BioShock -- Review sur SoloGamerTest

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Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

   


La version Xbox 360 est compatible avec :

 


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Sorties Xbox 360 et PC : août 2007 aux Etats-Unis et en Europe - février 2008 au Japon
Sortie sur PS3 : octobre 2008 mondialement

Développeur : Irrational Games
Studio de soutien : Demiurge Studios
Portage PS3 : 2K Marin - 2K Boston - 2K Australia - Digital Extremes
Editeur : 2K Games
Genre : FPS

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Moteur graphique : Unreal Engine 2.5 modifié
Moteur physique : Havok
Temps de jeu : 12 à 15 heures

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 70€ sur consoles - 60€ sur PC
Score des ventes : 4 Millions (tous supports)



Installation Xbox 360

Support : 1 DVD-Rom
Installation : facultative sur Xbox 360 - 5,3 Go sur Xbox One et Xbox Series X/S
Performances : 720p en 30 fps
Compatible Kinect : non


Installation PlayStation 3

Support : 1 Blu-Ray
Installation : obligatoire de 5 Go
Performances : 720p en 30 fps
Compatible PS Move : non


Installation PC

Support : en téléchargement sur Steam (version originale)
Installation : 8 Go
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Intel Pentium 4 (2,4 GHz)
RAM : 1 Go
VIDEO : avec 256 Mo de VRAM (type GeForce 6600)



La musique de la semaine :
Outer Space




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BioShock









Depuis
Je l'admets, il m'a fallu un peu de temps pour voir en BioShock le hit qu'il est...
quelques mois, on n'arrête pas d'entendre parler de BioShock par ci, BioShock par là, avec toujours une idée commune comme quoi le titre d'Irrational Games allait bouleverser le genre avec son gameplay original et sa réalisation hors norme. Même si on n'est pas adepte des FPS, on a forcément entendu parler de ce jeu. Totalement adulé par la presse, BioShock est un FPS qui cherche à tout prix à se démarquer. J'ai quand même trouvé la presse papier comme online, un peu trop unanimement satisfaite. Car si on gratte un peu, BioShock n'est guère révolutionnaire (la formule est par contre très bien mise en oeuvre) et il est (quoiqu'on dise) bourré d'imperfections... puisque rien n'est parfait en ce monde. Ceci dit c'est un bon représentant des FPS de 7e Génération mais de là à ce que tout le monde en parle comme le messie, y'a une frontière que je ne franchirai pas.
Seulement voilà, plus je joue à BioShock et plus j'aime ce jeu ! Bien sûr il garde ses défauts mais je ne saurai dire par quel miracle, mon avis à son égard s'est peu à peu modifié. Un jeu que j'ai d'abord dénigré, puis accepté pour finir par me rendre compte qu'il était vraiment génial, est en passe de devenir l'un de mes FPS préférés. Etrange, au moins autant que peut l'être Rapture. C'est pourquoi j'ai décidé d'entièrement revoir mon article à son sujet, même si ce jeu n'est toujours pas aussi "parfait" qu'on voudrait nous le faire croire...
En 1960, nous découvrons Jack. A bord d'un avion, il ressasse le passé lorsque tout à coup, c'est le crash en plein océan Atlantique. Apparemment seul survivant, il nage au milieu des flammes et des débris, jusqu'à une sorte de phare. A peine introduit il se voit contraint de monter à bord d'une bathysphère et celle-ci plonge dans les profondeurs abyssales de l'océan jusqu'à Rapture, une cité sous-marine conçue par Andrew Ryan. Ce dernier voulant échapper à la vie trop platonique et formatée de la surface, il construisit une ville entière où chacun aurait sa chance. Et la ville de ce visionnaire, fortement inspirée par 20.000 lieux sous les mers (Jules Verne) est le nouvel El Dorado de l'humanité. Mais une fois arrivé sur place, on y découvre une métropole dévastée, peuplée de dégénérés agressifs et défigurés. C'est alors qu'Atlas prend contact avec lui et le supplie de sauver sa famille, en échange de son aide...


A
C'est vraiment dommage, la mise en scène est trop minimaliste et les messages audio sont une solution de facilité...
la façon d'un Half-Life, le scénario de BioShock se déroule entièrement en vue subjective. Et c'est l'un des principaux défauts du jeu : le background est admirablement travaillé mais le fait de n'avoir quasiment aucune mise en scène, est vraiment frustrant. En gros les cut-scenes sont extrêmement rares et finalement, l'énorme Lore du titre, ne se dévoilera que via des dizaines de messages audio. Personnellement, je trouve que c'est une solution de facilité, car c'est tellement plus simple que de faire de véritables cinématiques. Et c'est vraiment dommage car Rapture est plus proche de l'asile d'aliénés (avec ses chrosomes aux chromosomes en trop), que du paradis annoncé. Bien sûr il subsiste quelques retournements de situations qui vont bien, quelques mises en ambiance assez sympas mais le jeu nous livre sa trame de façon trop superficielle.
Ainsi BioShock écope des mêmes critiques que le jeu de VALVe. Pire, il subsiste également quelques incohérences notoires. Lorsqu'on y repense, Jack se fout le premier plasmide dans les veines sans même savoir ce que c'est, et sans "y être forcé" je vous prie ! Perso, je me pique pas avec la première seringue venue, qui contient en plus un liquide bleu fluo : c'est débile ! Heureusement, comme je le disais, le background a été soigné et c'est bien ça qui sauve ce chapitre. On se fait embarquer dans une histoire de sauvetage, au départ pas bien palpitante, mais très vite on comprendra qu'il se trame de drôles de choses à Rapture.
Le scénario va plus loin que ce qu'on pourrait penser, et certains détails ne seront accessibles que via des messages audio à récupérer un peu partout, exactement comme dans DOOM 3. Dommage que tout ça ne soit pas plus étoffé, plus mis en scène, car dans le fond, le scénario est passionnant ! Si BioShock a autant fait parler de lui, hormis pour son atmosphère et l'originalité de son environnement, c'est parce qu'il apporte un gameplay sacrément bien étudié. Nous allons le voir, tout n'est pas nouveau mais les développeurs ont su réinjecter les concepts pour se les approprier.


On
Jongler entre les armes et les plasmides donne des combats assez originaux
commencera par le fait que notre homme manie aussi bien les armes à feu que les pouvoirs magiques. C'est grâce à l'ADAM que des ingénieurs fous ont créés les "plasmides" et grâce à elles, on peut mettre le feu, électriser un ennemi, faire bouger des objets par télékinésie ou créer un vent de glace. Ces "pouvoirs" seront par ailleurs mis à contribution dans certains passages, car un bloc de glace qui coince une porte, mérite quelques flammes. L'électricité paralyse les ennemis (comme ça on a tout loisir de leur défoncer la gueule... ah non, ça c'est déjà fait) et la télékinésie peut servir à choper des objets pour les envoyer sur les ennemis (ou attraper quelque chose qui est hors de portée). Ces pouvoirs, ces plasmides, sont upgradables, tout comme la barre de vie, la jauge d'EVE et l'armement. Sympathique clin d'oeil à la Bible, les plasmides (créées à partir de l'ADAM) ont besoin d'EVE.
L'EVE n'est rien d'autre que la "recharge" du plasmide, la jauge de mana en quelque sorte. Ainsi il faudra chercher des munitions pour ses armes mais aussi des seringues d'EVE si on ne veut pas tomber à sec de pouvoirs. Et jongler entre armes et pouvoirs est bien le coeur des bastons. Généralement il est plus facile de tuer un ennemi si celui-ci est figé ou qu'on a déjà bien entamé sa santé avec un jet de flammes. L'ADAM est également une substance récoltable. A chaque fois qu'on croise une Petite-Soeur, elle sera accompagnée d'un Protecteur (un Monsieur P, aussi appellé Big Daddy), une espèce de colosse en scaphandre de plongée.
Tant qu'on ne les attaque pas, tout va bien mais à la première bousculade, les Protecteurs se déchainent (d'ailleurs, on ne les pensait pas aussi vifs). Une fois mort, dans un combat bien plus épique que contre les "chrosomes" (les ennemis de base, génétiquement modifiés et défigurés), un choix moral se pose à nous : tuer la Petite-Soeur et récolter un max d'ADAM ou la sauver et n'en récolter que la moitié. Moi ch'uis pas un méchant donc je les sauve (sans quoi on extrait la limace de leur corps, la source de l'ADAM, beurk...) et jouer les gentils apporte une compensation puisqu'en général, on a droit à un cadeau (un nounours), où il y a plein de munitions et de trousses de soins.


Cet
Le gameplay offre un savoureux mélange : crafting, conception, maps ouvertes, mélange de pouvoirs et d'armes, piratage...
ADAM récolté peut ensuite être dépensé sur des machines à génomes. On peut y acheter de nouveaux emplacements à plasmides (on peut ainsi porter plus de pouvoirs différents) et des améliorations génétiques. Là aussi c'est très fort, on ne parle plus de plasmides et de pouvoirs à proprement parler, mais bien de customisation de son personnage. C'est presque du RPG... En fouillant bien les lieux, on trouve toute sorte d'upgrades : déjouer plus facilement les pièges, devenir invisible si on ne bouge plus, trouver de nouveaux éléments si on fouille une 2e fois, faire une décharge électrique si on est touché (mon préféré !)... la liste est longue. Voilà pourquoi il faut bien dépenser son ADAM, car acheter de nouveaux emplacements permet d'améliorer sensiblement ses attaques et/ou sa défense. Autre point très appréciable de BioShock, l'aspect exploration est réellement poussé.
Une flèche nous indique la direction de la mission (les puristes peuvent la désactiver mais elle permet de ne pas tourner en rond pour rien) mais il est tout à fait possible de trouver un chemin annexe. Et c'est généralement plus payant. Bien fouiller les niveaux c'est l'assurance de trouver des seringues d'EVE, de nouvelles armes, de l'argent, quelques renseignements supplémentaires (messages audio) et parfois même de nouveaux plasmides. Jouer les fouineurs a donc un double avantage : rallonger drastiquement la durée de vie et dénicher des bonus.
C'est une devise : nul FPS sans un bon vieux fusil à pompe ! L'armement est à la base assez classique (la première arme, la clé anglaise, est d'ailleurs un sympathique clin d'oeil à Half-Life : Opposing Force), tout en pensant que le jeu se déroule dans les années 60 : revolver, fusil à pompe, mitraillette Thompson à camembert, arbalète mais aussi des armes plus exotiques comme le lance-flammes ou le lance-grenades. Comme certains ennemis sont plus sensibles à certains types de munitions, les développeurs ont eu la bonne idée de proposer sur certaines armes jusqu'à 3 types d'ogives. Par exemple, les balles perforantes sont plus rares mais sont idéales contre les Protecteurs et les tourelles de sécurité.


Ensuite
Sauver les Petites Soeurs, c'est du baume au coeur, l'impression de réaliser une bonne action
comme évoqué précédemment, les armes sont upgradables (plus de puissance, plus de munitions, moins de recul...) via des bornes très rares et souvent cachées. Mais s'enquiquiner à les dénicher est toujours payant. En parlant d'argent, dans Rapture tout se monnaye. Il a des bornes pour acheter des munitions (on peut aussi essayer d'en fabriquer soi-même en récoltant divers matériaux) ou pour acheter des items (trousses de soins) et tout ça réclame de l'argent bien évidemment. Mais dans Rapture, tout est également piratable. Sous la forme d'un taquin amélioré, ces petits jeux dans le jeu seront plus ou moins ardus (heureusement il y a aussi des pirateurs automatiques) et ils vous permettront de payer leur service moins cher ou de carrément de convertir un drone de sécurité en allié.
Plus directement, on peut "soudoyer" la machine pour payer directement son piratage (c'est aussi valable pour les coffres forts). C'est pratique, et ça incite à fouiller chaque recoin de la ville, ainsi que chaque cadavre. Certaines idées de gameplay sont donc reprises de No One Live Forever 2, et BioShock n'est pas un jeu difficile. On peut sauvegarder où on veut et à la façon d'un PREY (l'original de 2006), la mort n'est jamais définitive : si vous perdez tous vos points de vie, vous "renaîtrez" instantanément dans une vita-chambre avec la délicate attention que les ennemis garderont les dégâts subis. Il est par ailleurs agréable que chacun ait leur propre barre de vie visible. Les joueurs qui n'aiment pas les jeux difficiles apprécieront le geste (même si généralement l'abondance des trousses de soins suffi).
Par contre les hardcores gamers crient au scandale avec un jeu trop accessible. Fort heureusement, ce genre d'options est désactivable, ce qui rend le challenge nettement élevé. On pourra donc fouiller les corps, en plus des bureaux, des meubles, des poubelles... Trouver de quoi manger restaure de la santé, trouver de l'alcool restaure un peu d'EVE (si on en boit trop, on devient saoul) et on trouve également des munitions et diverses babioles (des objets qui peuvent ensuite servir à la manufacture de nouvelles munitions).


Comme
A part des modélisations un peu bizarres et des loadings interminables, BioShock est un très beau jeu
on peut le voir, BioShock emprunte beaucoup à d'autres titres (en améliorant grandement le concept) mais comporte aussi son lot d'aspects moins travaillés. Le jeu est hyper scripté et de façon vachement voyante en plus. Par exemple ce n'est qu'en fouillant les lieux que les ennemis débarquent (suite à la fouille d'un bureau par exemple) et ce n'est qu'à la mort de ces derniers que la porte s'ouvre. Super réaliste non ? Et puis BioShock ne comporte aucun mode multi-joueurs. Perso je n'aime pas les modes online (c'est un choix, ne me blâmez pas), ce qui ne me dérange donc pas, mais prouve bien aux conformistes que le futur du FPS ne passera pas forcement par là. Il est d'ailleurs étrange que nombre de jeux sans mode multi se fassent descendre par la presse et qu'ici, cette absence soit passée sous silence. C'est bien la preuve que la presse n'est pas toujours objective.
Notez aussi que les ennemis ne sont pas vraiment doués d'intelligence. Ce sont de grosses brutes sans cervelle qui auront tout de même le bon sens d'aller se soigner de temps en temps ou de vous contourner pour mieux vous prendre à revers. Mais ça reste assez sommaire, ce qui révèle une IA un peu faiblarde. Heureusement que ces derniers points n'entachent absolument pas le plaisir qu'on a à parcourir les rues sous-marines et délabrées de Rapture. Il faut dire que l'ambiance y est géniale mais contrairement à ce que certains pensent, BioShock n'est pas du tout flippant. Je ne sais pas où ils sont aller pêcher ça mais si vous voulez avoir peur, il va falloir trouver un autre candidat (Dead Space ?). S'il y a bien un sujet sur lequel BioShock a mis tout le monde d'accord, c'est bien les graphismes.
Et comme nos PCs et nos consoles actuelles s'accommodent bien de l'Unreal Engine, les développeurs nous livrent un jeu maitrisé en presque tous points. Le design de Rapture, cette ville des années '50 mêlant un étrange futur parallèle, une ambiance aquatique rendant claustrophobe et une forte inspiration rétro, est saisissant de réalisme et de beauté. Se retrouver au milieu d'une mer vaguelée, entouré de flammes géantes avec la queue de l'avion qui s'engouffre dans les profondeurs, ça laisse admiratif. Les flammes qui lèchent l'eau, l'effet hyper réaliste sur la mer, le fog qui nous fait un brouillard plus vrai que nature : dès le prologue, on en a plein les mirettes !


La
La bande-son met bien l'ambiance et le doublage est globalement bon
qualité des textures, les effets de particules, les reflets de l'eau, le magnifique jeu de lumières, le réalisme des fumées (sans oublier les effets meurtriers des plasmides)... tout a été travaillé dans le moindre détail. D'ailleurs, on sentirait presque l'humidité ambiante tant l'atmosphère est parfaitement rendue. Il n'y a qu'à regarder dehors et voir le décor qui ondule lentement afin de rendre encore plus vraie cette utopie sous-marine où l'engouffrement d'une eau sous pression est admirablement rendue. Bien sûr on pourrait regretter que les modélisations soient un peu bizarres avec des doigts un peu carrés, des chrosomes un peu mal modélisés qui ressemblent à du plastique, des fillettes avec des pieds énormes, un effet gore un peu étrange ou encore des animations pas tellement réalistes des divers PNJs et ennemis (souvent trop rapides et manquant de fluidité).
Dans la continuité, on retrouve aussi quelques angles mal dégrossis, quelques saccades mais aussi et surtout des pop-ups de textures, souvent dû à un streaming excessif qui charge quasi en permanence les textures du jeu. C'est la grande maladie de l'Unreal Engine, et on ne le blâmera pour ça. Ajoutons également que les loadings sont très longs. Au final, BioShock impressionne sur ses effets vraiment réussis, et la qualité de ses décors, de sa narration passive mais il déçoit un peu par une technique qui semble déjà dépassée par rapport à certains titres de la même période comme Call of Duty 4, Crysis ou Unreal Tournament III. Cependant il ne faut pas ommetre un détail très important : la qualité du design !
Ainsi BioShock n'est peut-être pas le plus beau jeu du moment, mais il est sans doute l'un des plus originaux. Si BioShock a plutôt bien brillé d'un point de vue graphique, au contraire le son est plus sujet à controverses. Pour bien se mettre dans l'ambiance des années '30 à '60, toutes les musiques émanent des vapeurs d'un temps perdu, un temps qui sent la naphtaline. C'est un petit regret, aucune musique ne sera vraiment sympa ou épique. Toutes semblent issues de ces temps reculés, comme si les pistes sortaient d'un vieux gramophone trouvé au fond du grenier. Par contre, question immersion et mise en ambiance, les développeurs ont tout bon.


Entre
Par contre les bruitages sont vraiment décevants, les armes n'ont aucun punch ! :(
le son et les technologies, on se croirait vraiment revenus dans les années '60 et je pense que c'était le but premier. Finalement ce que je regrette, c'est que tout ça n'empêchait en rien l'incorporation de quelques musiques plus contemporaines qui auraient par exemple soulignées les temps fort du jeu. En échange, nous avons droit à un très bon doublage en français. Les élocutions transpirent la folie, et d'une manière globale, la qualité est au rendez-vous. Je trouve dommage que les chrosomes débitent toujours les mêmes âneries (parfois en boucle jusqu'à ce qu'on les tue) ou encore que les Petites Soeurs disent n'importe quoi (comme le fait qu'on se traîne alors qu'on est devant elles) mais il serait difficile de réellement trouver à redire, surtout en ce qui concerne les protagonistes principaux. Finalement le plus dommageable dans tout ça, c'est que le réglage automatique des volumes n'est pas du tout optimisé.
Tant que c'est calme ça va, mais dès qu'il y a du bruit, on ne comprend plus rien ! Ceci dit le pire d'entre tout, ce sont les armes... Je l'ai toujours dit, des armes qui détonnent ça apporte beaucoup de dynamisme aux combats. Ici les armes ne sont pas du tout réalistes et en plus, elles manquent totalement de muscle. Un fusil à pompe fait un vieux pouf éteint au lieu de démonter les oreilles, la mitrailleuse fait un vieux tac-tac tout miteux, finalement seules les explosions et le lance-grenades envoient du lourd. Je suis navré d'entendre une telle mollesse sonore car j'ai rarement entendu plus mauvais bruitages dans un FPS !
Et c'est bien dommage car l'environnement sonore est pourtant bien travaillé (j'adore les longues "élocutions" des Protecteurs) sauf pour cet aspect-là. C'était pourtant primordial et ça diminue la violence que peuvent avoir les affrontements. Ainsi je suis désolé mais une fois encore, je n'ai pas trouvé que BioShock brillait sur tous les niveaux comme certains le prétendent. Les testeurs/joueurs ont-ils de la merde dans les oreilles ? Tous s'accordent pour affubler ce chapitre de "parfait" mais moi je m'insurge et je dis non !



Conclusion

Dire Note



que BioShock est "un jeu parfait" est une ineptie et ce pour plusieurs raisons. D'accord il est génial, prenant, hypnotique et immersif mais pas parfait pour autant : les loadings sont interminables, le sang gicle de façon peu naturelle, le jeu est affreusement scripté, les musiques sont excellentes pour l'ambiance mais pas bien attrayantes, les ennemis sont bizarrement modélisés (on dirait du plastique) et leurs animations sont peu réalistes, on a la réimplantation de plusieurs concepts déjà découverts ailleurs (fouiller les corps, des pouvoirs magiques, conception de munitions, magasins...) bref un titre pas aussi parfait que la presse a bien voulue nous le faire croire. Pourtant sous mon air défaitiste, je dois avouer adorer ce jeu ! Il m'a fallu du temps pour l'aimer à sa juste valeur mais à chaque partie je m'aperçois qu'il est génial. Malgré ses défauts dont, selon moi, les pires sont des armes aux bruitages lamentables et un scénario au fond excellent mais très mal mis en scène, finalement BioShock est largement sauvé par un background fabuleux et un gameplay étonnament fouillé. Les développeurs n'ont pas été créatifs à tous les niveaux mais ce qu'ils ont plagiés, ils se le sont approprié et l'ont encensé ! C'est à tel point que désormais, il y a eu l'avant et l'après BioShock !

Ce mélange d'armes à feu et de pouvoirs, cette customisation du personnage, le fait de pouvoir créer certaines choses, cette exploration qui rallonge drastiquement une durée de vie déjà confortable... font que BioShock n'est pas 100% nouveau mais il le fait tellement bien et avec tellement d'ambition, que le résultat est simplement grandiose ! L'ambiance est particulièrement soignée car se balader dans ce qui devait être le Paradis et qui est devenu un enfer, réserve son lot de surprises. Rapture, ancienne ville prodige, terre promise à une nouvelle race dopée aux plasmides, est finalement devenue un asile d'aliénés. Et puis graphiquement, hormis quelques menus soucis et une technique un peu à la traine, il faut reconnaitre que ça claque ! L'originalité et la qualité du design sont vraiment probants ! BioShock est donc un jeu imparfait mais qui saura vous prendre dans le tourbillon de son scénario, pour peu que vous accrochiez à son ambiance. Il aurait pu atteindre la place du sacrement suprême mais j'estime que certains détails, à mes yeux importants, l'empêche d'obtenir la note maximale. Il reste malgré tout une aventure unique et loin des FPS stéréotypés, son univers original et son gameplay magistral prévalent sur tout le reste. Premier épisode d'une trilogie, il me tarde de remettre les pieds à Rapture et de déglinguer à nouveau du chrosome à coup de plasmides...






Points négatifs

  Les bruitages des armes sont tellement mous, qu'ils ne rendent absolument pas hommage à la violence visuelle
  Une narration peu travaillée où tout est observé en vue subjective, sans aucun effort de mise en scène
  On aurait pas craché sur quelques musiques un peu plus épiques et contemporaines
  Quelques angles mal dégrossis et des animations peu réalistes


Points positifs

  Une difficulté qui peut s'adapter à vos besoins : accessible, équilibré ou hardcore, c'est à vous de choisir
  Un gameplay vraiment excellent, qui pioche dans les meilleures idées du genre
  Les graphismes sont vraiment superbes et le design est intouchable
  Une ambiance hypnotisante et soigneusement mise en oeuvre
  Une durée de vie très correcte pour le genre
  Au fond, l'histoire est vraiment excellente
  Globalement, le doublage est bon
  Un level design ingénieux



Test réalisé par iiYama


article initial : mars 2009
mise à jour : juin 2026


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