The Simpsons (Arcade Game) -- Review sur SoloGamerTest

(PUB)

 





Cliquez pour agrandir










Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :




Aussi disponible sur :

 

 


Sorties du jeu : avril 1991 au Japon - mars 1991 en occident
Développeur : Konami
Editeur : Konami
Genre : beat-them-all

Version testée : NTSC américaine (60 hz)
Voix dans le jeu : anglais
Textes à l'écran : anglais

Support : PCB de 60 Mb
Hardware : hardware propriétaire 16-bits
Cabinet : écran horizontal - stick 8 directions + 2 touches

Difficulté :
Temps de jeu : 1 heure environ
Multi-joueurs : jouable à 2 ou 4 joueurs selon le modèle
Titre alternatif : The Simpsons : Arcade Game

La musique de la semaine :
Earth, Sky & Space




(PUB)



           


           




Les sites partenaires :

























Vous aimez SoloGamerTest et vous souhaitez le soutenir ? Alors vous pouvez nous adresser vos dons via PayPal en cliquant simplement sur le bouton ci-dessous.



The Simpsons









Aujourd'hui
Le jeu est ultra fidèle au design du dessin-animé, jusque dans son intro !
nous sommes mercredi et vous le savez, c'est le jour des enfants. Ainsi, après le repas du midi (coquillettes au gruyère et saucisses) ma petite fifille d'amour me piège, comme elle sait si bien le faire. Elle se colle à moi, me fait un gros câlin et m'assène un gros uppercut en disant tendrement : "ça fait longtemps qu'on n'a pas allumé la borne d'Arcade, ce serait cool si on jouait un peu ensemble". Tout ça pour ne pas avoir à débarrasser la table ^__^ Ceci dit elle avait raison, ça faisait un moment que la borne n'avait pas été allumée. Alors on s'installe (oui on a une borne d'Arcade à la maison, et alors ?) et on commence à regarder à quoi nous allons jouer.
Un jeu de baston ? Arfff, le problème c'est qu'elle gagne tout le temps (je fais tout pour être un bon papa ^.^), un Metal Slug ? Non... Un World Heroes ? Non plus... Non non, pas un Street Fighter, c'est bon j'ai eu ma dose. Et là elle me dit, "tiens, et si on se faisait le fameux Simpsons qu'on repousse à chaque fois ?". J'avoue, j'aime pas trop quand les gosses ont raison, mais je m'incline devant sa clairvoyance. Nous voilà donc en train de lancer le fameux jeu The Simpsons (oui avec un "S" à la fin car les amerloques font les accords sur les noms famille, contrairement à nous).
Alors rapidement (car j'en suis sûr, tout le monde connait la franchise), Les Simpson (pas de "S" en français donc) est une série d'animation américaine, créée par Matt Groening et diffusée pour la première fois en décembre 1989 sur le réseau Fox. Les premières saisons étaient techniquement abominables (n'ayons pas peur des mots) mais son aspect satyrique du mode de vie américain a immédiatement séduit. Les saisons suivantes vont rapidement s'améliorer, jusqu'à ce qu'on obtienne le design qu'on connait si bien. La série met en scène les Simpson, stéréotype d'une famille de classe moyenne, dont les aventures sont toujours improbables mais cachent souvent un regard critique sur le monde actuel.



   

   



Leees Simpsoooonnnn...


Bien
The Simpsons sur Arcade n'est le 2e jeu adapté de la célèbre licence. Une série TV qui n'en est qu'à sa 2e saison mais dont le succès est déjà incontestable...
entendu on ne parlera pas du fait que la série a soi-disant prédit des tas d'événements (forcément, à réaliser des tas de choses, on finit pas tomber juste, même si certains fait sont un peu troublants) et à l'heure où j'écris ses lignes, la série est toujours en cours de diffusion. Sans atteindre le niveau ahurissant des Feux de l'Amour que les papys et mamies affectionnent tant, à l'instant T (en 2026 donc) Les Simpson comptent pas moins de 797 épisodes qui s'étalent sur 37 saisons, sans oublier le superbe film de 2007, 10 courts métrages, et pas moins de 25 jeux vidéo, mettant en scène les Simpson eux même, ou simplement des personnages ultra connus comme Krusty ou Bart. The Simpsons : Arcade Game (c'est son nom alternatif, celui donné entre autre à ses portages) n'est pas la première adaptation vidéoludique puisque "Bart vs the Space Mutants" est sorti sur NES, à peine un an auparavant (il sera ensuite porté sur tout un tas de supports, donc l'Amiga et la Mega Drive).
Mais ce jeu développé par Imagineering, n'a rien à voir avec notre titre d'Arcade, développé cette fois par Konami. Alors je sais, Konami n'est plus le grand studio d'autrefois, notamment depuis la sombre histoire du Kojima-gate, mais à l'époque, ce modeste studio japonais faisait tout pour se faire une place. Et bien avant d'envahir nos consoles 16-bits préférées, ils ont sortis pas mal de jeux d'Arcade, notamment des shoot-them-ups (Gradius, Twinbee), des jeux d'action (Contra, Sunset Riders) et des beath-them-alls (Teenage Mutant Ninja Turtles, Vendetta).
Le succès allait grandissant, alors un matin ils ont récupérés les droits d'exploitation de la licence Simpson (qui avait alors moins de 2 ans) pour en faire... un autre beat-them-all ! Avant de se lancer, sachez qu'il existe grosso-modo 2 types de bornes, celle où on peut jouer à 2 (comme nous l'avons fait) et celle où on peut jouer à 4 simultanément ! Si ça vous rappelle des jeux comme Turtles in Time ou X-Men, vous avez tout bon. Bon on jette nos pièces dans le monnayeur (naaaan je déconne, je vais pas payer pour jouer à ma propre borne) et on se lance.



       

Il existe principalement 2 types de bornes : à 2 ou à 4 joueurs



DoOonuuut...


Dès
Le scénario est évidemment bidon, mais on apprécie une mise en scène efficace qui relie en plus les niveaux
le départ on a une sympathique intro, qui reprend celle de l'animé. Bien évidemment on aurait pu avoir une vidéo, bien évidemment celle-ci n'est qu'à peine animée, mais bon sang, le résultat est diablement efficace ! D'autant que derrière, on a la musique du générique et l'ensemble passe hyper bien ! Ce n'est pas facile de juger un jeu qui aujourd'hui a plus de 35 ans (paye ton coup de vieux) mais déjà je reste très impressionné par cette intro, aussi fidèle que possible au design et à l'ambiance du dessin animé. On presse Start et voilà qu'une seconde intro nous dévoile que Smithers vient de voler un gros diamant, pour le compte de M. Burns. Les Simpson passant par là, dans une abracadabrante scène, voilà que le diamant vole en l'air et atterrit dans la bouche de Maggie, remplaçant ainsi sa totoche. Paniqué, Smithers décide de kidnapper l'enfant sous les yeux des 4 autres membres de la famille. C'est rapide, c'est net et explicite, bref c'est plutôt bien fait et assez impressionnant pour l'époque.
Car en 1991, la narration dans les jeux vidéo en est encore à ses balbutiements, surtout sur Arcade où tout doit aller vite, le but étant que vous lâchiez vos pièces, pas que vous squattiez le borne durant des heures. Le plus impressionnant, c'est qu'entre chaque niveau, il y a à nouveau une cinématique granguignolesque, qui permet de suivre les événements et d'enchainer les levels avec une certaine cohérence. Seule la fin est un peu expédiée, mais elle garde malgré tout ce coup de crayon unique, que le studio (japonais ne l'oublions pas) a retranscrit avec beaucoup de précision. Pour ce qui est du jeu en lui-même, nous sommes sur un vulgaire beat-them-all qui se contente de 2 touches : l'une pour attaquer, l'autre pour sauter.
Il y a peu de subtilités dans ce titre, comme presser les 2 touches pour réaliser un coup spécial à l'efficacité somme toute relative, Homer peut porter Lisa pour jumeler leurs attaques, on peut balancer à la tronche des ennemis tout ce qu'on ramasse (le lance-pierres étant selon moi, la meilleure arme secondaire), Bart cogne avec son skate, Lisa frappe avec sa corde à sauter et Marge tente de patater les ennemis à coup d'aspirateur. Ceci dit après avoir essayer les 4 personnages à tour de rôle, j'estime que seul Homer est réellement valable, puisqu'il semble cogner un peu plus fort, sans vraiment perdre en vitesse.



Sans télé et sans bière, Homer perd la tête


Le
Beat-them-all jouable jusqu'à 4, le gameplay est malheureusement très basique et la difficulté est très élevée
gameplay est donc très classique, tellement basique que les interactions avec le décor sont extrêmement limitées (ne comptez pas tout casser, rien n'est destructible !). Ça ressemble beaucoup à Teenage Mutant Ninja Turtles, avec une skin Simpson, le punch des tortues mutantes en moins. Après on n'échappe pas aux récurrents travers de ce type de jeux avec des ennemis qui arrivent en masse et qui sont tous identiques (ils n'ont même pas le bon goût de faire un swap des couleurs). On est souvent submergés par l'adversité mais les ennemis de base ne sont pas bien résistants. Par contre le bestiaire est pas mal varié et même s'ils arrivent par vague (avec rarement plus de 3 modèles différents) ils ont au moins le bon goût de souvent varier au sein d'un même niveau.
Quand à la durée de vie, elle tourne aux alentours de l'heure. Ça dépend bien sûr du réglage des dipswitches. Nous avons joué en "normal" et chaque crédit ne donne que 2 vies (heureusement on peut changer de personnage à chaque fois) et la jauge de santé descend vraiment très vite. D'ailleurs, si la difficulté est tout à fait honnête en début d'aventure, elle s'envole d'un coup au niveau 5, avec entre autre des boss qui se prennent de plus en plus de passe-droit (alors que les 4 premiers étaient équilibrés), tout en étant de plus en plus de gros sacs à PV. L'aventure se compose de 8 niveaux, où nous traverserons le centre ville, la fête foraine puis les montagnes, suivi d'un niveau assez loufoque au pays des songes (nos héros sont alors assommés), avant de remettre les pieds sur terre et d'aller dans les bureaux de Channel 6, pour enfin finir le parcours dans la centrale nucléaire où travaille Homer.
Le dernier niveau n'en est d'ailleurs pas vraiment un, puisqu'on affrontera un premier boss (Smithers) avant d'enchainer direct sur le second, un M. Burns pas très fairplay puisqu'il est enchâssé dans une sorte de robot, qui prendra 3 formes successives. Ce dernier est d'ailleurs une belle purge à la difficulté abrutissante : on perd 1 vie toute les minutes environ, alors que lui va encaisser un nombre incalculable de coups, tout en se permettant les pires bassesses. Jeu d'Arcade oblige, The Simpsons est donc relativement court et surtout, très difficile ! A nous 2, on a bien du cramer au moins 60 crédits... content que ce soit pas dans un café avec nos pièces de 1€.





Funny noises are not funny
Funny noises are not funny
Funny noises are not funny
Funny noises are not funny
Funny noises are not funny
Funny nois...



Techniquement,
Le design est très respectueux du dessin animé mais difficile de trouver le jeu "beau"
nous sommes sur un classique PCB dont les composants sont difficiles à identifier. D'ailleurs les infos sont introuvables sur Internet, mais par expérience, on peut faire quelques déductions. La ROM pèse 60 Mb, ce qui est pas mal et n'écoutez les huluberlus qui disent que nous sommes sur un système 8-bits, c'est tout bonnement impossible ! Certes le CPU est caché sous une dénomination propriétaire à Konami, mais une chose est sûre, c'est du 16-bits car nous avons beaucoup de sprites à l'écran, quelques effets de zoom assez réussis et fluides, le tout sans réel problème de framerate. Est-ce que c'est du Motorola 68.000 rebadgé et floqué Konami pour brouiller les pistes ? Ma foi, c'est tout à fait possible. Dans tous les cas le résultat à l'écran est très correct, avec un design hyper respectueux de l'univers des Simpson, tant dans le choix des couleurs, que le coup de crayon global (sans compter les divers petits caméos).
Après il faut bien comprendre que le dessin animé n'est pas le plus détaillé qui soit, j'entends par là qu'il ne me viendrait pas de comparer le niveau de détails d'un épisode des Simpson, avec un Princesse Mononoké, ça n'aurait pas de sens. Ainsi le design du jeu est assez épuré, avec des couleurs criardes, mais au fond, vous ne trouverez pas les décors si jolis que ça. C'est vide, ça manque de détails, c'est aussi ça le parti-pris d'avoir choisi cette licence en particulier. J'ajouterai qu'en plus, les animations ne sont pas les plus fluides qui soient. Là clairement on voit la différence avec le savoir-faire d'un Capcom où un Final Fight (sorti 2 ans auparavant) l'éclate à tous les points de vue !
En plus, The Simpsons a ce côté "grand foutoir" qui fait qu'on cogne mais qu'on ne ressent pas tellement l'impact de nos coups. Le résultat est à peine visuel... quand on arrive à voir quelque chose ! Cette impression est également dû au son : si on peut être impressionné par la retranscription du thème principal lors de l'intro, il en sera tout autre durant le jeu. Les musiques se veulent joyeuses et festives, mais au fond elles n'ont vraiment rien d'exceptionnel. En réalité, elles contribuent à ce vacarme qui dégueule de la borne, associé à des bruitages ultra mollasses qui n'ont aucun punch (on a également quelques voix digitales de bonne facture). En somme, à part la musique de l'intro (le célèbre thème composé par Danny Elfman), on en retient rien si ce n'est le chahut qui gravite autour de ce jeu, sans pour autant marqué les esprits.




La carte mère (PCB) du jeu (cliquez pour agrandir)



Conclusion

Le Note



jeu d'Arcade issu de la série des Simpson, nous offre un beat-them-all joyeux et bordélique, où on pourra jouer en solo ou jusqu'à 4 joueurs. D'ailleurs plus on sera nombreux, et plus le jeu ressemblera à un joyeux foutoir, très certainement mêlé à quelques éclats de rire. The Simpson n'est pas un titre spécialement violent, n'importe qui, de n'importe quel âge peut y jouer, d'autant qu'on le sait bien, Les Simpson attirent autant les enfants pour son côté burlesque, que les adultes, pour ses multiples couches de lecture. Bref un jeu sympa, mais peut être pas non plus le titre mythique que certains prétendent. En effet, à écouter certains illuminés, nous sommes face au Saint Graal du beat-them-all, alors que tout à fait entre nous, c'est un titre sympa, rien de plus. D'ailleurs j'admets m'être fait avoir dans cette histoire, car après moins d'une heure de jeu avec ma fille, c'est moi qui me suis tapé la rédaction du présent test, j'ai dû trouver les infos, trouver des images, faire la mise en page... mais au fond il ne faut pas oublier qu'on a surtout passé une heure ensemble, dans les cris et la bonne humeur. C'est aussi ça, les joies de l'Arcade à la maison.
Quand à ce jeu Simpson, on peut regretter une difficulté assez sale sur la fin du jeu (mais quel jeu d'Arcade ne fait pas ça ?), un scénario qui n'a aucun sens (Homer jetterait-il sciemment un diamant, sachant les récurrents problèmes d'argent qu'ils ont dans cette famille ?), des coups qui n'ont aucun impact (d'ailleurs souvent on ne sait même si on touche un ennemi ou pas, même si généralement le jeu se veut assez permissif de ce côté-là), des animations trop peu fluides, un gameplay trop simpliste, des bruitages assez lamentables, accompagnant un OST très quelconque (hormis le thème d'intro, ça va de soi). Et pourtant, comment ne pas saluer l'efficacité de la mise en scène, le respect du design originel ou encore la bonne humeur qui émane du jeu.
En bref, ce n'est clairement pas un grand titre puisqu'un Captain Commando lui est largement supérieur, quand Final Fight garde sa place de maitre-étalon (on pourrait aussi nommé l'excellent Streets of Rage, même s'il n'est sorti que sur console). Mais ces jeux ont en commun leur aspect violent et extrêmement sérieux, là où justement The Simpsons : Arcade Game est avant tout une bruyante réunion de famille, une franche rigolade à partager à plusieurs, un bouillon de bonne humeur certes imparfait, mais donnera à coup sûr le sourire.






Points négatifs

  Difficulté punitive sur la seconde moitié du jeu, avec en point d'orgue un boss final infecte
  A part le thème d'intro, on ne retient strictement rien de la bande-son... à part le vacarme !
  Les animations ne sont pas assez fluides et les coups n'ont aucun impact
  Gameplay minimaliste, trop peut-être


Points positifs

  Jouable en solo et jusqu'à 4, où c'est un foutoir sans nom mais où on rigole d'autant plus :)
  La scène d'intro, qui reprend (dans les grandes lignes) celle du dessin animé. C'est fort !
  Le thème musical si connu de Danny Elfman est merveilleusement retranscrit
  Une réalisation propre, avec un design ultra respectueux du dessin animé
  Les petites cinématiques entre 2 niveaux




La séquence de fin (spoil) : cliquez pour ouvrir





Test réalisé par Meg & iiYama


mars 2026


Faites glisser les images ou utilisez les flèches sur les bords