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La 
A l'image, la série des Panzer Dragoon est née sur Saturn en 1995. D'ailleurs ce premier opus est à débloquer dans les bonus série des Panzer Dragoon est née en 1995 sur Saturn. A cette époque-là, SEGA était encore l'un des grands rois de l'Arcade, notamment grâce à des succès colossaux tels que la série des Virtua (Cop, Fighter, Racing) ainsi qu'au monstre Daytona USA, qu'on voit partout et dont la borne n'a jamais le temps de refroidir ! C'est dans cette période, et suite au succès inespéré d'une Mega Drive qui a tenu tête au géant Big N avec son écrasante Super Nintendo, que SEGA va sortir sa Saturn, en fin d'année 1994 au Japon. On ne reviendra pas sur les erreurs de SEGA dans la conception de la console, d'ailleurs comme beaucoup de monde, c'est une machine que je n'ai pas possédé puisque j'avais la PlayStation et plus tard la Nintendo 64. Il n'empêche que SEGA a fait de son mieux pour rivaliser avec le nouvel outsider, Sony, qui est littéralement venu rebattre les cartes d'une guerre des consoles qui durait depuis 2 Générations.
Alors que la Saturn voit à peine le jour en Europe dans le courant de l'année '95, SEGA sort le premier Panzer Dragoon, qui est une sorte de Space Harrier-like (ou d'After Burner-like, c'est selon les affinités), le hit (bien que déjà un peu démodé) de Yu Suzuki. A l'époque, c'est Mœbius (Jean Giraud de son vrai nom), le dessinateur français au style reconnaissable, qui a signé les 2 artworks (avant et arrière) de la pochette japonaise. Panzer Dragoon est un shoot-them-up en vue à la 3e personne où la particularité n'est pas de contrôler un vaisseau, un ange, un insecte (si si ça existe) ou un avion mais un personnage qui vole à dos de dragon.
Maintenant si vous vous demandez pourquoi le jeu s'appelle "Panzer", alors que dans le jargon germanique ça veut dire "blindé" et que donc on l'associe systématiquement aux tanks allemands de la Seconde Guerre Mondiale... c'est parce qu'à l'origine le jeu devait se nommer "Armored Dragon" mais Yukio Futatsugi (créateur de la série) ne trouvait pas ça très vendeur et changea le titre en un "Panzer Dragoon" sans doute un peu plus atypique. Ce jeu fut développé par la Team Andromeda, un studio japonais et first party de SEGA, qui développera l'entière série des Panzer Dragoon (du moins jusqu'au Orta).

La pochette (avant / arrière) du premier Pranzer Dragoon (sorti sur Saturn en 1995) dont le design est signé par Moebius (cliquez sur l'image pour l'agrandir).
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Pile 
Orta est le dernier épisode original a avoir vu le jour. C'était en 2002 et sur une console américaine... un an plus tard (en 1996 donc), ils remettront le couvert avec une suite nommée Panzer Dragoon II : Zwei. Oui à l'époque on ne laissait pas refroidir une série "bankable". Arrivé un an après le premier épisode, Zwei fait partie de la génération de jeux qui exploitent au mieux les capacités de la Saturn, après les tâtonnements du début. Aux côtés de Virtua Fighter 2 et de SEGA Rally Championship, Panzer Dragoon II Zwei représente l'âge d'or de la console, il est même classé parmi les 10 meilleurs titres du support. Ce second opus aura connu un grand succès et il sera suivi de Panzer Dragoon Mini, un spin-off sorti à la fin de la même année (en novembre 1996) mais exclusivement sur Game Gear et uniquement sur le secteur nippon. Littéralement calqué sur Space Harrier dont il reprend l'impression de profondeur à base d'alternance de bandes colorées, le jeu était forcément limité par les performances de la petite 8-bits du constructeur.
Etant donné qu'il n'est pas facile de renouveler ce genre de jeux, SEGA et sa Team Andromeda décident de changer l'orientation de la série, car le Lore des Panzer Dragoon est riche, captivant, et c'est sans doute aussi ça qui en a fait un tel succès. L'épisode suivant mettra donc plus longtemps à sortir puisque Panzer Dragoon Saga ne verra le jour qu'en 1998 et son développeur prendra dès lors le nom de Smilebit. C'était l'un des 9 studios semi-autonomes de SEGA (aux côtés de Amusement Vision, SEGA AM2, Hitmaker, la Sonic Team ou encore WOW Entertainment), connu autrefois sous le nom de R&D6 ou AM6. Smilebit développa plusieurs jeux Xbox tels que Jet Set Radio Future, Gunvalkyrie ainsi que le présent titre.
Pour en revenir à Panzer Dragoon Saga, il est le dernier épisode sorti sur Saturn et surtout, il prend désormais la forme d'un RPG, un peu comme SEGA l'a déjà fait pour certains titres bien spécifiques (à l'image de Golden Axe Warrior qui est passé d'un beat-them-all à un Zelda-like). Cet ambitieux titre sortira sur 4 CD-Roms, mais il fera un flop retentissant ! Malgré une bonne presse et des joueurs séduits, les ventes ne décollent pas et aujourd'hui il est l'un des jeux Saturn les plus chers du marché de l'occasion : entre 600 et 1000€ (selon l'état) à l'heure où j'écris ces lignes !!

La série des Panzer Dragoon au complet avec dans l'ordre, le premier opus, l'épisode 2 Zwei, puis le Mini sorti sur Game Gear et enfin le Saga, qui prend des airs de jeu d'aventure/RPG.
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A 
Aucun épisode de Panzer Dragoon n'est sorti sur DreamCast alors que les fans n'attendaient que ça! partir de là l'histoire ne sera pas tendre avec un SEGA qui enchaine les mauvaises décisions et surtout qui a bien du mal à vendre ses jeux et ses machines. La faute à Sony et à sa PlayStation, qui a vampirisé le secteur des consoles, mais aussi à une Arcade commence à doucement battre de l'aile (de dragon ?). La Saturn n'est pas loin du flop (moins de 10 Millions de consoles vendues dans le monde) et c'est dans cette ambiance un peu morose (pour SEGA) que sort la DreamCast en fin d'année (novembre 1998), dernière véritable console du constructeur qui mettra 1 an à arriver en occident.
Malgré de grandes qualités, la console est à nouveau un échec (à peine 9 Millions de consoles vendues dans le monde) et SEGA va alors décider d'arrêter les frais, d'abandonner sa console et de devenir uniquement un développeur/éditeur... encore une fois en grande partie à cause de Sony (et de sa PlayStation 2 cette fois). Même l'Arcade sera peu à peu abandonnée, le 1er octobre 2004 (dans le but de survivre) ils fusionnent avec Sammy et le temps que tout se mette en place, on sent que SEGA est bord de la banqueroute. Voilà pourquoi il n'y a pas eu de Panzer Dragoon sur DreamCast alors que la console nous a fourni de très beaux Sonic Adventure. Dans cette fusion avec Sammy, Smilebit est devenu SEGA Sports R&D (ce sont eux qui ont développés, entre autres, Mario & Sonic aux Jeux Olympiques, Virtua Striker 4 ainsi que les jeux précédemment nommés) avant d'être totalement dissout, et ses développeurs éparpillés au sein de la holding.
On le sait depuis longtemps, aux débuts des années 2000, SEGA et Microsoft entretenaient de très bonnes relations (on pensait même que Microsoft rachèterait SEGA mais les japonais sont très sectaires sur la question), voilà pourquoi la première Xbox a reçu les portages de bien des jeux DreamCast, mais aussi des titres exclusifs. Nous y voilà, toujours développé par Smilebit (anciennement Team Andromeda), Panzer Dragoon Orta sort exclusivement sur Xbox en décembre 2002 au Japon, début 2003 en occident. Aussi connu sous le nom de Panzer Dragoon 4 ou de Panzer Dragoon Next (Next pour "next gen" sûrement), le studio est revenu aux bases de la série, à savoir celles du shoot-them-up.
Il 
Panzer Dragoon Orta est compatible avec les Xbox 360, One et Series (sur One X et Series X il est même boosté) est tout de même étonnant que le jeu ne soit sorti que sur ce support-là (sans doute que Microsoft a signé une clause d'exclusivité), tout en sachant que la Xbox n'a jamais eu de succès au Japon (et c'est toujours valable, les japonais ne veulent pas des consoles occidentales). C'est d'autant plus paradoxal que les Panzer Dragoon sont des jeux typiquement japonais, déjà dans leurs gameplays mais aussi et surtout pour leur design, notamment au travers de personnages qui sont caractéristiques des productions nippones.
Rapidement avant d'entamer notre test de cet épisode Orta, sachez que ce 4e opus n'est pas le dernier de la série, loin de là. Comme nous l'avons vu, sortir un épisode majeur et exclusif sur une console américaine désavouée sur le territoire japonais, ça n'a sans doute pas aidé à faire de bonnes ventes (il existe moins de 100.000 exemplaires dans le monde), bien que le jeu ne se soit pas mieux vendu en Occident. Et en effet, il faudra attendre 2020 pour voir la licence refaire surface avec Panzer Dragoon Voyage Record (pour VR), un shoot-them-up utilisant la Réalité Virtuelle. Il est développé par Wildman et toujours édité par SEGA. Il devait sortir en 2021 sur PC et PS4 mais depuis, nous n'avons plus de nouvelle. Suite à la crise du COVID-19, il a sans doute été annulé. Enfin, Panzer Dragoon Remake (comme son nom l'indique, c'est le remake du premier épisode apparu sur Saturn en 1995) est lui bel-et-bien sorti en 2020 sur les Stores en lignes des PC (Steam), PS4, Switch et Xbox One, au prix un peu élevé de 25€.
Malgré de bonnes qualités et une remasterisation qui lui fait le plus grand bien (dois-je rappeler quelle gueule avaient les premiers jeux Saturn ?), les ventes sont restées tout juste correctes et finalement c'est bel et bien l'épisode Orta qui culmine au sommet de la saga. Notez que le jeu Xbox "en physique" est parfaitement compatible avec la Xbox 360, la Xbox One et la Xbox Series X. D'ailleurs sur Xbox One X et Series X il profite d'un boost graphique, avec une 3D lissée, un affichage en 4K / 60fps ainsi qu'un contraste amélioré grâce au HDR Automatique. Cette mise à jour parue en avril 2018, donne des airs de Remaster graphique et offre un très joli regain de performances (et d'intérêt) à ce titre qui pourtant, avait déjà 16 ans ! Maintenant place au jeu.

En 2018, Panzer Dragoon Orta a reçu un patch spécifique pour la Xbox One X (qui profite aussi à la Series X) où le jeu profite dès lors d'un cadrage en 16:9, d'un affichage en 4K, d'un framerate en 60 images / seconde hyper stable, de graphismes lissés et même d'un contraste amélioré grâce au HDR.
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L'histoire 
Le doublage profite d'un dialecte inconnu qui met tout le monde sur le même piédestal de Panzer Dragoon Orta se déroule dans un monde post-apocalyptique où les humains luttent pour survivre au milieu d'un écosystème mutant, vestiges d'une guerre dévastatrice. Une faction (l'Empire) a déterré des armes datant d'avant-guerre, pour finalement être abattue par l'apparition du Dragon de la Destruction. Les dragons et ses anciens cavaliers ont détruit les tours, les centres technologique des Anciens, et ont brisé l'emprise des Anciens sur le monde lors des événements de Panzer Dragoon Saga. Depuis lors, l'Empire s'est reconstruit, élevant des créatures ressemblant à des dragons appelées "dragonmares", se servant d'eux comme une armée aérienne. Une jeune fille nommée Orta, considérée par certains comme la fille de Edge et Azel, est gardée prisonnière dans une tour par une tribu appelée les "Seekers", car ils craignent qu'elle ne soit un signe avant-coureur de malheur. Orta est libérée lorsque l'Empire attaque la ville des Seekers avec leurs "dragonmares".
Alors qu'ils sont à la recherche d'Orta en raison de son héritage potentiel, elle s'échappe en chevauchant l'incarnation actuelle du Dragon de la Destruction... On peut le dire, l'histoire est vraiment originale et vous le verrez, il n'y a pas que l'écriture qui l'est. Avant toute chose, sachez que ça fait bizarre d'ouvrir la boite du jeu et d'y trouver une "vraie notice papier". Alors oui ça parait idiot, mais durant la 9e Génération (Xbox One / PS4) les notices ont disparues des boites sous de faux prétextes d'écologie (la vraie raison c'est bien entendu le fric où comment économiser quelques sous sur chaque jeu vendu, comme s'ils ne s'en faisaient pas déjà assez avec le démat').
Alors certes ça fait moins de papier, ça fait des boites plus légères (ce n'est également un pas mal pour la revente et les frais d'envoi) mais en attendant, les jeux d'aujourd'hui paraissent nues dans leurs boites tristement vides, alors que ça a toujours été un petit plaisir de feuilleter la notice avant de lancer son jeu. Ce petit livret nous apporte quelques infos sur le gameplay et les options, mais plus important, on y trouve surtout quelques lignes sur les personnages du jeu ainsi qu'un petit résumé des 3 précédents opus.
Pour 
La narration profite de cinématiques de qualité (pour l'époque). L'histoire par contre, est peu passionnante... étayer son propos, Panzer Dragoon Orta use des 2 principales techniques de l'époque : des cut-scenes gérées en temps réel et des vidéos en images de synthèses (CGi). Evidemment les premières interviennent pour les cinématiques simples, celles entre 2 séquences, alors que celles en "CGi" proposent une mise en scènes nettement plus détaillée et travaillée, comme l'introduction ou bien souvent entre 2 niveaux. Les vidéos sont vraiment superbes même si naturellement elles vieillissent et qu'elles pixellisent assez visiblement sur ma TV 4K.
Mais il faut avoir l'humilité de circonstance puisque le jeu a 20 ans aujourd'hui et qu'à l'origine, il affichait une résolution de 576p (résolution native de la Xbox, bien qu'elle fut la première console à pouvoir afficher du HD 720p, mais c'était rarement utilisé). Le jeu est fourni avec un doublage dans un dialecte totalement incompréhensible. Il n'y a donc ni doublage anglais, ni japonais et encore moins français, à la façon d'un Shadow of the Colossus, tout le monde est au même diapason et devra lire des sous-titres. Notez malgré tout que le doublage est loin d'être top qualité. Les doubleurs (japonais selon toute vraisemblance) sont très rarement le ton, sans parler du fait qu'il semble improviser au fur et à mesure puisque beaucoup de "mots" se ressemblent étrangement. De même, comparé à ce qui est écrit à l'écran, les phrases doublées semblent bien trop courtes.
Au-delà de la mise en scène, que penser du scénario, de l'histoire ? Ma foi, elle est assez typique des développeurs japonais avec leurs bizarreries et leur design (souvent) douteux. L'écriture est sincèrement capilotractée, et souvent en voulant aller à l'essentiel, les développeurs perdent un peu les néophytes. Alors certes, il est possible de lire des tas de textes écrits sur le Lore de la saga, mais je doute qu'aujourd'hui beaucoup de gens prennent cette peine. Et puis à titre de comparaison, en 2002/2003 sont sortis des titres mythiques tels que Splinter Cell, Silent Hill 3, Halo, Max Payne 2 ou encore le grand Metal Gear Solid 2... excusez du peu mais l'histoire d'Orta, si originale soit-elle, a bien du mal à suivre.
On 
Un complet didacticiel nous permet de nous familiariser avec le gameplay particulier du jeu notera tout de même qu'Orta est bien jolie et pieds nues, un détail pour beaucoup mais sûrement pas pour ces japonais aux goûts avérés pour ce genre de particularités. Bon, la jeune fille n'a ni gros décollé plongeant, ni mini-jupe laissant apparaitre une petite culotte d'un blanc immaculé... ouf, toute idée lubrique est ainsi écartée. Avant de se lancer dans l'aventure, on apprécie que les options soient bien fournies (son, vidéo, commandes...). Un didacticiel jouable et ultra détaillé nous permet (un peu à la façon de ce bon vieux Starwing) de bien connaitre les subtilités du jeu et les particularités de son maniement.
Enfin il y a un dernier menu, nommé "Boite de Pandore" sur lequel nous reviendrons plus tard. Le gameplay justement, est assez particulier. Tel un cavalier dragonnier, le joueur ne contrôle pas seulement le dragon mais aussi le personnage qui le chevauche. Ne faisant qu'un, Orta est armé d'une sorte de pistolet (d'ailleurs ne me demandez pas d'où sort cette arme, pas de la cellule d'où le dragon la sort en tout cas) quand l'animal dispose de son propre système d'attaque et de défense. Depuis la Saturn, le gameplay a évolué, mais seulement par petites touches. On retrouve donc le tir simple, le tir chargé à tête chercheuse, ainsi que le tir "Berserk" qui est assujetti à une jauge et qui envoie bien entendu du tir bien plus puissant. Avec les gâchettes, l'angle de vue bascule à 90° car on peut être attaqué des 4 points cardinaux, sans oublier les ennemis au dessus et ceux au dessous. Certes il y a un radar mais je peux vous dire que bien souvent on prend des coups sur la gueule sans même savoir d'où ils viennent.
En effet, le jeu encaisse pas mal de sprites à l'écran et c'est souvent un joyeux foutoir visuel. Notez tout de même que Panzer Dragoon Orta n'est pas un bête rail-shooter comme on pourrait le croire, mais bien un shoot-them-up puisqu'on contrôle réellement notre trajectoire et on influe sur notre direction. On peut également mettre un coup de boost pour défoncer certains ennemis ou échapper aux attaques adverses, ou encore mettre un coup de frein, afin d'éviter un obstacle. Lorsqu'un boss apparait, il faudra même ériger une stratégie, tourner autour de lui, trouver son point faible et éviter ses attaques, afin de mieux le détruire. Des boss en mode "gros sac à PV" mais qui ne sont généralement pas bien difficile à vaincre. Ils sont souvent épiques et longs, mais rarement ardus.
Enfin 
"La Boite de Pandore" regorge de bonus en tout genre, de missions secondaires et de documents qui étayent le Lore de la saga notre dragon dispose de 3 formes : la classique, qui peut tout faire et qui est équilibrée, celle avec les "ailes légères" qui est plus agile et plus orientée vers la défense avec son tir à visée semi-automatique, et il y a les "ailes lourdes" qui proposent un dragon vraiment imposant, ce qui suggère des tirs bien plus puissants. Pour être franc, je ne me suis presque pas servis des "ailes lourdes", préférant (et de loin) les ailes standards et légères, puisqu'en alternant entre les 2, j'ai largement pu faire face à toutes les situations. On notera par ailleurs que chaque forme peut être upgradée grâce à des "bases génétiques" à récupérer en explosant un max d'ennemis. Chaque évolution apporte un dragon plus endurant et bien entendu, plus puissant.
A présent revenons sur cette fameuse "Boite de Pandore", qui est un peu le nid des bonus en tout genre. Ici vous trouverez une mine d'informations sur le monde de Panzer Dragoon, sur son univers, ses personnages, son bestiaire. Vous pourrez revoir les vidéos déjà observées, et au fil de l'aventure, vous débloquerez peu à peu des sous-scénarios, qui vous proposent des missions annexes, où on dirige des personnages secondaires. Bien que la mise en scène soit alors plus simple (généralement des images fixes et du texte) c'est un bon moyen de connaitre les péripéties de certains protagonistes, et surtout de faire perdurer le jeu. A ce propos, en finissant l'aventure principale, vous débloquerez également le tout premier Panzer Dragoon. Le jeu est complet et entièrement jouable. Mieux encore, il existe des cheats codes (invincibilité, power-ups, choix du niveau) histoire d'en profiter sans se prendre la tête. Un bien sympathique bonus.
Panzer Dragoon Orta propose 3 niveaux de difficulté, et sans dire qu'il est réellement difficile, il faudra parfois s'accrocher pour passer un niveau ou vaincre un boss. L'aventure principale dure entre environ 4 heures, et s'étale sur pas moins de 10 niveaux (vous aurez la possibilité de sauvegarder votre avancement entre chaque niveau). Cette durée de vie est déjà confortable pour le genre (rappelons que la plupart des shoot-them-up se terminent généralement en moins d'une heure) et elle sera nettement allongée grâce à tout le contenu proposé par la Boite de Pandore, ses missions annexes ainsi que son premier opus débloqué simplement en finissant le jeu principal. Ainsi cet épisode Orta pourra facilement vous tenir dans les 7 à 10 heures.
Maintenant, 
Je suis désolé si j'en froisse certains, mais je trouve le design pas toujours réussi, notamment au niveau de dragons qui ne ressemblent pas vraiment à des dragons... si je peux me permettre, je vais oser critiquer un peu le jeu. Oui je sais, certains titres sont totalement intouchables, comme les Zelda, à croire qu'ils ont un totem d'immunité mais perso, si bons soient-ils, aucun jeu n'est parfait, pas même les plus appréciés. Pour Panzer Dragoon Orta je commencerai par le design que je trouve... comment dire... trop "barjo-nippon" ! Certes il y a de bons passages, certains ennemis sont superbement dessinés, les décors sont généralement très beaux mais le tout est très inégal. Certains décors sont tristement vides et surtout, certains personnages et ennemis sont littéralement affreux ! Prenons l'exemple de la monture de Moba, ou encore le dragon d'Orta, qui ressemble plus à coléoptère qu'à un reptile légendaire cracheur de feu. Sérieux, c'est quoi ce design ?!
Certains s'offusqueront sûrement pour ce que j'écris, mais personnellement j'ai trouvé certains designs totalement ratés. Les japonais ont toujours eu des goûts bizarres. Certes ça fait souvent le charme des titres nippons, mais soyons honnêtes, ici certains ennemis ne ressemblent à rien. Et puis pourquoi appeler le mode bonus "Boite de Pandore" ? Sans doute que les gars derrière cette production ne connaissaient strictement rien à la mythologie grecque (d'ailleurs le jeu n'a strictement rien à voir avec cet artéfact lié au mythe de Pandore). C'est à croire qu'ils ont trouvés le nom cool et fun, et se sont dit que ça ferait sûrement l'affaire.
Pour en finir avec un pseudo-défaut, je n'ai pas spécialement aimé la bande-son composée par Saori Kobayashi et Yutaka Minobe. Aussi bizarre que ça puisse paraitre, j'y ai trouvé des relans de Valken (?) et certes quelques pistes sortent un peu du lot, mais globalement la bande-son n'a rien d'extraordinaire. Pourtant derrière, nous retrouvons 2 pointures de chez SEGA puisque l'une a bossé sur Panzer Dragoon Saga ou Crimson Dragon, quand l'autre a travaillé sur Sonic Heroes, Swords of Destiny, Sonic Generations ou encore Mario & Sonic aux Jeux Olympiques. Malgré ça, la mayonnaise ne prend pas. Je trouve la musique trop décalée par rapport l'ambiance générale, et ce doublage bâclé et incompréhensible (alors que j'aurai grandement apprécié qu'on laisse le choix entre anglais et japonais) n'arrange évidemment pas les choses. Après comme on dit, les goûts et les couleurs...

Ce sont sans doute les coléoptères qui ont inspirés le design de certains dragons (comme ici, celui de Orta). Un coup de crayon original certes, mais tout aussi étrange et qui ne ressemble en rien à de véritables dragons, tels qu'on les imagine en occident (et qui sont très différents des dragons orientaux). D'ailleurs, ils ne crachent pas de feu ! Alors certes, je passe peut-être pour un vieux con sectaire mais du coup, j'ai bien du mal à accrocher à ce design...
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Terminons 
Panzer Dragoon Orta était superbe sur Xbox et il a su évolué au fil du temps, au point d'être toujours très beau même aujourd'hui, plus de 20 ans après sa sortie par une note nettement plus joyeuse : les graphismes. Comme évoqué, les années 2002/2003 ont été chargées en gros hits et la Xbox a rapidement montré ses muscles. Car c'est un fait, la première console de Microsoft était (à sa sortie) un monstre de puissance qui écrasait toute concurrence (hors PC, ça va de soi). Même la GameCube, pourtant bien pêchue, ne rivalisait pas, donc c'est dire si la PS2 était larguée et ne parlons même pas de la DreamCast.
Si la Xbox a su tout de suite convaincre avec des jeux tels que Quantum Redshift, Halo, Splinter Cell ou Dead or Alive 3 (tout du moins sur le plan technique), on peut dire que Panzer Dragoon Orta était le nouveau maitre-étalon des graphismes bien chiadés de cette année-là. Si je n'ai pas spécialement apprécié certains éléments de design, au contraire je dois reconnaitre que les graphismes sont globalement somptueux. Bien qu'inégaux, les décors sont superbement travaillés, très variés, finement détaillés. Les effets de lumière sont parfaitement gérés, le contraste est élevé, c'est toujours fluide, dynamique et ce malgré la myriade d'ennemis qui parfois nous assaille. Microsoft pouvait fièrement vanter les mérites de sa machine car si sa carrière et son succès furent modestes, la Xbox n'en reste pas moins une console impressionnante, aux caractéristiques techniques hors normes pour l'époque. D'ailleurs, je le répète, le jeu est parfaitement compatible avec les Xbox 360, One, One X et Series X.
D'ailleurs une grosse équipe a autrefois travaillée sur la version Xbox One X, qui ne propose pas simplement une rétrocompatibilité du jeu, puisque celui-ci est upscalé jusqu'en 4K, le format passe de 4:3 à 16:9, et il tourne avec un framerate ultra stable. La Xbox Series X profite naturellement de ce portage avancé, tout en y ajoutant le fameux HDR automatique. La 3D est donc particulièrement fine, étonnamment précise, à tel point qu'elle est infiniment plus détaillée que les vidéos en images de synthèse ! Une folie quand on pense qu'à l'origine, c'était toujours l'inverse ! Et c'est aussi ça, qui fait que Panzer Dragoon Orta traverse plus facilement les âges que certains titres de son époque qui n'ont jamais évolué avec le temps.
Egal
Note
à bien des jeux Xbox 360 de première vague, Panzer Dragoon Orta est aujourd'hui considéré comme un classique, voire même le meilleur épisode de la saga. Alors bien sûr, il n'est jamais facile de tester un tel titre, plus de 20 ans après sa sortie. D'ailleurs l'effet nostalgique n'a pas d'effet sur moi, puisque je ne l'ai pas connu à l'époque. Maintenant en toute objectivité (autant que faire se peut), je dois lui reconnaitre de grandes qualités, à commencer par sa réalisation ou encore le fait que le premier opus est déblocable dans les bonus. On appréciera également de superbes vidéos (même si elles commencent à accuser leur âge), une histoire originale, des tas de bonus, des missions annexes, des options fournies, une durée de vie plus que convenable (pour un shoot), ainsi qu'une réalisation qui aura fait date, démontrant toute la supériorité technique de la Xbox face à ses 3 concurrentes de 6e Génération. Maintenant soyons honnêtes, tout n'est pas parfait non plus. J'admets volontiers ne pas avoir spécialement apprécié le design de certains personnages / dragons / ennemis, trouvant le coup de crayon trop fantaisiste, trop dans les délires japonisants de certains mangas un poil décalés. La bande-son n'a vraiment rien d'extraordinaire, tout comme ce doublage qui certes met tout le monde sur le même piédestal, mais qui au fond manque cruellement de professionnalisme.
Enfin, d'un point de vue purement personnel, ce Panzer Dragoon Orta est très proche d'un After Burner ou d'un Space Harrier dans son gameplay (en amélioré, ça va de soi), ainsi donc on dirige son curseur de visée ainsi que son dragon avec le stick gauche, et on tire en pressant la touche A. A l'heure où les FPS commencent à se démocratiser (aujourd'hui, c'est un genre phare, quelque soit le support), j'aurai grandement apprécié une maniabilité plus proche d'un FPS où vise avec le stick droit et on tire avec la gâchette. Cette vieille prise en mains m'a rappelé Resident Evil 4 et 5 avec leur prise en mains inadaptée à leur époque. Mais soit, on parle bien d'un titre qui accuse 2 décennies de bouteille, difficile de lui en vouloir pour ça. Et je le redis, oui, 20 ans après sa sortie initiale, il est vraiment difficile de noter ce Panzer Dragoon Orta (même si à mes yeux, un bon jeu restera toujours un bon jeu, à ce détail près qu'il vieillira mieux que les autres). C'est un exercice d'autant plus ardu que je n'ai pas connu le jeu à sa sortie, contrairement à bien des oldies que je teste habituellement. Et pour tout vous dire, j'ai voulu tester celui-ci pour 2 raisons : tout d'abord pour ma propre culture, pour connaitre enfin le meilleur épisode de la série (en tout cas, beaucoup le considère comme tel), ensuite pour ajouter une jolie pierre à l'édifice, combler un vide dans les nombreux articles du site. C'est aujourd'hui chose faite et je n'ai aucun regret d'avoir passé quelques heures en sa (bonne) compagnie.
