Final Vendetta -- Review sur SoloGamerTest

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Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

 

 

 

 


Les versions PlayStation 4, Xbox One et Switch sont compatibles avec :

 




Aussi disponible sur :

 


Sortie du jeu : juin 2022

Développeur : Bitmap Bureau
Editeur : Numskull Games
Genre : beat-them-all

Version testée : Euro
Voix dans le jeu : anglais
Textes à l'écran : français

Supports physiques : cartouche de 1346 Mb sur Neo-Geo AES/MVS - Blu-Ray sur PS5 et PS4 - cartouche sur Switch - uniquement en dématérialisé sur Xbox et PC

Installation : environ 500 Mo quelque soit le support
Version logicielle testée : v.1.0

Difficulté :
Temps de jeu : 40 mins environ
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Titre alternatif : Vendetta 2

Prix des versions Neo-Geo : 450€ en version classique - 545€ l'édition Collector - 690€ la Super Limited Edition
Prix des autres versions : 25€ en démat - 25 à 50€ selon la version en physique (hors Collector)









La musique de la semaine :
Outer Space




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Final Vendetta









Pour
Après un Xeno Crisis très réussi, Bitmap Bureau nous revient avec un beat-them-all à l'ancienne
tout vous dire, ça fait un moment que je surveille d'un coin de l'œil ce fameux Final Vendetta. Il faut dire que derrière on retrouve le petit studio de Bitmap Bureau, qui s'est déjà largement illustré avec le superbe Xeno Crisis, sorti près de 3 ans auparavant. Bitmap Bureau est un tout petit studio indépendant basé à Southampton (au Royaume-Uni) qui compte moins de 15 développeurs. Autant dire que la structure est ultra modeste et pourtant ils ont réussi haut la main un Kickstarter à plus de 360% pour financer Xeno Crisis. Avec un tel jeu, et un tel succès critique (difficile de savoir si le jeu s'est bien vendu ou pas), les petits gars de Bitmap Bureau étaient attendus au tournant. Cette fois on laisser tomber l'arena shooter et on lorgne vers le beat-them-all bien gros bien gras.
Vous ne le savez peut-être pas mais Vendetta, le jeu original, est un titre développé par Konami, sorti en 1991 sur Arcade. Bien entendu il n'avait pas le panache d'un Final Fight (Capcom ayant toujours été le grand numéro 1 du genre), ni même celui d'un Streets of Rage, mais il n'empêche que le jeu avait son petit charme même si aujourd'hui, 35 ans plus tard, il a pris beaucoup de bouteille. S'il est difficile à trouver en Arcade (sur une vraie borne j'entends), vous pouvez toujours vous tourner vers l'émulation ou tout simplement l'acheter sur les Stores de la PS4 et de la Switch. Final Vendetta en est la suite non officielle, puisque Konami dispose toujours des droits mais n'a (à aucun moment) donné son aval. Il n'empêche qu'on y retrouve le même pitch de départ, un peu la même ambiance ainsi qu'une partie du casting.
Le lien est clairement établi, mais nous y reviendrons en temps voulu. Etant donné qu'il est sorti sur les consoles actuelles, on pourrait penser (à tort) que Final Vendetta manque d'ambition. En réalité, il faut savoir que le jeu a été développé pour la Neo-Geo en tout premier lieu. Exactement comme Xeno Crisis a été développé pour la Mega Drive, avant d'être adapté à tous les supports suivants. Cette fois pas de version Mega Drive, on passe directement par la Rolls des consoles, qui est nettement plus performante et qui permet donc de développer des jeux plus ambitieux.



   

   

Vendetta sur Arcade, développé par Konami et sorti en 1991.


Savoir se faire désirer...


Vous
Bien que développé avant tout pour la Neo-Geo, finalement la console de SNK n'a toujours pas reçu ses cartouches hors de prix...
vous demandez alors : "mais pourquoi est-il d'abord sorti sur les autres consoles, et sur PC ?". Et bien ma bonne dame, il y a 3 raisons à ça. Tout d'abord, une cartouche Neo-Geo, même actuelle, coûte très cher et pour justifier ce prix, inciter les gens à claquer autant d'argent là dedans, il faut d'abord que le jeu fasse son petit buzz et qu'ainsi les joueurs Neo-Geo aient envi d'y jouer sur leur console, avec leur stick et leur grosse cartouche. Car vous vous doutez bien qu'un jeu en 2D n'a aucun mérite à tourner même sur une Switch, qui est infiniment plus puissante qu'une Neo-Geo. Ainsi donc, si le jeu tourne parfaitement sur la console d'origine, mine de rien, c'est aussi une petite prouesse. La 2e raison, c'est que pour faire ce buzz, il faut des articles, des tests, des influenceurs qui en parlent et pour ça, Bitmap Bureau a fourni des codes de téléchargement pour par exemple obtenir la version Steam.
Vous vous doutez bien qu'ils n'allaient pas envoyer des cartouches Neo-Geo hors de prix, d'autant plus qu'il ne doit pas en rester beaucoup de consoles AES en circulation (souvenez-vous qu'il n'y a eu que 1,2 Millions de Neo-Geo AES dans le monde et qu'elle est sortie il y a plus de 30 ans de ça). Enfin dernière raison : une cartouche ne peut pas être patchée ! Et oui, on a tendance à l'oublier, mais avant les Xbox 360 et PS3, les jeux ne subissaient aucune mise à jour (oui il existe des exceptions mais elles portent bien leur nom : des exceptions !), ainsi les développeurs ont voulu que toutes les conditions soient réunies pour faire les meilleures ventes possibles.
Du buzz, du bouche-à-oreille, des précommandes et surtout un jeu parfaitement stable et équilibré, afin que la version Neo-Geo soit exempte de tout reproche, voilà les clés de la réussite. La tuile, c'est que Final Vendetta est sorti en juin 2022 sur tous les supports mais la version physique sur Neo-Geo... attend encore ! A la relecture de ce test (en juin 2026) les précommandes sont toujours d'actualité mais les livraisons tardent. On a bien eu des news sur le blog officiel en août 2025, mais en attendant, l'argent a bien été pris sur le compte en banque et depuis, l'attente devient insupportable...




En juin 2026, plus de 4 ans après la sortie du jeu sur tous les autres supports, la version physique sur Neo-Geo n'est toujours pas sortie ! Pourtant elle existe (la preuve) mais pour diverses raisons, Bitmap Bureau traine à honorer ses précommandes...


Le luxe, ça se paye !


D'ailleurs
En démat' comme en physique, le prix de Final Vendetta est très correct... sauf sur Neo-Geo, où là ils abusent !
on va finir le boulot : Final Vendetta est disponible en physique comme en dématérialisé. Bien entendu, seules les PS4, PS5 et Switch ont eu droit à leur version "palpable", tous les autres sentant évidemment le gaz, je pense notamment aux Xbox qui sont de plus en plus délaissées. En démat', quelque soit le support, le jeu coûte 25€, quand en édition physique, vous en aurez pour environ le même prix. Franchement, c'est très correct, si vous vous contentez de l'édition de base (car les Collectors grimpent vite niveau tarif). Par contre sur Neo-Geo, les prix ne sont clairement plus les mêmes... je dirai même que ça pique ! Alors, si nous avons pu tester cette version, c'est parce que Bitmap Bureau a (à nouveau) fait le choix de vendre des ROMs pour jouer sur émulateurs. Ça coûte 18£ soit environ 20€, et ça tourne sur du Winkawaks, du NeoRageX ou des logiciels plus récents. Mais pour ce qui est de la version physique, elle est uniquement en vente sur le magasin en ligne du développeur.
On nous laisse le choix entre la version AES (console de salon) et MVS (Arcade), ainsi que le choix entre une version occidentale et japonaise. Accrochez-vous bien : en édition standard le jeu coûte pas moins de 470€, et l'édition Collector (avec un CD audio, 2 posters et des babioles) est facturée 550€. Enfin, attachez vos ceintures, la Super Limited Edition (qui offre en plus une figurine de Duke d'environ 18 cms, peu moche il faut l'avouer) est facturée pas moins de 690€ ! Quand je vous disais que ça piquait ! Evidemment au passage on a une plaque métallique où figure le numéro de série ainsi qu'un insert chaque fois plus joli, mais bon, 470€ c'est déjà trop cher, quand 690€ c'est vraiment abusé !
Je vous rappelle que les jeux Neo-Geo coûtaient très chers à l'époque, environ 230€ et le prix des puces n'étaient pas le même qu'aujourd'hui. D'ailleurs vous vous doutez bien que les cartouches modernes n'usent pas des mêmes technologies, ici il n'y a pas de ROMs mais tout simplement une Mémoire Flash, bien moins coûteuse. Pour se faire une idée de ce à quoi ça ressemble, il suffit de voir le PCB de Xeno Crisis, dont la ROM est certes moitié moins grosse que celle de Final Vendetta, mais dont la technologie est très similaire.



     

A gauche l'un des PCBs d'une cartouche Neo-Geo (oui il y en a 2), celle de Samuraï Shodown. On voit bien que le contenu du jeu est stocké sur des puces type PROM. A droite, le PCB d'une cartouche moderne (celle de Xeno Crisis), à base de Mémoire Flash. Sachant ce que coûte la Mémoire Flash par rapport aux PROM de l'époque, je trouve que niveau tarif, Bitmap Bureau se gâve un peu sur les versions Neo-Geo...


Un classique qui fait dans le... classique


Aller
Bien que les pseudo-cinématiques soient sympas, on regrette qu'elles soient si expédiées (comme si le temps pressait) et si peu nombreuses
on se lance à fond dans le jeu, qui à peine démarré, nous balance déjà son intro. On y apprend que le gang du Syndic-8 s'empare petit à petit de la capitale et qu'il a enlevé la petite sœur de Claire. Manque de chance, Claire n'est pas du genre à négocier et elle fait appel à ses 2 amis (et colocataires) Miller et Duke. Ensemble, ils vont devoir se battre pour traverser les rues malfamées de Londres et tout risquer afin de retrouver la sœur de Claire... Alors bien sûr, le scénario est complètement bidon car personne n'irait affronter des hordes de malfrats à mains nues. Perso, je partirai plutôt avec un gros arsenal, et tant pis pour les techniques de castagne ou même la discrétion. Mais bon, il faut bien faire un jeu (comme je le dis souvent), et celui-ci est finalement très proche de ce qu'on connait déjà.
Si je vous dis Double Dragon et Final Fight ? Et oui, c'est exactement le même scénario, mieux encore, c'est exactement la même histoire que dans Vendetta, le jeu de 1991. Au niveau de la mise en scène, l'intro est assez sympa, bien qu'elle ne fut pas très compliquée à réaliser. En effet, les images sont généralement fixes et à base de (gros) sprites, exactement comme le voit dans un King of Fighters par exemple. Les textes sont agréablement traduits en français, cependant je trouve que cette séquence va beaucoup trop vite. En effet, nous ne sommes pas sur Arcade, le temps n'est plus de l'argent, donc tranquille les gars, prenez le temps d'afficher vos séquences et laissez nous le temps de lire les textes car en l'état, c'est vraiment limite.
Ensuite nous avons quelques démos tournantes, le tableau des hi-scores (uniquement en local) ainsi que la présentation de nos 3 héros du jour, groupe sanguin, taille et poids compris. J'ai jamais compris ce délire mais bon soit, je suppose qu'ils ont voulu faire pareil que dans Streets of Rage. Et par la suite... plus rien ! Aucune pseudo-cinématique durant les niveaux, en gros vous aurez une rapide intro, le cœur du jeu puis la séquence de fin. Un épilogue à l'image du prologue, où quelques images fixes bordées de textes viennent récompenser le joueur. Certes sympathique, la fin est (elle aussi) un peu expédiée, puis vient le temps des crédits. Bref, rien d'exceptionnel de ce côté-là.



   

   

L'intro est sympa mais trop vite expédiée et au fond, il est clair que les développeurs n'ont pas beaucoup forcés sur ce coup-là...


Un menu copieux, pour les grosses faims...
de mandales dans la gueule !



Résultat
S'inspirant des grands noms du beat-them-all, l'histoire n'a aucun sens... Après il est vrai que sur ce genre de jeux, on s'en fout un peu :)
la narration est franchement décevante car elle n'explique rien. Pourquoi enlever la sœur de Claire ? Est-elle une haut-placée de la ville ? Bizarrement, j'en doute, là où justement Mike Hagard (Final Fight) était le maire et le fait d'enlever sa fille tenait d'une certaine logique. Et puis je le dis souvent, faire une petite mise en scène ne coûte pas très cher en temps et en ressources, les développeurs auraient pu faire comme dans Art of Fighting, où chaque boss nous auraient conduit au lieu suivant.
Bref, même si on profite déjà d'une sympathique intro et d'un épilogue correct, j'estime que sur un jeu sorti en 2022, on est en droit d'en attendre plus, même si je le reconnais, ce n'est clairement pas ici qu'on attend le plus ce Final Vendetta. Le menu principal est déjà assez copieux en nous proposant de jouer seul ou à 2 (même si on aurait pas cracher sur un mode 3 joueurs puisqu'on a 3 personnages, mais la Neo-Geo ne dispose pas de multitap, je suppose que c'est en autre pour ça), un très joli "how to play" qui va nous inculquer en quelques secondes les subtilités du gameplay (un classique de la Neo-Geo pour ceux qui connaissent) ainsi qu'un bon gros menu d'options. Dans ce dernier on retrouve le choix de la difficulté, l'activation ou non de la vibration, ainsi que le paramétrage des touches et des textes en 11 langues. Il y a aussi un très sympathique "sound test" où on peut régler les volumes ainsi qu'écouter chaque musique du jeu, et il y a un filtre graphique nommé "shader tube cathodique", qui tente de simuler l'affichage du jeu sur une ancienne TV.
L'image est assombrie et légèrement floue, je vous déconseille donc d'activer cette merde option. Enfin on nous propose de choisir notre zone de départ (parmi 7 choix), afin d'arriver à voir un maximum du jeu, si jamais on n'arrive pas à avancer. C'est sympa et ça nous rappelle l'excellent Pulstar, à la différence qu'ici le mode le plus facile est réellement accessible et je doute que vous n'arriviez pas à le finir. Peut-être que cette option était prévue parce que justement, à l'origine le jeu devait être très difficile et exigeant (c'est d'ailleurs ce que j'ai entendu dire sur les préversions).



           

Les éditions Collector en version EURO, cliquez pour agrandir les images.


Jeu équilibré = plaisir de jouer


Mais
En solo ou à 2 joueurs, la difficulté est bien équilibrée et le menu des options est bien fourni
visiblement les développeurs ont changés d'avis en cours de route, peut-être même que c'est l'éditeur Numskull Games qui a fait un peu de forcing en ce sens. Car c'est un fait, en difficulté "facile" un jeu se doit d'être abordable, car c'est le choix du joueur. Les niveaux de difficulté sont là pour ça, pour contenter tout le monde et moi-même je préfère largement un jeu facile sur lequel je vais revenir de temps en temps avec plaisir, plutôt qu'un jeu horriblement dur qui va me frustrer et sur lequel je ne reviendrai jamais ! Peu de joueurs/joueuses aiment réellement les challenges, et encore moins de monde a envi d'investir de son temps pour connaitre un jeu par cœur, afin d'arriver à le finir et à justifier l'argent qu'il/elle a mis dedans. Un beat-them-all est un défouloir, un amusement, en aucun cas il ne doit devenir autre chose qu'un moment de fun et le souvenir nostalgique et "sépia" des années '90. C'est tout du moins mon point de vue...
Sur PC, j'ai été un peu frustré de voir que ma manette de PlayStation Mini refusait d'être prise en charge, alors qu'elle aurait été parfaite pour l'exercice. Heureusement la manette Xbox 360 a parfaitement fonctionné, même si elle est loin d'être ma préférée lorsque je joue à un jeu en 2D. Du coup les manettes PS4 et PS5 se révèlent être les meilleures possibles, avec leur croix directionnelle idéalement placées sous le pouce gauche. Bien entendu le jeu reste tout à fait jouable au stick analogique, mais soyons franc, rien n'égalera le numérique sur ce coup-là, vous saurez bientôt pourquoi.
Afin de bien exploiter toutes les subtilités du gameplay (dont certains pans sont liés aux enchainements de coups), rien de mieux que de s'entrainer dans le mode "training". Ici tout est permis, les vies ne sont plus comptées, et vous pourrez tabasser n'importe quel ennemi du jeu (à condition de l'avoir déjà vu dans l'aventure principale). Vous pourrez dès lors vous entrainer à réaliser les meilleurs enchainements ainsi que les meilleures attaques. Ce sera aussi l'occasion d'apprendre les "patterns" de certains ennemis, qui sont parfois un peu relou, surtout à difficulté élevée.



           

Les "Super Limited Editions" en version EURO, cliquez pour agrandir les images.


Vendetta v.2.0


Une
Le mode Training est sympa, il permet d'affiner ses tactiques et d'assimiler les patterns de certains ennemis. Pratique si on veut finir le jeu en "Ultra"
fois l'aventure principale terminée, vous pourrez également vous frotter aux modes "Survie" et "Boss Rush" (pas besoin d'expliquer je crois), et si vous terminez le jeu en mode "difficile" avec Miller, vous débloquerez également le niveau de difficulté ultime, à savoir le mode "Ultra". Le débloquer sera déjà un sacré défi mais re-finir le jeu mode Ultra sera chaud patate et vous demandera une maitrise parfaite de votre personnage. Tiens en parlant d'eux, notre trio de héros castagneur est donc composé de Duke, Miller et Claire. Alors Duke rappelle naturellement Adam du premier Streets of Rage, Miller est un catcheur et il se rapproche beaucoup de Max de Streets of Rage 2 (d'ailleurs certaines de ses attaques sont vraiment très proches - on peut aussi facilement le comparer à Hagard de Final Fight), enfin Claire rappelle Blaze, toujours de la célèbre licence de SEGA.
Autant vous dire que l'inspiration est très nette, même si Duke était déjà présent dans le Vendetta d'origine (un Black avec un jean et t-shirt rouge du nom de Blood), idem pour Miller (avec un catcheur blond du nom de Hawk). Bon fini de tergiverser, on se lance dans le mode Arcade, le cœur du jeu, on choisit son perso selon ses affinités : Duke c'est le mec équilibré, Claire est la fille qui frappe un peu moins fort mais qui est très rapide, et enfin Miller c'est le colosse, un peu lent mais qui brise des colonnes vertébrales à chaque claquement de doigts. Bien évidemment, on retrouve tous les poncifs du genre comme ces ennemis qui se cachent sur les côtés de l'écran, l'impossibilité de revenir en arrière, ramasser de la bouffe (gigot, poulet, pizza...) pour remonter sa santé, casser le mobilier urbain pour obtenir des bonus, j'en passe et des meilleurs.
Tout ceci fait parti du "folklore" du beat-them-all, des règles qui furent plus ou moins établies à la sortie de Final Fight en 1989 et que tous les jeux du genre ont ensuite suivis à la lettre. Evidemment comme on parle d'un jeu inspiré de l'Arcade, le scoring y tient une grande place, même si je l'avoue, je ne porte aucun intérêt à ce vieil adage, que ce soit aujourd'hui comme lorsque j'étais enfant et que je jetais mes pièces dans des bornes.




La statuette de Duke, inclus dans la Super Limited Edition de la version Neo-Geo (celle vendue au prix d'ami de 690€) ou en vente séparemment (sans jeu) au tarif un poil abusif de 130€ (cliquez pour agrandir).


SoR-like un jour...


Si
Le gameplay est quasiment à 100% repris de Streets of Rage 2 ! Une bonne chose tant le hit de SEGA culmine au sommet des meilleurs titres du genre
vous avez regardé des vidéos sur Youtube ou lu des articles sur le Net, vous aurez sûrement appris que le gameplay est inspiré de diverses sources. J'ai entendu parler de Final Fight, bien entendu, Double Dragon, Captain Commando, Robo Army et j'en passe. En réalité, tout le monde a raison et tort à la fois... car Final Vendetta s'inspire avant tout de Streets of Rage 2 ! Et je peux vous dire que pour avoir poncé des dizaines de fois ce titre mythique, absolument tout y est repris ! Ceux qui vous diront le contraire, n'y ont sûrement pas joué depuis longtemps, voire jamais de leur vie. Et justement, ce qu'il y a de génial, c'est que Streets of Rage 2 est clairement l'un des meilleurs titres du genre. Faisons simple, le jeu utilise 4 touches : en simplifiant on va dire que A sert à attaquer normalement, B réalise un saut, C sert à faire certains coups spéciaux et D sert à bloquer une attaque.
Ce blocage est sympa, mais uniquement sur les ennemis faibles et à mains nues, car s'ils ont une arme ou qu'ils sont un peu balèze, vous mangerez quand même une mandale. Comme tout bon beat-them-all qui se respecte, on pourra ramasser les armes laissées au sol : couteau, barre à mine, sabre, crosse que cricket. Ces armes infligent de lourds dégâts mais allez savoir pourquoi, les choper fait le même bruit que lorsqu'on ramasse de la nourriture (un bruitage directement issu des hits de SEGA soit dit en passant). En chopant un ennemi on perd son arme, qui disparait aussitôt, ce qui n'est pas le cas si on reçoit des coups : on la perd mais on peut tout aussi bien aller la rechercher ensuite.
Evidemment, en tant que bon "SoR-like", on peut lancer l'arme sur les ennemis. Classiquement, marteler la touche A réalisera un enchainement de coups, on peut faire une attaque sautée, et presser A + C permet même de réaliser un coup arrière, plutôt efficace. On niveau des chopes, nous avons les classiques double-attaques de martelage, avant de réaliser un ultime coup avant, ou alors une attaque plus violente qui (généralement) touchera aussi les ennemis à proximité (il faut alors presser "avant"). On peut également jeter ce sac de viande sur ses copains ou alors on peut passer dans le dos de l'ennemi pour le plaquer au sol. Appuyer 2 fois dans une direction permet de courir et avec la touche d'action, vous pourrez alors réaliser une nouvelle attaque.



       

Sur les consoles actuelles, il existe une compilation qui regroupe Xeno Crisis, Battle Axe et Final Vendetta sur un même support, c'est la Bitmap Bureau Collection, disponible sur Switch et PlayStation 5 (une version PS4 devait sortir mais je la trouve nulle part). Vendue à l'origine au prix de 40€ environ, cette compil' coûtait moins chère que l'achat des 3 jeux séparément. Sachez également que Xeno Crisis et Final Vendetta peut être acheté séparément (au format physique j'entends, et cette fois il existe bel et bien une version PS4) et enfin, cette Bitmap Bureau Collection existe également en version Collector.


Final Streets of Fight !


Enfin,
Gros point noir du jeu : la durée de vie ! Et les modes bonus ne remplaceront pas le manque de personnage déblocable ou des niveaux supplémentaires...
il y a la panoplie des coups vraiment spéciaux. En pressant A + B on réalise une attaque tournoyante qui vise à faire le ménage autour de soi. Si la jauge "SUPER" est pleine, elle se videra, dans le cas contraire, ça vous coûtera un peu de santé (cette jauge se re-remplit en castagnant l'adversité). Et puis il y a l'enchainement de coups enflammés (?) qui se fait de façon automatique et qui est presque inarrêtable par les ennemis. Par exemple sur les boxeuses, qui parent la plupart de vos coups classiques, c'est pour ainsi dire la seule façon de leur faire manger leurs propres dents. Cet enchainement est un peu cheaté et je vous conseille de ne pas trop en abuser, sans quoi vous vous lasserez vite des bastons, alors que le gameplay est justement riche d'une très belle panoplie de coups.
En tout cas en lisant ces quelques lignes, et à quelques petits détails près, j'espère que vous aurez compris que Final Vendetta a tout repris de Streets of Rage 2. Certes ce dernier s'est largement inspiré de ses meilleurs prédécesseurs, mais en attendant, il est impossible de renier une certaine parenté avec le jeu de SEGA. Au niveau du contenu, le jeu ne propose que 6 niveaux et comme évoqué, la difficulté est tout à fait équilibrée. En jouant en solo et en découvrant le jeu, je l'ai fini à mon premier rush en 40 minutes à peine. Oui, il faut admettre que c'est très court... trop peut-être. Certes les Bitmap Bureau ont voulu s'inspirer de l'Arcade où la plupart des titres n'étaient généralement pas plus longs, mais là quand même, c'est un peu abusé. A titre de comparaison, Final Fight se termine en 1 heure, les Streets of Rage 1 et 2 ainsi que Sengoku 3 nécessitent 1 heure et demi, et il faut pas moins de 3 heures pour Streets of Rage 4 (cet opus étant vendu au même prix, tout en proposant une meilleure narration).
Comme vous le voyez, même si j'ai beaucoup d'affection pour ce beat-them-all et pour Bitmap Bureau, je trouve que sur ce coup-là, ils ont un peu déconnés. D'ailleurs ce n'est pas la seule faute de goût du studio puisqu'au dernier niveau (le manoir), la difficulté monte tout à coup en flèche et le boss final frise le grand n'importe quoi ! Ce dernier est extrêmement difficile à vaincre "à la loyale", ses attaques à distance digne d'un Kikoken de Chun-Li, font très mal (3 coups et c'est la mort), le mec se téléporte, il ressemble à un démon... non vraiment, ce boss est clairement à côté de la plaque, d'autant plus qu'on apprend à la fin du jeu que c'est un robot ! Mais d'où c'est un robot ce type-là ? Et pourquoi un robot kidnapperait la sœur de Claire ? Ça n'a aucun sens...




Les attaques enflammées sont presque inarrêtables... c'est quasiment un cheat code intégré ! Evitez donc d'en abuser sous peine de vous gâcher l'aventure.


Giga Power !


Techniquement
Final Vendetta est avant tout un jeu Neo-Geo et sa cartouche atteint des sommets en termes de volume !
il ne faut pas oublier que nous sommes avant tout en présence d'un jeu Neo-Geo... et je dirai même un très gros jeu ! En effet, celui-ci atteint les 1346 Mb, ce qui est énormissime pour qui connait les limitations techniques de cette console 16-bits. A titre d'exemple, le plus gros jeu "officiels" de la Neo-Geo ne faisait "que" 716 Mb (King of Fighters 2003). Ainsi le fameux "Giga Power" est enfin atteint, même si Final Vendetta n'est que le second jeu a dépasser cette limite (l'autre était Fast Striker, développé par la NG:Dev Team en 2010, avec une cartouche monstrueuse de 1560 Mb). Mais heu, 1346 Mb, c'est beaucoup ? En réalité, pour une console 16-bits, c'est gigantesque, presque impensable. Imaginez 2 secondes que des jeux géniaux tels que Zelda III ou Sonic 2 ne font que 8 Mb ! Les plus grosses cartouches des Mega Drive et Super Nintendo atteignaient 32 Mb, mais ça restait extrêmement rare. Ici avec une cartouche de 1346 Mb, vous vous doutez qu'on a atteint un tout autre palier.
Concrètement, ça fait exactement 168 Mo, alors que KOF 2003 n'avait même pas dépassé les 100 Mo. Alors certes, ça peut paraitre ridicule de nos jours, puisque certains titres dépassent sans mal les 100 Go, mais encore une fois il faut bien comprendre qu'on parle d'un jeu 16-bits, qui tourne sur une console qui date de 1990. Et le tout est stocké sur une cartouche, certes hors de prix, mais qu'il a bien fallu designé pour faire rentrer autant de données et que la console puisse les gérer sans planter. Heureusement que pour ça SNK a développé des techniques assez innovantes à l'époque, en faisant croire à la console que sa ROM était divisée en plusieurs secteurs, évitant ainsi toute saturation.
Ainsi donc, toute cette débauche technique envoie du lourd, pas vrai ? En fait c'est plus tempéré que ça car Final Vendetta propose du bon, du très bon même, mais aussi quelques facettes décevantes. Sans plus attendre, je dois admettre que les décors n'ont jamais rien d'original : la ruelle malfamée, l'ascenseur, le manoir, les quais, la boite de nuit, le métro... sérieux quoi, tout ça c'est du déjà-vu ! Pour dire, il n'y a qu'un seul niveau bonus et il est tout sauf original : on doit défoncer une voiture ! Si ça vous rappelle Final Fight et Street Fighter II, vous avez tout bon...



C'est pas la taille qui compte...


Alors
Cette fois le jeu ne sort pas sur Mega Drive car la vénérable console de SEGA aurait eu bien du mal à gérer des sprites aussi gros
je sais qu'il est difficile d'innover et d'être original sur un beat-them-all mais quand même les gars, vous pensiez sans doute qu'en 2022 tout a déjà été fait ou presque ? En attendant, je suis sûr qu'il y avait matière à être un peu plus original. Le jeu se déroule à Londres, alors soit pourquoi pas un niveau sur le pont (même si le Vendetta original le proposait déjà), l'ascension de Big Ben, un boss sur le toit d'un bus à étage ou un bateau mouche qui traverse la Tamise. Et puis niveau design, on a déjà vu 100 fois mieux. Malgré son grand âge, le niveau du pont des premiers Streets of Rage restent vraiment magnifiques, ici il n'y a même pas de niveau de nuit, ce qui est bien dommage. Et si les décors sont bien colorés, souvent détaillés, difficile de s'extasier sur eux : tout est finalement très simple, souvent fixe, alors même que la Neo-Geo excelle à afficher des décors animés et particulièrement détaillés via sa technique de programmation appelée "Read ROM" (mais ça, peut-être que Bitmap Bureau ne le maitrise pas).
Bref, même si c'est propre et que certains clins d'œil (comme les affiches des films de Bruce Lee) sont plaisants, les décors manquent cruellement d'attractivité... même pour un jeu 16-bits puisqu'au fond, le valeureux Streets of Rage 2 est bien plus beau. De même, l'excellent Sengoku 3 le surclasse largement, alors que ce dernier ne fait "que" 364 Mb et qu'il date de 2001. Comme quoi, c'est pas la taille qui compte... Et si vous vous posez la question "pourquoi cette fois-ci le jeu ne sort pas sur Mega Drive ?", c'est évidemment pour d'évidentes raisons de performances. La Mega Drive est trop limitée en termes de palettes de couleurs et surtout, elle aurait eu bien du mal à encaisser à la fois la taille des sprites ainsi que la finesse des animations.
En effet, si Final Vendetta déçoit sur ses décors, il en est tout autre pour ses divers personnages. Bien entendu on affrontera toute la panoplie rhétorique au genre, à savoir la fille sexy avec un fouet, le loubard, le punk, le mec avec un masque à gaz, le gros balèze, le motard, la sportive bien méchante... bref, rien de neuf sous le soleil de la baston. On remarquera tout de même que les développeurs ont fait en sorte d'éviter les clones à tout va, en modifiant à minima les couleurs, et surtout en variant les modèles.



La vendetta finale


Cependant,
La fluidité des animations est un régal pour les yeux et rappellent certains gros titres de fin de vie de la Neo-Geo comme Matrimelee
il est facile d'apprécier la bonne taille des dits personnages, et surtout, la fluidité des animations. Et c'est bien là que le jeu gagne des points et qu'on reconnait les performances d'une Neo-Geo qu'on aurait pu penser sous exploitée. Faisant penser à des gros titres de fin de vie tels que Rage of the Dragons ou The Last Blade, les animations sont hyper fluides et c'est un véritable régal pour les yeux. Si le jeu est tout sauf original, certains boss sortent quand même un peu du lot, notamment dans leur attitude assez travaillée (sauf bien sûr ce boss final au double visage dont on se demande bien ce qu'il fout là). D'autres idées égayent aussi notre parcours comme ces pièges environnementaux tels qu'un conteneur qui tente de nous écraser, un crochet qui bascule, un lustre qui tombe ou un bidon d'essence qui explose. Il est juste dommage que ces bonnes idées n'aient pas été plus amplement exploitées.
Autre détail que j'ai apprécié : les ennemis ne débarquent pas de nulle part (genre du ciel, comme dans bien trop de jeux), ils font un léger zoom comme pour mimer leur trajectoire jusqu'à nous, ils sortent de diverses cachettes, passent par des fenêtres, se lèvent de leurs sièges... c'est vraiment pas mal. Au final, avec un jeu plus long et plus original dans ses décors, on aurait sans doute tenu le (nouveau) meilleur représentant du genre. On termine par le son, avec en premier lieu de très bons bruitages, dynamiques et qui confortent la violence des coups portés. Ils ne sont pas aussi abusés que dans Streets of Rage 2, et même s'ils auraient pu être un tantinet plus "claquants", il faut reconnaitre qu'ils font parfaitement leur boulot.
Bien entendu qui dit jeu développé avant tout pour la Neo-Geo, dit aussi que nous avons de superbes voix digitales. Enfin la bande originale a été signée par les Utah Saints, Featurecast et les Krafty Kuts. Vous ne les connaissez pas ? Moi non plus ! En fouillant sur Internet on apprend tout de même que Featurecast (un compositeur anglais) a participé aux OST de Jet Set Radio, FIFA 13 et Battle Axe (un autre jeu Bitmap). Ce DJ est également responsable des bruitages du jeu.



N'est pas Yuzo Koshiro qui veut...


Les
La bande-son est bonne, l'ambiance est bien soutenue... mais on reste loin des OSTs de 2 premiers Streets of Rage
Utah Saints (encore des anglais) sont un duo de compositeurs, anciennement pionniers dans l'échantillonnage. Si le groupe existe toujours, leur dernier album date de 2000 et leur dernier single de 2013. C'est bien à se demander de quoi ils vivent ces deux-là... Enfin Krafty Kuts est un DJ anglais (et oui encore) qui passe du Hip-Hop/Rap à l'Electro. Tout ce petit monde a composé les 30 musiques du jeu, qui alternent divers styles allant de la House au Hip-Hop style années '80, en passant par l'Electro et le Underground. D'ailleurs les productions Neo-Geo les plus récentes nous ont déjà démontré la capacité du support à agrémenter ses musiques de digitalisations, comme on a pu l'entendre dans Matrimelee par exemple, avec des " waow ", des " oh yeah " et autres " feel the beat " qui font bien.
Se sentant ultra inspiré par Streets of Rage 2, tout en ayant pour ambition de le surclasser, la bande-son de Final Vendetta tente à son tour de jouer la carte de l'éclectisme et du "beat" qui sonne bien. Pour être tout à fait franc, je dois admettre que l'OST colle parfaitement à l'ambiance du jeu, elle souligne bien l'action et le fait de pouvoir régler son volume (pour laisser un peu plus de place aux bruitages) est une bonne chose. D'ailleurs la qualité est irréprochable. Si bien sûr sur une console moderne ou sur PC ça n'a rien d'exceptionnel, sachant comment fonctionne la Neo-Geo, c'est de suite plus impressionnant. Cependant il faut aussi reconnaitre que dans l'ensemble... il n'y a absolument rien d'exceptionnel !
J'avoue avoir été séduit par les thèmes du manoir (celui lorsqu'on traverse les jardins, dommage que cette portion de niveau ne dure pas plus longtemps) et celui de la fin, et j'en remets une couche sur le fait que lorsqu'on joue, la bande-son est tout à fait à-propos. Mais dans le détail, les thèmes parfois jazzy, le manque de mélodies vraiment hypnotisantes ou encore un genre musical qui n'attire en rien l'attention, font que globalement, la bande-son passe assez inaperçue. Et puis il est clair que depuis le premier Streets of Rage est l'excellence de son OST, l'Electro est devenue indissociable du beat-them-all et même si les 2 s'accordent parfaitement, une nouvelle fois un peu d'originalité n'aurait pas fait de mal. Bref, en 1 mot comme en 100, n'est pas Yuzo Koshiro qui veut...



Conclusion

Final Note



Vendetta m'a régalé ! Grâce à lui, j'ai retrouvé les sensations et le plaisir du beat-them-all à l'ancienne. Avec mon frère, c'est un genre que nous avons essoré dans les années '90, d'ailleurs c'était un genre ultra populaire à l'époque. Véritable capsule temporaire, le jeu de Bitmap Bureau est un délectable retour vers le passé, un voyage aussi appréciable qu'efficace, le genre de jeux sur lequel on revient avec plaisir, histoire de s'en payer une tranche lorsque le frangin vient passer le week-end à la maison, ou pour déstresser un bon coup en rentrant du boulot. Vous me direz alors, mais qu'est ce qui cloche ? Pourquoi, s'il est si bon, sa note n'est pas plus haute ? Au-delà du prix de la version Neo-Geo, qui est clairement abusée, le plus dur pour lui, c'est la concurrence. Alors, on ne le compare pas vraiment à des titres sortis 30 ans plus tôt, mais il ne faudrait pas oublier un certain Streets of Rage 4, suite officielle de la célèbre licence de SEGA qui a fait les beaux jours d'une Mega Drive au top de sa forme.
Sorti en 2020 (2 ans avant celui-ci) et au même prix sur les consoles modernes (25€), Streets of Rage 4 offre un gameplay plus fouillé, des graphismes plus contemporains, une meilleure narration et surtout, une durée de vie bien plus longue (environ 3 heures). Vous me direz alors qu'il ne faut pas jouer en "facile" or moi je déteste les jeux difficiles, je suis là pour prendre du plaisir, m'éclater, pas pour me crisper sur ma manette et en chier à chaque adversaire qui apparait à l'écran. Il y aussi le cas du très bon Teenage Mutant Ninja Turtles : Shredder's Revenge, qui est sorti au même moment et au même prix.

Cependant, je tiens malgré tout à tempérer cette mauvaise note car Final Vendetta (suite non-officielle du titre de Konami sorti sur Arcade en 1991) est loin d'être un mauvais jeu. Certes il souffre de certaines comparaisons mais à leur décharge, je préciserai que Bitmap Bureau c'est moins de 20 personnes, quand chez Lizardcube, Dotemu et Guard Crush Games ils sont plus de 200 ! Et oui, le rapport de force n'est pas du tout le même. Et puis il ne faut pas oublier que Final Vendetta a été développé en premier lieu pour la Neo-Geo, une console 16-bits certes hors norme, mais qui accuse aujourd'hui plus de 30 ans d'âge. Ainsi je le redis, Final Vendetta m'a régalé et pris dans les bonnes conditions, en sachant ses origines et "qui" l'a développé, on se dit que le résultat force malgré tout le respect. Et puis manette en mains, le feeling est excellent ! Ce gameplay entièrement repris de l'indémodable Streets of Rage 2, est hyper dynamique, confortable, précis. Certes les décors sont un peu vides et tristes, mais les sprites sont de bonne taille et surtout ils sont superbement animés.
Le jeu est certes court mais il propose plusieurs modes, pas mal d'options et bien évidemment l'inévitable mode 2 joueurs (je précise car ce ne fut pas toujours le cas - la Super Nintendo s'en souvient encore). Enfin si la bande-son est loin d'égaler les œuvres acoustiques d'un Yuzo Koshiro qui fut au sommet de son art, il est indéniable que l'OST colle parfaitement à l'ambiance du jeu et qu'elle le dynamise agréablement. Quand à la durée de vie, certes elle est un peu courte pour les 25€ demandés, mais ça reste correct et si comme moi vous aimez le genre, c'est avec plaisir que vous y reviendrez de temps en temps. Certes imparfait, ça faisait un moment que je voulais poser mes mains sur ce Final Vendetta, surtout après la bonne surprise que fut Xeno Crisis et pour être honnête, je dois avoué m'être bien amusé, même en solo. N'est-ce pas là le but premier de tout jeu vidéo ?






Points négatifs

  Le boss final frise le grand n'importe quoi ! Heureusement, il est le seul dans son cas...
  Un flagrant manque d'imagination dans les situations et les décors
  Une durée de vie ridicule qui n'excède même pas les 45 minutes
  Le prix de la version Neo-Geo : clairement abusée !
  Narration vraiment sous-exploitée


Points positifs

  Manette en mains, le feeling est excellent ! On se croirait de retour dans les années '90 ^_^
  Des animations superbement travaillées pour des personnages grands et finement dessinés
  Un gameplay totalement inspiré de Streets of Rage 2 et ça c'est génial !
  Versions physiques pas forcément plus chères
  Bruitages et voix digitales sont de qualité
  Une difficulté agréablement équilibrée
  Le prix (hors version Neo-Geo)
  La bande-son colle bien au jeu
  Un menu d'options très copieux



Test réalisé par iiYama


article initial : mars 2024
mise à jour : juin 2026


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