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Après le Avp de la Jaguar et le Avp Classic 2000, 10 ans plus tard Rebellion reprenait les rênes de la licence, au détriment de Monolith 1999, Rebellion nous sortait Aliens versus Predator. Celui qu'on appelle aujourd'hui AvP Classic 2000 (en 2000 est sorti une version Gold qui corrigeait la plupart des bugs et réglait les problèmes de compatibilités) et qui ne coûte actuellement qu'une poignée d'€uros sur Steam, est très différent de ce qu'on connaissait déjà. Loin de la version Arcade, plus proche de la version Jaguar, ce fut un réel succès pour le studio anglais. En 2001, c'est le talentueux Monolith (à qui on doit notamment F.E.A.R et No One Lives Forever) qui a repris la licence pour nous sortir l'excellent AvP 2, qui reste encore pour beaucoup, l'un des meilleurs FPS Horror exclusif au PC. Et si on met de côté un décevant Primal Hunt (son add-on sorti en 2002), depuis 8/9 ans la licence est en sommeil (NDLR : souvenez-vous que ce test a originellement été rédigé en octobre 2010, d'ailleurs selon la politique du site, nous n'évoquerons que les 3 modes solo).
De son côté, le cinéma s'est emparé du phénomène et en 2004, Hollywood nous a sorti sa version d'Alien vs Predator. C'est la première fois que les 2 monstres sacrés se rencontrent sur grand écran, et si on ne peut pas parler de chef d'œuvre, au moins le spectacle était là. En 2007, Hollywood a remis le couvert, dans une vision un peu apocalyptique de la chose. Prenant place quelques heures après le premier film, on y voit pour la première fois le fameux Predalien, mélange improbable de 2 races en guerre depuis des millénaires. C'est sans doute suite au succès du film, que Rebellion a décidé de nous développer un nouvel AvP. Il faut dire que si le studio garde une certaine aura, Rebellion a un CV très en dents de scie et même si ces dernières années ils se sont stabilisés avec leurs licences Sniper Elite et Zombie Army, difficile de parler d'un grand studio.
Donc à l'annonce d'un nouveau Aliens vs Predator, on s'est tous dit que Monolith allait faire un carton or ce n'est pas eux qui furent aux commandes (étant donné qu'ils ne développent même pas leur propre F.E.A.R 3... en 2010, on se demandait bien ce qu'ils foutaient à ce moment-là eux aussi). C'est donc le développeur originel qui reprend les rênes de la licence.
Grand 
Comme d'habitude, Weyland va faire une grosse connerie... et ce sera le point de départ d'un beau foutoir ! fan d'Aliens, de Predator et d'AvP (films comme jeux), c'est donc avec curiosité que j'ai entamé ce test et vous savez quoi ? Et bien c'est loin d'être aussi mauvais que ce que la presse prétend... Dans la vie, y'a toujours un con pour réveiller ce qui dort depuis longtemps. Le genre de personnes pas bien fines qui croient qu'un ours en hibernation va se réveiller de bonne humeur si tu lui balades un sandwich sous la truffe en plein mois de février. C'est évidemment le cas de cet idiot de Weyland : sur la colonie Freya Prospect, où d'anciens temples sont découverts, la compagnie Weyland-Yutani va construire des installations ayant pour double but l'étude des ruines Predator ainsi que l'élevage des Xenomorphes. C'est lors de l'ouverture de la pyramide que les Predators sont alertés et c'est ce qui provoquera une panne de courant permettant l'évasion des Aliens...
Plutôt sympa, le scénario de Rebellion rejoint les 2 écoles : le jeu vidéo et le cinéma. En effet le développeur a récupéré tout ce qui faisait le charme des films Aliens, Predator et AvP (la pyramide, la colonie spatiale, les ruines, les labos de recherche) et des jeux vidéos, notamment le fait qu'on ait 3 personnages à jouer (Marines, Alien et Predator), dans 3 scénarios imbriqués. Pour bien tout comprendre, il faut évidemment jouer aux 3 chapitres, ce qui permettra de mieux saisir les tenants et aboutissants de l'ensemble. Exemple, en jouant le Marines on ne comprend pas pourquoi les Predators s'attaquent au vaisseau de l'USC, ce qu'on comprendra forcément mieux en jouant les-dites "gueules de porte-bonheur".
Dans tous les cas le jeu s'ouvre sur une vidéo en images de synthèses où je regrette que les grandes lignes du scénario ne soient pas plus explicites. Ça aurait rendu la trame plus claire. D'ailleurs, le grand bienfaiteur de l'humanité, celui qui cherche à terraformer le plus de planètes possibles dans l'univers, n'aura que vaguement la tête de Lance "Bishop" Henriksen. Sans ça, il fait son boulot (arrogant, peu craintif des dangers et donc inconscient) même si le jeu s'inscrit en marge des films.
En 
Pour être honnête, le scénario et la mise en scène restent très légers fait ce AvP 2010 reprend les univers et les ambiances de tout ce qu'on connait déjà, sans suivre le moindre scénario connu. Après cette première vidéo (commune aux 3 campagnes), on aura droit à des cut-scenes gérées en temps réel, des cinématiques plutôt bien faites pour la plupart. J'ai d'ailleurs apprécié que pour les 3 races on ait de véritables épilogues, et non des scènes de 8 secondes torchées à la va vite, comme c'est trop souvent le cas de nos jours. Maintenant il est clair que le scénario global reste sacrément léger. Ça peut en décevoir certains mais lorsqu'on paye pour du AvP, il ne faut pas s'attendre à du Metal Gear Solid. Ainsi, même si le tout garde une certaine cohérence, le fond reste quand même assez faible, tant sur le plan de l'écriture que de la mise en scènes...
Je fais volontairement abstraction des modes multi-joueurs en ligne, somme toute classiques (à part peut-être pour un mode survie où 4 marines doivent subsister face à une horde d'Aliens) pour ne parler que du solo. Aliens vs Predator c'est avant tout un FPS ayant une formule établie. Gravitant autour de 3 races, les Humains, les Predators et les Aliens, comme d'habitude le jeu en profite pour nous offrir 3 gameplays très différents pour 3 scénarios intimement liés. Comme presque tout le monde, j'ai toujours plaisir à commencer un AvP avec le Marines. Surnommé "le bleu" (les développeurs adorent nous faire jouer de fraiches recrues), le gameplay du Marines est simple, très simple, si simple que certains le désignent comme archaïque.
Ce n'est pas tout à fait faux, il est vrai que le gameplay de ce personnage semble aussi vieux que celui du premier épisode (en y repensant, c'est même tout à fait ça). Qu'à cela ne tienne, je préfère ça plutôt qu'un gameplay super complexe où on s'emmêle les pinceaux (là au moins, on est de suite dans le truc). Reprenant tous les codes qui régissent la licence depuis plus d'une décennie, on retrouve naturellement tout l'attrait de cette campagne. On commence en bas de l'échelle avec un simple flingue, puis on aura le fameux fusil d'assaut de l'USC, le lance-flammes ou encore le Smart-Gun.
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3 scénarios pour 3 points de vue (ici celui de l'Alien), c'est la force de la licence AvPlampe éclaire que dalle (on a aussi des tubes incandescents bien peu pratiques) ce qui fait que très vite, on est dans l'ambiance. Et dans les bonnes conditions, je trouve le jeu flippant ! Bien sûr il y a une certaine manière de l'appréhender. C'est très différent de jouer à ce chapitre en pleine après-midi avec une bande de potes, ou seul à 2h du matin, dans le noir, avec personne à la maison. Question d'atmosphère. Sachant ménager son suspens, les premiers ennemis arrivent au compte goute, histoire que chaque affrontement soit un petit événement en soi. Comme j'aime avoir peur et que je sais me mettre en condition, cette "pression" a duré tout au long du "chapitre Marines" et je me suis régalé. Il faut dire que cette campagne est la plus réussie, car déjà elle est la plus longue, elle est la mieux travaillée (car la plus flippante) et l'humain est le spécimen le plus fragile des 3, donc il faudra bien faire attention à sa santé.
Comme dans Resistance, la jauge de santé est divisée en 3 sections et seule la dernière section remonte toute seule. Pour retrouver 100% de sa santé, il faudra trouver et s'injecter de l'adrénaline. Le Marines (comme le Predator d'ailleurs) ne doit pas marcher sur l'acide et ne peut porter que 3 armes. L'arsenal est assez efficace (il reprend celui d'Alien 2, le film) et le gaillard aura pour lui quelques subtilités (actionner un interrupteur, replacer une pile d'énergie), ce qui varie un peu le parcours. On peut également trouver des messages audio qui étoffent légèrement le scénario (comme dans DOOM 3 ou Bioshock), avec comme bémol qu'ils ne s'enclenchent pas automatiquement. Il faut rentrer dans un sous-menu pour les écouter, sous-menu qu'il faudra ensuite quitter. En plus, si un personnage vient à nous parler entre temps, le message se coupe net sans reprendre (il faut donc recommencer). Ils auraient pu trouver mieux que ça.
En jouant l'Alien, on ne démarre pas Facehugger pour devenir un chestburster (le "serpent" qui s'extrait violemment par la poitrine) puis un guerrier mature. En fait on est déjà adulte, ce qui nous prive de la partie de cache-cache qu'on avait dans les autres jeux. La jouabilité de la bestiole est toujours aussi déroutante, avec par exemple des actions contextuelles pour entrer dans une bouche d'aération ou grimper sur les murs. En somme, ça n'a plus le naturel d'un AvP 2, la jouabilité en étant vraiment bizarre.
En 
Jouer le Marines donne quelques montées d'adrénaline... Cette campagne est d'ailleurs la plus réussie des 3 jouant l'Alien, comme toujours on se sent vicelard : la bestiole marche à plat-ventre (si on peut dire), se terre dans l'ombre (même si malheureusement on nous repère trop facilement), court à une vitesse folle et attaque avec la violence qu'on lui connait bien. La petite particularité de l'Alien, c'est qu'il détecte les phéromones et peut ainsi "voir" ses proies à travers les murs et les objets. C'est sympa même si encore une fois, la campagne de l'Alien est la moins palpitante des 3, ainsi que la plus courte. Reste le Predator. Si pour l'Alien et le Marines on a un petit didacticiel de mise en jambes, le Predator aura quelque chose de plus complet. Grand spécialiste du combat rapproché, les bastons rappellent Condemned avec ses combos. La "gueule de porte bonheur" a évidemment pris son attirail avec lui comme les multiples vues (infra-rouge ou spéciale Alien), le zoom, le camouflage optique et son fameux blaster à visée laser.
On possède aussi le disque et la lance, mais l'un comme l'autre ne peuvent pas servir au corps à corps (uniquement au lancé). Une fois de plus, il est dommage qu'on se fasse repérer un peu trop facilement, ce qui sape un peu les phases d'infiltration (mais il n'est pas toujours nécessaire de se livrer à une boucherie sans nom, car on peut éviter le combat... une bonne chose). Question armement, l'extra-terrestre est parti léger. De plus, le laser (qui est très efficace avec un tir au jugé et un lock) est assujetti à une jauge d'énergie. Quoi de plus normal me direz-vous ? Le problème c'est qu'il a également oublié son module de rechargement d'énergie et que pour faire le plein, il doit "voler" la puissance des piles d'énergies humaines. C'est contraignant et ça limite considérablement nos tactiques d'approche, nous obligeant ainsi à très vite à aller au contact.
Enfin dernier point sur la bête : au lieu de proposer un saut tout ce qu'il a de plus classique et d'efficace, Rebellion nous impose un système de sauts automatisés, sympa dans un sens (car il est efficace) mais très limité lui aussi. On désigne une destination par un marqueur et hop, le Predator fait un grand bond tout seul. Jusque-là tout va bien, sauf que la plupart du temps, on sent bien que le bestiau est largement capable de sauter là où on veut aller, mais lui s'y refuse.
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Les campagnes du Predator et de l'Alien sont plus courtes, plus confuses et bien moins subtiles même, si le jeu a décidé ne pas déclencher son script, on est obligé de rester sur place. Exemple : lors de la première ballade dans la jungle, le Predator serait tout à fait capable de passer tout de suite par-dessus le portail, or tant qu'on n'a pas affronté une horde d'Aliens, le système de saut ne se déclenche même pas. Voilà une belle manière de cloisonner son joueur et de lui imposer ses scripts (ou de façon plus subjective, une belle manière de pourrir l'expérience puisqu'on n'a plus aucune liberté).
Enfin, j'évoquerai le fait qu'avec l'Alien comme avec le Predator, les combats sont très différents. On évite les tactiques pour jouer bourrin (à vrai dire c'est plus efficace) et la caméra part dans tous les sens, au point qu'une fois la baston finie, on en a perdu le nord. C'est donc largement plus confus et barbare que lors de la campagne du Marines, qui est très "carrée" et très classique même si finalement l'un dans l'autre, c'est encore celle-là qui est la plus sympa, car elle est la plus équilibrée et la plus chargée en ambiance. Au final le jeu se termine assez vite : 8 à 10 heures en tout. Par contre (et ça, on peut le prendre pour une bonne nouvelle) la difficulté est relativement équilibrée et ça, c'est bien une première dans l'histoire de la licence.
Aliens vs Predator utilise un moteur maison, le Asura Engine. Pensé et avant tout conçu pour les consoles, on se retrouve avec un titre pas si laid qu'on le prétend. Car j'ai vu ce pauvre AvP être affublé des pires superlatifs (moche, anguleux) mais entre nous, je n'ai pas trouvé l'expérience si maltraitée que ça. D'accord nos machines sont capables de mieux (voir Uncharted 2 sur PS3, Gears of War 2 sur Xbox 360 et Crysis sur PC) mais de là à dire que c'est moche, je dis non !
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Sans être splendide, le jeu n'est pas aussi laid qu'on le prétend et il reprend bien le design originel exemple, les modélisations sont vraiment superbes pour un jeu de 2010. Exit les Humains, qui sont banals et un peu "poupées de plastique", les Predators et les Aliens sont à contrario très bien fait. Et question ambiance, Rebellion a tout bon puisqu'on retrouve tout ce qui fait la force de la licence, ludique comme cinématographique, depuis qu'elle existe. Les décors, les véhicules et les armes d'Alien 2 (le film), les ruines et la pyramide d'AvP (le film), les mecs pendus et décharnés (Predator 1 et 2), les décors très typiques que se construisent les Aliens (quasiment tous les épisodes)... on est de suite dans l'ambiance, d'autant que les décors, certes un peu répétitifs et vides, sont loin d'être vilains (la Colonie rappelle même Red Faction Guerrilla avec ses déserts et ses vents de sable).
Après c'est sûr, comme je viens de l'évoquer, nos machines ont déjà vu mieux mais difficile, en l'état, de dire que c'est merdique.
A côté de ça, le titre s'affuble tout de même de quelques boulettes, plus ou moins gênantes. Le jeu est souvent trop sombre (les mauvaises langues disent que c'est pour cacher la misère, moi je dis que c'est surtout ultra chiant pour bien distinguer les Aliens), les loadings sont un peu longuets et certaines animations (comme les spasmes qu'ont les Aliens qu'on vient de descendre) ou les réactions ennemies (IA) sont parfois bizarres.
Si la vue Alien est volontairement étrange (un peu comme si on regardait à travers le fond d'un verre - de toute façon, j'aime pas me sentir dans la peau de ces sales bestioles), celle du Predator est surchargée d'une interface envahissante. En parlant de lui, en combat rapproché les mouvements de tête sont tellement vifs, qu'on ne comprend même plus ce qu'on fait, ni où on est (en plus d'avoir des nausées) mais ce sera toujours mieux qu'avec l'Alien, qui est chaotique.
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Le doublage n'est pas mauvais, les bruitages sont repris films et les musiques sont sympas. On est dans l'ambiance ce qui aurait pu être une grosse claque graphique (faut dire que les univers d'Alien et Predator sont particulièrement accrocheurs) ne donne que des graphismes dans la norme, ni plus ni moins. Certains détails ont été particulièrement soignés et en l'état, il faut reconnaitre que s'il y a mieux, il y a aussi bien pire. C'est dommage, avec un peu plus de talent, je suis sûr qu'on aurait pu avoir des graphismes de meilleure qualité, tout du moins qui se rapprochent des premiers visuels ahurissants de beauté auxquels on a eu droit.
Pour notre doublage localisé (ce qui est très rare chez SEGA, on peut remercier Rebellion pour ça) on retrouve quelques voix bien de chez nous. Par exemple on a Julie Dumas (la voix française de Michelle Rodriguez) qui fait ici le Caporal Tequila, on a José Luccioni (la voix de Marcus Fenix dans Gears of War, Betruger dans DOOM 3 ou encore Al Pacino au cinéma) et Adrien Antoine qui prête sa voix à (entre autre) Sam Worthington (Terminator Salvation, Avatar).
Tout ça pour dire qu'on a un casting voxographique tout à fait correct (même si les "c'est pas l'heure de la pause Marines" à répétition vont vite vous gonfler). Une fois encore ce n'est pas top fraicheur mais il n'y a pas à râler, le doublage est pas si mal et convient bien au jeu. Et cerise sur le gâteau, on a droit à une superbe synchro labiale, là où on ne l'attendait pas. Etonnant de la part d'un titre de cet acabit puisque des productions nettement plus ambitieuses en font l'impasse, et ce depuis des années pour certaines. Comme quoi, AvP peut donner quelques leçons. Question musiques, on a quelques thèmes angoissants (what else ?), des musiques hollywoodiennes et qui collent, elles aussi, bien au jeu.
Enfin les bruitages sont de bonne facture. En jouant le Marines, le bruit du radar (le "boop" permanent qu'il fait) va vous taper sur les nerfs (surtout si comme moi vous jouez au casque, histoire de s'immerger dans l'univers AvP... autrement, via le son de la TV, on n'y fait pas trop gaffe) sinon rien à redire. A défaut d'être originaux, les bruitages sont fidèles aux films (notamment à Alien 2) en reprenant les cris Aliens, les armes et les râles Predator, bref toute la panoplie. Ainsi, personne ne pourra venir se plaindre qu'on n'est pas dans l'ambiance.
On
Note
avait tous de grands espoirs pour ce nouvel Aliens vs Predator. Le fait que ce soit Rebellion qui développait le jeu, était quelque part une bonne nouvelle (puisque ce sont eux qui ont lancé la licence sous forme de FPS), même s'ils se cantonnent généralement à des petites productions. Seulement voilà, le résultat, sans être mauvais, se contente de "la loi du milieu". C'est plutôt joli dans l'ensemble (y'a des hauts et des bas même si généralement c'est trop sombre), c'est plutôt bien fait, on a un son bien travaillé et c'est assez jouable à quelques anicroches près. Pour le Marines, le gameplay est très classique (même si cette campagne reste à mes yeux la plus sympa car la plus flippante), pour le Predator on a des mouvements de tête trop prononcés, un système de sauts et de rechargement de l'énergie assez contraignants et pour l'Alien, on a une jouabilité un peu bizarre ainsi qu'une campagne solo sans grand intérêt (seule la fin est sympa).
En clair, comme vous pouvez le voir, ce n'est pas une franche réussite à tous les niveaux mais attention, ce n'est pas une catastrophe non plus. La presse spécialisée s'est efforcée de nous faire croire que ce jeu est à chier, mais ce n'est pas le cas. Quand on n'est pas blasé de tout, on lui trouve facilement des qualités. Certes un peu court, il possède un multi sympa, 3 scénarios pour 3 gameplays différents et il jouit naturellement d'une aura, d'une ambiance toute particulière. Peut-être pas aussi bien exploité qu'on l'espérait, en attendant retrouver les pyramides, les ruines, les labos et les colonies, pour les fans ça fait plaisir. D'autant que le background s'est inspiré de tout ce qu'actuellement on connait sur le sujet, comme la colonisation selon Weyland, la tentative de domptage des Aliens ou encore l'instinct de chasseur des Predators, qui se servent des Xenomorphes et des Humains comme proies. Les codes sont donc respectés mais il est sûr qu'on aurait aimé un jeu plus beau, plus long et peut-être même mieux fichu...
Bref, ce qui aurait pu être le AvP ultime, se retrouve être un jeu assez classique, à la formule déjà écumée plusieurs fois. Disons que Rebellion reste dans ce qu'ils savent faire : des jeux sympas mais qui n'atteignent jamais le rang de hit. Ainsi, le Aliens vs Predator 2 de Monolith reste à l'heure actuelle le meilleur épisode connu (en se remettant bien évidemment dans le contexte chronologique), même si avec ses 2,5 Millions d'exemplaires vendus, notre cuvée 2010 est loin d'avoir fait un bide. J'attends maintenant avec fébrilité le futur Aliens : Colonial Marines (entre autre développé par Gearbox) pour voir si l'univers Alien sera mieux exploité. En attendant, AvP 2010 reste un titre agréable et accrocheur. Pas le meilleur FPS à tendance survival-horror, mais un titre fort d'un univers hypnotique et d'une réalisation tout à fait honorable.
