|
(PUB)
|
|
|
|
|
BioShock 
L'Antre de Minerve nous fait découvrir une zone de Rapture, jusque-là inconnue... 2 est une magnifique suite à un premier opus qui aura marqué les esprits. Certains ont boudés ce titre, ne lui trouvant que les facettes vite développées du pur produit markéting, victime qui plus est du syndrome de la version 1.5. Pourtant, ceux qui comme moi ont appréciés BioShock, ne pouvaient qu'aimer cette suite qui nous faisait replonger dans l'enfer de cette ville sous-marine et hypnotisante. Je vais même vous dire mieux, je crois même préférer le 2 pour ce qu'il apporte à une formule déjà bien rôdée. Non ne criez pas au scandale, après tout à chacun ses choix et ses goûts, disons juste que j'ai apprécié d'avoir une narration mieux exploitée, de nouvelles facettes de l'aventure (comme les balades sous-marines ou la protection des Petites Sœurs) ainsi que de nouvelles armes et même, un point final à cette utopie créée par Andrew Ryan.
Non vraiment, BioShock 2 reste pour moi un excellent jeu, à la fois une continuité et une conclusion des aventures encourues dans Rapture. Si le premier jeu n'a pas eu de véritable contenu additionnel, au contraire BioShock 2 aura profité de quelques ajouts, notamment pour agrémenter son mode multi-joueurs. Mais vous le savez déjà, chez nous on se fout un peu du multi, et on se concentre surtout sur les modes solos et narratifs. Les DLCs étant devenus très à la mode ces dernières années, il est presque naturel de voir notre bien-aimé BioShock 2 s'offrir un contenu pour le moins intéressant. Souvent vendu en bundle avec le DLC "Protector's Trials" (où on doit défendre des Petites Sœurs, tout au long de 6 maps inspirées du jeu principal), de son côté L'Antre de Minerve est un contenu essentiellement narratif.
1968, au moment même où le Protecteur Delta va se réveiller dans BioShock 2, nous on incarne cette fois le Protecteur Sigma. Ce Big Daddy de la série Alpha, va devoir accomplir tout un tas de missions, au bon vouloir de Charles Milton Porter (qu'on ne connaissait pas jusqu'ici). Pourquoi lui obéit-on aussi aveuglément... seule la fin vous donnera cette réponse. Pour situer cette aventure parallèle, elle se termine au moment où Brigid Tenenbaum trouve un moyen de quitter Rapture. Souvenez-vous, dans l'épisode 2 on la voit accompagnée de Petites Sœurs, prête à partir. Elle nous fait ses adieux et nous souhaite bonne chance pour retrouver Eleanor. Et bien ce moment-là correspond à la fin de L'Antre de Minerve...

L'Antre de Minerve est un DLC (un contenu additionnel) il nécessite donc de posséder BioShock 2.
|
Maintenant 
Il est évident qu'on retrouve toutes les qualités, mais aussi tous les défauts de BioShock 2 puisqu'un DLC ne fait que se "greffer" sur l'architecture du jeu principal que vous resituez bien le contexte chronologique, dans ce DLC nous allons parcourir les entrailles de Minerve, un secteur de Rapture jusque-là inconnu. Minerve est un peu le coin hi-tech, là où sont concentrés tous les ordinateurs de la ville. Et au dessus de toutes ces machines trône "Le Penseur" (The Thinker en VO), un supercalculateur que Reed Wahl (l'antagoniste du jour) s'est approprié au dépend de Charles Milton, alors que les 2 hommes étaient associés. Voilà pourquoi notre interlocuteur veut remettre la main dessus, et fuir cette ville de fous. Niveau narration, la formule ne change évidemment pas : on retrouve ces messages audio et ses dialogues qui font avancer l'histoire, plus quelques très rares cut-scenes. Sigma ne parle pas, comme d'habitude, et l'écriture est vraiment sympathique pour un DLC.
Je vais même vous dire mieux, si on se doute du tenant et de l'aboutissant, l'épilogue est malgré tout surprenant et très émouvant. Une belle surprise. Maintenant que les choses soient claires, aucun DLC ne règlent les problèmes inhérent d'un jeu. C'est un contenu additionnel qui se greffe sur les mécaniques et la construction d'un titre, parfois qui réutilise les mêmes textures voir même, les décors du jeu de base. Ainsi ne vous étonnez pas d'avoir des loadings toujours aussi longs, des bruitages toujours aussi pourris pour certaines armes, la même jouabilité et le même gameplay, ainsi que les mêmes défauts. Le pire défaut d'entre tous, ce sont ces textures très en retard à l'affichage. Ce qu'on peut comprendre lorsque les données arrivent d'un lecteur optique un peu lent, est inadmissible lorsque le jeu est installé sur disque dur (forcément), d'autant plus que ce phénomène m'a semblé encore plus prononcé que dans l'aventure principale.
Maintenant il n'y a pas que des défauts puisque les qualités de BioShock 2 répondent toujours présentes. On retrouve bien entendu les Petites Sœurs qu'il faut préserver pendant "leur moisson", les upgrades via des Fortifiants Génétiques, les Plasmides ainsi que des maps toujours aussi ouvertes. Il faut le dire, en ligne droite, ce DLC peut se boucler en 2 à 3 heures mais pour les fans, les vrais, ceux qui chinent le moindre recoin et surtout cherchent à découvrir des pans entiers de niveau qu'il n'est pas obligatoire de traverser, ceux-là (et moi le premier !) mettront plus de 5 heures pour en faire le tour. Une belle durée de vie qui justifie les 10€ à investir.
Maintenant 
La nouvelle arme est clairemment dispensable, cependant l'histoire, l'ambiance hi-tech et un excellent doublage sont de vrais plus nous avons aussi quelques nouveautés. Minerve étant la division haute-technologie de la ville sous-marine, on y trouvera des robots de nettoyage (en les détruisant, on ramasse les bonus qu'ils ont trouvés), un nouveau Monsieur P (le Lancier) qui utilise la nouvelle arme du jeu : le fusil laser. Cette arme pose un sérieux soucis de visée car son rayon est vraiment fin, et avec les munitions de base, sa puissance n'est pas très élevée. Par contre avec les munitions incendiaires, c'est déjà mieux. Autre détail, on trouvera aussi quelques larves d'ADAM prisonnières de bocaux (à vous de vous servir) et une montée en puissance forcément plus rapide que dans BioShock 2. Normal il faut atteindre le niveau max en 5 heures, au lieu de 15 heures. Ainsi les bornes "Le Pouvoir au Peuple" (vous savez, ces bornes où on upgrade ses armes) n'existent plus, on trouvera directement des armes boostées.
Après c'est sûr, le gameplay reste bien campé dans ce que proposait BioShock 2... Au niveau du design par contre, on aura de nouveaux décors chargés de cette technologie vétuste qu'on pensait pourtant avant-gardiste à l'époque. En voyant tout ça, on ne peut que se dire que les premiers pas de l'Homme sur Lune (en 1969) ne sont qu'une vaste fumisterie, car en y pensant, dans les années 60/70 les ordinateurs étaient à peine plus puissants que des calculatrices. Je suis hors-sujet (je sais) donc revenons à nos moutons. Le design est fort de cette architecture propre aux jeux BioShock, avec en plus cette ambiance retro-futuriste chargée de silicium.
Si bien sûr on retrouve les traits particuliers de Rapture, je peux vous dire que l'Antre de Minerve change un peu du quotidien. Terminons par la partie sonore qui profite des mêmes ambiances musicales et des mêmes bruitages. Quant au doublage, on appréciera de voir que pour la 3e fois dans notre superbe version française, Andrew Ryan et Tenenbaum ont reçus les mêmes doubleurs. Cette continuité fait bien plaisir. Enfin sachez que de son côté, Charles Milton a profité de la voix de Benoît Allemane, la voix française de Morgan Freeman. Autant dire qu'une fois encore le travail voxographique est admirable, car bien des jeux n'atteignent pas ce niveau d'excellence.
BioShock
Note
2 : l'Antre de Minerve touche le haut du panier en terme de DLC narratif. Il apporte quelques détails sur Rapture, son fonctionnement et la gangrène qui l'a menée jusqu'à sa chute. Avec un scénario bien écrit, pas mal de dialogues (contrairement à ce qu'on pourrait penser) et un jeu fort d'un design toujours aussi séduisant, agrémenté en plus de plusieurs nouveautés, il justifie ainsi son prix puisque la durée de vie y est tout à fait correcte si on prend la peine de fouiller les lieux (environ 4 à 5 heures). Maintenant c'est sûr, si bon soit-il ça reste un simple DLC. Aucun défaut du jeu original n'a été corrigé (comme les bruitages, les loadings ou les pop-ups des textures), normal me direz-vous, puisqu'un contenu additionnel ne fait qu'apporter de la substance à une structure qui existe déjà. Et il faut bien insister sur ce point, afin de remettre les idées en place à ceux qui n'ont pas encore compris le "concept" même du DLC. Personnellement, avant d'attaquer le test de BioShock Infinite, dernier épisode de la série, j'ai voulu prolonger l'expérience BioShock 2 et l'Antre de Minerve m'a offert une superbe aventure solo, d'une qualité et d'une narration équivalent aux meilleures prestations de Mass Effect 2. Ainsi même si je ne prône pas cette prolifération des DLCs, je dois reconnaitre que pour du contenu tel que celui-ci, je vote pour.
