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Streets 
Bien que la Mega Drive soit moins performante que les systèmes Arcade de l'époque, avec Streets of Rage un grand pas fut franchi of Rage et moi, c'est une vieille histoire d'amour car il est sans doute l'un des jeux auquel j'ai le plus joué... en duo avec mon frère Aquel. Pour l'anecdote, avant la Mega Drive, j'ai eu diverses consoles dont la Game Boy, la NES, la Master System et l'Atari 2600 (j'ai même eu le privilège d'avoir à la maison une PC-Engine avec une dizaine de jeux pendant 2 semaines), mais à ce Noël 1992 (j'avais alors 16 ans) j'ai reçu le mega-pack Mega Drive (au prix de 1.290 Frs si je me souviens bien - ça fait environ 200€).
Ce bundle contenait la console (de première génération, celle qui pète la classe avec son design de folie et qui dispose d'une prise casque), 2 manettes et les jeux Sonic et Streets of Rage. Notez par ailleurs que les jeux étaient livrés en boite avec notice, ce qui n'avait déjà rien avoir avec Nintendo qui livrait ses jeux Super NES en loose, et encore moins avec la détestable période actuelle où une console neuve achetée en bundle, est livrée avec un code de téléchargement. Actuellement, nous vivons une belle époque de merde, pas vrai ? Je me souviens qu'à ce Noël-là (en 1992 donc), la Mega Drive a sorti parmi ses meilleurs jeux : Streets of Rage 2 et Sonic 2 en tête de liste, accompagnés d'un carton entier d'excellents titres : Kid Chameleon, Alien 3, World of Illusion, Ecco the Dolphin ou encore le mythique Thunder Force IV.
Autant dire qu'il y avait de quoi dépenser et de quoi s'éclater sur la 16-bits de SEGA, la console étant au point culminant de sa carrière. Mon "starter pack" était donc le moyen idéal d'entrer de pied ferme dans la 4e Génération de consoles et j'ai tout de suite accroché à ce premier Streets of Rage grâce à son style nerveux, efficace, ses excellentes musiques et sa réalisation très propre, finalement assez loin des productions bien pauvres dont la console nous abreuvait depuis son lancement.
A Noël 1992, en France nous avons eu ce mega pack qui comporte la console, 2 manettes et 2 jeux : Sonic et Streets of Rage. Aaaahhh que de bons souvenirs... ^__^ (cliquez sur l'image pour agrandir).
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Nommé 
Très inspiré par Final Fight, tant pour l'ambiance que le gameplay, SEGA a fait les choses bien, et non un vulgaire plagiat de basse qualité Bare Knuckle au Japon, Streets of Rage a été développé par les membres de la SEGA R&D 6, qui s'appelait SEGA R&D 2 jusqu'en 1987 et deviendra la SEGA CS2 à partir de 1991. C'est pas clair ? C'est pas grave, l'essentiel c'est de se dire que le jeu a été développé en interne par les gars qui ont fait The Revenge of Shinobi, le très bon portage de Strider ainsi que l'excellent Castle of Illusion. Au niveau du contexte historique, il faut savoir que SEGA commençaient à prendre ses fans européens au sérieux, étant donné que la Master System, et désormais la Mega Drive, avaient un joli succès chez nous.
Voilà pourquoi la version japonaise n'est sortie que 2 mois auparavant. Ainsi, contrairement à Nintendo, les jeux ne mettent pas des années à arriver jusqu'à nous (vous voulez qu'on reparle du cas d'ActRaiser ?). Ceci dit, vous vous doutez bien c'est encore et toujours Final Fight qui fait office de référence indétrônable. Il faut dire que le hit de Capcom est presque irréprochable en tout point et que son succès ne sera évincé que par un autre titre culte de Capcom : Street Fighter II. Mais avant d'en arriver là, et bien que sorti en 1989, c'est bien Final Fight qui était le roi de la castagne et en tant que véritable machine à sous (puisqu'on parle bien là d'un jeu d'Arcade), bien des développeurs vont s'en inspirer.
Capcom lui-même prouvera son savoir-faire en la matière avec les sorties de Captain Commando et King of Dragons, de son côté SNK nous dévoilera ses très moyens Sengoku et Burning Fight, Technos récidivera avec un 3e opus de son titre fondateur (Double Dragon 3), Taito nous proposera Growl, Alpha Denshi son oubliable Ninja Combat... bref, comme vous le voyez, la concurrence est rude mais loin d'être au niveau. Pourtant, déjà fort de plusieurs succès, sur Arcade comme sur consoles, SEGA s'est lancé un défi de taille et ils ont tout mis en œuvre pour prouver que leur console 16-bits "en a gros" dans les circuits, à commencer par la narration.

Les écrans titres japonais et occidental.
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Bien 
Nos 3 héros ont une prise en mains, des techniques et une force de frappe bien différente entendu nous ne sommes pas en présence d'un RPG, donc oubliez les super scénarios aux dialogues larmoyants, ici on parle d'un jeu de baston à l'écriture (avouons-le) toujours un peu bidon : les rues sont infestées de loubards en tout genre et un jour une bande de potes décide de s'attaquer à la source même du problème, Mister X et son syndicat du crime. Avec des gueules à péter par centaines, c'est alors la descente aux enfers pour nos 3 jeunes héros, qui font régner l'ordre et la justice à la force des poings... Oui, une fois encore, les scénarios de ce type de jeux ne volent pas bien haut. Pourquoi faire ça seulement à 3, alors qu'une véritable armée les attend ?
Pourquoi faire ça à mains nues ? Pourquoi traverser la ville, au lieu de se rendre directement chez Mister X et en finir une bonne fois pour toutes ? Et bien simplement parce qu'il faut bien faire un jeu ! Même si (soyons honnêtes) ça va à l'encontre de toute logique... Pour nous dévoiler les tenants et aboutissants de l'histoire, le développeur a mis en place une très sympathique introduction, où sur fond d'une ville nocturne, un long texte défile. Bien qu'uniquement en anglais (les jeux traduits étaient encore rares, surtout les jeux d'action), le texte détaille le scénario, puis nous avons une présentation rapide de nos 3 héros du jour : Blaze, Axel et Adam.
Mine de rien, cette intro est parfaite dans un tel jeu car bien des titres, même plus récents, font souvent l'impasse sur la moindre explication, ce qui est assez frustrant car si on ne dispose plus de la notice, on n'apprend rien. Ici c'est tout l'inverse, et nous avons même une très sympathique fin avec, pour des raisons évidentes de place, des images à la taille réduite. A noter qu'il existe 2 fins possibles : en jouant à 2, lorsqu'on arrive devant le boss final, celui-ci nous demande si on veut rejoindre son syndicat. Il faut alors que les 2 joueurs répondent différemment (l'un dit "oui" l'autre dit "non"), puis ils s'affronteront.

L'intro est superbe et ce grace à un joli décor et une superbe musique. Quand au texte, il est long et il détaille bien le scénario. Bien des développeurs devraient s'inspirer de SEGA pour ça...
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Le 
Malgré la relative simplicité du gameplay, le nombre de coups est suffisant et l'attaque spéciale est originale gagnant de ce combat fratricide affrontera seul le boss et s'il gagne, il deviendra alors le nouveau grand patron du syndicat... Ceci est évidemment la "mauvaise fin" du jeu, la bonne étant d'éliminer ensemble le boss et sa bande, afin de rendre les rues plus sûres. SEGA ne s'en cache pas, Streets of Rage est un beat-them-all fortement inspiré par Final Fight, l'incontournable hit de Capcom sur Arcade. 3 persos sont au choix, et ils ont évidemment des facultés et une vitesse de déplacement singulières : Adam est lent mais il frappe fort, Blaze (la fille) est rapide mais un peu faible, quand à Axel (le blondinet) il est l'équilibre entre les 2. On a bien entendu la possibilité de jouer à 2, une précision de taille lorsque la concurrence directe (notamment sur Super Nintendo avec Final Fight et plus tard Batman Returns), ne pouvait être jouable que seul. Et un beat-them-all, seul, ça manque un peu de goût vous ne trouvez pas ?
Du côté du menu des options, on va droit au but : choix de la difficulté, configuration du pad et sound-test. L'essentiel est là, rien à redire là-dessus. D'ailleurs la difficulté est plutôt bien équilibrée car s'il n'est pas toujours facile de finir le jeu en jouant seul, en général en duo on y arrive sans trop d'encombres. Si bien évidemment les points durs sont typiquement les boss, et plus encore celui de fin, Aquel et moi sommes d'accord pour dire que finalement les pires moments du jeu sont les affrontements contre Onihime et Yasha, ces 2 sœurs jumelles particulièrement pénibles à affronter ! Elles sautent dans tous les sens, sont presque intouchables et pourtant, nous assènent de terribles coups en douce.
On les affronte 2 fois dans le jeu et croyez-moi, ce sera là les passages les plus longs, difficiles voire même les plus gonflants du jeu... Au niveau du gameplay, le panel de coups n'est pas très étoffé mais il suffit amplement : une touche pour attaquer, une pour sauter et une 3e pour l'attaque spéciale. Après il y a bien entendu les attaques sautées et les projections, ainsi à l'image de son mentor, Streets of Rage fait le choix d'un gameplay simple mais tout à fait accessible.

Lorsqu'on appelle des renforts, une voiture de police débarque et un coéquipier lance un projectile qui atterrira droit sur les ennemis. Les petites-frappes seront directement éliminées, et les boss prendront cher niveau santé...
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En 
Une si petite cartouche (à peine 4Mb) a sans doute bridé le contenu avec par exemple, un faible panel d'ennemis plus, en guise de coups spéciaux, au lieu d'avoir une attaque qui consomme de la santé mais qui nous sort d'un mauvais pas (comme c'est généralement la cas), SEGA a fait le choix de repartir sur une attaque "globale", un peu comme dans Golden Axe. Résultat, en pressant la touche dédiée, un collègue flic déboule en trombe, sort de sa bagnole et tire une sorte de roquette qui atterrira directement sur les assaillants qui nous entourent, avec pour résultat immédiat que les ennemis classiques seront tous éliminer, et que les boss verront leur jauge de santé sensiblement diminuer. Comme évoqué cette attaque (différente selon le joueur 1 ou le joueur 2) ne consomme pas de santé (ce serait ridicule sinon) mais reste en nombre limité, pour éviter d'en abuser (il y a un compteur bien visible sur le bandeau noir, bandeau qui mange une belle partie de l'écran, sans doute pour mieux économiser les ressources système et fluidifier le framerate).
S'il y a bien quelque chose qui rapproche Streets of Rage de Final Fight, c'est la jouabilité. Celle-ci se révèle très réactive et les collisions sont étonnamment précises pour un jeu d'une telle envergure. Après c'est sûr, on n'échappe aux classiques du genre, à ces rouages un peu idiots mais font aussi "la recette" des beat-them-all. Il est donc naturel d'affronter une armée d'ennemis clonés à l'infini (il n'y a que 5 modèles différents), qui ne prennent même pas la peine de varier les couleurs... encore que ça on peut le comprendre, car à la différence des systèmes Arcade ou même des consoles disposant d'une meilleure palette (comme la Super Nintendo), la Mega Drive ne peut afficher que peu de teintes différentes.
De même, les boss seront à affronter au moins 2 fois (comme les 2 pénibles sœurs ninjas), les ennemis se cachent sur les bords de l'écran pour nous surprendre et nous mettre une bonne taloche en fourbe, et comme toujours, il est impossible de revenir en arrière, pour aller ramasser une arme ou un bonus de santé qu'on aurait laissé de côté.

Les ennemis de base (oui ils sont tous là).
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Enfin, 
Globalement les graphismes sont assez ternes mais Streets of Rage offre malgré tout quelques très jolis passages même si elles n'ont plus leur place sur consoles, les vieilleries issues de l'Arcade répondent encore présentes, à savoir le score (inutile) et le timer (tout aussi inutile). Je reviens une seconde sur les bonus à choper, qui sont généralement cachés dans les éléments du décor qu'on brisera à la force des poings. Du côté de la santé nous avons les pommes et les poulets (qui redonnent peu ou toute la santé) et du côté des armes nous avons les classiques couteaux, barre à mine, batte de baseball, bouteille de bière ainsi qu'un gaz paralysant, assez peu efficace.
Tout comme le premier Sonic, ce premier Street of Rage ne dispose que d'une cartouche de 4 Mb. C'est vraiment peu car c'est ce type de cartouches qui a accompagné la console tout au long de son fastidieux début de carrière. Sachant que la 16-bits de la marque a déjà 3 ans (si on compte à partir de sa sortie japonaise), on peut clairement le dire, SEGA a joué les petits-bras, un peu comme s'ils ne croyaient pas en ce projet et ont anticipés un quelconque échec. Pourtant, en 1991 ça faisait un moment déjà que les cartouches de 8 Mb étaient sur le marché et qu'elles permettaient d'offrir des réalisations d'un autre niveau. Mais SEGA semblait encore frileux à les proposer puisque la plupart des jeux étant sortis entre le line-up et notre titre du jour, font justement 4 Mb (les ROMs de 8 Mb arriveront en masse dès l'année suivante). Graphiquement, Streets of Rage n'est pas ce qu'on a vu de mieux sur une Mega Drive bien souvent sous-exploitée.
Certains titres, dans cette première phase de vie, nous ont déjà prouvés que malgré sa palette réduite, il était tout à fait possible d'obtenir de très jolis graphismes. Pour ça on peut citer Castle of Illusion, Wonder Boy V, Quackshot et bien entendu le nouveau porte-étendard de la machine, le très apprécié Sonic. Cependant on parle bien là de jeux d'exception car dans ces heures sans réelle concurrence (la PC-Engine étant plus ou moins réservée au Japon et la Super Nintendo ayant mis beaucoup de temps à voir le jour) les développeurs qui travaillaient sur Mega Drive ne faisaient que peu d'efforts.

Les boss au complet.
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Ainsi 
Difficile de le nier, l'ambiance est fantastique ! Et avec une simple cartouche de 8 Mb, Streets of Rage aurait pu concurrencer les meilleurs titres Arcade notre Streets of Rage fait clairement parti du haut du panier, l'un de ces rares titres sortis avant l'immense succès de Sonic et de la Super Nintendo, qui réussissaient à nous offrir une réalisation digne de son support. Si les sprites sont relativement petits et que l'animation de ces derniers est assez mal décomposée (la faute sans doute à une cartouche trop maigre), le jeu se rattrape en gérant plusieurs ennemis simultanément et ce, sans ralentir. Côté décors, s'ils sont généralement assez banals et que nous avons les environnements classiques au genre (les ruelles sombres, le monte-charge, l'immeuble, le bateau, l'usine...), à contrario de rares panoramas s'en sortent avec les honneurs comme ce pont avec la ville (de nuit) en fond, la plage ou encore le pont du bateau, avec cette marina aux couleurs ambrées en guise de background. Superbe ! Ceci dit, et de façon globale (j'insiste sur le "globale"), on ne peut pas dire qu'il soit moche et pourtant, difficile de dire que c'est un beau jeu.
Disons qu'il est dans l'air du temps, même si la Mega Drive nous prouvera bien des fois qu'elle est capable de mieux que ça. Par contre les boss sont de bonne taille, et souvent en double exemplaire. Leur animation n'est pas beaucoup plus fluide, cependant vu leur taille et la présence de petite-frappes pour prêter main-forte, c'est bien là qu'on trouve que la Mega Drive s'en sort avec les honneurs question framerate. On peut d'ailleurs féliciter les développeurs de chez SEGA puisque la version Euro PAL (qui est donc en 50 hz) n'a pour ainsi dire pas souffert de sa conversion depuis le format NTSC (60 hz), preuve que l'adaptation fut bien travaillée (ce qui restait encore rare à l'époque).
Maintenant c'est clair, vu le résultat final avec une pauvre cartouche de 4 Mb, imaginez une seconde ce que donnerait le jeu avec une cartouche qui ferait simplement le double : les animations seraient plus fluides, plus détaillées, il y aurait un panel d'ennemis plus étoffé et peut-être même plus de niveaux, même si notre Streets of Rage fait déjà mieux que la concurrence en la matière.
En 
La bande-son a été composée par le génialissime Yuzo Koshiro, et autant dire que ça envoie du lourd ! effet, avec ses 8 niveaux et ses sœurs ninjas de l'enfer, il faut une bonne heure et demi pour terminer l'aventure, là où en général les autres jeux du genre se finissent en 30 à 40 minutes. Pour cette super production dans le style "baston de rue", SEGA s'est payé les services d'un des meilleurs musiciens ludique, le très apprécié Yuzo Koshiro, l'homme qui est derrière les musiques de Sonic sur Master System (sans doute les plus belles compositions de la console, n'ayons pas peur des mots), Revenge of Shinobi (dont la bande-son est somptueuse) ou encore le très sympathique ActRaiser sur Super Nintendo. Un compositeur éclectique et qui ne se cantonne pas aux seules productions de SEGA. Ce compositeur, qui n'avait alors que 23 ans, nous propose ici une bande-son impressionnante. Ce fut le premier à composer de la musique de club pour un jeu vidéo, avec des inspirations House, Dance et Techno. Donnant une ambiance unique au titre de SEGA, il est clair que Streets of Rage ne serait pas le même avec une bande-son plus classique, d'autant que la Mega Drive avec ses sons "métalliques" et sa bonne gestion des basses, retranscrit parfaitement ce style musical. Les musiques sont donc en parfaite adéquation avec l'ambiance graphique : toujours un peu sombre et glauque, l'aventure se déroulant exclusivement de nuit pour sans doute donner plus d'impact à l'aspect "loubard" des ennemis. De leur côté les bruitages sont efficaces, mais pour être tout à fait honnête, on les aurait aimé plus dynamiques et percutants. Quant aux voix digitales, Mega Drive oblige, elles sont assez cracheuses mais elles ont malgré tout le bon goût de ne pas couper les musiques et d'être en nombre suffisant.

Yuzo Koshiro, déjà compositeur sur Revenge of Shinobi, Sonic (Master System) et ActRaiser, nous livre ici une magnifique bande-son, qui colle parfaitement à l'ambiance du jeu. A la sortie de Streets of Rage, il n'avait que 23 ans.
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Véritable
Note
titre culte de la Mega Drive, Streets of Rage est le premier gros beat-them-all de la console. Oui la 16-bits de SEGA a déjà accueillie Altered Beast et Golden Axe mais soyons franc, l'impact n'est pas du tout le même. Malgré ses origines modestes (jeu Mega Drive, une console de salon bien moins puissante que les systèmes Arcade et surtout affichant une palette de couleurs bien pauvre, le tout servi sur une maigrelette cartouche d'à peine 4 Mb), Streets of Rage se placera en bon second sur le secteur du beat-them-all, juste derrière le cultissime Final Fight ! Une place qui lui sera volé à peine un an plus tard avec la sortie de Streets of Rage 2, qui deviendra la nouvelle référence en la matière et ce, pour les décennies suivantes !

Mais comme tout titre culte, il a bien fallu un début à cette saga (il suffit de voir Street Fighter II, on aurait jamais imaginé que le premier opus était si mauvais), ce premier épisode étant déjà largement au dessus du lot. Certes ce n'est pas le plus beau jeu du support mais "il se défend" et il est clair qu'une cartouche plus grosse aurait permis d'en avoir plus, notamment en ce concerne les animations. Malgré ça et quelques menus défauts, la trilogie des Streets of Rage comptera parmi les séries les plus emblématiques de la console. Quant à la musique, signée Yuzo Koshiro et dans un style Electro, elle est vraiment superbe. Rythmées et possédant de solides mélodies, les musiques accompagnent à merveille le jeu. Monsieur Koshiro fut d'ailleurs le premier à proposer des musiques type "Club / House" dans un jeu, un style qui colle parfaitement à l'ambiance sombre et poisseuse du titre. Streets of Rage est donc un très bon jeu, je dirai même parmi les meilleurs beat-them-all sur consoles de 4e Génération, rien que ça !

