Dead Space (original 2008) -- Review sur SoloGamerTest

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Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

   


La version Xbox 360 est compatible avec :

 


Un Remake est aussi disponible sur :

 




Sortie mondiale : octobre 2008
Développeur : Visceral Games
Editeur : Electronic Arts
Genre : survival horror

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Moteur graphique : Godfather Game Engine
Moteur physique : Havok
Difficulté :
Temps de jeu : 11 à 13 heures

Multi-joueurs : non
Abréviation : DS1
Prix au lancement : 70€ sur consoles / 50€ sur PC
Score des ventes : 2 Millions (tous supports)


Installation Xbox 360

Support : 1 DVD-Rom
Installation : environ 6 Go (facultatif)
Performances : 720p en 30 fps


Installation PlayStation 3

Support : 1 Blu-Ray
Installation : environ 6 Go (obligatoire)
Performances : 720p en 30 fps


Installation PC

Support : en téléchargement sur Steam, Epic Games Store et GOG
Installation : environ 8 Go
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : 2,8 Ghz
RAM : 1 Go
VIDEO : 256 Mo de VRAM et compatible Shader Model 3.0 type nVidia GeForce 6800 ou ATI X1600 Pro

Configuration de test :
CPU : Intel Core2Duo E6750
RAM : 2 Go (DDR2)
VIDEO : GeForce GTX 260 (896 Mo)
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1280x1024 (4:3)
Niveau de détails :

La musique de la semaine :
Outer Space




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Dead Space









On
Dead Space est le premier survival horror contemporain à se dérouler dans l'espace. Et ça change tout !
l'a attendu pendant de longs mois et il est enfin là : le renouveau du survival horror frappe un grand coup ! Inspiré par les plus grands noms de l'horreur comme F.E.A.R, Half-Life, DOOM 3, PREY (l'original de 2006) ou encore Alien pour ses emprunts cinématographiques, Dead Space s'inspire avec aisance et brio. Piochant à gauche à droite toutes les recettes à succès qui ont déjà fait mouche, on se retrouve face à un titre incroyablement flippant et techniquement époustouflant. En plus, et au cas où vous n'auriez pas encore saisi l'importance de la chose, il est le premier survival horror en tant que tel, qui se déroule dans l'espace. Déjà en l'état il est fort aguicheur mais il faut en plus ajouter à son compte des phases de jeu originales, notamment en apesanteur et quelques nouveautés en terme de gameplay. Autant dire que Dead Space est clairement l'un des gros hits de cette fin d'année 2008...
L'histoire nous raconte qu'à la suite de la réception d'un message de détresse, suivi d'une rupture totale des communications avec l'USG Ishimura (l'un des vaisseaux de type "brise-surface"), qui opérait en orbite autour de la planète Aegis VII, la Concordance Extraction Corporation (ou CEC) envoie une petite équipe de maintenance à bord de l'USG Kellion pour enquêter sur les raisons de l'avarie et y remédier. Cette équipe se compose de 5 membres d'équipage : le capitaine Hammond, secondé de Chen et Johnson, ainsi que 2 ingénieurs, Kendra et Isaac Clarke, notre personnage. A la suite d'un mauvais fonctionnement du système de guidage, le Kellion manque son approche et s'écrase sur le quai de l'Ishimura, provoquant d'importants dommages au petit vaisseau.
Indemne, l'équipe pénètre dans l'Ishimura, apparemment désert, afin de remplir sa mission et trouver un autre moyen de transport. Mais alors qu'ils se trouvent dans le sas d'accueil et examinent les premiers éléments à leur disposition, ils sont attaqués par d'étranges créatures. Chen et Johnson sont tués tandis que Clarke se retrouve séparé de Hammond et Kendra. Ces derniers, ayant pu accéder aux systèmes informatiques du vaisseau et en constater les défaillances, vont alors guider Isaac pour qu'il puisse procéder aux réparations nécessaires à la reprise en main des systèmes de l'Ishimura et ainsi leur permettre de demander de l'aide...



La mort dans l'espace


Comme
Le scénario est franchement léger. Heureusement l'ambiance est sans commune mesure avec les autres jeux du genre
dans tous les jeux du genre, le scénario s'avère globalement léger. Quelques retournements de situation, quelques coups de sang, des monstres qui nous sautent à la gorge et nos fesses qui décollent du siège mais en fin de compte, si on fait abstraction du contexte spatial, il n'y a rien de vraiment original. Ajoutons à ça un gros défaut niveau réalisation : les PNJs ne dévoilent aucune expression faciale (et ne parlons même pas de la synchro). C'est regrettable car lors des vidéos, la peur est loin de se lire sur leurs visages. A côté de ça, le coup de la Reine-Mère qui contrôle ses "petits" à distance, ça fait vite penser à Starship Troopers, d'ailleurs de l'aveu même de Glen Schofield (créateur et producteur exécutif du jeu) la première source d'inspiration du titre n'est autre que le sous-estimé Event Horizon (le cinéma est donc bel et bien au coeur de l'initiative).
Quant à la mise en scène, elle est très inspirée par DOOM 3 et Bioshock : beaucoup de bandes audio à écouter, du texte à lire et quelques vidéos implantées mais aucune réelle cinématique. A la façon d'un Half-Life², Isaac Clarke ne parle jamais, on ne voit jamais son visage (comme dans Halo) et tout est vu à la 3e personne, car la caméra ne prend jamais de plan large. On ne peut pas dire que ce soit décevant, c'est juste un parti-pris. Un parti-pris certes plus immersif mais qui au final, manque de détails et d'une narration un peu plus mise en scène. Malgré tout, pour ce type de jeux c'est déjà suffisant, l'intérêt d'un tel titre ne résidant pas dans ce chapitre.
Dead Space ne serait pas si fort en sensations s'il n'avait pas appris de ses prédécesseurs. Dans la droite lignée d'un Resident Evil 4 (dont il reprend beaucoup de facettes), on voit donc son personnage en vue à la 3e personne, avec une caméra plus ou moins fixée sur son épaule droite. Et le jeu est fait pour vous faire peur ! Loin des monstres qui sortent des placards de DOOM 3, Dead Space sait soigner ses petits moments paisibles mais lourds de sous-entendus et de bruits étranges.



Ouiiii... tu auras peur... tu auras peur !
Maitre Yoda, vert de trouille



Autrement
Même si l'action ne manque pas, vous allez avoir peur comme jamais :)
dit, c'est le calme avant la tempête. Et plus ces passages d'accalmie sont longs et plus vous flipperez lorsqu'un truc immonde débarquera de nulle part. Dead Space n'est donc pas un jeu à mettre en toutes les mains car on est loin d'avoir une ambiance en demi-teinte. Ici y'a de la bidoche, du sang et des monstres ignobles, alors autant vous dire qu'il faut par moment avoir les nerfs bien accrochés. Et non seulement le jeu est assez long pour le genre (environ 12 heures) mais en plus, on avance à tâtons, avec beaucoup de prudence par peur d'encore tomber sur un truc bien dégueulasse. Isaac est équipé d'un RIG, soit un HUD hyper sophistiqué. Le RIG est une interface holographique qui permet de voir des vidéos (enregistrées ou des communications directes), d'écouter des messages audio, de voir son inventaire, de lire ses ordres de missions ou encore d'avoir une carte détaillée des lieux, avec en bonus l'itinéraire à emprunter.
Si le jeu impose beaucoup de touches qui font qu'on s'emmêle un peu les pinceaux au début, on peut quand même féliciter les développeurs pour cette interface intuitive et résolument hi-tech. L'activation du RIG ne met pas le jeu en pause et pendant qu'on consulte gentiment un document écrit, on peut très bien se faire attaquer en traître. D'ailleurs le jeu n'affiche aucune donnée directe : le nombre de munitions restantes est affichée sur l'arme et la jauge de santé est implantée sur l'armure. Difficile de faire plus immersif. Pour se défaire de ce parterre de monstres venus d'ailleurs (spoil : en fait non), on aura à disposition des armes carrément sauvages.
En plus d'avoir un design totalement futuriste qui nous change des éternels fusil de space-marines, les armes sont originales et extrêmement puissantes (rien que le premier flingue déménage déjà bien). Et ces armes un peu bourrines nous permettront de littéralement démembrer les monstres (exactement comme dans ce bon vieux Soldier of Fortune). C'est d'ailleurs conseillé car en arrachant leurs membres, les affreux meurent plus vite. En cours de l'aventure on récupèrera des schémas qui nous permettront, moyennant finance, d'acheter de nouvelles armes. Isaac peut porter 4 armes sur lui et il faudra clairement faire un choix (il y a 7 armes au total).



L'arsenal spécialisé dans la découpe laser


Personnellement,
Les armes sont réellement puissantes ! C'est un régal de trancher du Nécromorphe...
j'ai trouvé que certaines armes, bien qu'efficaces, sont peu pratiques donc on se retrouve vite à utiliser les 3 meilleures. D'ailleurs à la différence des autres, il vous proposera toujours des munitions pour les armes que vous transportez (rarement des munitions que vous n'utilisez jamais). La grosse originalité de ce survival horror bien trash comme on aime, c'est aussi de proposer une impressionnante variation de phases de jeu et d'effets de surprise. Les monstres n'attaquent quasiment jamais sous le même schéma, ce qui les rend imprévisibles même si c'est très scripté (il n'y a aucune liberté, on prend le chemin prévu et aucun autre n'est possible) et qu'on finit par comprendre la logique. Mais même comme ça, on sursautera encore, tellement les façons de procéder sont diverses. Je l'ai évoqué tout à l'heure, la grande originalité de Dead Space c'est son environnement spatial.
On fera donc quelques balades dans des zones sans gravité, où il faudra déjouer quelques puzzles bien sympathiques. Loin d'être difficiles, ces petites énigmes se comprennent assez vite et varient un peu le déroulement du jeu. Pour se faire, Isaac possède 3 facultés/pouvoirs spéciaux. La première est la possibilité de se déplacer dans ces environnements sans pesanteur. On vise une paroi, on presse la bonne touche et notre personnage "volera" jusqu'à elle pour magnétiser ses bottes aux parois métal. Evidemment, comme il est alors possible d'aller où on veut, on se retrouve sans dessus-dessous, comme nous l'avait déjà proposé l'excellent PREY (2006). Généralement dans ces zones il faudra réparer une machine en déplaçant de gros objets.
Pas de problème, Isaac est aussi doué en télékinésie. Ainsi il peut déplacer certains objets, une "feature" bien pratique qui permettra aussi bien de déblayer un passage, que de lancer un objet sur un ennemi un peu trop pressé de venir nous faire des calins.



Entré dans une zone sans gravité
Donc j'peux faire tout c'que j'veux puisque rien n'est grave ?
C'est bien ça ?



Dernière
Les quelques passages en apesanteur ou en extérieur, sont vraiment sympas
fonction avancée du bonhomme, il peut ralentir le mouvement des ennemis (pour mieux les découper) ou de certains objets pour mieux interagir avec eux. C'est la fonction de stase, elle n'est pas infinie mais liée à une jauge qu'il faut recharger. Avec tout ça on a donc un jeu extrêmement riche pour le genre, qui varie d'agréable manière les scènes de tueries car la stase et la télékinésie offrent des opportunités d'attaques disons plus "exotiques". Et puis il faut l'avouer, les passages sans gravité sont absolument fabuleux niveau sensations. Il est aussi à noter que lors de courtes mais intenses escapades en plein espace, vous aurez en plus une jauge d'air, tel un cosmonaute (jauge sur laquelle il faut constamment garder un oeil sans quoi c'est l'asphyxie). Vous l'aurez sans doute compris, le jeu impose aussi un système financier (à base de crédits) qui permet divers achats au magasin. Le magasin a 2 fonctions : la première est de vous vendre des munitions, de nouvelles armes, des items de soins mais aussi de nouvelles armures.
Et oui, notre perso est équipé d'une armure évolutive, qui vous protégera de mieux en mieux des agressions et vous permettra d'emporter plus d'objets. Le magasin peut aussi racheter vos items superflus afin de renflouer votre compte. L'autre utilité du magasin est de vous proposer un coffre de stockage... comme dans ce bon vieux Resident Evil ! Cet espace réservé nous permet d'entreposer tous les objets qu'on veut, afin de pouvoir les récupérer n'importe où dans l'aventure. C'est pas neuf, mais c'est diablement efficace.
En cours de jeu on trouvera aussi des points de force. Véritable Graal du titre, ces points servent à ouvrir des zones bloquées qui renferment divers bonus ou à upgrader son matos. Sous la forme d'une carte électronique sur laquelle on irait souder des plots, on peut augmenter la capacité de ses armes, de sa combinaison ou de son module de stase. Ça nous force à bien fouiller les lieux mais attention à ne pas les gaspiller inutilement.



Isaac Clarke... Kent ?
Sachez-le, j'ai un peu de honte de celle-là :)



Entre
Reprenant le méconnaissable moteur du Parrain, Dead Space affiche des graphismes de toute beauté
2 niveaux, on devra prendre le tramway pour rejoindre une zone à l'autre. Le jeu en profite pour charger ses données et de notre côté on pourra sauvegarder. A ce propos, les points de sauvegardes sont assez nombreux, ce qui nous évite de mourir et de tout refaire sans cesse. Grande constante des survival horror, on fera quelques allers-retours dans des niveaux déjà vus. Heureusement, on visitera bien souvent des zones jusque-là inaccessibles.
Enfin évoquons la jouabilité. Je suis comme tout le monde, j'ai été très déçu par l'imprécision de la jouabilité lorsque j'ai testé la fameuse démo. Déjà cette démo était hyper difficile mais en plus la jouabilité y était trop réactive. Comme on ne peut pas régler la sensibilité du stick de visée, j'étais inquiet pour la version finale. Fort heureusement, la jouabilité a été affinée et elle est simplement parfaite. Bien sûr on pourra pester contre un perso très raide, un peu lourd à déplacer et qui prend un paquet de place à l'écran. De plus il n'a pas l'aisance, l'agilité qu'on pouvait avoir dans Lost Planet par exemple, notamment pour faire demi-tour. Heureusement le jeu n'en souffre pas vraiment et ça fait même un peu partie de la "formule" du survival horror... Profitant d'un moteur très performant, Dead Space illumine nos yeux de par son ambiance glauque, sanglante, violente et même trash par moment.
Des murs entiers recouverts de boyaux visqueux et qui grouillent (ça rappelle encore PREY), des monstres décharnés, déformés, véritablement effrayants... une excellente formule pour nous foutre la trouille ! Avec ça on se promène dans une ambiance hi-tech des plus froides, totalement dans le style Alien (le film). Des références totalement assumées puisque l'Ishimura fait clairement pensé au Nostromo.



Dans l'espace, personne ne vous entendra cri...
Comme ça vous la connaissez déjà ?



On
La bande-son est énorme, angoissante à souhait !
ajoute en plus des effets de lumière gérés en temps réels qui sont au choix, hyper réalistes et/ou hyper flippants. Les ombrages sont superbes et les effets de particules (poussière, papier volant) sont réalistes. La physique est bien gérée même si on pourrait regretter le fait qu'on bouscule avec trop de facilité l'amas de cadavres qu'on laisse à nos pieds (à croire que ces morceaux de viande fraîche n'ont aucune masse). Le jeu est donc magnifique et parfaitement fluide.
Et le résultat est là : Visceral Games nous offre un jeu fignolé jusque dans les moindres détails, même s'il faut quand même reconnaître que les loadings sont longs (même s'ils passent sous le manteau). Ceci dit on n'aura aucune saccade, aucun ralentissement et absolument aucun popup de texture. Un travail d'orfèvre même si les voyages en tramway ou en ascenseur semblent un peu longs. J'ai quand même noté quelques petites fautes de conception. Je commencerai par notre personnage principal, Isaac, qui est dénué de tout charisme. Légèrement voûté, balourd, si son armure donne un certain aspect futuriste au protagoniste (quoiqu'on dirait qu'il est écaillé comme poisson), Isaac n'est pas class' du tout... bien au contraire.
Ensuite, si les monstres sont véritablement répugnants et Isaac très bien modélisé, on ne peut pas en dire autant des PNJs. Les visages ne dévoilent aucune expression, ainsi lors des vidéos sur le RIG, on ne remarque pas ce sentiment de panique qu'ils devraient arborer. Enfin dernier point sensible, le jeu subit pas mal d'aliasing, mais il est peu gênant, les décors étant très sombres. Hormis ces quelques critiques pas vraiment méchantes, Dead Space est un superbe jeu, où la beauté de son univers à la fois hi-tech, froid et sanguinolent va vous filer des peurs bleues si vous jouez dans les bonnes conditions.




Bien qu'il existe un Remake sorti en 2023, ce premier Dead Space en version Xbox 360 est parfaitement rétrocompatible avec les Xbox One et Xbox Series X/S. Sur ces dernières on profite même d'une amélioration de la résolution (qui passe à 1080p) ainsi que du framerate (grâce au FPS Boost) qui passe alors à un 60 fps particulièrement agréable et stable.


Bonjour, je voudrai postuler pour le doublage du héros aphone. La place est déjà prise ? Ah mince !


Côté
Le doublage est de très bonne qualité et les bruitages envoient du lourd !
son, si on ne peut pas parler véritablement de musiques, le jeu distille par contre une ambiance sonore aux petits oignons. Avec des sonorités lugubres et angoissantes, tout est fait pour qu'on ressente un intime frayeur. Et ça marche ! Dès les premières minutes de jeu, le taux de stress grimpe en flèche, le coeur s'affole, et intérieurement on jubile parce que ça faisait bien longtemps qu'on n'avait pas eu une trouille pareille ! A l'instar de Gordon Freeman, Isaac est totalement aphone.
Simple plagiat ou direction narrative assumée, le fait que notre personnage soit muet le rend encore plus antipathique. A côté de ça, les autres personnages sont parfaitement doublés. Je vais même vous dire mieux, ce sont les voix qui donnent le change à des vidéos et des scènes "live" qui sont, avouons-le, pas géniales. Dans le casting on retrouve quelques voix bien connues du jeu vidéo mais aussi la charmante Françoise Cadol, qui a laissé Lara Croft pour un temps afin de s'occuper de la voix de l'ordinateur de bord. Dommage par contre qu'en 2008 on trouve encore des jeux qui soient totalement désynchronisés, alors qu'Half-Life² bluffait tout le monde voilà déjà 4 ans de ça. Comme on s'en doute, les bruitages ne sont pas en reste.
Tout d'abord les armes ont des déflagrations bien violentes comme on les aime, ce qui ajoute à leur puissance. Ensuite chaque son est calibré, de grande qualité. Autant dire que les cris des monstres sont véritablement terrifiants et qu'une fois de plus, l'ambiance est à couper au trancheur laser. Enfin le jeu ne lésine pas non plus sur les effets sonores avec par exemple une occlusion acoustique particulièrement réussie lors des passages dans l'espace.



Conclusion

Dead Note



Space a de quoi surprendre, effrayer et surtout, enthousiasmer. Alternant des scènes mémorables pour leurs côtés parfois grandioses, ou à l'inverse des séquences choquantes, limite traumatisantes, le jeu emprunte énormément aux meilleurs univers ludiques et cinématographiques, pour nous faire viscéralement peur. Avec un bon nombre de jeux d'horreur qui sont sortis en 2009 (comme F.E.A.R. 2, Silent Hill Homecoming ou encore Resident Evil 5), il semblerait que la peur reprennent ses droits, mais il est clair que Dead Space en est le nouvel embassadeur. Les décors sont emprunts de ce charme spatial et lointain qu'on retrouve dans Alien et son côté parfois psychologique, ferait même penser au sous-estimé Event Horizon. Ça bidoche grave, c'est parfois répugnant, les ennemis sont magnifiques de monstruosité, tout ça au service d'une ambiance comme on en avait encore jamais vu ! Et sans rester sur ses excellentes bases, Dead Space se pare en plus d'un excellent gameplay, avec lequel les développeurs ont multipliés les passages originaux. Un gage qu'on ne vivra que très rarement 2 fois la même chose.

Après c'est vrai, le jeu de Visceral Games (anciennement Electronic Arts Redwood Shores) plagie beaucoup mais il arrive à suffisamment renouveler les concepts pour ne pas perdre sa propre identité. On citera des phases sans gravité qui font penser à PREY, un héros muet et des puzzles basés sur la physique comme dans Half-Life², une ambiance hi-tech où l'installation part en friche façon DOOM 3 ou encore un récit morbide, souvent dévoilé par des messages audio comme dans Bioshock. Véritable métissage des meilleures facettes de chacun de ces jeux, Dead Space est un titre aussi fascinant qu'effrayant, notamment au travers de son approche artistique. Un jeu déjà culte sous bien des aspects, même si on aurait aimé un scénario plus pêchu et surtout mieux mis en scène. Mais que tous les fans de séries horrifiques se réjouissent car on tient là un très gros hit, la nouvelle référence en matière de survival horror...






Points négatifs

  Désynchro labiale et héros aphone
  Vidéos incrustées de piètre qualité
  Scénario franchement léger


Points positifs

  C'est vraiment très beau ! Dans le genre horreur entendons-nous bien...
  Une qualité sonore époustouflante
  Une aventure étonnament variée
  Une ambiance super flippante !
  Une difficulté équilibrée






Test réalisé par iiYama


article initial : mai 2009
mise à jour : juin 2026


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