrolling est séquentiel. Mais ça ne gâche en rien la progression, je dirais même qu'autrement, il aurait été dénaturé.
Et Capcom doit être félicité pour le travail accompli sur ce jeu. Cet opus était déjà magnifique sur GameCube, il l'est encore plus ici !! La remasterisation HD lui fait le plus grand bien, avec des décors d'une précision incroyable, et comme évoqué, des éclairages d'une beauté rare ! Loin d'être statiques, le jeu de lumière est ahurissant de réalisme et il y a même des objets en mouvement. Faut voir avec quel naturel la flamme d'une bougie danse, un lustre se balance ou un ventilateur géant tourne.

De 
La bande-son n'a pas pris une ride, la qualité est restée au top plus, la gestion en temps réel de la 3D n'a jamais été aussi bonne. Comme dans l'épisode Zero, les sprites se fondent parfaitement aux décors et les ombres sont bien gérées, ce qui donne un aspect photo-réaliste impressionnant. Jamais le manoir n'a été aussi beau ! La "guard-house" est bien plus flippante qu'auparavant, les extérieurs sont sublimes, les cavernes sont plus humides et glauques que jamais... Loin du portage fainéant qu'on nous a proposé sur Code Veronica X HD par exemple, Resident Evil trouve ici une 3e jeunesse qui lui fait le plus grand bien. Les graphismes sont l'un des gros points forts du jeu. On notera que le framerate est bloqué à 30 fps mais ce n'est pas gênant vu le type de jeu. Par contre il est un peu étrange que Capcom ne nous propose que du Full HD (1080p). En effet, cette Origins Collection est sortie en janvier 2016, la PS4 Pro a vu le jour en novembre 2016 et la Xbox One X en novembre 2017.
Comme bien d'autres avant eux, il aurait été agréable que Capcom développe un patch visant à mieux exploiter ces supports, qui auraient pu alors proposer du 4K et pourquoi du 60 fps (même si sur ce titre, l'intérêt d'un framerate plus élevé reste très limité). Des mises à jour qui du coup, manquent aussi aux Xbox Series et à la PS5. Si bien sûr cette édition s'accompagne de son lot de Trophées/Succès, les options permettent également de passer son écran de 16:9 à 4:3, afin de retrouver les sensations d'antan. Et cette option a une autre utilité : j'ai constaté que les graphismes étaient légèrement moins nets en 16:9, donc le mode 4:3 renoue avec l'effet nostalgique et il permet également de gagner en finesse d'image. C'est finalement bien vu de la part de Capcom.
Terminons par la partie sonore : les développeurs ont eu l'intelligence de reprendre quelques thèmes de l'opus original. De la vapeur inquiétante aux notes stressantes histoire de flipper à mort (surtout lorsque apparait un ennemi à l'improviste), Resident Evil distille une ambiance sonore des plus soignée. Pourtant, les musiques sont moins présentes qu'à l'origine, le jeu laissant plus de blancs que dans l'opus original, où la musique était omniprésente. C'est une autre façon de "meubler" son jeu et ça lui convient tout aussi bien car de cette façon, certaines scènes sont plus lourdement soulignées. Enfin les bruitages nous offrent un dynamisme et un réalisme irréprochable.

Resident
Resident Evil Rebirth
HD Remaster
Evil a toujours fait parti de mes jeux préférés, et cette édition est un "Remaster du Remake" d'excellente qualité : en somme, c'est le Remaster HD du Resident Evil Rebirth paru en 2002 sur GameCube, qui lui était le Remake du Resident Evil original paru sur PlayStation en 1996. Bien entendu ses mécaniques sont restées rugueuses, avec une jouabilité un peu antique, un inventaire restrictif (limite débile quand on y pense), d'innombrables allers-retours, des sauvegardes manuelles et limitées... Mais tout ça c'est "une formule" qui fait de Resident Evil ce qu'il est : ça fait son charme et son ambiance si particulière, une équation qui peut autant séduire que rebuter. Cependant il faut bien comprendre que c'est cette exploration poussée qui rend le titre si agréable à parcourir et c'est bien ce qui manque aux nouveaux épisodes qui sont à la fois trop linéaires et trop proche des TPS.
A une époque où la licence n'arrive plus à se renouveler, rejouer à Rebirth/HD Remaster c'est aussi faire un retour aux sources et prouver que ce sont bien les Resident Evil tels que celui-ci, que les fans veulent ! Parfaitement adapté de l'excellentissime opus GameCube, le lifting HD nous offre des graphismes somptueux et le jeu s'agrémente de quelques nouveautés appréciables (notamment de prises en mains et d'options). Rejouer à cet opus-là c'est un peu retrouver "la magie" de nos jeunes années, quand on découvrait la saga.
Après on peut voir les choses de plusieurs façons différentes car malgré la Remasterisation graphique, cet épisode reste quasi-identique à celui qu'on connait déjà. Si vous n'avez jamais toucher à ce Remake, que ce soit sur GameCube ou sur Wii, alors il est grand temps de se jeter à l'eau. A l'opposé, on peut aussi critiquer Capcom qui nous refourgue un jeu déjà connu et qui, hors graphismes, n'a pas beaucoup forcer pour porter son titre. Ce qui est moins justifiable, ce sont les insatisfaits qui se plaignent du manque de nouveau contenu : pas de nouvelles armes, pas de nouvelles zones, pas de nouveaux personnages ou de nouveaux ennemis. Cependant je rappellerai à ces gens-là qu'hormis le cas un peu particulier des DLCs, aucun portage HD n'apporte ce genre de contenu ! Absolument aucun !
Maintenant vu de mes yeux et en tant que fan de la série, j'estime qu'il serait dommage de passer à côté de cette édition car l'épisode du Manoir reste le plus marquant de la saga. Un must-have qui pourtant fête aujourd'hui ses 27 ans (si on remonte au tout premier opus PlayStation). Après les très bon Remakes des épisodes 2, 3 et 4, on espère que Capcom suivra cette route et qu'ils "remakeront" les meilleurs opus de la série. En attendant, il faut bien comprendre qu'à l'heure actuelle, Resident Evil HD Remaster est ce qui se fait de mieux en terme de survival-horror old school.
Resident
Resident Evil
Origins Collection
Evil : Origins Collection c'est la petite compilation qui réunit Resident Evil HD Remaster et de Resident Evil Zero HD Remaster, soit la mise à niveau technique des 2 hits autrefois exclusifs à la GameCube. Dans le détail, on reprochera à Resident Evil Zero d'être ce qu'il a toujours été : un épisode hyper poussé techniquement parlant, proposant un gameplay innovant pour l'époque et une histoire intéressante (qui nous permet de connaitre en partie les origines de la société Umbrella). Malheureusement sa narration n'est pas assez poussée (les révélations sont finalement peu nombreuses) et surtout son gameplay est largement plombé par l'absence de coffre afin de mettre en avant un "partner zapping" certes original, mais pas assez bien mis en avant, tout en ne proposant pas de mode co-op'.
Le Remastering HD lui donne une très belle seconde jeunesse mais les lourdeurs de gameplay (comme devoir se placer pile poil face à un objet pour le prendre) plombe l'expérience et au final cette préquelle est loin d'être aussi mémorable que son alter-égo. Car c'est un fait, le point fort de cette mini compilation, c'est bien Resident Evil HD Remaster, qui est la version ultime du tout premier opus, celui-là même qui a lancé la vague des survival horror dont il est encore aujourd'hui, l'une des grandes figures de proue. J'ai eu beau y jouer des dizaines de fois, je n'en démords pas : le premier Resident Evil offre une ambiance unique, un scénario bien ficelé, un gameplay sympa (bien que lui aussi un peu lourdaud), un level design parfaitement étudié et un plaisir de jeu rarement atteint par ses nombreuses suites. En clair, c'est une indéniable "masterclass" qui trouve ici un ultime souffle dans ce portage HD.
Pour ce qui est du prix de 40€, je le trouve correct. Rebirth/HD Remaster a toujours été vendu 20€ en dématérialisé, ici nous avons 2 jeux, dont un Resident Evil Zero HD qui fait sa première apparition depuis sa réédition sur Wii (c'était en 2010, soit 6 ans auparavant). Comme souvent, je vous conseillerai de prendre cette Origins Collection sur Xbox One ou PS4 et ce pour plusieurs raisons. La première, c'est que le jeu est parfaitement compatible sur Xbox Series X et PS5, ensuite en occident il est disponible en version boite. Je précise ce détail car ce n'est pas toujours le cas avec les jeux japonais (avec pour preuve la précédente compilation nommée Revival Selection). Maintenant, à moins de vouloir absolument y jouer de façon nomade, oubliez la version Switch. Premièrement en occident il n'y a pas de version boite, et nous n'avons droit qu'à du dématérialisé vendu au prix fort puisque Resident Evil Zero coûte 30€, au lieu de 20 (PS : le prix a fini par être rectifié quelques années plus tard). Pire encore, la version boite (américaine ou japonaise) contient une cartouche à la taille minimale et ne propose que l'épisode Zero, le Rebirth/HD Remaster étant à télécharger. Bref, c'est du Nintendo tout craché de prendre les gens pour des cons, en les faisant payer plus cher pour finalement posséder moins.
Bref, Resident Evil : Origins Collection propose donc un bon jeu (Zero), un bon épisode de la série qui rate le coche d'être aussi exceptionnel que son voisin de chambré. Car c'est un fait, le Rebirth/HD Remaster reste encore aujourd'hui un excellent titre, surtout pour celui/celle qui a connu la version originale de 1996. Certes si vous découvrez la série avec ces opus-là, la pente risque d'être raide, notamment au niveau de la prise en mains, mais en attendant, Zero et Rebirth, ces 2 anciennes exclusivités GameCube ici superbement Remasterisées en HD, trouvent une méritée seconde jeunesse et sont parmi les meilleurs épisodes de l'antique formule, ce qui se fait de mieux en terme de survival-horror à l'ancienne.
