RoboCop Rogue City -- Review sur SoloGamerTest

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Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

 




Sortie mondiale : juillet 2025
Développeur : TEYON
Editeur : Nacon
Genre : FPS

Version testée : française
Doublage : anglais
Textes à l'écran : français

Version logicielle testée : v.1.2
Moteur graphique : Unreal Engine 5
Difficulté :

Temps de jeu : 8 à 11 heures
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : RoboCop Rogue City 2
Prix au lancement : 30€



Installation PlayStation 5

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 36 Go environ
Performances : 1440p en 30 fps (Qualité) ou 60 fps (Performances)
Optimisation PS5 Pro : non
Compatible VR : non
Compatible Remote Play : oui


Installation Xbox Series X/S

Support : 1 Blu-Ray (Series X uniquement) ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 38 Go environ
Performances Series X : 1440p en 30 fps (Qualité) ou 60 fps (Performances)
Performances Series S : 1440p en 30 fps


Installation PC

Support : en téléchargement sur Steam et GOG
Installation : 36 Go environ
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Intel Core i3-12100F ou AMD Ryzen 5 1600
RAM : 16 Go
VIDEO : GeForce GTX 1060 (6 Go) ou Radeon RX Vega 56 (8 Go)

La musique de la semaine :
Mechanical Revolta




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RoboCop

Rogue City
Unfinished Business




En
A la base, Unfinished Business devait sûrement être un DLC de Rogue City, mais il est finalement devenu un spin-off stand alone
novembre 2023, la sortie de RoboCop Rogue City était une belle surprise. Bien sûr, il fallait aimer le style TEYON, ce modeste studio polonais qui nous avait déjà surpris avec le fort sympathique Terminator Resistance. Et ce qui est marrant avec ce studio, c'est qu'ils utilisent de vieilles ficelles de level design (comme ces ennemis qui attendent sagement dans des pièces tampon, qu'un script veuille bien leur ouvrir la porte, chose qu'on ne voit plus depuis... pffff... 20 ans au moins !) ainsi qu'un rythme ultra lent qui tranche avec le succès des Fast FPS actuel, DOOM en tête de liste. Malgré son gameplay vieillot et la lenteur de son héros (plus quelques petits défauts ça et là comme des bugs ou une VO qui est loin de casser des briques) et bien ma foi, avec Rogue City nous étions en présence d'un jeu très sympa qui allait à contre-courant des tendances et ça mine de rien, c'était assez couillu. Fort de ce succès critique et commercial, TEYON ne tarda à teaser un nouvel opus, j'ai nommé Unfinished Business. Bon déjà pourquoi ne pas l'avoir tout simplement appelé Robocop : Unfinished Business, histoire de simplifier l'intitulé ? Pour bien nous faire comprendre que ça reste basé sur les fondations de Rogue City ? Nous faire bien comprendre que c'est un spin-off et non jeu complet ? Ou est-ce juste pour faire suer les mecs qui gèrent les bases de registres, avec des noms à rallonge ?
En effet, Unfinished Business est un spin-off, ceci dit je pense qu'à la base, il devait plutôt être un DLC de Rogue City. D'ailleurs ça aurait été assez cohérent puisque oui, tout (absolument tout !) est repris du jeu d'origine. Mais sans doute que le studio a fini par avoir un peu plus d'ambitions, du coup ils en ont fait un stand-alone (pas besoin du jeu d'origine, Unfinished Business est indépendant) et pour justifier cette naturelle hausse de prix, dû à son augmentation de statut, la durée de vie a été rallongée (avec notamment des séquences qui trainent un peu en longueur, quelques allers-retours, ainsi que le retour des missions secondaires).
Avant de se lancer, un petit tour des options s'impose et on retrouve plus ou moins le même menu qu'autrefois, qui est bien fourni. Ce sera l'occasion d'apprécier à nouveau le magnifique thème principal du jeu, tout au piano et en mélancolie, de configurer ses paramètres (audio, difficulté, pas mal de réglages visuel sur PC) avant de se lancer dans cette nouvelle aventure qui se situe après la fin du précédent jeu.



L'OCP : l'OmniCartel des Pourris


Après
Le scénario est totalement creux et il n'y a pour ainsi dire aucun effort de mise en scène
une rapide intro, flash info de Casey Wong inclus, Robocop (oui tout au long de cet article, je l'écrirai sans le "C" majuscule pour faciliter autant la rédaction que la lecture) arrive dans un commissariat saccagé où tout le monde est mort ! Heureusement Lewis n'était pas là et le sergent Reed, seul survivant, devrait finalement s'en sortir. On apprend rapidement que la nouvelle menace a pris pour base l'OmniTower, un immense complexe résidentiel conçu pour le bien-être des habitants du Vieux Detroit... sauf qu'on parle bien d'une tour construite par ses enfoirés de l'OCP, donc ça ressemble plus à une prison insalubre, qu'à autre chose. Cependant, au milieu des civils innocents, un groupe de mercenaires à pris le contrôle des lieux, avec à leur tête un ancien collègue d'Alex Murphy. Au commissariat ils ont volé le siège d'interface de Robocop car ils ont dans l'idée de capturer notre héros de titane, en vue de déstabiliser l'OCP grâce à une "backdoor" incluse dans le programme de Murphy...
Pour être franc, le scénario ne vaut pas tripette. Alors je dis pas, il y a bien quelques passages qui relèvent un peu le niveau, mais au fond l'histoire est bidon. Il y a aussi le cas de la scientifique qui a proposé le concept d'un cyborg en récupérant les cerveaux humains de policiers morts au front (car oui à Détroit, c'est limite une zone de guerre), ce que Bob Morton s'empressera de mettre en œuvre. La fille a la haine, mais petit à petit elle va comprendre qu'elle fait fausse route, bla bla bla... Idem pour le grand méchant du jeu avec son monocle hi-tech aussi ridicule qu'inutile, qui n'offre qu'une caricature du méchant qui a souffert mais qui jure d'avoir raison, donc il va monter une milice et tout faire péter, pour prouver au monde que c'est lui qui a raison (même si dans le fond, c'est vrai que l'OCP ce sont des salopards).
Entre le début et la fin, il y aura bien entendu des sous-intrigues qu'on découvrira au fil des missions secondaires et qui, ne nous voilons pas la face, sont au moins aussi prévisibles et platoniques. A ça s'ajoute une mise en scène à peine digne de Fallout 3, où 2 animatroniques parlent face à face, sans émotion et presque sans jamais bouger. Autant dire que ça faisait tâche en 2023, et c'est forcément encore plus dur à avaler en 2025. Faut pas déconner non plus, il serait peut-être que TEYON se sortent un peu les doigts et finissent par proposer une mise en scène... au minimum potable !



Robo Top !


Car
Ce spin-off reprend tout de Rogue City, de sa difficulté équilibrée à son gameplay, de ses upgrades à ses armes ou son arbre de compétences
là c'est plus possible de voir ça, il n'y a clairement aucun effort de mise en scène ! On aurait pu croire qu'en un peu plus d'un an et demi ils se seraient améliorés mais fallait pas trop y compter. Quand on pense que des jeux comme God of War et The Last of Us Part II datent de 2018 et 2020, ça me laisse songeur. OK c'est pas le même talent, ni la même taille de studio ou le même budget, mais c'est pour dire qu'en 5 ans, finalement on n'a pas vraiment fait mieux... surtout pas chez TEYON. Et pour entériner le tout, le jeu est à nouveau tout en VOST, avec un doublage qui est loin d'être top qualité. Et désolé de le dire, je n'aime toujours pas le doublage Peter Weller. Certains se touchent en disant que comme ça c'est plus authentique, plus proche des films... mouais peut-être bien, en attendant lire des sous-titres ça me gonfle toujours autant, et je persiste à dire que la prestation de Mister Weller ne me plait pas. Enfin sachez que le jeu souffre de nombreux bugs de traductions puisque de nombreux mots sont toujours en anglais, c'est parfois même des phrases entières qui ne sont pas traduites.
Un bug facilement corrigible par le studio, bien que ma version 1.2 aurait déjà dû rectifier le tir. Bizarre... mais finalement peu gênant. Etant donné qu'Unfinished Business reprend absolument tout de Rogue City, forcément les habitués ne seront pas dépaysés. On retrouve quelques rares énigmes à déjouer, l'Auto9 de Robocop dispose toujours de munitions infinies, arme à laquelle on ajoute une unique arme d'appoint allant de la simple pétoire, à la mitrailleuse de tourelle. Au corps à corps on peut distribuer des patates hydrauliques qui font voler les ennemis, on retrouve les doses de santé à s'injecter et bien sûr on reprend cette prise en mains assez particulière. Comme vous le savez, Robocop est très lent à se mouvoir et comme autrefois, il faut s'habituer à cette inertie et cette lourdeur. En parallèle, avec Chacha on se refait RAGE 2 et croyez-moi, le contraste entre les 2 est assez violent !
D'ailleurs certains ont prétendus que le jeu était plus difficile que Rogue City... mais en fait, c'est surtout qu'il faut arriver à maitriser le cyborg et être pertinent dans l'utilisation des soins. Au début c'est vrai, c'est assez déroutant et on a tendance à se faire plomber la carcasse (sans perdre pour autant). Mais très vite les bonnes habitudes reviennent, et sur la fin du jeu, l'adversité à beau de se démultiplier plus vite que les bactéries dans une boîte de pétri, on roulera quand même sur le jeu. D'autant qu'on retrouve ce petit leveling qui va bien, accompagné de son arbre de compétences.



Traverser le Nakatomi Plaza avec des pieds de titane


Il
On a tout de même quelques petites nouveautés, de nouvelles armes ainsi que de nouveaux ennemis, comme ici les ninjas issus du lamentable Robocop 3
est d'ailleurs agréable que toutes les compétences ne démarrent pas à zéro, héritage de Rogue City oblige, Robocop démarre avec toutes ses facultés au niveau 1, ce qui signifie qu'il pourra dès le départ ralentir le temps (façon FEAR ou Max Payne), générer une onde choc ou activer son bouclier. Quand on arrive sur les dernier instants du jeu, généralement plusieurs branches sont déjà complètes et vous pourrez finir le boulot grâce au New Game +. Idem, l'Auto9 retrouve son principe d'upgrade via des cartes mères et des schémas électroniques à compléter. Il est d'ailleurs marrant de voir qu'au début le jeu se débrouille toujours pour vous filer les pièces dont vous n'avez pas besoin. Cette mauvaise foi m'a fait plus rire qu'elle ne m'a pénalisé. D'ailleurs à la fin l'Auto9 est si puissant, que vous n'utiliserez probablement que lui. Puisqu'on y est, TEYON a tout même eu le bon goût de proposer de nouvelles armes comme le AK 74, le minigun ou encore le Cobra, ce fusil inspiré du Barret M82 mais qui tire des balles explosives. Autant dire qu'il est "velu" celui-là ! On retrouve également le Cryo Gun, ce fusil qui arrive à congeler instantanément n'importe qui (heureusement pour nous, Robocop est en grande partie électromécanique).
Dans ce scénario très inspiré par Judge Dredd (pas celui avec Stallone, mais le film avec Karl Urban sorti en 2012), on affrontera une armée de clones ! Et "armée" est le mot approprié car rien ne ressemble plus à un mercenaire en uniforme, qu'un autre mercenaire en uniforme. A ce propos, c'est souvent abusé le nombre d'ennemis qu'on affronte dans chaque zone. Ces clones qui débarquent de nulle part (ou qui sortent des zones tampons au fil des scripts) et en surnombre, mais toujours avec un QI d'huitre exposée 48 heures au soleil, en pleine semaine de canicule. Les mecs sont stupides c'est affolant, c'est littéralement de la chair à canon, qu'on prend plaisir à broyer certes, mais qui font montre d'une bêtise et d'un attentisme affligeant.
Car on est souvent surpris de voir qu'un mec attendait sagement derrière un poteau que son heure arrive, le pire étant le gars qui se pointe en débardeur pour nous tirer dessus avec son petit pistolet. Le gars ne se doute de rien apparemment... D'ailleurs vous noterez vite que TEYON ne nous fait affronter que des hommes, quand les femmes sont toutes des PNJs plus ou moins importantes. Des PNJs avec lesquels nous discuterons surtout lors des missions secondaires. Vous vous souvenez sûrement que dans Rogue City, le centre ville de Detroit était l'occasion d'explorer la ville et de réaliser des tâches annexes.



Alors pour la couleur, je vais prendre bleu titane finition brillante. Je peux être livré quand ?


Forcément
Jouer Alex Murphy le temps d'un niveau est vraiment sympa. On aurait juste aimé que ça dure un peu plus longtemps :)
l'OmniTower étant un gigantesque immeuble fermé, le studio a dû adapter sa structure et entre 2 grosses bastons, nous avons donc des petites enquêtes ou des phases d'aide aux citoyens à réaliser. Le but est de récolter encore plus de points d'XP. La plupart de ces missions sont facultatives, mais elles ont un impact direct sur la durée de vie puisqu'en ligne droite le jeu dure environ 8 heures, et on peut atteindre les 11 heures en s'affairant aux diverses activités. Il n'empêche qu'on sent bien que ces missions ne sont que du remplissage tant l'intérêt est souvent discutable et les dialogues ne servent que de rembourrage afin de rendre la durée de vie artificiellement plus épaisse. Pour ce qui est des bastons, j'ai apprécié la précision de la visée, ou encore ce gameplay de tank sur pattes qui ne plaira pas à tout le monde. Vous aimez Call of Duty pour la nervosité de sa prise en mains ? Aïe ça risque d'être dur de s'y mettre, si par contre vous aimez les prises en mains posées comme on en voyait à l'époque (le premier Halo, Unreal II, Perfect Dark...) alors vous allez vous y retrouver.
Par contre, déjà pas fameux dans l'aventure principale, le level design est ici encore plus platonique ! Normal, on parle d'un immeuble dont il faudra gravir les étages... difficile de faire plus linéaire et cloisonné. TEYON a bien tenté d'insuffler un semblant d'exploration avec son système de cartes mais soyons clairs, vous n'allez jamais vous perdre. Au milieu de tout ça, il y a quand même quelques nouveautés, à commencer par les drones volants et rampants, on affrontera aussi les androïdes ninjas entrevus dans l'horrible Robocop 3 (le film), ainsi que 4 phases assez originales.
Dans la première, nous jouons Alex Murphy, encore jeune flic au sein de la police. Ce court niveau nous propose un personnage nettement plus fragile forcément, dont la santé remonte en passant au vert un instant (comme dans n'importe FPS actuel finalement) ou encore capable de se baisser. Le niveau n'est pas bien long, il sert le scénario et s'avère franchement sympa. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé cet ennemi qui a crié "Robocop is here!" alors qu'Alex est encore un humain... à croire qu'il a vu l'avenir. ^_^



Vous allez venir avec moi, mort ou vif !


Je
Toute l'aventure se déroule dans le même immeuble... Une ambiance à la Judge Dredd (2012) mais forcément un décorum peu varié
ne vous spoile pas le 2 autres, par contre j'ai adoré le dernier, où on pilote un ED-209 ! Ne criez pas au spoil, c'est écrit dans la description du jeu sur tous les stores en ligne... Le "pacificateur urbain" est peut-être complètement teubé mais attendant... qu'elle puissance de feu ! Ça va "saucer" car le bousin ne fait pas dans la demi-mesure. Remarquez Robocop non plus : le jeu est franchement gore, avec des marres de sang, des membres arrachés, des têtes explosées... OK c'est très bas-du-front, très primaire, mais aussi tellement jouissif ! Et dans le même ordre d'idées, on a désormais des "finish moves", des attaques contextuelles qui permettent de "one shot" ses ennemis en les jetant dans le vide-ordure, de les électrocuter avec un tableau électrique ou de leur exploser le crâne contre un mur ou un distributeur. Oui Robocop n'est pas à mettre entre toutes les mains et il justifie pleinement son PEGI 18 (mais bon, on sait très bien comment ça se passe aujourd'hui, des gamins de 8 ans jouent à GTA, à 11 ans ils passent leur nuit sur Warzone et à 13 ans ça pense déjà être le boss sur Battlefield 6 - l'échec de l'actuelle éducation parentale a donné naissance à cette génération de personnes irrespectueuses qu'on doit se souffrir).
Techniquement, Unfinished Business c'est Rogue City : le même moteur graphique, les mêmes animations, les mêmes éclairages... bref le même jeu, dans un autre endroit. Et le problème est peut-être situé ici justement. L'Unreal Engine 5 a beau être performant, il ne fait pas de miracle non plus. Avant on avait le commissariat, le centre ville (de jour comme de nuit), l'usine, le centre de l'OCP et plusieurs zones urbaines certes, mais différentes les unes des autres. Mais ici, coincé dans un unique immeuble... difficile de varier les décors. On retrouve bien cette désolation ambiante, cette omniprésente misère qui est souvent liée à l'OCP, mais en attendant, vous allez bouffer du béton jusqu'à l'overdose !
Des portails à cartes, des escaliers, des appartements, des murs fragilisés... oui il y a quelques variations comme le cinéma (la mission dure 3 minutes max), des shoppings locaux, des entrepôts, un très joli passage dans le sous-sol à ordures... mais à l'image de ces ennemis qui sont clonés à l'infini, les environnements sont très redondants et n'offrent pas l'appréciable petite variété du Rogue City.



Semblable comme 2 balles d'Auto9


On
Les musiques sont de meilleure qualité et les bruitages sont toujours dynamiques. C'est un régal de tout faire péter ! ^_^
retrouve également des modélisations humaines assez affreuses (beaucoup de femmes ont le même visage, et de façon globale, quasiment tout le monde est moche), alors qu'au contraire, le ED-209 et Robocop sont toujours aussi classes. Enfin il est toujours appréciable que certaines parcelles de décors soient destructibles, notamment les murs, le verre et les poteaux. Malheureusement on ne parle toujours pas de destruction massive, car beaucoup d'éléments sont incassables, comme les vases ou les écrans de télé. C'est un peu idiot mais n'oublions pas que nous sommes en présence d'un développement AA au sein d'un TEYON assez modeste (dans les 100 personnes max). C'est aussi ça qui justifie (un peu) les nombreux bugs qu'on subit. Hormis les sous-titres, il n'est pas rare de voir des ennemis voler à travers la pièce, d'autres qui se téléportent sous notre nez ou encore des PNJs avec la tête à l'envers (ça fait bizarre). D'ailleurs il suffit de quitter la scène du regard (juste une seconde) pour que les corps disparaissent comme par magie, bien que ça je peux le comprendre et ce pour 2 raisons : alléger le moteur graphique et surtout éviter de marcher sur un sol jonché de cadavres car comme évoqué, les nombre d'ennemis qu'on doit affronter simultanément est parfois risible.
On termine par la bande-son où retrouve cette fois Pawel Robak à la place de Draco Nared et Chris Detyna. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que le changement a fait du bien. A part le thème principal qui reste inchangé et superbe, dans Rogue City je n'ai rien noté d'exceptionnel côté musiques. Cette fois, sans dire que nous avons ici de la grande musique digne des plus grands films hollywoodiens, nous avons au moins une bande-son assez raccord avec l'ambiance générale. Les thèmes sont peu nombreux mais me semblent plus qualitatifs. Je ne reviens pas sur ce doublage que je trouve vraiment pas terrible (d'ailleurs Nacon étant un éditeur français, je pense qu'ils auraient pu faire un effort), par contre j'adore toujours autant le sound design du jeu. Les armes défoncent bien, elles ont du punch, les explosions déchirent aussi acoustiquement que visuellement... non vraiment là-dessus, il n'y a rien à redire.



Conclusion

Unfinished Note



Business est autant un spin-off que la suite directe d'un Rogue City qui m'avait beaucoup séduit, malgré ses faiblesses et son gameplay tout droit ressurgi des années '90. Indépendant du jeu principal, ce stand-alone a sûrement été pensé (à l'origine) comme un DLC, avant de devenir un jeu à part entière. Voilà sans doute pourquoi on se retrouve avec une durée de vie correcte (8 à 11 heures), mais qui force un peu à nous faire trainer la patte. Une confiture volontairement étirée sur la tartine pour justifier son prix et son statut, là où le DLC devait durer 4 heures grand max. Mais je trouve ça bien, TEYON tente des choses, développe ses ambitions et c'est pas plus mal.
Par contre, si vous enchainez de Rogue City et Unfinished Business, ça peut faire un petit choc car à la fin du précédent jeu, notre cyborg préféré était tout puissant, quasi invincible ! Et forcément, on ne récupère rien de tout ça, on repart de presque de zéro (l'arbre de compétences a quand même le bon goût d'être au niveau 1 partout, ce qui fait qu'on dispose d'entrée de jeu du bouclier et du SlowMo). Alors forcément, certains ont trouvé le jeu plus dur mais en réalité il n'en est rien, la difficulté est toujours aussi bien équilibrée, pour peu que vous jouiez avec finesse et non en rentrant dans le tas comme un gros goret (car n'oubliez pas que même les tanks peuvent être détruits :).

Dans ce jeu inspiré par Dredd (le film de 2012 avec Karl Urban où le juge est enfermé dans un immeuble), on retrouve tout de Rogue City : le moteur graphique, des animations super raides, des PNJs affreux, une mise en scène archaïque, une prise en mains du siècle dernier, le même gameplay, les mêmes compétences, lz même feeling... Normal, on parle d'un spin-off et pas d'une réelle suite. Cependant, même si on a bien quelques nouveautés (comme les nouvelles armes ou les finish moves), on retrouve aussi les défauts du titre original comme sa lenteur, la redondance des ennemis et des décors, cet IA complètement débile qui se jette bêtement sur nous, ou encore des bugs pas bien gênants, mais qui ne passent pas inaperçus.
Et pourtant, à l'image de Rogue City, après un temps de (ré)adaptation on apprécie justement le contrôle de ce poids-lourd et de sa visée très précise, la puissance du gaillard qui distribue des pains comme personne, qui utilise un armement digne d'une armée où il va littéralement broyer ses ennemis jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que de la viande et du jus... Oh oui c'est brutal et primaire, mais bon sang, c'est super jouissif aussi ! L'un dans l'autre, on est en présence d'un bon titre, agréable à jouer, fun et dynamique... mais sûrement pas un hit, surtout pour un titre sorti en 2025. En plus, souvenez-vous que le jeu n'est pas vendu à 70€, pas même à 50€, mais à 30€.
Franchement, à ce prix-là, malgré ses petits défauts, Unfinished Business vaut vraiment le coup (à condition d'avoir apprécié l'opus original, ça va de soi). Il est clair que NACON et TEYON ne cherchent à se faire un max de fric, ou à arnaquer qui que ce soit, le prix est vraiment honnête, "juste" j'ai même envi de dire, là où un Activision ou un Electronic Arts n'auraient pas sourcilier à le vendre 80€ tout en se plaignant des mauvaises ventes. Bref, si vous avez aimé Rogue City, malgré ses défauts ce spin-off vous plaira sûrement. Au contraire, si vous n'appréciez pas les jeux de TEYON qui (hors les graphismes) semblent sortir d'une autre époque, alors passez votre chemin car ce n'est pas celui-ci qui vous fera changer d'avis.






Points négatifs

  Un joli cheptel de bugs : traductions, PNJs étranges, ennemis qui volent ou disparaissent
  Décor trop peu variés à cause du contexte de confinement dans un unique immeuble
  Pas vraiment de boss final (histoire de pinailler un peu)
  Une IA profondément débile, de la simple chair à canon
  Mise en scène trop vétuste et scénario sans intérêt
  Un épilogue expédié


Points positifs

  Gameplay toujours aussi vieillot mais au fond très plaisant
  De nouvelles armes sont vraiment sympas
  Les niveaux avec Alex Murphy et ED-209
  Les "finish moves" contextuels



Test réalisé par iiYama


janier 2026


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