Borderlands 3 -- Review sur SoloGamerTest

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Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

 

 

 


Les versions PlayStation 4 et Xbox One sont compatibles avec :

 


Aussi disponible sur :

   


Sorties du jeu : septembre 2019 sur PS4, Xbox One et PC - novembre 2020 sur PS5 et Xbox Series - octobre 2023 sur Switch

Développeur : Gearbox Software
Editeur : 2K Games
Genre : FPS

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Version logicielle testée : v.1.16 (en 2020) puis v.1.92 (en 2026)
Moteur graphique : Unreal Engine 4
Difficulté :

Temps de jeu : environ 25 à 35 heures pour l'histoire principale - 90 à 120 heures pour tout faire, notamment les DLCs
Multi-joueurs : 2 joueurs en co-op' local - jusqu'à 4 joueurs en co-op' online

Abréviation : BL3
Titre alternatif : Borderlands III
Prix au lancement : 70€ (consoles) / 60€ (PC)
Score des ventes : 22 Millions (tous supports)



Installation PlayStation 5

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : environ 55 Go
Performances : 4K en 60 fps ou 1080p en 120 fps
Optimisation PS5 Pro : non
Compatible VR : non
Compatible Remote Play : non


Installation PlayStation 4

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : environ 40 Go
Performances : 1080p en 30 fps
Optimisation PS4 Pro : 1080p en 60 fps ou 1800p en 30 fps
Compatible VR : non
Compatible Remote Play : non


Installation Xbox Series X/S

Support : 1 Blu-Ray (Series X uniquement) ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : environ 55 Go
Performances Series X : 4K en 60 fps ou 1080p en 120 fps
Performances Series S : 1440p en 60 fps


Installation Xbox One

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : environ 40 Go
Performances : 1080p en 30 fps
Optimisation Xbox One X : 1080p en 60 fps ou 1800p en 30 fps
Compatible Kinect : non


Installation Switch

Support : Game Card ou en téléchargement sur Nintendo eShop
Installation : 10 Go
Performances : 1080p en dock - 720p en nomade - 30 à 50 fps selon la scène


Installation PC

Support : en téléchargement sur Steam et Epic Games Store
Installation : 75 Go
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : AMD FX-8350 ou Intel i5-3570
RAM : 6 Go
VIDEO : avec 2 Go de VRAM (type GeForce GTX 680 / Radeon HD 7970)













La musique de la semaine :
Mechanical Revolta




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Borderlands 3

+ Ultimate Edition




Tout
Si on compte à partir de la sortie de Pre-Sequel, cette suite a mis pas moins de 5 ans à voir le jour
le monde connait Gearbox, ce studio américain qui a commencé sa carrière en 1999 en développant les 2 add-ons du mythique Half-Life, à savoir Opposing Force et Blue Shift (ils sont aussi responsables de l'excellent portage PlayStation 2 du même jeu). Toujours dans le "mythique" ils sont aussi derrière le portage PC d'Halo : Combat Evolved et c'est là qu'ils ont commencé à développer leurs propres licences avec les gentillets Brothers in Arms. Ce n'est qu'en 2009 que le studio recommencera à briller, avec la sortie du premier Borderlands. Mettons de côté le fiasco Duke Nukem Forever dont ils ne sont pas totalement responsables, et mettons plutôt à leur crédit le très bon Aliens Infestation, mais aussi et surtout l'inoubliable Borderlands 2 !
Comme ce studio ne cesse d'avoir des hauts et des bas, par la suite on a eu d'un côté le très bon Borderlands : The Pre-Sequel suivi de la Handsome Collection et de l'autre nous avons eu Aliens : Colonial Marines et Battleborn. 2016 signa également l'anniversaire des 20 ans du père Duke Nukem et puis plus rien durant 3 ans (hormis la réédition de quelques jeux comme Bulletstorm). Ce temps de pause leur a servi à développer un "vrai" nouvel épisode de Borderlands, et non plus des Remasters de jeux sortis sur la précédente Génération. La tuile c'est que Borderlands 3 était très attendu, qu'il est sorti 5 ans après Pre-Sequel et qu'en 2019, la génération PS4/Xbox One est déjà sur le point d'être remplacée (les PS5 et Xbox Series S/X sortiront à peine un an plus tard), d'ailleurs Borderlands 3 sera réédité sur ces nouvelles machines, dans une édition GOTY (nous reviendrons plus tard).
Bref, nous voilà donc en septembre 2019 et après un peu de teasing, pas mal d'impatience et des fans qui ont refait la série au grand complet (moi le premier), on était tous prêts pour la grosse claque Borderlands 3, le premier véritable épisode à voir le jour sur le Gen' actuelle. Petite parenthèse quand même : ce 3e opus a rencontré une certaine hostilité du fait de son exclusivité de 6 mois sur l'Epic Games Store (sur PC donc). L'Epic Games Store avait déjà été la cible de nombreuses critiques pour sa politique agressive, notamment sur Metro Exodus ou les licences Ubisoft. Les ventes furent pauvres et c'est une fois qu'il a posé ses bottes sur Steam que la version PC a réellement décollée.



On fait partie de Lilith des Chasseurs de l'Arche
(c'est bon vous l'avez, ou j'explique ? :)



L'histoire
Les jumeaux Calypso sont détestables car ils sont la caricature parfaite de ce parterre de décérébrés qui n'ont de vie que sur les réseaux sociaux...
nous raconte que c'est en répondant à un appel de recrutement des Pilleurs Ecarlates, qu'une nouvelle équipe de Chasseurs de l'Arche arrive sur Pandore. On découvre que les Pilleurs ont failli disparaitre à cause de la secte des Descendants de l’Arche, menée par les jumeaux Calypso : Tyreen et Troy, qui sont tout 2 des sirènes unies à la naissance. Les nouveaux Chasseurs commencent par récupérer une carte perdue il y a des années, et ils découvrent qu'une nouvelle Arche se trouve sur la ville-planète de Prométhée. Mais avant de pouvoir partir, ils sont pris en embuscade par les jumeaux Calypso et Tyreen (la sœur) démontre sa capacité unique à drainer la force vitale des êtres vivants, en volant les pouvoirs de Lilith (oui, carrément !). Les Calypso partent alors pour Prométhée et nos Chasseurs de l'Arche vont évidemment leur emboiter le pas. Notre équipe quitte donc Pandore pour voyager à travers l'espace, à bord du Sanctuary III, afin de découvrir la toute première Arche...
Comme d'habitude, le jeu s'ouvre sur la classique intro qui présente les nouveaux personnages : un Graphic Novel mélangé à une cinématique 3D où (comme d'habitude) c'est l'ami Marcus qui sert de conteur. Une chose est sûre, les Borderlands n'ont jamais été des jeux hyper scénarisés, la mise en scène étant souvent très légère. Par contre s'il y a une facette de la série qu'on adore, c'est bien l'humour. Et pour ça l'épisode 2 et son Beau Jack n'ont pas manqué de nous faire mourir de rire (j'avoue aussi très bien me souvenir du fameux poème de Scooter :) et avouons-le, on attendait beaucoup de ce Borderlands 3, tout du moins de côté-là. Et le problème, c'est que le coup de génie du Beau Jack n'est pas facile à réitérer, sans tomber dans l'auto-plagiat.
Conséquence directe : Gearbox est parti sur un axe totalement différent et le duo Calypso est loin de faire l'unanimité. Car il y a des méchants qu'on aime détester, comme le Beau Jack bien sûr, Dark Vador, Hannibal Lecter, Negan (Walking Dead) ou encore Pagan Min (Far Cry 4). Seulement là, Tyreen et Troy sont des caricatures sans envergure et sans charisme. Ils sont tellement "bling-bling", tellement dans l'air du temps, tellement "m'as-tu-vu", que leur égocentrisme en devient très énervant !




Zane, Amara, Moze et FL4K, nos 4 nouveaux Chasseurs de l'Arche.


Bordel Lands


Certes
Si l'humour est toujours bien présent, les dialogues sont aussi très vulgaires... et souvent sans raison
ces personnages ressemblent beaucoup à cette caste de personnes qui n'ont aucune vie en dehors des réseaux sociaux, et justement, peut-être que l'erreur était de nous mettre face à ce qu'il y a plus minable dans notre société actuelle : le culte de l’image à travers des influenceurs impétueux et obnubilés par le buzz. En somme, des gens détestables ! D'autant plus qu'ils se sont attaqués à l'un des très rares personnages féminins un tantinet joli et agréable du jeu (Lilith). Après beaucoup sont venus se plaindre que l'humour était beaucoup trop orienté "pipi-caca", mais pour avoir refait Borderlands 2 il y a quelques mois à peine, je peux vous dire qu'à l'époque, ce n'était guère différent. En fait, je pense surtout que les gens ont la mémoire courte car franchement, hormis le Beau Jack qui nous manque beaucoup, je peux vous dire que l'humour et la façon dont est construit le jeu est strictement identique aux autres opus !
Voilà tout l'intérêt de rejouer aux anciens épisodes. Donc oui, l'humour est assez gras, souvent en dessous de la ceinture et c'est souvent très vulgaire... mais rejouez aux anciens opus et vous verrez que ce n'est pas très discordant. Ça peut même être vu comme un défaut : certains pourraient dire que la licence n'évolue pas, quand d'autres lorsqu'ils achètent un Borderlands, veulent du Borderlands et rien d'autre ! Donc oui, à moins d'être devenu soudainement "mainstream", d'être pour la bien-pensance et foutrement chiant à vivre, vous trouverez que la plupart du temps l'humour est bon, et si on ne rigole pas aux éclats, au minimum le jeu fait sourire (d'ailleurs j'apprécie toujours autant que le jeu soigne si bien sa traduction en incluant en autre des expressions typiquement françaises). Pour ce qui est du scénario, comme évoqué à l'instant, certes les cinématiques ont désormais beaucoup de gueule, on apprécie également de gros efforts sur la synchro labiale, c'est rythmé, bien animé, mais ces séquences restent beaucoup trop rares.
Et puis le scénario est assez limité : après tout Borderlands, malgré ses années de gestation, n'allait pas changer du tout au tout. On parle de chasseurs de l'Arche à tout bout de champ (car oui, une fois encore on ne s'adresse jamais à notre personnage de façon directe, alors que ce dernier se veut nettement plus loquace qu'autrefois), de gros méchants à abattre, de missions à réaliser... mais au fond, l'écriture ne vole pas bien haut, comme à chaque fois. Notez tout de même que le lore de la série est parfaitement respecté avec pas mal d'anecdotes du passé et d'événements qui sont toujours pris en compte.



Passer de sbire à recrue...


Que
Si le lore est bien respecté, ne vous attendez pas non plus à un super scénario... Gearbox et les Borderlands ne sont pas très doués pour ça
ce soit dans les jeux développés par Gearbox ou dans le Tales from the Borderlands développé par Telltale entre 2014 et 2015 (un jeu narratif vendu de façon épisodique), la série commence à avoir un sérieux passif. Du coup, on trouve que notre poto Scooter vient vite à manquer... puisque le lascar est justement mort dans l'épisode narratif. Pourquoi ? Pourquoi Telltale est allé tuer l'un des personnages les plus marquants et les plus drôles de la série, au détriment d'autres dont on se fout complétement comme sa sœur Ellie ou le Docteur Zed ? A ce compte-là, allez-y, zigouillez Claptrap et Lilith (les derniers survivants) comme ça on n'en parle plus... Franchement, je n'ai jamais aimé les jeux Telltale et tout à fait entre nous, désormais je les déteste pour avoir fait ça !
L'aventure commence tranquille, de "sbire" nous sommes passé à "recrue" et les premières terres que nous foulons sont les déserts de Pandore, histoire de renouer avec l'ambiance, l'exploration et le gameplay de la série. Ensuite on décolle à bord du Sanctuary III, éternel HUB du jeu, afin de visiter plusieurs planètes alentours. Malheureusement, celles et ceux qui pensaient que Borderlands III prendrait des airs de Space Opera à la Mass Effect, se mettent l'antenne de Claptrap dans l'œil ! Ici on ne fait pas ce qu'on veut, on ne va pas où on veut et on n'explore pas les planètes comme on le souhaite... En fait, cette histoire de Sanctuary III et de planètes ne change absolument rien à l'ancienne formule : le vaisseau sert de point central, on se téléporte sur des maps plus ou moins ouvertes pour y réaliser diverses missions... exactement comme on l'a toujours fait.
Le vaisseau et les planètes ne sont que cosmétiques et la structure du jeu n'a pas bougé d'un iota depuis le tout premier opus. Et ça c'est un fait : ce 3e épisode repose sur les bases du 2, qui reposaient déjà sur les bases du 1. En gros, il n'y a pas grand-chose de neuf sous le soleil de Pandore. Après bien sûr, on apprécie ces quelques évolutions par touche, comme la conduite qui s'est améliorée, la difficulté qui est un peu plus lisse lorsqu'on joue en solo (le jeu peut toujours être pratiqué jusqu'à 4 en co-op')... mais au fond, ça ressemble beaucoup à un Borderlands 2 avec une nouvelle skin. Mais comme évoqué, quand on joue à Borderlands, ne signe-t'on pas (aussi) pour ça ?



Plus jamais je ne rirai en Scooter T_T


En
Toute l'âme de la série a été reprise, comme l'arbre de compétences, l'inventaire, le leveling et bien entendu, le loot à gogo !
partie oui, c'est vrai, mais là où le Pre-Sequel avait su apporter un vent de fraicheur à la série, ici on se retrouve avec un épisode on-ne-peut-plus classique : c'est toujours la foire au loot, il faut des clés en or pour ouvrir les coffres spéciaux, il y a des véhicules, Marcus en tant qu'armurier un poil escroc, le Docteur Zed pour tout ce qui est soin et boucliers, un inventaire un poil restreint et à étendre, le port de 4 armes maximum, des grenades, des milliers d'armes plus ou moins aléatoires, des dollars en monnaie d'échange (aaaahhh ces égocentriques d'amerloques où même aux confins de l'univers, il faut qu'ils imposent leurs billets verts) ou encore ces missions que le jeu s'évertue à nous rallonger sans cesse, avec toujours d'autant allers-retours histoire d'étendre artificiellement la durée de vie. Ça finit par être agaçant et comme vous le voyez, rien ne change... ou presque.
On note quand même un bel effort sur le renouvellement du design, la nouvelle carte topographique en 3D et en relief est bien pratique, les véhicules sont plus dociles, il y a plus de voyages éclairs (pratique pour éviter de trop longs trajets) et le jeu est nettement plus violent : on laisse de véritable mare de sang, on explose des têtes voire on démembre nos ennemis... c'est un peu trash mais ça apporte une belle dynamique aux combats. En 2020, lorsque je l'ai testé pour la première fois, j'ai noté une petite perte de précision au niveau de la visée (je joue essentiellement à la manette), mais visiblement des mises à jour sont venues régler le problème et aujourd'hui (notamment sur PS5), la jouabilité est à nouveau très précise et très agréable. D'ailleurs il est à noter que le jeu utilise les gadgets de la DualSense, même si personnellement, je m'en fous de tout ça.
Pour en revenir aux armes, si à l'origine les fusils à pompe n'étaient pas terribles (malgré de bonnes statistiques) il semblerait que Gearbox ait fait en sorte de leur rendre leur gloire (merci les MàJ). Quant à l'Eridium, qui servait autrefois à faire des achats intéressants (comme augmenter la taille de sa besace ou son emport de munitions) et bien désormais il ne sert qu'à acheter des armes spéciales (et pas forcément de qualité malgré, une fois encore, des statistiques prometteuses) ou d'inutiles cosmétiques visant à personnaliser son héros. Désormais les achats vraiment importants (comme ceux précédemment cités) se font directement chez Marcus sur le vaisseau Sanctuary et ce, contre de l'argent tout bête (mais en quantité, car les améliorations coûtent chères).



Pas grand chose de neuf sous le soleil de Pandore...


Jusqu'à
Sur les anciennes consoles, le premier chargement est vraiment très long (environ 90 secondes). Heureusement que Claptrap est là :)
aujourd'hui, la série Borderlands utilisait l'ex-omniprésent moteur d'Epic Games, j'ai nommé l'Unreal Engine 3. Il faut dire que sur la Génération précédente (celle des PlayStation 3 et Xbox 360) l'Unreal Engine 3 était partout ! Des centaines de jeux l'ont utilisé et ce, parmi les plus prestigieux. Pour la sortie de la Génération suivante (Xbox One et PlayStation 4), Epic est passé à la vitesse supérieure. Bien qu'encore une fois très nombreux, les jeux utilisant l'Unreal Engine 4 sont moins pléthoriques, bien que dans le lot on compte quelques grands titres tels que Days Gone, Gears of War 4, Ace Combat 7, Hellblade : Senua's Sacrifice ou Street Fighter V. Mais la vraie question c'est : qu'apporte ce nouveau moteur à notre nouveau Borderlands ? La première chose à savoir c'est que sur consoles, l'installation se fait via l'interface et dure environ un quart d'heure.
Pourtant en version 1.0 le jeu sur PS4 n'est pas spécialement gourmand puisqu'il s'installe à hauteur de 38 Go. Mais ça c'est sans compter les multiples mises à jour, puisque à l'heure de la rédaction de ce test (en 2020) nous en étions déjà à la version 1.16, avec une mise à jour qui pesait presque 18 Go. A la relecture de cet article (en 2026) le jeu vampirisera environ 55 Go sur votre disque dur... hors DLCs ! Car si vous achetez les 4 DLCs narratifs, il faudra compter presque 50 Go supplémentaires, faisant ainsi passer l'installation à plus de 100 Go ! Alors certes, sur l'installation de base on est dans la bonne moyenne et on reste loin des plus gros titres (comme Last of Us Part II ou Red Dead Redemption II), mais avec la mise à jour, l'installation a quand même pris 33% de plus que le volume initial.
Ceci dit, la version 1.0 était totalement injouable, car elle était buguée jusqu'à l'os ! Sachez aussi que sur les anciennes consoles (PS4 et Xbox One) le jeu est assez étrange dans son fonctionnement puisqu'en le lançant, une barre de "loading" s'affichera et vous devrez attendre pas moins de 90 secondes avant qu'il ne se lance réellement ! Heureusement que Claptrap danse pour nous divertir, sans quoi on trouverait le temps long (en réalité, c'est long ! mais fort heureusement, on n'atteint pas les énormités de Metro Exodus). Et encore, à ce stade-là vous n'arriverez qu'à l'écran titre, en reprenant votre sauvegarde ou en changeant de carte, il faudra encore attendre 30 secondes de plus!



           

Méfiez-vous de l'Edition Deluxe : à 85€ c'est une belle arnaque car elle ne contient rien d'intéressant. Par contre, l'Edition Super Deluxe inclus les 4 DLCs narratifs (d'une valeur de 60€). Elle est chère (100€), mais nettement plus rentable...


Tu sais que DAHL !


Malgré
Le gameplay et les combats ont gardés toutes leurs qualités. Ainsi le charme opère encore...
la mise à jour 1.16, visiblement aucune optimisation n'a été faite de ce côté-là et c'est bien dommage. Il est clair que nos consoles de 8e Génération sont en bout de course, qu'elles tirent la langue et n'ont plus grand-chose sous la pédale. Car oui, ces temps de chargement affreusement longs sont reversés aux vieilles consoles. Sur PC, pour peu que vous ayez un SSD, tout de suite c'est une autre chanson et c'est là qu'on se dit que justement c'est bel et bien le SSD qui a beaucoup apporter aux consoles de 9e Génération (PlayStation 5 et Xbox Series S/X). Sortie 13 mois plus tard, cette version PS5/Series profite de plusieurs mises à jour techniques, mais aussi de temps de chargement infinement plus court (moins de 10 secondes !). Vous le savez sans doute mais Gearbox est le grand spécialiste du contenu additionnel et pour ce 3e opus, ils n'ont pas lésiné avec pas moins de 6 contenus narratifs (je vous passe les cosmétiques) vendus à 15€ pièce !
Alors certes ça fait toujours plaisir de prolonger son expérience, de découvrir de nouveaux mondes et de nouvelles histoires, mais vous le savez, généralement les DLCs sont loin d'égaler l'aventure principale, surtout pour ce qui est d'une écriture déjà pas bien folichonne. Et puis admettons que vous êtes un gros fan, 6 DLCs à 15€ ça fait quand même 90€ ! Ajoutons à ça le prix du jeu, et la note monte très vite en flèche (oui ça fait 160€ si vous payez le prix fort, bravo au champion des maths assis au fond à gauche ^_^ ). Et il faut se méfier de ces félons de Gearbox, car l'Edition Deluxe (vendue à 85€) ne contient que des cosmétiques et des armes tout à fait dispensables. Payer 15€ de plus (en se basant sur le prix d'origine qui était de 70€) pour cette fausse plus-value... bonjour l'arnaque !
Ensuite il y a l'Edition Super Deluxe, vendue à 100€, qui de son côté est pléthorique en incluant les 4 premiers DLCs narratifs, les cosmétiques, les armes et autres bonus. C'est quand même fou de se dire qu'à 15€ près (de 85 à 100€), on passe d'une escroquerie pure et simple, à une vraie édition (presque) complète. Techniquement, on peut le dire, le passage de la Génération PS3 à celle de la PS4, se fait sentir : comme évoqué les cut-scènes sont mieux travaillées, plus précises, les modélisations sont plus détaillées, les décors sont plus fouillés, la distance d'affichage est plus flatteuse, le (plus ou moins) nouveau design est vraiment sympa... non vraiment, c'est joli.




A l'image des The Witcher 3, Resident Evil 2, 3, VII et Village, ou encore Cyberpunk 2077, Gearbox a offert gratuitement la mise à jour technique de son jeu. En installant une version Xbox One ou PS4 sur Xbox Series ou PS5, vous profiterez de la mise à niveau graphique de la Ultimate Edition, qui tourne en 4K / 60fps. Par contre (si vous ne les avez pas déjà) vous devrez acheter les DLCs à part, ça va de soi...


Joliii l'étalon du cul !


Malheureusement
Globalement le jeu est très réussi, même si sur les anciennes consoles (PS4/One/Switch) il a un peu de mal à suivre
les éloges vont s'arrêter là car en plus de "loadings" très mal optimisés, le jeu accuse aussi quelques défauts de conception que les nombreuses mises à jour n'ont visiblement pas su corriger. On commencera par le fait que le moteur utilise 4 niveaux de définitions des textures et (moteur Unreal oblige) il suffit de fixer un pan de mur et de lentement s'approcher pour voir cette définition passer d'un stade à l'autre. Les pop-ups ont toujours été présent sur les moteurs d'Epic mais là j'avoue, c'est abusé : c'est vraiment très très voyant ! Après je comprends la nécessité d'utiliser plusieurs résolutions de textures (afin d'alléger le moteur graphique et éviter toute saturation) seulement lorsqu'on arrive dans un endroit clos, le jeu devrait anticiper le chargement de ses textures car avec les disques durs mous des anciennes consoles, forcément le rendu est dégueulasse et il arrive même que la texture la plus détaillée s'affiche au moment où on tourne la tête, après nous avoir laissé tout du long la basse résolution.
Affichant du 1080p en 30fps sur nos vieilles consoles FAT (les PS4 Pro et Xbox One X profitent d'agréables améliorations) le jeu est globalement fluide, mais ne s'évite pas quelques déboires : moi par exemple (et je ne suis pas le seul) j'ai subi quelques étranges micro-freezes. Ils n'étaient pas réguliers mais plutôt aléatoires, comme si le jeu se figeait une demi-seconde pour rattraper un retard de chargement quelconque. Rien de rédhibitoire rassurez-vous, peut-être que c'est juste mon disque dur qui commence à être salement fragmenté. Encore une fois, ce genre de déconvenues n'a pas lieu d'être sur PC où la RAM est souvent plus volumineuse et surtout que le SSD rattrape pas mal de ses latences.
Quant à la Ultimate Edition (sortie 1 an plus tard et en exclusivité sur PS5 / Xbox Series) c'est l'Edition Super Deluxe, avec des graphismes affinés et un rendu qui exploite parfaitement les consoles de 9e Génération. Offrant alors des temps de chargement optimisés, le moins de pop-ups possibles (en tout cas, ils sont nettement plus discrets) ainsi que du 4K/60fps, le jeu est encore plus beau, détaillé et fluide !



   

L'hologramme de Lilith est franchement moche, limite flippant ! O_O' Heureusement le modèle 3D est resté joli...


En attendant le patch qui patche le patch...


Notez
Plutôt joli sur PS4 et Xbox One, le jeu est encore meilleur sur PS5 et Xbox Series, avec de grosses résolutions et du 60fps
au passage que c'est cette version-là qui sera ensuite portée sur Switch... 3 ans plus tard ! Alors que la console fut lancée en 2017, elle aura attendue 2023 pour avoir sa copie. Bien sûr techniquement il n'y a pas de miracles, le framerate est bien moins stable, les graphismes sont moins nets, des concessions techniques ont dues êtres faites... mais si vous voulez jouer de façon nomade, c'est l'unique version "native" et elle est plutôt de bonne qualité. Pour rester dans le visuel, si Claptrap et Marcus n'ont pas vraiment changé, je trouve par contre dommage que Tannis soit devenue si laide (dans son modèle 3D - mais rassurez-vous, Ellie de son côté n'a pas bougé ^___^). Quand à Lilith, son modèle 3D est toujours aussi joli mais on ne pourra pas en dire autant de l'actrice qui a fait les prises réelles (vous savez, comme l'Ange autrefois, où le personnage nous apparait dans une sorte de projection mentale).
L'actrice ressemble à celle de Borderlands 2 (vous savez, lorsque Lilith est capturée par le Beau Jack) mais on ne va pas se mentir, l'hologramme de Lilith fait peur ! Il ne manque plus que la pomme d'Adam et on dirait un travelo ! Tiens puisqu'on en est à parler des personnages, sachez que notre VF est assez constante vis-à-vis de la série. Certes c'est très vulgaire (et souvent de façon inutile) mais au fond, il y a toujours eu des gros-mots dans les Borderlands (disons que là ça pousse le bouchon parfois un peu loin). Et c'est agréable de voir que les doubleurs sont presque tous les mêmes, à commencer par Marcus qui a, depuis le début, la voix de Sylvain Lemarié (la voix de Karst dans Horizon ou Alec Ryder dans Mass Effect : Andromeda).
Sophie Riffont assure la voix de Moxxi, Vanina Pradier fait toujours la voix de Lilith (c'est la voix officielle d'Evangeline Lilly et Jessica Biel), Laurence Dourlens double toujours Patricia Tannis, Zane est doublé par le très bon Gradi Emmanuel (la voix de Rico Rodriguez dans Just Cause), Maya est doublée par Virginie Méry (la voix de Héléna dans Uncharted ou Jessamine dans Dishonored) et si notre Claptrap d'amour a légèrement changé de voix, c'est sans doute parce que dans la VO, il a perdu son doubleur originel. Il n'empêche que le doublage est globalement de qualité... à hauteur d'un Borderlands bien entendu.



Le Clap(trap) de fin


D'ailleurs
Borderlands 3 propose une difficulté très bien équilibrée en solo, et ça fait plaisir :)
il n'y a pas que le langage qui est devenu plus mature (enfin mature, façon de parler), comme évoqué le jeu est également nettement plus violent. Un peu plus de punch n'est clairement pas désagréable mais avec ce langage parfois charretier, il est clair que le jeu n'est pas à mettre entre toutes les mains. Du côté des bruitages, si jouer sur la TV me faisait autrefois dire que c'était assez classique, aujourd'hui que je joue au casque, c'est clairement d'un autre niveau ! La plupart des armes ont de très bons bruitages, bien dynamiques comme j'aime. C'est un régal de faire pleuvoir un déluge de plomb sur une adversité toujours aussi débile et agressive. Pour ce qui est des musiques, on retrouve 4 compositeurs : Raison Varner, Michael McCann (Deus Ex : Human Revolution, Splinter Cell : Double Agent), Finishing Move Inc (qui en fait un studio qui produit de la musique de jeu vidéo, et qu'on connait surtout Halo 2 Anniversary et Halo Wars 2) et comme d'habitude, le renommé Jesper Kyd (Hitman et Assassin's Creed), qu'on ne présente plus et qui officie sur la série depuis le tout premier opus. Et que dire de ces musiques ? Encore une fois, si jouer sur la TV me faisait dire que c'était du banal Borderlands, avec le casque l'OST prend une toute autre dimension ! Souvent mélodieuses, les musiques accompagnent parfaitement l'aventure, comme quoi c'est bien en étant isolé et le son bien fort, qu'on profite au mieux de ce genre de détails. Enfin sur le sujet épineux de la difficulté, Gearbox a mis beaucoup de temps avant de comprendre que lorsqu'on joue seul, il fallait adapter la difficulté car derrière on n'a pas 3 coéquipiers qui peuvent nous venir en aide. Si dans Borderlands 2 ce n'est clairement pas encore ça, dans l'épisode Pre-Sequel on sentait qu'on s'approchait du but. Avec Borderlands 3 et malgré le fait que les niveaux de difficulté soient en trop petit nombre (à peine 2, c'est ridicule), pour une fois nous sommes en présence d'un jeu équilibré : alléluia mes frères !! Bien sûr on ne s'évite pas quelques morts et quelques points durs (comme certains boss) mais en maitrisant un minimum son personnage, avec de bonnes armes (et pour ça les coffres en or aident bien :) et avec le "second souffle", les morts injustes ont tendance à se faire rares. Un bel effort que j'apprécie tout particulièrement...



Conclusion

Borderlands Note



3 ne chamboule en aucune manière une formule qui marche. On se retrouve donc sur un FPS orienté RPG avec un max de loot, des graphismes en cel-shading, une narration un peu meilleure, des DLCs vendus à prix d'or, une prise en mains agréable au service d'un gameplay qui a fait ses preuves, des véhicules, des missions à gogo, des maps ouvertes qui incitent à l'exploration et comme toujours, un jeu praticable en solo comme co-op' jusqu'à 4. Une formule qui marche oui, mais qui ne se renouvelle pas ! Le jeu souffre de la même construction depuis le tout premier opus, qui date de 2009 : même narration bidon qui passe par plus de 80% de dialogues, missions artificiellement rallongées (c'est chiant à la longue), énormément de loot mais dont plus de 90% va directement à la poubelle... Jouer à Borderlands 3, c'est rejouer encore et toujours au même jeu ! Après on a un peu le fondement entre 2 chaises : vous voulez quoi, un Borderlands qui ressemble à un Borderlands au prix d'un certain déjà-vu, ou vous voulez que la formule change du tout au tout, au point qu'on se dise que le jeu n'a plus rien à voir avec ses prédécesseurs ? En fait, la vraie bonne équation c'est un mélange des 2 : savoir conserver ce qui fait l'identité d'une série, tout en évoluant d'un épisode à l'autre.

Et malheureusement, en faisant la rétrospective de la saga de Gearbox, on peut dire que d'un épisode à l'autre, les développeurs ne forcent pas beaucoup. Alors certes on profite des performances d'un Unreal Engine 4 qui délivre des graphismes très convaincants (surtout surtout sur PC, PS5 et Xbox Series où on profite d'un superbe 4K/60fps), des modélisations bien plus détaillées et même des maps plus grandes que jamais. Donc si vous cherchez un jeu qui suive les traces d'un Borderlands 2 unanimement qualifié de culte (il faut dire que c'est à l'heure actuelle le meilleur épisode de la série) alors Borderlands 3 est votre homme ! Il est clair qu'il ne révolutionne en rien la série, mais il s'applique avec beaucoup d'efficacité à reprendre tout ce qui fait la recette et la saveur de la saga. Certes on aurait aimé une meilleure histoire (mais ça Gearbox ne sait pas faire) et un sérieux renouvellement de la licence... mais en attendant nous sommes face à un titre efficace, qui propose une bonne réalisation, une grosse durée de vie et une aventure fun. Pas révolutionnaire pour un sou, mais très souverain dans ce qu'il sait faire de mieux. A côté de ça l'humour (certes un peu débile) m'a bien fait rire et le jeu m'a éclaté de bout en bout. Du fun, du loot, de l'action et même une difficulté équilibrée... du bon Borderlands quoi !






Points négatifs

  Sur les anciennes consoles c'est 90 secondes d'attente dès l'allumage du jeu + 30 secondes à chaque changement de map
  Versions PS4 et Xbox One limitées à du 30 fps et version Switch sortie très tard
  Ecriture en demi-teinte et antagonistes aussi caricaturaux qu'énervants :(
  Version 1.0 assez légère... mais finie à la pisse
  L'hologramme de Lilith fait peur °o°


Points positifs

  Plutôt joli sur PS4 et Xbox One (sans être un étalon du cul), le jeu est carrément beau sur PS5 et Xbox Series
  Un contenu de base déjà énorme, auquel peuvent s'ajouter des tas de DLCs. Au final la durée de vie est énorme !
  Une difficulté enfin équilibrée lorsqu'on joue en solo. Ça fait plaisir :)
  Des combats plus dynamiques et plus violents (sang, démembrements...)
  Des "déplacements rapides" plus nombreux et vraiment utiles
  De beaux efforts de mise en scène
  Upgrade Net-Gen gratuit. Merci :)
  L'humour, comme toujours ^_^
  Toujours aussi fun à jouer !







Test réalisé par Chacha & iiYama


article initial : novembre 2020
mise à jour : avril 2026


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