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Impossible 
Halo est le jeu qui a accompagné le lancement de la première Xbox. Autant dire que son décollage fut magistral ! de faire mon premier test Xbox avec un autre titre que celui-ci. Halo est un jeu mythique à bien des égards, de par son action survoltée, la simplicité de sa prise en main ou encore la cohérence de son univers. Un jeu culte selon beaucoup (je le pense aussi) et qui a fortement contribué au succès de la console de Microsoft. En 2001, Bungie (connu pour Myth) développait un RTS (un jeu de stratégie en temps réel) pour PC. Peu à peu le projet devient un jeu d'action à la 3e personne pour devenir finalement le FPS qu'on connaît. A ce stade du projet, Halo aurait dû être un jeu en ligne massivement multi-joueurs mais Microsoft, soucieux de promouvoir sa première console, décide que le jeu doit sortir sur Xbox. Les petits gars de Bungie ont donc été obligés de convertir un code PC sur cette brave Bobox. Pour rappel, la Xbox était un PC honorable à sa sortie en 2002 (CPU dérivé du Pentium III, carte graphique dérivée des GeForce 3/4 et 64 Mo de RAM), c'était cependant faible par rapport aux capacités des "PC gamers" de l'époque.
Il est donc évident que pour optimiser le code, le jeu dû légèrement perdre en terme technique. Mars 2002, Halo sort et c'est un véritable carton. Jeu phare du line-up de la console, il est acclamé par la presse comme un phénomène, une révolution, voire même, le meilleur FPS console jamais créé. Halo est LE jeu qui a lancé la carrière de la Xbox, mais sa portée ne se limite pas à seulement ça. Halo prend place au XXVIe siècle, en 2552. L'humanité est depuis longtemps sortie du système solaire et a colonisé l'espace. Le joueur incarne Master Chief, membre du projet SPARTAN-II connu sous le surnom de "Spartan-117" ou "John 117" (mais aussi sous celui d'adjudant).
Les soldats SPARTAN sont des humains génétiquement et biologiquement modifiés, entraînés depuis l'enfance pour devenir l'élite des forces d'infanterie humaine. Les Spartan II ont d'abord été créés pour tenter d'empêcher une guerre civile puis, pour tenter de contrer l'invasion d'une alliance de races extraterrestres qui, guidées par leur foi, ont décrété que l'humanité était impropre aux yeux de ses dieux. Les extraterrestres, qui se nomment eux-mêmes les Covenants, ont donc déclaré la guerre aux forces de l'UNSC (Commandement Spatial des Nations Unies) pour anéantir le genre humain.
Le 
La mise en scène est très correcte et le scénario est bien écritjeu débute sur un croiseur de combat, le Pillar of Autumn, commandé par le Capitaine Jacob Keyes. Ce vaisseau fait partie des derniers à avoir pu s'enfuir après la destruction de la dernière planète étape avant la Terre : Reach. A son arrivé, le vaisseau se retrouve devant une planète en forme d'anneau. Une dernière attaque des Covenants, force Keyes à abandonner le vaisseau et à se poser sur cet anneau.
Le Spartan-117 reçoit l'ordre de transporter Cortana, l'Intelligence Artificielle du vaisseau, pour que les informations qu'elle détient ne tombent pas dans les mains de l'ennemi. Alors que les Covenants veulent l'anneau pour initier le "Grand Voyage" et que les humains se battent pour arracher cette arme des griffes extraterrestres, la vérité va bientôt ressurgir. Une race extraterrestre parasitaire, les Floods, enfermée dans les obscures profondeurs de l'anneau depuis des milliers d'années, est libérée involontairement par le capitaine Keyes et ses hommes alors qu'ils exploraient le bâtiment où ils étaient confinés. Ce mystérieux ennemi représente en réalité un danger infiniment plus grand que les Covenants... En tant que joueur, il sera agréable de constater la tournure du scénario. Votre vaisseau sera vite envahi et vous serez obligé de battre en retraite. Mais une fois sur Halo (une étrange "planète" en forme de bague), les humains (vous donc) vont reprendre l'avantage avec une invasion massive et une reprise du pouvoir.
Cette phase de jeu n'est pas sans rappeler un débarquement type Medal of Honor ou Call of Duty (quand on en était encore à parler de Seconde Guerre Mondiale) mais en version Science-Fiction. Contrairement à Half-Life où toute l'action est vue des yeux de Gordon Freeman, vous verrez souvent le Master Chief à la 3e personne, lors des cut-scenes gérées en temps réel. En plus, bien que peu loquace, il a le bon goût de parler. Étayé par de nombreuses cinématiques, le scénario est bien développé et ce, tout au long du jeu. Immersif, la tension monte crescendo, le jeu est long pour le genre en plus de fournir un véritable scénario digne d'un Space Opera.
Et 
Les armes sont variées, efficaces et on a une excellente jouabilité on sent bien que Bungie s'est inspiré des grands noms. Les monstres Floods semblent sortir d'Half-Life, on jurerait que Cortana est issu de TRON, les Hunters m'ont fait penser aux Skaarjs d'Unreal et l'invasion Floods peut très bien faire penser à Alien. Avec de telles sources d'inspiration, difficile de se tromper. Le choix de ne dévoiler que des cut-scenes fait en sorte que le jeu fournisse une réelle continuité visuelle. Véritables visionnaires, à l'époque Bungie avait déjà compris que ce type de développement scénaristique était l'avenir, puisque la plupart des jeux actuels se contentent de ce procédé. On aura beau dire tout ce qu'on veut, la jouabilité d'un FPS n'est optimale qu'avec un clavier et surtout, une souris. Et pourtant, j'ai été bluffé par une prise en mains exceptionnellement douce et précise... à la manette ! C'est bien la première fois que je ne m'emmêle pas les pinceaux en jouant à un FPS sur console (je me rappelle encore ma piètre expérience sur Area 51 sur PS2).
S'il pose un scénario assez original, Halo ne dispose pas d'un gameplay novateur, ce dernier étant même des plus classiques. Mais attention pas de méprise, classique ne veut pas dire sans intérêt. Clairement pensé pour être joué au control-pad, vous ne pourrez porter que 2 armes en même temps. Dès le début du jeu, toutes les armes que vous croiserez, humaines comme extra-terrestres, seront à votre disposition. La manip' est simple, une simple pression sur le bouton X et vous lâcherez l'arme utilisée pour prendre celle qui est par terre. Sympa puisque ça vous poussera à user d'une certaine stratégie de combat même si on aurait aimé en prendre un peu plus (au moins 3 ou 4). Côté humain on retrouve les armes classiques des space-marines, à savoir le fusil à pompe (très puissant), le fusil d'assaut, le simple flingue, le sniper et le lance-roquettes.
Côté Covenant, on a le Needler (un lanceur de cristaux explosifs), le pistolet au plasma et le fusil au plasma. Il faut savoir que si les armes humaines possèdent des munitions classiques, les armes aliens ne sont pas tout à fait pareilles. Les cristaux peuvent se ramasser mais pour les 2 autres armes, elles ont une batterie donc une fois vides, il faut en changer. En plus de ça, elles surchauffent ce qui peut provoquer leur arrêt temporaire. Dans tout les cas, il y a de quoi faire et très vite on a nos préférées.
Dans 
Le Warthog est complétement injouable ! Et c'est bien lui qui vous pourrira la vie lors de la mission finale ! un camp comme dans l'autre, on a aussi des grenades : les grenades à fragmentation sont puissantes mais elles ont tendances à rouler alors que les grenades au plasma Covenentes, ont le net avantage de se coller aux parois ou à l'ennemi. Dans les 2 cas, leur explosion peut provoquer une réaction en chaîne et faire des ravages dans le camp ennemi (attention toutefois à vos coéquipiers, car on peut aussi les tuer). A noter aussi qu'on ne peut porter que 4 grenades de chaque. Cette restriction n'est pas une critique en soi car au fil du jeu, ça vous obligera à jouer finement, ce qui sera un petit mal pour un grand bien. J'ai par contre détesté qu'à chaque gros loading (au début de chaque niveau) on perde tout ce qu'on possède. Il arrive même que d'un niveau à l'autre, on nous change nos armes. On se retrouve avec qu'une seule grenade et des chargeurs vides, c'est un peu gonflant. Heureusement on retrouve refait vite un arsenal et on a même quelques bonus à dénicher, qui nous faciliteront la tâche : item de santé, camouflage et super bouclier.
Master Chief est équipé d'une combinaison : l'armure Mjolnir. En plus de sa santé physique, l'armure encaisse tous les dommages et sa jauge de protection remonte toute seule après un temps de pause. Ça nous change du concept basique propre à chaque FPS où il faut trouver des items de bouclier et de santé. En plus, si on la joue finement, ça contribue à l'immersion du joueur qui ne contrôle ni un Dieu, ni une mauviette qui meurt au bout de 2 balles. Ça renforce également le côté stratégique des attaques. C'est l'une des facettes les plus réussies du gameplay et une fois encore Bungie a été un véritable visionnaire, puisque ce concept a été emprunté par la plupart des FPS qui lui succéderont.
Sorti en fin 2001/début 2002, Halo proposait la conduite de véhicules bien avant Far Cry. Mais une chose est sûre, le pilotage du Warthog (une sorte de buggy) est un véritable fiasco ! Il est totalement incontrôlable ! Pire, la séquence finale est une vraie gageure puisqu'elle nous impose tout un parcours, en temps limité, à bord de cette horrible poubelle injouable caisse à savon ! Le problème vient du fait que le véhicule suit la direction du réticule de visée et dans le cas du Warthog, il prend en compte une étrange physique qui le rendra comme "monté sur de vieux ressorts".
Pourquoi 
Le jeu est praticable en co-op'. En Link, jusqu'à 4 joueurs peuvent découvrir le mode campagne ne pas avoir fait une jouabilité de bagnole classique ? On se le demande... et n'allez pas me faire croire que Bungie ne s'est pas aperçu que le contrôle des véhicules était si épouvantable ? Heureusement, pour sauver cette disgrâce qui coûte cher au plaisir de jeu et qui rend la fin plus difficile qu'elle ne l'est réellement, les autres véhicules se contrôlent plus facilement. On a le Ghost, une sorte de mobylette volante assez sympa, le Banshee qui est une petite navette avec laquelle on peut se déplacer librement dans les airs et le Scorpion, le tank de l'UNSC (j'ai par contre trouvé idiot qu'on se fasse toucher lorsqu'on est à l'abri dans le blindage du tank mais bon...). On pourra aussi prendre les commandes des tourelles de défense Covenantes, qui peuvent s'avérer assez sympa en cas de pénurie de munitions. A noter qu'avec le Warthog et le Scorpion, on peut emmener plusieurs Marines. On a également le choix de prendre la place qu'on veut mais les autres Marines ne prendront jamais l'initiative de conduire.
Parfois épaulé par des confrères dont il faudra sauver les miches, le jeu impose une notion de travail d'équipe assez plaisante (même s'il n'y a pas de système d'ordres). Plaisante mais encore une fois, assez perfectible. Si on prend la fameuse scène du débarquement, on travaillera tous ensemble contre un ennemi commun mais une fois le passage fini, on ne sera qu'avec soi-même. Il y a des dizaines de Marines sur place et vous devez vous tapez les missions tout seul. Idem pour les coéquipiers en voiture, qui ne sont pas foutus de vous suivre afin de nettoyer une zone à 3 plutôt qu'en solo.
Sur le sujet de l'IA (et je ne parle pas de Cortana), je dois reconnaître qu'elle est convaincante la plupart du temps, même si certains ennemis sont franchement débiles et se laissent bêtement shooter. Par contre, si globalement le jeu n'est pas super ardu, la difficulté augmente d'un coup à l'apparition des Floods. Au lieu de garder une constante, les ennemis deviennent de plus en plus coriaces, à croire qu'en l'espace de quelques heures ils sont devenus de vrais maîtres de guerre. Et puis les Floods ont la fâcheuse tendance de vous attaquer par surprise ou de vous sauter à la gorge. Sale bête va !
Chaque 
Halo est un peu la démo technique de la Xbox. Le pari est réussi car c'est vraiment magnifique ! arme possède une attaque de mêlée qui permet de tuer en silence, comme on joue au pad on a une sympathique aide à la visée qui rend bien service, Master Chief est équipé d'un radar de proximité qui ne sera pas sans rappeler Alien et un "point de navigation" nous indique la direction de la prochaine mission. De toute façon, le jeu est suffisamment dirigiste (malgré quelques grands espaces), pour éviter qu'on se perde. De plus, le jeu n'est pas trop difficile, ce qui est rare pour le genre puisqu'on arrivera à finir l'aventure sans trop galérer (perso je n'ai buté que sur la séquence finale et encore, c'est avant tout la faute au Warthog). Enfin le mode histoire est praticable en co-op' sur la même console ou en Link, ce qui est bien sympa mais les puristes noteront qu'il n'y a aucun réel mode multi-joueurs... le Xbox Live n'existant pas encore à la sortie du jeu. Malgré son statut de jeu line-up, il faut admettre que le rendu graphique est impressionnant pour une console de salon.
Alternant couloirs sombres et zones ouvertes qui ont une bonne profondeur de champ, les textures sont belles et les effets de lumières, dont ceux de la lampe, sont excellents. On pourra tout de même rechigner sur quelques petites choses comme l'utilisation outrancière de couleurs flashy (surtout du violet) ou encore des angles souvent mal dégrossis. Les intérieurs sont extrêmement redondants et vous croiserez 50 fois le même couloir. Et si le design est assez hi-tech et sympa, il ne sera pas rare de tourner en rond parce que tout se ressemble. En extérieur par contre, Bunjie a fait de réels efforts. Au début du jeu, les décors sont moyens mais vont crescendo dans leur qualité. Vous trouverez certains passages magnifiques, des infrastructures originales, la neige qui tombe... même si finalement, les décors se diversifient peu.
A noter quand même que les plages sont les décors les plus réussis. Autre bon point pour le jeu : les loadings. En fait, à chaque niveau on a un gros loading de plusieurs secondes puis le jeu profite des couloirs calmes pour charger ses données en streaming. Ainsi le développeur a bien profité de la quantité de RAM offerte par la console (64 Mo, soit le double de la PS2 et presque le triple de la GameCube) ainsi que du disque dur de la console (lorsqu'on reprend une partie, c'est quasiment instantané).
Le 
Les musiques sont fantastiques et les bruitages sont pour la plupart très bons jeu exploite parfaitement les performances de la plus puissante console de 6e Génération, à tel point que c'en est impressionnant, même pour un joueur qui passe son temps sur son PC. Si les modélisations (hors Master Chief qui reste le plus réussi) sont assez moyennes, notamment par le manque total d'expressions faciales (après tout c'est un jeu de 2002), j'ai trouvé sympa qu'on est une synchro labiale sur tous les PNJs. Autres détails appréciables, les armes Covenantes sont originales et les reflets sur le fusil à plasma sont saisissants de réalisme. La plupart des corps sont persistants (c'est rare sur console) et l'aliasing est très discret, ce qui est étonnant pour une machine de cette génération. Mais toute cette technicité a forcément un prix : des saccades. On a même des ralentissements, même si c'est à peine visible. La faute à des Floods toujours en surnombre (à ce propos, j'ai trouvé sympa que les petits Floods éclatent comme des ballons, l'effet est très réussi).
Les animations sont assez réalistes et hormis des développeurs aimant le mauve et des intérieurs parfois copier-coller, le jeu s'en sort franchement bien. Beau et original, son design futuriste m'a séduit. Avec Halo on pouvait enfin mesurer à quel point la Xbox était puissante et on comprend mieux pourquoi Microsoft se la pétait tant (sans doute parce qu'aucune console ne pouvait faire mieux). Côté musique, elle donne une véritable dimension cinématographique à l'aventure. Elle ponctue admirablement les temps forts du jeu et a été composé par de véritables artistes. Oui, la bande-son est somptueuse, donnant ainsi une certaine ambiance à cette fantastique aventure. Très orchestrales, les compositions sont irréprochables !
Martin O'Donnell et Michael Salvatori ont réussis à donner du corps et une âme particulière au jeu de Bungie. De leur côté, les bruitages sont percutants et ne manquent pas de mordant. Si bien sûr on n'atteint pas la folie meurtrière d'un Soldier of Fortune, croyez-moi les fusils d'assaut et fusils à pompe sonnent justes et sont parfaitement dynamiques (tout en étant les 2 meilleures armes du jeu).
Les 
Le doublage aurait mérité un meilleur travail (ou d'autres doubleurs) car pour certains, ça sent sévèrement le je-m'en-foutisme explosions sont correctes, même si bien entendu on les aurait aimés plus véloces et dévastatrices, mais en l'état, elles font largement le boulot. Quant aux armes Covenantes, étant donné leur nature, elles sont forcément "cheap". A base de "zip-zip" façon film de science-fiction des années '70/'80, même si on reste dans le thème, difficile de sentir une réelle puissance à s'en servir, même si la plupart sont très efficaces au combat. En somme, musiques et bruitages sont d'excellente qualité, ce qui est un très bon point pour l'ambiance générale et le dynamisme de l'action.
Malheureusement, on ne pourra pas en dire autant du doublage qui est certes intégralement en français, mais qui manque sérieusement de rigueur. Nouvelle preuve au dossier pour les intégristes de la VO, le doublage de notre version localisée est gâchée par un "je-m'en-foutisme" à peine croyable. Beaucoup de Space Marines partagent la même voix et si on reconnaît bien quelques doubleurs de séries TV, on peut aussi dire qu'ils ont pris ce job à la rigolade.
En nous balançant sans cesse des phrases qui n'ont aucun sens, ça devient vite ridicule. John-117 (doublé par le très bon David Krüger) fait du bon boulot mais la voix de Cortana aurait méritée d'être plus sérieuse et charismatique bien qu'à la rigueur, on peut comprendre le ton employé puisque c'est une IA et non une personne physique. Si j'ai longtemps pesté contre le doublage des Grunts, qui font des cris d'Ewoks et qui débitent des âneries à tour de bras, j'ai fini par m'y habituer et même par les apprécier pour ceux qu'ils sont. J'ai par contre trouvé bizarre que ces ennemis-là parlent une langue humaine et compréhensible mais pas les autres. Etrange non ?
Si 343 Guilty Spark n'est pas irréprochable (mais reste globalement très correct dans sa prestation), la palme du plus mauvais doubleur que j'ai entendu revient à Foehammer (la pilote du Pélican Echo 419). C'est à tel point que je pense que ce boulot de doublage devait la faire chier (!) car le résultat final est tellement dégueulasse, qu'on jurerait un concours du plus épouvantable doubleur, avec Metal Gear Solid ! Heureusement pour nous, ce triste personnage n'est que rarement sur le devant de la scène mais il est clair que le doublage aurait mérité plus de sérieux.
Halo
Note
est sans doute l'un des meilleurs titres Xbox et pourtant, il fait parti des premiers jeux de la machine. C'est dire si la console de Microsoft partait du bon pied puisqu'Halo était le porte-étendard du line-up et de la puissance de la Xbox. Graphiquement sans commune mesure, avec en prime quelques prouesses graphiques assez bien venues (corps persistants, gestion des ombres et lumières, décors superbes), le jeu de Bungie a dévoilé l'énorme potentiel de la console. Loin de subir la rude concurrence qui sévissait sur PC en ces temps-là, Halo est arrivé à poser Master Chief comme emblème. De plus, son univers est fascinant, son design est absolument fabuleux, les musiques sont divines, ce qui envoûtera plus d'un joueur qui ne fera même plus attention aux quelques bugs que les développeurs ont laissés traîner (saccades, Warthog injouable et surtout doublage en dents-de-scie).
Ceci dit, c'est aussi pour ces quelques raisons (notamment la prestation assez médiocre de certains doubleurs français) que ce premier opus râte de peu la note maximale. Nerveux, disposant d'un bon gameplay et d'une prise en mains à la manette précise, efficace et qui sera un véritable maître-étalon pour les productions futures... y'a pas à dire, Halo est vraiment une production qui aura marqué son temps et laissé une empreinte durable dans l'esprit des joueurs. FPS véritablement culte à sa sortie sur Xbox, il reste aujourd'hui encore l'une des grandes références du genre, sans doute LE jeu qui a réussi à conscilier le FPS et le control-pad, au grand dam des joueurs PC. Ce n'était pas chose facile mais la réussite n'en est que plus grande...

