Starfield -- Review sur SoloGamerTest

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Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

 




Sorties du jeu : septembre 2023 sur Xbox Series X/S et PC - avril 2026 sur PS5

Développeur : Bethesda Game Studios
Editeur : Bethesda Softworks (Xbox Game Studios)
Genre : RPG - aventure

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Versions logicielles testées : v.1.14 sur PC - v.1.15 sur Xbox Series X
Moteur graphique : Creation Engine 2
Moteur physique : Havok

Difficulté :
Temps de jeu : 25 à 30 heures pour les quêtes principales - 80 à 150 heures pour tout faire

Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 80€ sur Xbox Series / 70€ sur PC / 50€ sur PS5
Score des ventes : 15 Millions (tous supports)



Installation Xbox Series X/S

Support : 1 Blu-Ray (Series X uniquement) ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : environ 150 Go
Performances Series X : 4K en 30, 40 ou 60 fps selon le mode
Performances Series S : 1440p en 30 fps ou 1080p en 60 fps


Installation PlayStation 5

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : environ 150 Go
Compatible VR : non
Compatible Remote Play : oui


Installation PC

Support : en téléchargement sur Steam et Windows Games Store
Installation : 182 Go
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Ryzen 5 2600X ou Intel Core i7-6800K
RAM : 16 Go
VIDEO : avec 8 Go de VRAM (type GeForce 1070 Ti / Radeon RX 5700)

Configuration de test :
CPU : AMD Ryzen 7 3800X
RAM : 16 Go (DDR4)
VIDEO : GeForce RTX 3060 (12 Go)
STOCKAGE : SSD NVMe de 1 To
OS : Windows 10 (x64)
Résolution testée : 1920x1080
Niveau de détails :






La musique de la semaine :
Mechanical Revolta




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Starfield









Aujourd'hui
Sorti en exclusivité sur les supports Microsoft, Starfield attendra 2 ans et demi pour sortir sur PS5
je m'attaque à Starfield, le jeu par excellence qui ne laisse personne indifférent. En effet, soit on parle de lui en terme ultra élogieux, soit on le qualifie de purge à la technique obsolète, provoquant des comas vidéoludique devant la profondeur abyssale de son manque de fun. Oui j'ai lu (et entendu) tout et n'importe quoi à son sujet, et les ragots c'est marrant 5 minutes, mais au final rien ne vaut de vivre l'expérience soi-même, de se faire son propre avis. Avec un regard (je l'espère) le plus objectif possible, je vais m'efforcer d'apporter un point de vue sans doute plus nuancé que ces 2 parties qui, sous certains aspects, ont toutes les 2 raisons. Annoncé à l'E3 2018, Starfield ne sortira qu'en septembre 2023 et comme tous les jeux Bethesda, il s'est bonifié avec le temps.
Le studio a d'abord corrigé les nombreux bugs, il a ensuite apporté du nouveau contenu et même un DLC (Shattered Space) sorti un an plus tard (en septembre 2024). Lancé en exclusivité sur Xbox Series et PC, Starfield resta longtemps l'apanage des supports Microsoft, lui qui justement, se veut de plus en plus ouvert, en sortant de plus en plus de titres majeurs sur les plate-formes concurrentes. Sauf que cette fois, les joueurs PlayStation 5 ont longtemps rongés leur frein, car il n'est apparu chez eux qu'en avril 2026 (soit soit plus de 2 ans et demi après), dans une version updatée, blindée de contenu et surtout moins chère : 50€ l'édition de base et 70€ l'édition Premium, alors qu'à son lancement le jeu coutait respectivement 80 et 110€ (des prix également répercuté sur Xbox et PC, ça va de soi).
A l'origine, j'ai testé Starfield sur PC et je dois reconnaitre que soit le jeu était mal optimisé ou alors il était très gourmand. Certes mon matos n'est plus de la première fraicheur (Ryzen 7 3800X et GeForce 3060) mais sur du simple Full HD (1080p), j'ai eu du mal à obtenir des performances convenables (c'était soit moche, soit saccadé). Cette version PC en 1.14.74 n'était pas la dernière sortie (puisqu'il existait déjà la 1.15.216) mais mon test est resté au frais un moment. En fait j'attendais sagement la sortie de la version PS5, pour vous livrer un article complet. Car oui, après des mois d'attente, j'ai redécouvert le jeu sur PS5 , avec tout le confort que promet une console face au PC. Notez enfin que ce jeu a le cul vraiment lourd puisque sur PC son installation vampirisait pas moins de 182 Go (Shattered Space inclus) !



       

Attention : s'il existe bel et bien une boite pour la version PC, sachez que celle-ci est vide ! La boite ne contient pas de disque ! Elle offre tout juste un code pour télécharger le jeu sur Steam, ainsi qu'une micro notice qui n'est même pas à la bonne taille...


Fallout sauce Star Wars ?


Pourquoi
Comme toujours avec Bethesda, on pourra modeler notre personnage et choisir ses facultés comme son passif
tester Starfield ? Et bien d'un côté je suis un amateur de science-fiction, que ce soit en films comme en jeux vidéo. Je ne vous parlerai pas des poncifs du genre et des clichés gros comme des astéroïdes (Star Wars, Ad Astra, Interstellar, Gravity et j'en passe) mais c'est évidemment cet amour pour la SF qui m'a incité à jouer puis apprécier certains jeux tels que les Colony Wars, Prey (le nouveau comme l'ancien), les DOOM (et oui mine de rien, c'est dans la bonne case), Alien Isolation, certains jeux Star Wars, Dead Space et bien sûr mon chouchou d'amour de cœur que j'aime (c'est sincère) : la trilogie des Mass Effect. Après, je l'admets volontiers, je ne suis pas expert en jeux Bethesda. Les Elder Scrolls ne sont pas spécialement ma tasse de thé mais je peux vous dire que j'adore les Fallout !
Le 3, le 4, le New Vegas... quel régal et malgré la simplicité (ou la vétusté selon le point de vue) du gameplay, j'aime bien la "formule Bethesda". C'est accessible, c'est carré, là où d'autres jeux n'hésitent pas à proposer des gameplays trop complexes pour leur propre bien. Bref, c'est dans l'espoir de retrouver un peu de Space Opera sauce Fallout, que j'ai enfilé ma tenue de cosmonaute et que j'ai pris la manette, direction les étoiles. Le premier contact avec le jeu, c'est ce magnifique écran titre digne d'un film à gros budget, soutenu par une musique tout droit sortie d'un long métrage. On presse Start et on rentre dans les options, qui nous offrent un gros menu. Là dedans il y a de tout : sur PC il y a pas mal de paramètres vidéo, et globalement on peut configurer ses touches et modifier des tas de réglages.
J'ai également trouvé original que certains paramètres puissent être modifiés contre une perte (ou une augmentation le cas échéant) d'expérience, pouvant atteindre les 8%. Imaginez avoir accès à la soute de votre vaisseau n'importe où, mais en contre partie, vous gagnez 8% d'XP de moins que vous n'y avez accès qu'en étant proche. En somme, chaque option de "confort" s'accompagne soit d'un bonus, soit d'un malus d'XP selon vos choix. C'est malin et ça nous incite soit à challenger sa partie pour monter plus vite en XP, soit à jouer normalement dans mon cas.



2330 l'Odyssée de l'Espace


On
Le début du jeu a voulu partir comme une fusée mais le résultat est finalement sans queue ni tête ! Ça va beaucoup trop vite, c'est incohérent...
lance sa partie et sans ménagement, on se retrouve à créer son personnage (avec les fonctions habituelles des RPGs modernes, où on peut jouer un homme, une femme ou un-e "chose", on peut modeler son apparence et son visage et ça tombe bien car les 33 profils de base sont tous affreux !), à ça s'ajoute 3 antécédents de carrière et 3 traits particuliers, qui peuvent vous octroyer des bonus, mais toujours avec une contrepartie non négligeable (comme avoir plus de santé mais des médikits moins efficaces, vous voyez le genre). Vous pouvez aussi avoir un passé social, ou une orientation religieuse, ce qui octroie certains bénéfices au prix de certains sacrifices. Perso, je n'aime pas trop avoir des contraintes alors j'ai préféré ne rien choisir, partir sur une base neutre. L'histoire nous raconte qu'en 2050, l'humanité explora pour la première fois la planète Mars.
En 2159, l'Union Coloniale (abrégée en UC, et si ça vous penser à l'UAC de DOOM, vous gagnez un bonbon) se forme. La colonie de New Atlantis est construite en 2160 et devient la capitale de l'UC en 2161. En 2189, la nouvelle alliance de la Confédération Liber Astra se forme et les 2 factions s'affrontent durant 2 guerres. Le jeu se déroule aux alentours de 2330 et on se retrouve direct dans la peau de notre héros du jour. Le début du jeu m'a beaucoup rappelé aux bons souvenirs du premier Red Faction : un mineur sur un caillou interstellaire... bref. Le problème, c'est que le jeu ne pose absolument pas son univers : par exemple un petit prologue aurait pu succinctement évoquer la stérilisation de la Terre et son exode, la conquête de nouveaux foyers aux confins de l'espace, les guerres passées... Mais on n'a rien de tout ça, le jeu commence cash.
J'entends par là que la description que j'ai fait quelques lignes plus haut, vous ne l'appendrez qu'en jouant au jeu, ce qui signifie que Starfield ne pose aucune base à son Lore, tout devra être appris durant l'aventure, ce qui risque de laisser d'énormes trous au passage. C'est idiot, dans le sens où un petit texte défilant, accompagné d'une jolie musique et pourquoi de la même éclipse que l'écran titre, n'aurait rien couté à faire et au moins on savait où on mettait les pieds. L'ambiance aurait de suite gagné en crédibilité mais Bethesda en a voulu autrement. Et malheureusement, c'était déjà un signe annonciateur de la suite.



Cosmonaute, taïkonaute, spationaute ou astronaute ?
On s'en fout, tous veulent dire la même chose !



Donc
Selon moi, le scénario n'est pas assez captivant. Il y a bien 2~3 moments intéressants mais hormis le contexte spatial, Starfield est loin de proposer une aventure épique
on débarque donc avec nos grosses bottes de mineur et en moins de 20 minutes (et encore, en trainant la patte) nous voilà embarqué dans une histoire rocambolesque. Je résume : y'a un gars qui explore une zone, qui tombe sur un artéfact et boum! d'un coup il a une vision prophétique que personne d'autre ne peut voir. Okaaayyyy si ça vous fait penser à un certain jeu de BioWare (que j'adore) levez la main ! Et ce début d'aventure va beaucoup trop vite ! On mine un artéfact étrange, on zigouille 3 pirates et boom, on nous nomme capitaine d'un vaisseau alors qu'avant ça, on était personne ! Ça va beaucoup trop vite en besogne, ça manque de liant ! Et en plus d'être capitaine, c'est nous qui pilotons ! Alors OK, fallait bien ça pour qu'on ait les raines du vaisseau, mais 5 minutes avant, on était encore mineur et dans mon profil, je suis soldat... pas pilote !
L'instant d'après nous voilà en train de guerroyer dans l'espace avec des pirates, pour ensuite se dire que ces lascars ne vont pas nous lâcher et donc on va aller sur leur base pour tuer leur chef ! Et tout ça, en moins d'une heure ! Non mais ooohh! on se calme là ! L'enchainement des premiers objectifs n'a aucun sens et tout ça manque de cohérence ! Je sais bien qu'il faut faire un jeu vidéo mais tout est dans la façon de le faire, la façon dont les événements sont liés et amenés. Comme je le dis toujours, un scénario peut tout nous faire gober, à partir du moment où il sait y mettre les formes, à partir du moment où il sait rendre le tout crédible. Ce n'est clairement pas le cas ici.
Après ça se calme un peu, notre arrivée à la Loge (le QG en fin de compte) marque le moment où on va réellement s'engager dans l'aventure et où l'histoire va commencer tout doucement à se mettre en place. Alors je sais qu'il y a les gros défenseurs du jeu qui trouvent l'écriture formidable... personnellement, je trouve l'histoire assez nulle. Elle ne devient intéressante que vers la moitié du jeu et une fois que vous l'aurez fini, vous n'aurez pas la sensation d'avoir vécu une si grande épopée. Bien évidemment je ne peux pas vous détailler mon ressenti sans vous spoiler, mais sincèrement, jouez à Starfield, finissez-le et faites le bilan de votre aventure. Il y a de fortes chances pour que le scénario ne soit pas le point le plus mémorable du titre... bien au contraire.



Big Bang !
(comme dans ton slip un lendemain de cassoulet ^_^)



Ceci
La mise en scène est déplorable, tout en accusant au moins 20 ans de retard...
dit, qu'on aime ou non l'écriture, c'est à la rigueur sujet à point de vue (je viens de vous donner le mien mais vous aurez peut-être votre propre avis sur le sujet), par contre il est indiscutable que la mise en scène, elle, pose vraiment problème. Chez Besthesda les habitudes ont la vie dure et avec un peu d'objectivité et de recul, on s'aperçoit que depuis qu'ils sont créé Fallout 3 (en 2008 quand même), leur formule n'a jamais évolué. Bien entendu les jeux sont plus jolis, les gameplays sont un peu plus fouillés, mais pour ce qui est de la mise en scène, ils ont 20 ans de retard minimum. Ici il n'y aucune vidéo en CGi, tout est vu des yeux du personnage, ce qui ne facilite pas la mise en scène, vous en conviendrez. Mais le pire, c'est que tout est rouillé.
Prenons un exemple simple : si vous avez le désir de séduire un personnage (comme la très jolie Sarah Morgan ou la charmante Andreja - oui je suis un homme hétéro attiré par les femmes, excusez-moi d'être si normal) et que la romance va jusqu'au bout, vous pourrez alors l'épouser. C'est mignon pas vrai ? La tuile c'est que le moteur graphique est si dépassé, que vous ne verrez jamais vos tourtereaux se tenir la main ou s'embrasser, car le jeu est incapable de gérer ce type d'interactions. On se retrouve donc avec 2 robots qui disent s'aimer, mais qui sont incapables du moindre geste affectif.
Aaah... vous vouliez des scènes érotiques comme dans The Witcher 3 ? Mais vous rêvez tout debout ! C'est Bethesda ici et donc comme je l'ai dit, depuis 2008 et la sortie de Fallout 3 (je ne connais pas leurs jeux sortis avant) les mécaniques de mise en scène et de gameplay sont restées les mêmes. Résultat on se retrouve avec une narration dénuée de toute émotion, dotée d'un scénario franchement bof-bof, avec derrière une mise en scène tellement vétuste et dépassée, qu'en 2023 c'en est juste ridicule !



La mise en scène selon Bethesda : une formule appliquée à la lettre depuis 2008


D'ailleurs
En 2023 la formule narrative de Bethesda ne fonctionne plus et la mise en scène se résume principalement à ça : des dialogues de robots
vous remarquerez vite que dans l'espace de Starfield, et à part quelques bestioles au look parfois très original... il n'y a aucun humanoïde intelligent ! Aucun extra-terrestre, aucun petit-gris avec de grands yeux noirs, ou même de Xénormophe ultra belliqueux ou encore de chasseur qui "n'ont pas une gueule de porte-bonheur". Non ici la galaxie est uniquement peuplée d'êtres humains et si bien sûr on fait (rarement) allusions à ceux qui ont construits les temples et les artéfacts, au final il n'y a que des descendants terriens. Pas de Asaris, pas de Wookies, pas de "crevettes", pas d'Ingénieurs, pas de Decepticons, pas de Na'vi et encore moins de Mangalores... juste des humains. N'est-ce pas là une vision étriquée et nombriliste de la vie en dehors de notre propre planète ? Est-ce par choix ou est-ce une limitation technique ?
Dans les 2 cas, imaginez une seconde ma déception... Parce que même si on me parle d'univers NASA-punk (et sachez-le, j'aime bien cette formulation ^.^), à savoir que l'univers proposé est "réaliste" (du moins visuellement), derrière il est inconcevable que la race humaine soit la seule à gouverner (encore une fois !) une galaxie toute entière (surtout quand on voit le résultat de ce qu'on a fait à la Terre...). Et que dire de la fin (ne vous en faites pas, je ne vais pas vous spoiler) : la séquence est un mélange entre Sphère (le film), le Chat de Schrödinger et les règles de la physique quantique. C'est assez indigeste et c'est pas ce que j'appellerai "une belle fin" (le New Game+ reste par contre assez sympa). Ce n'est pas un épilogue gratifiant ou mémorable, et pourtant, il en faut du temps pour en arriver là.
Bref, cette fin est expédiée, elle ne donne pas vraiment de réponse, et en fin de compte elle n'apporte rien de spécial, si ce n'est ouvrir le jeu à un second run qui a un intérêt certain. Mais en finissant cette aventure une première fois, pas sûr que vous voudrez rempiler de suite. Bref, si vous vouliez une mise en scène travaillée, un scénario aussi haletant qu'intéressant, le tout porté par des personnages charismatiques... alors il va falloir jouer à Mass Effect, parce qu'ici, c'est clairement d'un autre niveau. Et niveau dialogue, ce n'est évidemment pas mieux puisque "formule Bethesda" oblige, on se retrouve avec 2 poupées de plastique aux animations minimalistes, en train de converser. Et encore, quand je dis "converser", c'est vite dit.



Je viens du Mil-Wookie


Formule
Limitation technique ou vision étriquée du studio, dans Starfield nous ne rencontrons aucune race extra-terrestre intelligente... il n'y a que des humains !
Bethesda encore une fois, on retrouve notre interlocuteur bien face à nous, personnage qui va rester bien droit, et qui ne va quasiment pas bouger. S'ouvre alors un système de dialogues à choix multiples. Généralement les réponses du bas permettent d'approfondir la discussion, quand celles du haut formulent l'acceptation ou la suite du dialogue. A part un ton légèrement plus provocateur, on ne peut que très difficilement refuser quoique ce soit. Pire encore, notre personnage ne parle pas : on choisit son texte et la discussion se poursuit. C'est une sacrée régression depuis Fallout 4 qui avait le bon goût de mettre un minimum en scène les discussions. De plus, je trouve le système de dialogues particulièrement mal fichu et archaïque. Sérieux quoi, on n'est plus dans les années '90 là.
Une sorte de roue façon Mass Effect est nettement plus clair et les dialogues étaient un minimum mis en scène. Pourtant le développement de Starfield a commencé juste après Fallout 4 mais techniquement, on se croirait revenu au temps de Morrowind ! D'ailleurs notre personnage n'a pas de nom : certes on lui donne un visage, un passif, un prénom ou un pseudo, mais en jeu nous ne le verrons jamais puisque ("formule Bethesda" oblige) tout sera vu des yeux du héros. Ainsi les PNJs ne nous nomment jamais directement, ils utilisent des pronoms (IL/ELLE/LUI/VOUS). Ça créé tout de suite une frontière, une distance qu'on n'avait pas avec Mass Effect ou The Witcher par exemple. Dans Mass Effect, on était le commandant Shepard, on ne vivait pas son aventure, on était lui (ou elle) ! Là on nous ramène à notre simple place de joueur.
Bref, la narration dans Starfield, c'est un peu de la merde... Le jeu est sorti en 2023 mais il est dépassé de tous les côtés, la mise en scène est pour ainsi inexistante, la fin n'est pas terrible, on n'a aucune affection pour ce personnage "no name" qui ne parle pas et le scénario s'inspire de diverses sources sans pour autant en tirer la quintessence, afin de fournir ce qui aurait pu être le plus grand Space Opera de ces dernières années. Bref, tout est loupé, rien ne va...



NASA-punk toi-même !


Du
En voulant imposer un style assez réaliste, le jeu s'est lui même piégé, oubliant que le jeu vidéo, c'est avant tout du divertissement
côté du gameplay, on ne va pas trop rentrer dans les détails, déjà parce que la formule est appliquée à la lettre, mais aussi parce que le jeu est gargantuesque ! Cette aventure est chronophage à souhait : si bien sûr il y a une quête principale qui est déjà pas mal longue (dans les 25 à 30 heures) à l'image des autres jeux de Bethesda, c'est tout ce qu'il y a autour qui donne le vertige. On parle de 1000 planètes à parcourir (même si sur la plupart, il n'y a rien à voir, sachez-le), des dizaines de missions secondaires et de tâches facultatives, et tellement, tellement de zones à explorer, que c'en est vertigineux, au point que tout voir va vous demander au moins 150 heures. Oui, un seul jeu vous prendra autant de temps que la trilogie des Mass Effect, DLCs inclus. Malheureusement, vous n'obtiendrez pas le même feeling, ni la même facilité de navigation, et encore moins le même fun ou le même hypnotisant scénario qui certes, va un peu loin dans le folklore extra-terrestre, mais qui se veut captivant de bout en bout. Ici on parle de science-fiction "réaliste", ce qui aurait pu être intéressant si derrière, la mise en scène et le scénario avaient été travaillées. En gros Starfield nous refait la scène de Matrix : pilule bleu vous jouez à quelque chose de réaliste, lent, soporifique un peu comme si vous regardiez un film un peu surcoté et un peu chiant, le genre qu'on apprécie malgré ses défauts comme Bienvenue à Gattaca ou 2001 L'Odyssée de l'Espace (arrêtez avec ce film). Et puis de l'autre il y a la pilule rouge, celle avec laquelle on va s'enfoncer dans le terrier du lapin avec un film SF qui prend aux tripes, plus folklorique et imaginatif comme Star Wars, Alien, Event Horizon ou Dune. A l'image de la musique ou la religion, l'appréciation d'un film est différente selon la personne, selon son ressenti, selon son point de vue, et pour les jeux vidéo, c'est exactement pareil. Starfield a reçu des appréciations dithyrambiques de la part de la presse et de certains joueurs, notamment dans sa première année d'exploitation. Puis peu à peu les langues se sont déliées, les convictions se sont effritées, la voix du plus grand nombre s'est faite de plus en plus entendre, et c'est comme ça que sur jeuxvideo.com les joueurs l'ont noté 13,4/20, chez Gamekult il obtient 6,7/10 et que sur Steam, les évaluations stagnent sur "moyennes" (ce qui n'est pas glorieux). Au final qui a raison ? Qui a tort ?



       

Quoi qu'en ait pensé la presse à son lancement, aujourd'hui les évaluations de Starfield ne sont pas brillantes... alors même que le jeu est meilleur qu'autrefois puisqu'il propose plus de contenu et une large correction des bugs. Cliquez sur les images pour les agrandir.


Breath of the Wild of Space


En
L'exploration a ce quelque chose de fascinant même si généralement, on n'a pas grand chose à faire
fait, tout le monde a raison et tort en même temps, car comme je l'ai dit, tout est question de point de vue. Certains vont apprécier d'être jeté corps et âme dans un univers tellement grand, qu'ils en auront le tournis. D'autres au contraire, vont voir que le scénario est bidon, que la mise en scène est vieillotte, que le gameplay est dépassé, que l'interface et les menus sont d'une lourdeur accablante. Starfield souffle constamment le chaud et le froid : un coup on sera fasciné, et la minute d'après on sera un peu déprimé par tant de pesanteur. Vous vous en doutez, le gameplay est inspiré de Fallout, où on pourra jouer en vue FPS ou à la 3e personne (TPS) avec un switch à la volée. Comme d'habitude, il y a du craft à gogo, l'exploration est au centre du jeu et je dois l'avouer, même si les combats sont un peu classiques, j'ai toujours aimé le feeling de Bethesda pour ça.
Malgré leur aspect brut de décoffrage, les phases de combats sont sympas. Bon, les ennemis sont débiles, ils nous tournent parfois le dos et honnêtement, y'a rien de fou fou. Mais allez savoir pourquoi, les bastons sont loin d'être désagréables. Alternées avec une exploration, elle aussi très classique, ce fut mes moments préférés, et ce que j'ai le plus apprécié dans ce jeu. Après c'est sûr, le rythme du jeu est très lent. Le temps de taper la causette, de chiner des objets, d'explorer... tout ça prend un temps fou. Alors certes l'aventure n'est pas menée tambour battant comme dans un Gears of War, et personnellement, ça ne me choque absolument pas. Le problème c'est qu'avec Starfield, on atteint un nouveau palier de "mollassitude", car hors combats, tout est ultra mou du cul.
N'hésitons pas à le dire, on se fait souvent chier !! On s'habille d'ennui, on cherche où aller, on se bat (littéralement) contre ces menus venus de l'enfer où tout est fait pour vous compliquer la vie, vous embrouiller... alors qu'avec une interface simple, efficace et malgré tous les autres défauts du titre, je suis sûr qu'on aurait pu passer un très bon moment. Les menus ? Aaahhh oui, les menus, mais qui est l'imbécile qui nous a pondu une interface pareille ? La touche Select sert à changer de vue (FPS/TPS) à la volée au lieu d'ouvrir la carte (ce qui aurait été bien plus pertinent) et pour justement ouvrir la carte, il faut presser LB/R1 puis RB/RB. Ou alors vous passez par le menu, qui vous ouvrira une autre carte, sur laquelle il faudra zoomer. Pour sauvegarder, il faut presser 2 fois Start, pour amarrer son vaisseau, il faut s'approcher, presser LB/R1 puis A/X... vous voyez où je veux en venir ?



Starfield le grand synonyme du vide


En
Les combats à pieds sont assez rigides mais le feeling est bon et le crafting fait le reste :)
gros, dans Starfield, rien n'est JAMAIS simple. Il faut utiliser des successions de touches qui n'ont rien à voir, il faut passer par des menus et des sous-menus qui sont lourdingues ! Rien n'est instinctif, rien n'est fluide, rien n'est agréable à l'usage, et les premières de jeu, vous allez littéralement vous battre contre pour savoir quoi faire, où aller, qu'elle fonction activer, quel menu visiter (même si j'avoue que les tutos sont plutôt bien fait). Tout ça brise le rythme, on s'ennuie souvent, je me suis même endormi (plusieurs fois) en réalisant ce test ! Sérieux quoi, même la musique de la carte galactique de Mass Effect n'est pas aussi soporifique ! Bethesda à chié dans mon casque d'astronaute et c'est vraiment dommage, car j'étais le premier à vouloir lui donner sa chance ! J'ai lutté durant des heures pour avancer dans le jeu, parcourir un maximum de contenu mais à un moment donné, j'ai pris la décision de me cantonner à la quête principale, juste pour connaitre l'histoire.
Starfield est si lourd et si inconfortable, j'avançais oui, mais en ayant l'impression de tracter à la main une remorque de poids-lourds. Et là, je ne vous parle que des missions principales, car derrière le jeu vous propose de coloniser des centaines de planètes, de "scanner" tout ce qui passe (ce qui m'a rappelé le "genesis" de Resident Evil Revelations - merci mais non merci) ou encore de créer votre propre vaisseau. Le problème des missions secondaires voire tertiaires, c'est que les maps sont redondantes, souvent vides, les objectifs sont répétitifs... C'est toujours nettoyer une zone, récupérer tel objet, fouiller une base, mais lorsqu'on a déjà exploré 20 bases spatiales, 15 grottes et 10 planètes exotiques, on finit par trouver que tout se ressemble.
C'est cette répétitivité qui m'a fait abandonner les objectifs secondaires, pour me concentrer sur l'histoire, car je sentais qu'à ce rythme-là, le jeu allait me tomber des mains. Dans le gaming, l'ennui est une maladie incurable et le but même d'un jeu (à savoir divertir) semble alors comme bafoué. Il y a aussi le menu "créations" qui permet de confectionner son propre vaisseau, mais pour ça, le jeu doit être online et il utilise des Crédits Creation. Vous n'en avez pas ? Pas de problème, sortez la carte bleue et achetez dont du vent à prix d'or ! 10€ les 1000 crédits, si vous voulez un truc un peu cossu, ça risque de vous peler la peau des noisettes !



Starfield, c'est Skyrim dans l'espace
Non !



Après
Les déplacements et les combats spatiaux sont lourdauds, mais pas dénués d'un certain charme
c'est sûr, on peut voler des vaisseaux mais aussi en acheter des tout prêts, qui sont parfois tellement gros, qu'ils sont incontrôlables. Au final (et selon mon point de vue personnel) c'est le vaisseau de base le plus polyvalent. Il est maniable et suffisamment armé pour vous emmener assez loin dans l'espace (bien sûr il faudra l'upgrader). A ce propos, les combats spatiaux sont plutôt marrants. Evidemment il y a une inertie de folie, mais au fond c'est sympa. Ça m'a rappelé aux bons souvenirs de vieux hits comme StarFox, ou encore Descent et Forsaken. Malheureusement, là un Star Wars Outlaws a su nous faire profiter des joies du voyage spatial en toute simplicité, les origines de Bethesda (en tant que développeur de jeux PC) semblent vouloir faire un retour en force, dans le sens où (encore une fois) tout est assez compliqué. Doser les niveaux de puissance sur plusieurs paramètres (bouclier, moteur, armement) et se compliquer largement la vie avec les déplacements rapides.
Via une carte, certes très jolie, rien n'est simple, il y a des menus dans les sous-menus, il faut scanner des planètes, tout ça pour trouver un pauvre point d'atterrissage. N'auraient-ils pas pu faire plus simple, plus accessible et surtout moins chiant ? Fort heureusement, les mises à jour ont en partie régler certains problèmes puisque le jeu nous permet de faire des déplacements rapides sur quasiment tous les points d'intérêt. En somme, si vous connaissez déjà la zone, vous pourrez y accéder en un instant via le tableau des missions.
Par contre, si on peut atterrir sur les planètes, on ne pourra jamais les survoler. D'ailleurs les combats se déroulent, eux aussi, exclusivement dans l'espace. Autre point intéressant : le buggy. Figurez-vous qu'à l'origine, les immenses maps du jeu devaient toutes être découvertes à pieds ! Ça prenait des plombes, sans parler de l'ennui qui en résultait, surtout lorsqu'on traversait un caillou aride, sans faune ni flore. Et ce n'est qu'en août 2024, à l'approche du DLC Shattered Space, que Bethesda a implanté le fameux véhicule qui, une fois acquis, vous suivra partout.



La tête dans les étoiles


Alors
Il y a des points sympas dans ce jeu : l'ajout du buggy, les piratages ou encore la persuasion
soignons clair, le buggy est une crotte, sa physique est à chier, le moindre petit caillou le stoppe net ou le fait décoller, autant dire qu'on est loin du bon petit véhicule qu'on prend plaisir à piloter. Maintenant sachez-le, il dispose de son propre armement et surtout, il vous économisera un temps considérable, en écourtant sympathiquement vos pérégrinations. Alors finalement on lui pardonnera ses erreurs de conception. Autre point sympa (comme quoi il y en a plus d'un) : j'ai bien aimé le système de persuasion, tout comme celui pour pirater un coffre. La persuasion passe naturellement par le dialogue, en tentant de convaincre votre interlocuteur que la violence ne mène à rien. Le processus n'est pas des plus clair, son taux de réussite est assez aléatoire... mais résoudre un problème par la négociation, plutôt que le bain de sang, a quelque chose d'assez gratifiant.
Enfin, dans votre quête pour récupérer les artéfacts, vous récupérerez également des super pouvoirs. Vous serez alors capable de projeter vos ennemis à terre ou de lancer des boules de plasma, tel un Chevalier du Zodiaque en plein apprentissage (car visuellement, ça n'a rien d'extraordinaire). Ce que je pense des pouvoirs ? Et bien pas grand chose en fait, je m'en suis très peu servi car je n'en voyais pas l'utilité. Déjà l'activation est malhabile (il faut presser les 2 gâchettes hautes), ensuite niveau puissance, c'est clairement à revoir.
N'est pas Sangoku qui veut après tout. D'ailleurs avec le recul, Bethesda nous vend son NASA-punk comme étant super réaliste, on refuse les races extra-terrestres, mais par contre on ne se refuse rien sur le multivers et ses étrangetés quantiques (qui ouvrent quelques missions très originales soit dit en passant) ou encore sur le fait que notre personnage soit capable de modifier la gravité, de générer de l'oxygène ou encore de ralentir le temps. C'est clairement 2 poids 2 mesures avec eux...



Dans l'espace, personne ne vous entendra... bâiller !


A
Notre personnage disposera de toute une panoplie de super-pouvoirs. Avec ça et le multivers, on se demande bien pourquoi il n'y a aucun extra-terrestre...
ses débuts, Bethesda utilisait le moteur Gamebryo, qui lui a servi jusqu'au développement de Fallout 3 et New Vegas. Mais par la suite, ils ont estimé que ce vieux moteur n'était plus assez performant et ils ont développés le Creation Engine, qui a servi à Skyrim, Fallout 4 et Fallout 76. Pour Starfield une nouvelle itération, le Creation Engine 2, est apparue et s'il devait également servir à The Elder Scrolls VI, finalement ce dernier utilisera le Creation Engine 3. Cependant, malgré toute la bonne volonté de Bethesda, le fait que les bases de ce Creation Engine 2 (qui n'aura finalement servi qu'à un seul jeu) restent les mêmes depuis Fallout 3 (sorti en 2008), et bien ça gâche tout ! C'est comme avec une Porsche Cayenne, avoir 300 Ch sous le capot, mais rouler avec le frein à main ! J'en veux pour preuve que la mise en scène est préhistorique ! Imaginez que The Last of Us Part II date de 2020 et qu'on a pas encore fait mieux !
Starfield est sorti 3 ans plus tard et niveau technique, c'est tout juste digne de la Génération PS2. Déjà il n'y a pas de motion-capture et sans dire que c'est devenu obligatoire, ou une "norme", mine de rien ça aide beaucoup à rendre la mise en scène plus cinématographique. Et puis, si les visages sont détaillés, les dialogues semblent tout droit sortir d'un épisode des Thunderbirds (Les Sentinelles de l'Air en français). Comment en 2023, on peut oser nous proposer ça, et comment des sommités telles qu'Inon Zur (le compositeur de l'OST) peut-il oser dire que Starfield deviendra "légendaire" avec le temps ? S'il devait être légendaire... il serait déjà ! Ça fait 3 ans qu'il est sorti et franchement, il ne soulève pas les foules.
Bref, comme évoqué j'ai commencé ce test en jouant à la version PC (un test qu'il n'a pas été simple à rédiger, je ne vous le cache pas) et même si mon ordi n'est plus tout jeune, il est clair que je l'ai vu bien plus en forme. Récemment j'ai fait Cronos : The New Dawn et RoboCop Unfinished Business (2 titres de 2025/2026 soit dit en passant) et OK, c'est pas du tout le même genre de jeu mais il n'a pas autant souffert. Je trouve que l'optimisation sur PC laisse clairement à désirer car sans être très beau, le jeu ne tournait que rarement bien. Seuls les intérieurs étaient fluides, car les grands espaces avaient tendance à saturer le matériel. Et pourtant, graphiquement, le jeu n'a rien d'exceptionnel.



Pas facile de séduire en tenue d'astronaute


Alors
Starfield offre des panoramas vraiment somptueux. On reste scotché, admiratif devant la beauté de l'espace ou de certaines planètes...
attention, c'est pas moche non plus. Bien que trop lisses à mon goût, les divers personnages sont bien modélisés, les décors sont travaillés, dans l'espace ou certaines planètes, on a de somptueux panoramas, avec parfois des effets solaires sublimes. C'est juste qu'au fond, malgré un joli design, nous ne sommes pas en présence d'un titre techniquement très avancé. Le design des bases, des vaisseaux, des combinaisons, rappellent fortement Alien (forcément, mais pas que). D'ailleurs il y a un sérieux souci du détail, c'est très immersif. Et j'adore tout fouiller ! Le crafting c'est vraiment un truc qui me plait, donc forcément je ne trouve pas ça rebutant. D'ailleurs j'aime bien le fait que le jeu nous propose soit de stocker l'objet, soit de l'utiliser de suite. C'est pratique dans le cas de soins ou de nourriture. Le jeu utilise un véritable moteur physique, qui est en plus superbement utilisé.
Dans un environnement sans pesanteur, les objets flottent et on peut les faire bouger, on peut passer un rideau et le voir s'écarter sur notre passage. Mine de rien, encore bien trop de jeux ne prennent pas ce genre "features" en compte. Malheureusement, à quelques exceptions près, le monde de Starfield est également très convenu, très aseptisé : l'univers est si lisse, si blanc, si clinique... je ne suis vraiment pas sûr qu'en cas de colonisation spatiale, ça ressemble à ça. Ça manque de pauvreté, de zones sales, de gens augmentés, de robots, de vrais pirates de l'espace (comme Albator ? oui fiston, mais laisses papa travailler tu veux :) et non ces pantins polis et trop propres sur eux. Même si j'ai apprécié la direction artistique, j'admets que ça manque un peu de réalisme et d'immersion. Si sur PC je n'ai pas obtenu de très bonnes performances, au contraire les consoles semblent avoir reçu un soin tout particulier.
La petite Xbox Series S nous propose du 1440p, quand la Series X monte fièrement jusqu'au 4K. A son lancement, le jeu ne tournait qu'en 30 fps mais des mises à jour ont permis d'obtenir un bien plus agréable 60 fps. Le rendu n'est pas parfait, notamment lorsque la zone est chargée (comme à New Atlantis) ce qui créé quelques saccades (stuttering), mais en attendant, j'ai plus profité de mon expérience que sur PC (si j'avais eu du pognon à foutre en l'air, sans doute que j'aurai acheté une GeForce à 3000€ pour qu'il soit beau et fluide). Quant à la version PS5, comme c'est souvent le cas, elle profite plus ou moins des mêmes performances que sa consœur la Series X.



Vers l'infini et au-delà
C'est bon je l'ai ! C'est Big Bang Theory c'est ça ?



On termine
Malheureusement, nous parcourons aussi beaucoup de bâtiments et de zones bien moins remarquables, et qui ne justifient pas les baissent de performances, notamment sur PC
ce chapitre technique en évoquant les loadings. Car on a beau leur cracher à la gueule depuis quelques temps, mais en terme d'open world, Ubisoft est passé maitre dans la création des mondes ouverts ! Chez eux c'est fluide, les maps sont 100% ouvertes et sans temps de chargement. Et du côté de Bethesda ? Et bien si vous connaissez les Fallout, vous savez sûrement où je vais en venir, pas vrai ? Et oui les niveaux sont morcelés en plusieurs sous-zones qui nécessitent un temps de chargement. Tout le monde a fait un foin de ça et après... et ce que ça gâche le jeu ? Non, clairement pas. De plus, avec les performances de nos SSD actuels, les phases de loadings durent à peine quelques secondes. Y'en a vraiment qui gueulent pour un oui ou pour un non, car personnellement, j'estime qu'il n'y a pas de quoi s'en relever la nuit.
On clôturera ce test par l'audio, où malheureusement, il y a encore beaucoup à dire. Sur PC, j'ai eu quelques couacs et à mon premier lancement, le doublage était en anglais. J'ai ainsi pu apprécier une très jolie synchro labiale. Mais en repassant mon jeu en français, je me suis aperçu que le rendu est tout simplement dégueulasse !!! Ça part littéralement en sucette et le rendu est même indigne d'une telle production. Si certains studios prennent la synchro à cœur (comme Horizon 2 ou Resident Evil Requiem), il est clair que d'autres s'en foutent royalement. OK c'est super sympa de proposer une VF, de bonne qualité en plus, mais sincèrement, la désynchro est à un tel niveau, que les dialogues en sont ridicules ! A ce stade-là, c'est du zéro effort, Bethesda colle la voix et le moteur se démerde comme il peut.
Le rendu final est aussi lamentable que dans CONTROL, sauf que l'un n'a pas nécessité 8 ans de développement, la participation de plus de 3000 personnes (!), ni un budget pharaonique (estimé à plus de 300 millions de dollars). Ce qu'on a pardonné à Remedy (600 personnes / 3 ans de développement / 30 millions de dollars de budget) est juste inacceptable venat d'une production qui se prétend être le nouveau "game changer" du Space Opera. Rappelons à toute fins utiles, que Mass Effect 3 est synchro, même en VF et qu'il date de 2012. A bon entendeur...



Un peu plus près des étoiles
La musique des années '80 me manque



Il
Excellent OST (bien que trop présent), bons bruitages et bon doublage. Dommage que la désynchro soit à ce point ridicule
serait peut-être temps que Bethesda revoit sa vieille formule en profondeur, car elle passe de moins en moins bien. Après je l'admets, le doublage est plutôt bon. Il n'est certes pas aussi "carré" qu'en VO, mais vu qu'il y a des milliers de dialogues, rien n'est plus agréable que de vivre son jeu comme un bon film, plutôt que d'avoir les yeux rivés sur des sous-titres... que je déteste depuis toujours. Du côté des bruitages il n'y a rien à dire. Les armes balistiques ont du punch, les réacteurs créés des saturations, il y a des effets d'assourdissement quand on est dans l'espace... non sincèrement, à part cette atténuation acoustique dû aux parois qui est très mal géré, il n'y a rien à redire. Comme évoqué il y a peu, la bande-son est signée par Inon Zur, et sous ce nom de Power Rangers couleur fluo, se cache un compositeur de talent, qui bosse pour le jeu vidéo depuis les années 2000.
Cet israélien de 58 ans (à la sortie du jeu en 2023), a composé plus de 80 OSTs dont les Prince of Persia à partir des années 2000, Crysis, les Fallout 3 / New Vegas / 4, Rise of the Rōnin, Dragon's Dogma, la série des Syberia et j'en passe. Dans les faits, la bande-son est très cinématographique. Inspiré de tous les films de science fiction qu'on a pu voir ces 40 dernières années, ça ressemble beaucoup à Alien, 2001 l'Odyssey de l'Espace, Interstallar, Stargate, Gravity, Ad Astra et autres. On est immédiatement porté par cette ambiance de film SF, dont la musique est omniprésente. Cependant, le fait qu'elle ne s'arrête jamais (et je dis bien JAMAIS !) ça finit aussi par être gonflant. Parfois on aimerait profiter d'un peu de silence... et je n'aurai jamais pensé écrire ça un jour.
Car je le dis souvent, c'est la musique qui souligne l'ambiance, qui la porte, qui lui offre cette dimension parfois horrifique, parfois dramatique, parfois furieusement énergique. La musique ne fait pas tout, mais elle contribue grandement à ce qu'un jeu nous fait ressentir. Et tout le souci de Starfield est là : elle est trop présente ! Alors certes, l'OST est superbe, mais les flonflons orchestraux et lancinants qui accompagnent nos films SF durant des années, ça finit par gonfler. J'ai finalement dû baisser le volume des musiques à moins de 30% car je ne les supportais plus. C'est quand même dingue d'en arriver là, pas vrai ?



Conclusion

TEXTE Note



Je vais être franc avec vous, en débutant Starfield je ne m'attendais pas à ça. J'espérais une épopée spatiale et épique, et au final on m'a offert une aventure qui n'a rien à voir avec mes illusions et mes espoirs. D'ailleurs vous ne trouvez pas que c'est extrêmement réducteur de dire que Starfield n'est qu'un Fallout ou un Skyrim dans l'espace ? D'autant plus que personnellement, le jeu me fait plus pensé à Prey (2017) qu'à New Vegas. Si certains voient en ce jeu une purge imbuvable, d'autres y voient un chef d'œuvre et de mon côté, après des heures passées dessus, je penche tantôt pour l'une, tantôt pour l'autre partie. Car s'il est vrai qu'il a ses bons côtés, le premier point qui me vient à l'esprit, c'est son interface et ses menus, qui sont les pires que j'ai jamais vu. C'est un véritable foutoir et en plus on mélange bien les touches, comme ça on s'emmêle copieusement les pinceaux, ce qui rend la navigation encore plus lourd-dingue.
Rien n'est fait pour nous simplifier la vie (à part les déplacements rapides et le buggy, merci les mises à jour ultérieures), à tel point qu'on se croirait revenu aux simulations de vol des années '80 où rien que pour décoller, il fallait potasser une notice grosse comme un dictionnaire. J'exagère bien sûr, mais bon sang c'est incroyable de se dire qu'en 2023/2026, Bethesda ose nous sortir un tel gameplay, lesté de plomb à tous les étages ! Quand on pense que le premier Mass Effect, véritable maestria du Space Opera, est sorti pas moins de 16 ans plus tôt, sérieux les gars, vouloir se démarquer à tout prix c'est une chose, mais n'oublions le confort et l'accessibilité !
Et puis il ne sert à rien de se le cacher, le jeu est mou, tout est lent, beaucoup de missions secondaires n'ont aucun intérêt, les dialogues sont nuls... Tiens en parlant de ça, la narration accuse au moins 20 ans de retard, il n'y a quasiment aucune mise en scène, les dialogues se résument à 2 pantins face à face qui discutent sans presque bouger. Si en 2008 à l'époque de Fallout 3 ça passait très bien, 15 ans plus tard le jeu vidéo a largement évolué et pourtant, chez Bethesda on refuse de progresser.

En résulte une narration dépassée, peu gratifiante, peu impliquante, desservie en plus par un scénario (à 2 ou 3 exceptions près) vraiment pas reversant. Alors oui je sais, il y a de fortes chances que la conquête spatiale ressemble plus à ça, plutôt qu'à Star Trek. Et c'est bien dommage car nous sommes dans un jeu vidéo, un produit destiné à divertir, telle est son unique vocation ! Croyez-vous qu'en créant Sim City, Will Wright voulait faire quelque chose de chiant ? Au contraire, sous couvert d'un minimum de réalisme, il a créé un jeu divertissant. Mais avec Starfield, la proposition est différente. Car en l'état des choses, et sans un minimum d'approfondissement, on peut y voir un titre ennuyeux dont les quelques qualités sont littéralement noyées sous un tsunami de commandes futiles, dans une aventure ankylosée par une prise en mains inadaptée, un moteur vieillot, un scénario inintéressant, une mise en scène antédiluvienne (Bethesda devrait même avoir honte de proposer encore ça en 2023 !) et des routines qu'il se serait grand temps de remettre à jour.
Durant des années, j'ai vu passé des tas de critiques envers ce jeu, mais prenant toujours les choses du bon côté, je me suis dit que les détracteurs étaient sûrement des mauvaises langues, des rageux, des trolls de bas-étage... Le plus triste dans tout ça, ce que parfois, ils étaient encore loin de la vérité. Donc c'est un jeu de merde ? Un titre à éviter ? Attendez, je n'ai pas dit ça car aussi dingue que ça puisse paraitre, et malgré sa proposition si terre-à-terre où dans une galaxie toute entière il n'y a que des humains (béé voyons !), Starfield est un OVNI dans le paysage vidéoludique. C'est clairement un jeu à part.
Bethesda a voulu prendre un risque, ils ont voulu proposer le premier nouvel univers depuis 25 ans et même s'il nous laisse un arrière-goût un peu étrange, j'estime qu'il faut le connaitre, le faire au moins une fois. Ce n'est ni un ratage sur toute la ligne, ni un hit qui fait l'unanimité, car je pense que Starfield est un jeu qui "parlera" différemment selon la personne. Je pense simplement que la hype était trop élevée, les attentes trop surréalistes, et quand on voit que la Legendary Edition de Mass Effect est sortie en 2021, relançant ainsi la plus grande trilogie du Space Opera, sans doute qu'on s'est tous fourvoyés.

Bethesda propose une approche en rien semblable avec la saga de BioWare et je crois bien que la plus part de problème de Starfield, c'est justement de souffrir de cette comparaison. Alors c'est un fait, le scénario est (de mon point de vue) assez convenu (une fois le twist de milieu parcourt assimilé, il n'y a plus rien de réellement stimulant), la mise en scène est lamentable, les menus et l'interface sont abominables... mais il ne faut pas le résumé à ses défauts, car Starfield a aussi ses qualités. Je commencerai par ses combats, qui sont toujours aussi sympas, le crafting, l'exploration, le design Retro-Futuriste qui est vraiment pas mal, les balades spatiales et bien sûr la découverte de mondes inexplorés, via des panoramas qui nous émerveillent.
C'est ici que sont les plus grandes forces de ce titre, ou par delà l'ennui qu'il procure parfois, on peut rester en admiration devant un décor tout simplement fascinant de beauté. Starfield aura été une expérience, une expérience au moins aussi étrange et déconcertante que son épilogue. Un paradoxe qui prendrait la forme d'un bonbon ultra acide, qui pique à fond, mais qu'on mange quand même parce que le sucre et les aromes sont sympas. C'est un jeu clivant car soit on l'aime, soit on le déteste, à l'image du film 2001 L'Odyssée de l'Espace, qui est adulé comme un chef-d'œuvre intemporel par certains, ou qui reste aux yeux de bien d'autres une purge trop molle, avec un scénario débile et incompréhensible.
Ainsi je pense sincèrement qu'il faut prendre du recul avec ce jeu-là, il faut que vous fassiez votre propre avis, tant en gardant un esprit ouvert et en ne vous limitant pas à ses seuls défauts. De mon côté, et avec le plus d'impartialité possible (ce qui n'est pas évident), je me suis efforcé d'être le plus tempéré possible, à l'image de cette note que je lui attribue et qui reflète l'idée finale que j'ai de lui.






Points négatifs

  Une mise en scène très décevante, qui accuse au moins 20 ans de retard, avec en plus une désynchro labiale atteignant un niveau absurde !
  Les menus sont une purge ! Tout est d'un compliqué, c'est même à croire que ça a été fait exprès, rien que pour nous emmerder :(
  L'histoire est si inintéressante (ceux qui ne sont pas d'accords n'ont qu'à se la remémorer et en tirer leur conclusion)
  Le jeu est d'un mou, mais d'un mou à peine quantifiable ! Parfois (souvent ?), au lieu de s'amuser, on s'emmerde !
  Des super pouvoirs, du multivers et une galaxie uniquement peuplée d'humains. C'est celà ouiiii...
  Une super bande-son oui... mais trop présente ! Elle finit par taper sur les nerfs :(
  La fin est assez décevante, rien d'autre à dire


Points positifs

  Les phases de combats, avec ne bonne dose d'exploration et de crafting, restent les meilleurs moments du jeu
  Globalement, les décors sont vraiment réussis, surtout dans l'espace ou certaines planètes très éxotiques
  Un New Game + vraiment intéressant, proposant un axe scénaristique assez innovant pour le coup
  La direction artistique "Sci-Fi Retro" est très sympa je trouve
  Le système de persuasion m'a bien plu :)
  Les batailles spatiales sont agréables
  Quête principale sympa
  Un contenu colossal !!






Test réalisé par iiYama


avril 2026


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