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Si 
D'abord connu sous le nom de Silicon & Synapse, Blizzard changera de nom et leur 2e jeu sera celui-ci (SNES) tout le monde connait Blizzard pour ses licences cultes telles que Diablo, Warcraft et Starcraft, il faut savoir qu'à l'origine ce développeur américain est né en 1991 sous le nom de Silicon & Synapse et fut connu pour des jeux très typiques du studio, que sont les excellents Lost Vikings et Rock n' Roll Racing. Ce n'est qu'en 1994 que Blizzard Entertainment prendra son nom définitif et leur premier jeu sous ce patronyme fut The Death and Return of Superman, et le second n'est autre que notre jeu du jour, à savoir Blackhawk, aussi connu sous le nom de BlackThorne aux Etats-Unis (je n'ai jamais compris pourquoi les studios prenaient plaisir à changer les titres des jeux pour leur arrivée sur notre sol).
Blackhawk est avant tout sorti sur Super Nintendo en septembre 1994, puis il a vu le jour en décembre 1994 sur PC sous DOS (en 2013, Blizzard a converti le jeu pour l'offrir gratuitement aux clients utilisant Battle.net). Viennent ensuite les portages sur Mega Drive 32X un an plus tard (septembre 1995) et la tardive adaptation Game Boy Advance en septembre 2003, dans la collection Blizzard Classic Arcade (une collection qui sera compilée et reconduite en 2020, et qui sortira sur PS4, Xbox One et Switch).
Notez que seule la version Super Nintendo dispose de sous-titres en français car sur 32X le jeu n'a vu le jour qu'aux Etats-Unis (une incompréhension car le 32X marchait pas trop mal chez nous et beaucoup de jeux sont sortis en Europe) et sur GBA, malgré une boite et une notice en français, sachez que les sous-titres eux, sont uniquement en anglais. L'histoire de Blackhawk / BlackThorne se déroule sur la planète Tuul, qui était dirigée par un roi-chaman qui détenait tout le savoir du monde. 20 ans avant le début du jeu, Thoros (le dernier roi), s'est trouvé incapable de choisir son successeur entre ses 2 fils.
Alors 
Seule la version Super Nintendo profite d'une traduction française... afin de résoudre le dilemme, il partit dans le désert et se tua. Son corps se changea en 2 pierres : une de lumière et une des ténèbres, et chaque fils en prit une. Le peuple de la "pierre de lumière" fonda le royaume d'Androth, le peuple de la "pierre des ténèbres" celui de Ka'dra'suul. Alors que le peuple d'Androth respectait sa pierre, ceux de Ka'dra'suul la rejetèrent, et elle les transforma en monstres. Sarlac, le chef de Ka'dra'suul, leva alors une armée pour attaquer Androth. Sachant son peuple condamné, Vlaros (le roi d'Androth), décida d'envoyer son fils Kyle sur un autre monde, afin de lui sauver la vie, sachant que son royaume subissait un siège et que la fin était proche.
Avec l'aide du magicien Galadril, il envoya Kyle sur Terre, avec la pierre de lumière qu'il devait protéger. 20 ans plus tard, Kyle est désormais adulte et le Galadril le renvoie sur sa terre natale afin de libérer son peuple devenu esclave, et de mettre fin au règne de Sarlac... Afin d'étayer ce très bon scénario, Blizzard a fait le choix d'ouvrir son aventure sur une superbe introduction animée, accompagnée d'un texte explicatif (bien qu'il rentre moins dans les détails que la notice du jeu). C'est déjà une excellente chose car bien des jeux en font justement l'impasse (ce qui est vraiment dommage). A ça s'ajoute une petite cinématique de dialogues entre chaque zone, ainsi qu'une très bonne séquence d'épilogue, qui met fin au périple de Kyle Blackthorne (voilà sans doute pourquoi le jeu portait ce nom à l'origine) et au supplice de son peuple rendu esclave.
La narration est donc d'un excellent niveau et malgré la taille de la cartouche originelle (8 Mb sur Super Nintendo, ce qui est finalement très peu pour un jeu sorti en 1994), il est clair qu'il ne manque rien ! De plus, en se plaçant devant un PNJ et en pressant "haut" on peut dialoguer avec lui, ce qui apporte encore un peu plus de profondeur à l'écriture. Je regrette juste que Kyle ne puisse pas libérer ses frères enchainés... un acte qui aurait été tout à fait naturel étant donné sa position de héros "élu" et de libérateur.

Dans 
Les animations sont agréablement fluides, et font beaucoup penser à Flashback (32X) tous les cas, la version Super Nintendo nous fait l'honneur de proposer des textes en français quand les versions 32X et GBA se contentent de textes en anglais, comme nous venons de le voir. Il n'empêche que les textes sont parfaitement écrits dans notre langue, il n'y a rien à reprocher à ce niveau-là. Côté gameplay, Blackhawk (puisque c'est comme ça qu'il s'appelle en Europe) est composé de séquences de plate-formes similaires aux jeux d'aventure/action tels que Prince of Persia (la version originale de 1989, développée par Jordan Mechner), Another World, Flashback et dans un futur proche, les Oddworld. Kyle peut se déplacer, courir ou escalader les plate-formes, ramasser des clés et des objets avec un seul but final : arriver jusqu'à la salle du trône, et faire la peau à Sarlac. Il n'y a donc aucune véritable mission secondaire (comme sauver ses confrères, qui sont parfois enchainés), les seuls tenants et aboutissants de l'aventure étant de franchir les niveaux, ce qui nécessite toujours d'obtenir au minimum des clés et de désactiver des champs de force.
Le jeu inclut 17 niveaux répartis dans 4 zones différentes : les mines d'Androth, la forêt et les marécages de Karrell, le désert et la forteresse de l'Ombre. La version Sega 32X inclut même une 5e zone (les montagnes enneigées) qui n'existe pas dans les autres versions. A ce propos, on peut légitimement se demander pourquoi le jeu n'est pas sorti sur Mega Drive alors que Lost Vikings et Rock n' Roll Racing, bien qu'avec un peu de retard, si. A mon humble avis, il faut regarder du côté de SEGA : en effet, bien que le périphérique ait vu le jour entre novembre 1994 (au Japon) et janvier 1995 (en Europe), il est clair que le support 32X manquait de titres d'envergure.
De plus la Mega Drive était en fin de vie, elle disposait déjà d'une ludothèque débordant de grands hits, le Mega-CD était plus ou moins un échec... je pense donc que SEGA a insisté pour que le jeu voit le jour sur 32X plutôt qu'ailleurs (bien qu'il aurait également pu voir le jour sur Saturn mais ça, c'est une autre histoire).
Les 
Les combats sont nettement plus subtils et tactiques que dans un vulgaire run 'n gun combats se font avec des armes à feu, bien que Kyle n'en possède qu'une seule à la fois. Les munitions sont infinies et au cours de l'aventure, des alliés nous fourniront des armes plus puissantes (oui, une à la fois). Blackhawk possède une caractéristique unique pour les affrontements, et qui en plus s'applique aussi bien à Kyle qu'aux ennemis : la possibilité de se plaquer contre le mur pour éviter les balles. Cette possibilité ajoute une dimension "tactique" aux affrontements, qui les rendent plus difficiles à appréhender mais aussi bien moins bourrins.
Il faut attendre le bon moment pour sortir de sa planque et tenter de shooter l'ennemi. Après c'est vrai, on est loin du côté instantané d'un Alien 3 ou d'un Contra, mais ça rend également le jeu nettement plus subtil. Nous avons également la possibilité de tirer en arrière et certes le mouvement ne manque pas de classe et peut s'avérer utile tant le héros est lent à se retourner, mais je doute que ça serve beaucoup (à moins d'être pris en sandwich par 2 ennemis simultanément). Quand aux phases de plate-formes, elles sont littéralement pompées de Flashback ! Je dirai même que, en tant que grand fan du jeu de Delphine Software, Blizzard s'en est plus que grandement inspiré !
Si vous connaissez bien le hit développé par Paul Cuisset et son équipe, vous trouverez des similitudes flagrantes, à commencer par la prise en mains. La façon dont on joue, monte les corniches, fait en sorte de tomber en douceur, sortir/ranger son arme en permanence (car Kyle ne sait pas faire grand-chose l'arme à la main), courir, sauter, se rattraper, utiliser des clés, contrecarrer des pièges, en éviter d'autres... c'est presque à croire que les développeurs ont juste changé les décors et le nom du héros (j'extrapole à peine ^_^).
Heureusement 
La version Super Nintendo est tout à fait honorable mais... pourquoi est-elle si sombre ?! plusieurs subtilités viennent contrecarrer cette diffamation, à commencer par le système de combats, qui se veut plus tactique encore que dans Flashback et sans bouclier rechargeable (Kyle a pour lui des potions de revitalisation). De plus, se plaquer contre le mur n'empêche pas d'être attaqué au corps à corps, alors que de son côté, notre héros en est incapable (absurde pas vrai ?). Bien sûr, si on meurt, on repart au dernier checkpoint, checkpoint où on nous livre un password. En effet, le jeu étant relativement long (7 à 9 heures tout de même, c'est vraiment pas mal), à chaque niveau (ou sous-chapitre d'un même monde si vous préférez) nous obtenons un code. Etant donné que les objets sont pensés pour être utilisés à bon escient, généralement au passage d'un niveau à l'autre, on n'y perd pas grand-chose. Et si jamais vous vous retrouvez bloqué parce qu'il vous manque un objet (généralement c'est la mort d'un ennemi qui vous les fournit, comme ces bombes qui permettent d'exploser des portes), la solution restante sera de recommencer au dernier checkpoint.
Notez qu'en arrivant sur GBA, le jeu a troqué ses passwords pour une sauvegarde, ce qui est à la fois plus pratique mais aussi plus contraignant car l'avantage des codes, c'est que si on est bloqué, on peut passer au niveau suivant, alors qu'avec une sauvegarde, on n'a plus de solution de repli... C'est un fait, la prise en mains est donc très rustique, rêche, mais elle reste agréable, tactique et précise, surtout pour le fan des Flashback et Oddworld que je suis.
Pour ce qui des atours de ce Blackhawk, le menu des options permet de couper les musiques et/ou les bruitages (une option qu'on connait bien sur micros mais que je trouve idiote sur consoles), et le cas échant, de choisir la langue (uniquement valable sur Super Nintendo en version Euro). Le jeu nous propose aussi un mode entrainement, où lors d'un petit niveau dédié, on nous inculque le maniement de base de notre héros (une bien bonne chose tant la prise en mains peut paraitre austère au premier abord). Malheureusement, nous n'avons pas le choix de la difficulté mais comme évoqué, en jouant précisément, avec tact et réflexion, il n'est pas si difficile.
Techniquement 
La pauvre version GBA souffre d'une réalisation qui pique les yeux ! C'est affreux et que dire de ces couleurs... à présent, la cartouche Super Nintendo fait à peine 8 Mb (étonnant pour un jeu sorti si tardivement - rappelons que la PlayStation et la Saturn sortaient à peine 3 mois plus tard au Japon), quand celle sur 32X fait 24 Mb et celle sur GBA pèse 32 Mb. Procédons dans le désordre pour une fois. Dans sa version origine, sur Super Nintendo donc, le jeu est très sombre et bien que chaque monde possède son design propre, on ne peut pas dire que les décors soient très variés (ça explique sans doute comment dans 8 pauvres Megabits, ils ont pu rentrer un jeu si long, agrémenté d'une si belle narration). Il n'empêche que malgré ce contraste un peu trop prononcé, les graphismes sont loin d'être désagréables. Les ennemis arborent un design d'orcs (ou de gobelins, c'est selon les goûts), comme quoi chez Blizzard, c'est un peu leur marque de fabrique (et oui n'oublions qu'ils sont derrière la série des Warcraft, sans doute l'un des licences mettant en avant les orcs, les plus connues... avec Le Seigneur des Anneaux bien sûr).
Côté animations, le résultat est étonnamment fluide. Je ne sais pas si Blizzard a utilisé la même technique qu'Another World et Flashback (à savoir le rotoscoping) mais en attendant, le résultat est assez bluffant ! Le moindre mouvement est particulièrement détaillé, que ce soit pour notre héros, comme pour chaque ennemi rencontré. C'est du très bon travail, rattrapant un peu la monotonie et la redondance des décors. Sur GBA, si la cartouche a quadruplé de taille et que cette adaptation a mis pas moins de 8 ans à voir le jour (après tout la Game Boy Advance a été le support-roi des adaptations Super Nintendo), à cause de la taille de l'écran (et de sa résolution), les développeurs ont été forcés de revoir le design et certaines proportions.
Le résultat est sobrement... affreux !! D'un jeu certes sombre mais détaillé et disposant d'un bon design, on se retrouve avec des couleurs criardes, dans des tons vraiment étranges (dans le monde 1 par exemple, il y a beaucoup de rouge et de orange), avec en plus des modèles nettement moins fins. Bref, même si les animations sont restées fluides, on peut dire que les graphismes ont soufferts de la transposition. Autant dire que le portage réalisé par Mass Media, est loin d'être fameux...
On 
La version 32X profite d'une réalisation entièrement refaite (offrant ainsi des graphismes somptueux) ainsi qu'un niveau inédit finit avec la meilleure mouture existante de ce jeu (hormis le fait qu'on ait perdu les traductions au passage) : en effet, sur Mega Drive 32X nous avons la meilleure version d'entre toutes ! J'en remets une couche sur le fait que c'est la seule qui offre tout un chapitre en plus (ce qui fait à minima une bonne heure de jeu supplémentaire) et techniquement, elle n'a plus rien à voir avec celle sur Super Nintendo (alors que les version SNES, PC, PC-98 et Mac, sont toutes plus ou moins identiques). En effet pour cette édition dédiée au champignon survitaminé de SEGA, qui est équipé d'un double processeur 32-bits et qui corrige les défauts de palette de couleurs de la Mega Drive soit-dit en passant, sachez que tout l'aspect technique a été revu. Le personnage et les ennemis semblent avoir été recréés en images de synthèses, tout en étant toujours animés à la perfection. Les décors au premier plan sont bien plus détaillés, et les décors en arrière-plan sont absolument somptueux !
Les 32.000 couleurs affichables sont parfaitement mises à contribution, tout comme le surplus de puissance qui permet également d'avoir un jeu légèrement plus rapide que sur les autres plate-formes. Seul fait un peu étrange : les développeurs ont fait le choix assez inexplicable de changer l'interface, qui passe de tout en haut et relativement discrete sur Super Nintendo, à un gros pavet sur la droite qui bouffe 1/4 de l'écran (un peu comme sur la version PC sous DOS).
Incompréhensible... Ceci dit, cette version 32X a subi un lifting tel, que même en connaissant déjà le jeu, ce fut un réel plaisir de le redécouvrir sous un nouveau jour, d'autant plus que c'est l'occasion de visiter une toute nouvelle zone (les montagnes enneigées) qui, pour ne rien gâcher, est esthétiquement très réussie. Une belle, très belle plus-value pour cette adaptation, qui justifie ce portage un peu tardif (pile 1 an après la version SNES) et fait de ce titre l'un des tous meilleurs du support. Une belle surprise, qui n'a pas développée en interne par Blizzard, mais portée par Paradox Development, qui a réalisé ici un superbe travail d'adaptation et d'amélioration.
Cependant, 
Les musiques sont sympas, mais loin d'être exceptionnelles. De plus elles tournent en boucle et finissent par agacer (image 32X) j'aurai quand même un petit regret par rapport à cette unique édition sur console SEGA, c'est que les développeurs ont trop voulus "meubler" l'ambiance sonore. Certes les bruitages sont d'excellente qualité mais le bruit des pas par exemple, est beaucoup trop fort. A vouloir trop faire, on finit par faire moins bien... Ceci dit, une fois encore, cette version profite d'un environnement sonore retravaillé et au sampling plus élevé. Car les bruitages sur Super Nintendo sont également excellents, de très bonne qualité, le seul petit défaut qu'on pourrait leur trouver, c'est qu'ils sont un peu "sourds" (mais rien de méchant en soi). Je terminerai ce test par les musiques qui ont été unanimement acclamées par les critiques. Arf, je vais encore devoir passer un chieur sur ce coup-là, car les compositions de Glenn Stafford (le compositeur attitré des Warcraft) ne sont pas aussi géniales qu'on veut bien nous le faire croire.
Elles passent très bien dans l'ambiance du jeu, mais dans le fond, elles n'ont rien d'extraordinaire, ni de mélodieux ou encore de réellement accrocheur pour l'oreille. Si ça s'arrêtait là, à la rigueur j'aurai volontiers fermé les yeux sur cet état de fait, après tout les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Seulement voilà, à chaque zone il n'y a qu'une seule et unique musique. Vous lisez bien, une seule musique alors chaque zone peut durer jusqu'à une heure ! Ajoutons qu'en plus de ça, elles sont relativement courtes et donc, elles sont très répétitives... ainsi elles tapent littéralement sur les nerfs ! Sérieusement, comment Blizzard a-t'il pu se dire que la même musique, qui dure tout juste une minute et qui tourne en boucle non-stop durant des plombes, était une bonne idée ?
Je veux bien que la cartouche Super Nintendo était sans doute trop petite (et c'est là toute l'absurdité de la situation car en 1994 une cartouche de 12 ou 16 Mb était loin d'être exceptionnel), mais ils auraient pu faire quelques coupes dans les niveaux afin de plus varier les thèmes (et bien entendu, les autres versions ont suivi le même schéma). Et c'est là que j'ai enfin compris tout l'intérêt de cette option qui permet de couper les musiques ! A ce niveau-là, j'aurai largement préféré qu'à l'image de Flashback, les musiques n'interviennent qu'à des moments clés de l'aventure...
Blackhawk
Version Super Nintendo
Version Mega Drive 32X
Version Game Boy Advance
(aussi connu sous le nom de BlackThorne aux USA) est un jeu d'action / plate-formes dans la droite lignée de Flashback, ce grand hit au succès planétaire. Proposant beaucoup d'exploration (d'ailleurs le level design est particulièrement bien travaillé), un peu de réflexion et un bon aspect tactique, Blackhawk c'est aussi des combats originaux où la jouer bourrin ne vous fera pas avancer plus vite. Subtil et nécessitant un brin de jugeote, ce jeu de Blizzard marche sur les traces des grands titres d'aventure tels qu'Another World, Flashback et Prince of Persia.
Quelques défauts subsistent comme ces musiques, ni terribles, ni désagréables, mais qui tournent en boucle pendant des heures, ce qui est particulièrement énervant au bout d'un moment (fort heureusement, une option permet de les couper). Ensuite la prise en mains, calquée sur le hit de Delphine Software, est très particulière et soit on s'y fait et on apprécie sa précision, soit on déteste et on ne s'y fait jamais (c'est le cas de mon frère Aquel, qui n'a jamais pu apprécier Flashback à sa juste valeur à cause de ça). Enfin, la version GBA nous propose des graphismes sobrement affreux, alors que la version Super Nintendo dispose d'une réalisation certes classique et trop sombre, mais pas déplaisante pour autant.
Par contre, la version Mega Drive 32X est clairement celle qui est au dessus du lot en proposant des graphismes entièrement refaits, ainsi qu'une toute nouvelle et exclusive zone, ce qui rallonge de près de 20% une durée de vie déjà très convenable, gravitant autour des 4 à 5 heures. Dans tous les cas, on apprécie des animations particulièrement fluides, une aventure plus intelligente et sophistiquée que dans la plupart des jeux d'action de son temps, tout en proposant une bonne narration (belle intro, fin sympa, textes en français dans le cas de la version Super Nintendo). Blackhawk / BlackThorne est donc une bonne surprise. Moi qui avait survolé le jeu lors de mon premier contact en 2007 (je venais d'avoir un 32X avec la cartouche), je suis agréablement surpris de voir que dans le fond, le jeu est encore meilleur que tout le bien que je pensais déjà de lui...
