Rayman (1995) -- Review sur SoloGamerTest

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Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

   




La version PlayStation est compatible avec :

 


Aussi disponible sur :

   

 

 


Sorties du jeu : septembre 1995 sur Jaguar et PlayStation - novembre 1995 sur Saturn - avril 1996 sur PC (MS-DOS) - juin 2001 sur Game Boy Advance

Développeur : Ubisoft Montpellier (anciennement Ubi Pictures)
Adaptation GBA : Digital Eclipse
Editeur : Ubisoft (anciennement Ubi Soft)
Genre : plates-formes

Versions testées : Euro PAL (50hz) et NTSC américaine (60hz)
Voix dans le jeu : anglais
Textes à l'écran : français et/ou anglais

Supports : 1 CD-Rom sur PlayStation, Saturn et PC - cartouche de 32 Mb sur Jaguar - cartouche de 64 Mb sur Game Boy Advance

Difficulté :
Temps de jeu : environ 10 à 12 heures
Multi-joueurs : non

Titres alternatifs : Rayman Classic - Rayman Gold - Rayman Forever - Rayman Yo! Electoon o Sukue! (au Japon)
Prix au lancement : 400 Frs (60€)
Score des ventes : 4 Millions (tous supports)





















La musique de la semaine :
Earth, Sky & Space




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Rayman

(Rayman Advance)




  • Avant propos
    Ce test du tout premier Rayman a été initialement rédigé en mars 2010. Il a été testé sur PlayStation, Jaguar, Saturn, PC et Game Boy Advance, dans leurs éditions d'origine, tantôt en version européenne, tantôt en version américaine (selon les disponibilités). Car c'est février 2026 qu'Ubisoft a (enfin) daigné fêter les 30 ans de son ex-mascotte, mais manque de bol, le rendez-vous fut loupé. En effet, le tout premier Rayman est né en septembre 1995 mais l'édition "30e Anniversaire" n'est apparue qu'en février 2026. A l'image de Tomb Raider Anniversary (qui était censé fêter les 10 ans du premier opus de sa série mais qui est sorti avec un an de décalage), il est clair qu'il y a eu un retard à l'allumage. La raison ? Et bien sans communiqué officiel, on ne peut que faire des suppositions. On peut se dire qu'Ubisoft n'avait rien prévu mais que devant un parterre de fans qui n'attendaient que ça, ils ont fini par s'y mettre et ont réalisé un portage dans l'urgence en quelques semaines. On peut également supposer que le développement a pris du retard (après tout c'est possible), ou encore que cette sortie décalée est voulue, afin d'éviter le trop-plein des fêtes de fin d'année, où les gros titres voient le jour et où Rayman serait sans doute passé totalement inaperçu (sauf aux yeux des irréductibles fans, ça va de soi).
    Tout ça pour dire que Rayman n'a pas été testé sur cette version anniversaire, mais bel et bien sur le jeu d'origine ! Car la version anniversaire propose des options de confort, que nous n'avions pas à l'époque, notamment l'invincibilité ! Et oui, Ubisoft n'est pas fou, ils savent très bien que la difficulté de ce titre est légendaire et que le public actuel n'aurait probablement pas passé la moitié de l'aventure (et je peux vous dire que notre côté, en 2010, finir le jeu nous a demandé beaucoup d'abnégation et de persévérance). Ceci dit, étant donné que Rayman fête ses 30 ans, nous avons décidé d'opérer une refonte de notre article, de le mettre copieusement à jour, comme un geste pour lui faire comprendre qu'il nous manque. En effet, le dernier véritable opus en date n'est autre Rayman Legends et il remonte à septembre 2013 (soit plus de 12 ans !), si on prend en compte sa sortie initiale sur PS Vita. Il était donc grand temps que le bébé de Michel Ancel refasse parler de lui, même si pour son anniversaire, il n'a eu droit qu'à un Remaster...


  • On
    Rayman est le fruit de la vision d'un homme : Michel Ancel
    le sait, chez Ubisoft on a les dents longues, ce qui fait que la moindre exclusivité ne dure généralement pas bien longtemps (on pourrait dire pareil de Capcom). Mais là, difficile de leur donner tort. Initialement prévu pour être une exclusivité à la dernière console d'Atari, à savoir la Jaguar, le développeur français a littéralement changé de bord sur le dernier tiers du développement. Il faut dire que la Jaguar est née en novembre 1993 aux Etats-Unis (elle n'arrivera en Europe qu'en juin 1994) et lorsqu'arrive l'année 1995, mine de rien le bilan n'est pas brillant. Il s'est vendu à peine 250.000 consoles dans le monde et même si elle offre de bonnes performances en 2D et qu'elle a quelques qualités, ce ne sera pas assez pour rentabiliser le développement.
    Voilà pourquoi Ubisoft (qui à cette époque s'écrivait en 2 mots : Ubi Soft), sans briser sa promesse de sortir le jeu sur Jaguar, a immédiatement songé à élargir son public, à commencer par les consoles les plus populaires de l'époque : les PlayStation et Saturn, qui ont chacune largement dépassé le million de consoles vendues en moins d'un an d'exploitation. C'est ainsi qu'en ce 15 septembre 1995, Rayman (à ne surtout pas confondre avec Rain Man) voit d'abord le jour sur PlayStation et Jaguar. Il sortira également sur Saturn à peine 20 jours plus tard, cette dernière remplaçant une version Mega Drive 32X qui fut elle aussi à l'étude, mais vite abandonnée devant l'insuccès de cet hardware pourtant performant. Mais avant d'en arriver là, il faut savoir que Rayman c'est le projet un peu fou d'un homme : Michel Ancel.
    Né en 1972 à Monaco, Michel n'avait que 23 ans lorsque le jeu sort. Après avoir découvert le monde fascinant du jeu vidéo, il arrête le lycée à l'âge de 16 ans. Il commence par exercer ses talents sur la scène "demomaker" et après un premier projet avorté (Mechanic Warriors), il finit par être embauché par Ubisoft en 1989, en tant que graphiste indépendant. Il participe alors au développement de The Intruder et de The Teller. En 1992, il devient salarié à temps plein chez Ubisoft et il dirige le développement d'un jeu de plate-formes qui va vite devenir culte et le propulser tout en haut de la scène : Rayman !



    Ancel, Ancel... les gâteaux et les biscuits d'apéro ?
    Non, l'autre :)



    Avant
    En 28 ans de carrière, Michel Ancel n'aura produit que 8 titres, mais chacun sera à minima un succès critique : King Kong, BGE et bien sûr Rayman, sont ses indémodables trophées
    de continuer notre test, finissons ce rapide historique de l'ami Ancel. En 1999, il se penche sur Tonic Trouble, un autre jeu de plate-formes/action (dont le héros ressemble beaucoup à Rayman), mais il abandonne finalement le projet en cours de route pour travailler sur Rayman 2 : The Great Escape, aidant son héros iconique à franchir le cap de la 3D. A titre personnel, j'ai connu Tonic Trouble dans sa version PC et à l'époque, c'était un excellent jeu. En mars 2003 sort Rayman 3 et la franchise atteint les 15 millions d'exemplaires vendus dans le monde. En parallèle, il se focalise sur un tout nouveau jeu d'aventure : Beyond Good and Evil. Sorti en novembre 2003, malgré des critiques dithyrambiques, les ventes restent confidentielles. Le jeu a toutefois été remarqué par Peter Jackson qui décide de faire appel à lui pour adapter King Kong (le jeu sortira en novembre 2005). Le 13 mars 2006, Michel Ancel, Shigeru Miyamoto et Frédérick Raynal sont fait "Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres" par le ministre de la Culture.
    Fin 2006, il est crédité en tant que chara-designer sur Rayman contre les Lapins Crétins mais n'y participe pas, parce qu'il commence déjà à songer à Beyond Good and Evil 2. Les années passent mais le projet n'avance pas, donc en parallèle il sort Rayman Origins en novembre 2011, qui sera suivi de Rayman Legends en août 2013. Après 10 ans de développement, Beyond Good and Evil 2 est encore loin de voir le jour mais il travaille sur un nouveau titre, Wild, qui est le premier jeu développé par Wild Sheep, le studio indépendant qu'il cofonde en 2014 (bien qu'il continue en parallèle de travailler sur ses projets au sein d'Ubisoft).
    Finalement Wild sera annulé, car en 2020, il sera accusé de "management toxique". Il quittera son poste de directeur créatif sur Beyond Good and Evil 2, qui est toujours en développement. Au final Michel Ancel n'aura réellement produit que 8 titres (9 si on compte BGE2) en 28 ans de carrière. En 2026 il est "consultant" pour Ubisoft sur les franchises Rayman et Beyond Good and Evil, dont le second opus est en développement depuis maintenant... 19 ans (Duke Nukem Forever, l'un des plus célèbres des vaporwares de tous les temps, est battu à plates coutures !).



    Ubi Pictures


    Mais
    Alors qu'il aurait dû être une exclusivité à la Jaguar d'Atari, Rayman sortira aussi sur PlayStation, Saturn et PC
    revenons à nos moutons. Michel Ancel conçoit Rayman à l'adolescence et concrétise son idée après avoir été embauché par Ubisoft en 1989. Il intègre plusieurs souvenirs d'enfance dans la conception du jeu et il est rapidement rejoint par une équipe plus importante. Lors de son développement, Rayman devait prendre une toute autre tournure. En fait le sujet devait porter sur Jimmy, qui devait profiter des royaumes qu'il découvrait sur son ordinateur, pour créer un monde imaginaire appelé Hereitscool. Quand le mal envahissait Hereitscool, Jimmy se transformait en un super-héros nommé Rayman, pour aller le sauver.
    Mais cette idée n'a pas été conservée et Rayman dispose finalement de son propre monde imaginaire. Le succès immédiat de Rayman marqua significativement les débuts de la franchise, qui comprendra 4 suites directes, des spin-offs et divers produits dérivés. Il fut d'ailleurs un franc succès commercial, avec notamment des critiques positives, saluant son atmosphère, ses visuels et sa bande-son, bien que certaines lui reprochent sa difficulté élevée et son manque d'originalité (les jeux de plate-formes étant légion depuis la sortie de Super Mario Bros en 1985). Après les versions PlayStation, Saturn et Jaguar, Rayman sort sur PC en avril 1996 mais il fonctionnait sous DOS, ce qui posa très vite des problèmes de compatibilité à partir de Windows XP (lancé en 2001).
    Rayman Gold est une version étendue du jeu, sortie en 1997, qui comprend le jeu original et un éditeur de niveau (le Rayman Designer) qui permet de créer ses propres mondes. Il est en plus accompagné de 24 niveaux inédits. Rayman Forever, sorti en 1999 (toujours sur PC), comprend tous les apports de Rayman Gold avec en plus 40 nouveaux niveaux créés par des fans dans le cadre d'un concours. En 2000, Rayman est adapté sur Game Boy Color mais les niveaux ont étés modifiés, le jeu est trop différent de celui d'origine, voilà pourquoi nous ne le testons pas ici. Il faudra attendre 1 an de plus pour que Rayman Advance sorte sur GBA, et propose l'exact jeu original.



    Pas d'bras, pas de chocolat :)


    Rayman
    Chaque gros épisode de Rayman fut un succès, mais le dernier opus en date (Rayman Legends) remonte a déjà 12 ans. A quand une nouvelle suite ?
    s'est vendu à plus de 4 Millions d'exemplaires à travers le monde, tous supports confondus. Evidemment de nos jours, 4 Millions ce n'est plus si impressionnant et pourtant, peu de titres sont arrivés à ce niveau de performance commerciale, d'autant que le jeu a été développé par moins de 70 personnes. Il y a 30 ans, la rentabilité était plus facilement atteinte et les jeux nettement moins complexes à concevoir. Au Royaume-Uni, Rayman fut le jeu PlayStation le plus vendu du pays, loin devant des titres comme Tomb Raider II et Gran Turismo pourtant "million seller". A vrai dire, Rayman s'est vendu à plus de 3 Millions d'exemplaires rien que sur PlayStation ! Il fait donc parti du Top 10 de la console alors que c'est l'un de ses premiers jeux sortis en Europe.
    En mai 2008, Rayman a été réédité en téléchargement sur PlayStation 3 et PlayStation Portable. Une version améliorée du jeu est également sortie sur le DSiWare en 2009. Certains niveaux ont été légèrement refaits, et le jeu est un peu plus facile, grâce à la présence de l'écran tactile (qui montre une vue d'ensemble du niveau), l'augmentation des points de vie maximum et le choix de la difficulté. Il sera porté en février 2016 sur iOS et Androïd, et fera partie des titres intégrés à la PlayStation Classic (la console Mini sortie en 2018). Enfin Rayman fera sa réapparition en 2026, afin de fêter l'anniversaire de ses 30 ans ! Comme quoi, même sans bras, on peut avoir une belle longévité ! Cette édition anniversaire (qui a 5 mois de retard... imaginez faire ça à votre femme, vous allez voir ce que vous allez prendre ^_^) est sortie sur Switch, Switch 2, PlayStation 5 et Xbox Series X/S.
    Pourquoi prendre la peine de le sortir sur Switch 1 mais pas sur Xbox One et PS4 ? Les lois du markéting sont sans doute impénétrables. D'ailleurs on ne va pas revenir sur la carrière complète du bonhomme, avec son passage à la 3D dès Rayman 2, les divers spin-offs, la multitude de portages en tout genre, les compilations ou encore sa présence auprès des Lapins Crétins afin de légitimer leur existence (d'ailleurs très vite, les lapins débilos feront cavaliers seuls).



    Rayman, un mec démembré mais cool


    Bon,
    C'est la féé Betilla qui débloquera peu à peu les nouveaux pouvoirs de Rayman
    on en parle depuis tout à l'heure, mais finalement Rayman, c'est quoi exactement ? Et bien c'est une excellente question mon petit électoon, question à laquelle je vais m'empresser de répondre. Dans le monde de Rayman, tout allait pour le mieux lorsque Mister Dark enlèva le Grand Protoon, celui qui préservait l'équilibre du monde. Les Electoons, petits êtres attachés à ce dernier, furent dispersés et enfermés dans des cages. Betilla la fée, fut incapable d'arrêter Mister Dark, voilà pourquoi c'est à notre héros qu'il incombe de libérer les Electoons et de sauver le Grand Protoon des griffes de Mister Dark.
    Heureusement que pour l'aider, notre personnage recevra l'aide de Betilla... Rayman est un personnage assez atypique puisqu'il n'a ni bras, ni jambe. Au début du jeu, cette grosse buse ne sait absolument rien faire mais Betilla, sorte de "Marraine la bonne Fée", lui octroiera quelques facultés supplémentaires au fil de son aventure. En premier lieu le bonhomme pourra lancer son poing (il faut maintenir la touche pour lui donner plus de force et qu'il aille plus loin), ensuite il pourra s'accrocher aux rebords, recevoir un pouvoir de façon temporaire (comme planter des fleurs géantes), etc. Mais à l'instar d'un certain Mega Man, il sera parfois pénible de ne pas pouvoir faire ce qu'on veut de son personnage.
    Par exemple Rayman est incapable de lancer son poing vers le haut et encore moins en diagonales, ce qui est souvent frustrant. Jeu de plate-formes entièrement en 2D et en vue de profil (comme c'était souvent le cas à l'époque), Rayman use des plus vieilles ficelles du genre. Les Tings (des sphères bleues) remplacent les pièces de Mario ou les rings de Sonic (au 100e on gagne une vie), on tape ses ennemis pour les faire disparaitre, on saute de plate-formes en plate-formes, on se suspend à des lianes, on traverse des précipices... bref il n'y a pas grand-chose de véritablement nouveau. La seule vraie différence, c'est que Rayman ne saute pas sur la tête de ses ennemis pour les tuer et qu'il possède une barre d'énergie au lieu de crever comme une buse au moindre contact.



           

           

    La cinématique d'introduction (version CD-Rom)



    Pour les poilus (sans bras) uniquement


    Car
    Ne vous fiez pas à son design mignon, car la difficulté de Rayman est légendaire !
    c'est un fait, le jeu ne manque pas de légèreté. D'abord tout son background est super mignon, à base de mimiques rigolotes et autres "monstres gentils" aux bouilles fendardes. En plus de ça, il apporte quelques jolies touches d'humour. Chaque niveau se compose de plusieurs sous-levels et dans chaque niveau on doit détruire 6 caisses d'Electoons, ce qui nous obligera à faire plusieurs fois certains niveaux, en fonction de l'obtention des nouvelles aptitudes. Mais le gros défaut de ce premier Rayman, ce qui a possiblement freiné ses ventes, c'est sa difficulté. Le jeu est hardcore, il y a même des niveaux sacrément vicelards qui vous forceront à choisir entre éteindre la console ou exploser la manette contre un mur ! Si aujourd'hui Ubisoft fait plus dans le "jeu tout public", à l'époque Rayman était clairement un titre élitiste... alors que son design allait forcément attirer les enfants. Et ces derniers se sont vite lassés, le délaissant au profit des "gamers poilus". Amateur de BDSM qui plébiscite l'hardcore gaming pensant que c'est dans la torture qu'on prend du plaisir, Rayman vous tend les bras ! Enfin les bras... disons plutôt qu'il vous tend les mains. ^_^
    Car en plus d'un level design franchement tordu par moment, en perdant une vie, le nombre de Tings retombe à zéro et surtout, lorsqu'on se fait toucher, on perd tout contrôle sur son personnage (il fait alors un bond en arrière qui cause généralement la perte d'une vie). Autant dire que si le jeu est vraiment sympa, attrayant et rigolo, là pour le coup vous allez rager. Vous avez fini Kid Chameleon, Earthworm Jim, Dragon's Lair et Super Meat Boy avec une main attaché dans le dos ? Tant mieux, car le défi proposé ici est de taille ! Bien qu'un peu lent (surtout dans ses versions Euro 50 hz), Rayman est malgré tout parfaitement jouable.
    D'ailleurs l'animation est d'une fluidité étonnante, tant pour le personnage principal que les dizaines de petits sprites qui gigotent à l'écran. Les décors ne sont pas figés, il y a de la vie autour du héros. Et on peut féliciter les équipes de Michel Ancel car les graphismes sont vraiment magnifiques ! Utilisant à fond les parallaxes pour donner de la profondeur et affichant en moyenne 65.000 couleurs, on peut le dire, Rayman éclate la rétine ! Même si ça reste un jeu 2D, c'est très impressionnant (comme quoi, malgré sa fulgurante révolution, la 3D ne faisait pas tout). 2D qui en plus, vieillit superbement bien.



           

           

    Le diaporama d'introduction (version Jaguar)



    Quand le pixel-art touche à la perfection
    (made in France)



    Après,
    Quelque soit le support, la réalisation est somptueuse !
    les différences visuelles entre les versions Jaguar, PlayStation et Saturn tiennent de l'ordre du détail. Les 3 versions sont très belles, chatoyantes, ultra colorées... bref, c'est une très belle réussite technique dans tous les cas. Evidemment le tardif portage Game Boy Advance aurait pu paraitre moins bon. Et pourtant ce fut, là aussi, une très belle surprise. Les couleurs sont toujours aussi vives, les scrollings sont toujours présents, les animations sont toujours aussi détaillées... bref c'est plus ou moins le même jeu, dans le creux de la main (rien à voir avec le portage Game Boy Color qui avait beaucoup perdu au passage). Seul petit détail : étant donné la taille de l'écran, vous aurez sans doute un peu plus de mal à anticiper la position des ennemis, car oui, rien ne vaut le confort d'une télévision. Bref, quoiqu'il en soit, l'adaptation de Digital Eclipse est propre et je dirai même très fidèle à l'œuvre originale. Notez par ailleurs que la version GBA propose une sauvegarde, alors que la version Jaguar se contente de passwords.
    Enfin la grosse différence avec la version Jaguar et Game Boy Advance d'un côté, et les versions PlayStation, Saturn et PC de l'autre, c'est que d'un côté nous avons une classique cartouche et de l'autre un bon gros CD-Rom offrant infiniment plus de stockage. Ainsi on comprend aisément que la version Jaguar dispose de moins de voix digitales et surtout, il n'y a plus de vidéo d'intro. Qu'à cela ne tienne, une intro est tout de même présente (à base d'images fixes) et il en sera de même pour la version GBA, qui s'offrira en plus quelques animations. Mais dans les 2 cas ce n'est en rien comparable avec ces versions CD qui proposent un joli petit dessin-animé en guise d'intro, une cinématique qui va nous narrer l'histoire dans les grandes lignes.
    Notez que le jeu est toujours disponible en plusieurs langues et que cerise sur le gâteau, le doublage est en VF ! On voit là les joies d'un développeur français qui respecte son public d'origine. Et on termine par la bande-son, dont les crédits sont très fluctuants d'une machine à l'autre, passant de 6 à 15 compositeurs (?) selon le support. Ceci dit, le temps a fini par remettre l'Eglise au centre du village car c'est bel et bien Remi Gazel le compositeur principal. Evidement, une fois encore il y a une grosse différence entre les versions cartouche et les versions CD.



    Quand Remi compose et galope sur son clavier comme une gazelle...


    Les
    Oui la bande-son est très chouette... mais de là à la qualifier de magistrale, non.
    thèmes sont les mêmes mais passés dans le mixeur GBA, le résultat en ressort dégradé. Attention, sur la petite console de Nintendo j'ai entendu bien pire que ça, globalement c'est très correct mais lorsqu'on a poncé la version PlayStation, forcément, on ressent bien la différence. Sur Jaguar c'est un peu mieux, son DSP n'est pas super performant (on y retrouve un peu les sonorités de la Mega Drive je trouve) mais la qualité est déjà un cran au dessus. Les sonorités sont plus nettes et les mélodies ressortent de façon plus claire et audible. Enfin, pour les 3 versions disponibles sur CD que je vous propose ici, il est clair qu'on passe à la vitesse supérieure. Les pistes audio sont lues directement sur le disque et que ce soit le PC, la Saturn ou la PlayStation, la qualité du DSP n'est plus à prouver (OK sur PC il pouvait y avoir des variations selon la qualité de la carte son, mais ce n'était déjà plus le cas lors de mon test en 2010).
    Bref sur ces 3 supports-là, les bruitages sont plus nombreux, plus nets et bien entendu la qualité des musique est irréprochable. Maintenant, il est possible que vous préfériez une version à une autre, mais j'ai lu sur Internet que c'est la version Saturn dispose du meilleur OST... Où ce gars est allé pêché une idée pareille ? Pour avoir testé les 3 versions à la file, je peux vous dire qu'Ubisoft ne s'est pas emmerdé à modifier quoique ce soit, ce sont les même musiques qui sont gravés sur le CD. D'ailleurs, pourquoi se seraient-ils fait suer à faire autrement ? Ce n'est pas logique. Après je dois le reconnaitre, j'ai trouvé l'OST plutôt joli et bien travaillé... mais pas aussi dingue que certains le prétendent. Il y a des joueurs qui portent cette bande-son aux nues, prétextant que c'est l'une des meilleures de tout les temps... franchement les gars, un peu de retenu et de réalisme.
    Oui les musiques sont mignonettes et elles accompagnent bien le jeu, maintenant je n'en ferai pas toute une histoire de cette bande-son. Par contre je l'admets, le nombre de piste est assez impressionnant, variant en plus grandement les thèmes. Bref, un bel OST, dont certaines pistes sont vraiment bonnes (je n'ai pas non plus de la merde dans les oreilles, je sais reconnaitre une bonne musique) mais au final, toutes prises dans un OST global, ce n'est toujours pas la meilleure que j'ai entendu. ^_^ Ou peut-être est-ce la difficulté du titre, celle-là même qui a fait explosé ma pression artérielle, qui a fait que je n'ai pas réussi à l'apprécier à sa juste valeur. Peut-être... mais mon hypothèse la plus probable, c'est que à chacun ses goûts après tout.




    Remi Gazel (souvent orthographié en Remy Gazel, notamment sur les traductions anglaises), principal compositeur de ce premier Rayman.


    Conclusion

    Même Note



    si pris à la louche Rayman reste un jeu de plate-formes 16-bits assez banal dans le fond (sans la qualité de ses décors, il tournerait parfaitement sur Super Nintendo, d'ailleurs cette version fut prototypée mais n'a vu le jour), reprenant ça et là les idées de ses prédécesseurs (Super Mario World, Sonic, Tiny Toon, World of Illusion et j'en passe), il n'empêche que le charme et la beauté de son univers font mouche. C'est vraiment super beau, le son est calme, plaisant (en concordance avec les décors bien qu'il n'y ait pas de quoi en faire un plat), c'est jouable, rigolo… bref Rayman est un jeu vraiment attrayant. Seul bémol à tout ce bonheur ludique : la difficulté va littéralement vous pourrir l'expérience, ce que je suis le premier à regretter. Et c'est d'autant plus dommage qu'à l'époque, Rayman visait un public jeune. Si par contre vous êtes un crack de la manette ou que vous aimez les challenges pimentés, alors foncez et vous verrez, même s'il parait facile en début de parcours et que son design est enchanteur, il mettra vos nerfs à rude épreuve. Et c'est ce détail d'importance qui fait que selon moi, il ne peut pas prendre une note plus haute : désolé mais une telle difficulté, qui réserve le jeu à une niche de joueurs hardcores, c'est rédhibitoire, sans quoi il aurait mérité 1 à 2 points de plus. Malgré tout Rayman reste une très belle réussite ludique et technique, du pixel-art de si haute volée, qu'aujourd'hui encore, on peut louer ses performances. Rayman est le titre qui va véritablement lancer la carrière de Michel Ancel, et qui démontrait qu'à l'époque, Ubisoft savait prendre des risques.






    Points négatifs

      Une difficulté punitive, amère et tellement frustrante, qui a réversé le jeu à une niche d'hardcores gamers
      Le dernier niveau n'est accessible que si vous avez fini tous les autres à 100% ? Sérieux quoi...
      Un épilogue expédié et pas très gratifiant
      Un gameplay sympa mais peu innovant


    Points positifs

      Une bonne durée de vie (normal quand on n'arrive pas à passer la moitié de l'aventure)
      Les versions CD avec leurs dessin-animés et leur OST de qualité supérieure
      Les cheat codes (histoire de nous sauver d'une dépression nerveuse ^.^)
      Une réalisation flamboyante qui passe très bien le cours du temps
      L'originalité de l'univers proposé et des personnages
      Une bande-son chouette comme tout ^_^
      Le doublage en VF




    La séquence de fin (spoil) : cliquez pour ouvrir





    Test réalisé par iiYama


    article initial : mars 2010
    mise à jour : mars 2026


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