BioShock The Collection -- Review sur SoloGamerTest

(PUB)

 





Cliquez pour agrandir










Version Switch


Toutes les autres versions


Testé sur :

 

 


Les versions PlayStation 4, Xbox One et Switch sont compatibles avec :

 




Aussi disponible sur :

 

 


Sorties du jeu : septembre 2016 sur PlayStation 4, Xbox One et PC - mai 2020 sur Switch

Développeurs : Irrationnal Games (BioShock 1 – BioShock Infinite) et 2K Marin (BioShock 2)
Adaptation / compilation : Blind Squirrel Games
Editeur : 2K Games
Genre : FPS (compilation)

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Moteurs graphiques : Unreal Engine 2.5 (BioShock 1 & BioShock 2) / Unreal Engine 3 (BioShock Infinite)
Moteurs physiques : Havok (BioShock 1 & BioShock 2) / PhysX (BioShock Infinite)

Difficulté :
Temps de jeu : 35 heures en ligne droite - près 60 heures en faisant tout le contenu et en prenant son temps

Multi-joueurs : non
Titre alternatif : BioShock Remastered
Prix au lancement : 50€ à 60€ la compilation en boite - 20€ par jeu sur les Stores


Installation PlayStation 4 & 5

Support : 2 Blu-Rays ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : BioShock 1+2 = environ 30 Go / BioShock Infinite = environ 35 Go
Performances PS4 : 1080p en 60 fps variable
Performances PS4 Pro : 1440p en 60 fps variable
Performances PS5 : 1440p en 60 fps stable
Compatible VR : non
Compatible Remote Play : oui


Installation Xbox One & Series

Support : 2 Blu-Rays ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : BioShock 1+2 = environ 30 Go / BioShock Infinite = environ 35 Go
Performances Xbox One : 1080p en 60 fps variable
Performances Xbox One X/Series X : 4K en 60 fps sur BioShock 1 et 2 - 1440p en 60 fps sur BioShock Infinite


Installation Switch

Support : Game Card de 16 Go et/ou en téléchargement sur Nintendo eShop
Installation : environ 43 Go pour les 3 jeux
Performances : 1080p en 30 fps en docké ou 720p en 30 fps en nomade sur les 3 jeux


Installation PC

Support : en téléchargement sur Steam, Epic Games Store et GOG
Installation : envrion 80 Go
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Intel Core 2 Duo (2,66 Ghz) ou AMD Athlon X2 (2,7 Ghz)
RAM : 4 Go
VIDEO : avec 2 Go de VRAM (type GeForce GTX 670)

La musique de la semaine :
Outer Space




(PUB)



           


           




Les sites partenaires :

























Vous aimez SoloGamerTest et vous souhaitez le soutenir ? Alors vous pouvez nous adresser vos dons via PayPal en cliquant simplement sur le bouton ci-dessous.



BioShock

The Collection




Irrational
Cette compilation propose les 3 BioShock au grand complet (DLCs inclus) sauf le multi-joueurs
Games a été fondé en 1997 par 3 anciens employés de Looking Glass Studios : Ken Levine, Jonathan Chey et Robert Fermier (déjà connus pour quelques gros titres tels que System Shock, Ultima Underworld II ou encore Thief). Irrational est connu pour quelques gros jeux qui résonnent encore comme System Shock 2, SWAT 4 mais aussi et surtout pour BioShock et BioShock Infinite.
Malgré le succès critique et commercial de leurs jeux, Irrational Games a fermé ses portes en février 2014, afin de mieux renaître de ses cendres en février 2017 sous le nom de Ghost Story Games. C'est étrange comme ce studio semble aimer finalement "changer de nom" car à chaque "renaissance", ils se retrouvent toujours sous le giron de 2K Games. Bien que j'ai beaucoup de respect pour ce développeur et leurs anciens jeux, les BioShock restent à mes yeux les meilleurs titres qu'ils aient créés.
Grâce à un Lore hypnotique, une direction artistique fabuleuse et un bon gameplay, les BioShock résonnent encore comme parmi les grands "must have" de la génération PS3 / X360. Avec plus de 4 Millions de ventes pour le premier opus, plus de 3 Millions pour le second et un très joli score de plus de 11 Millions pour le Infinite, autant dire que la série des BioShock fut rentable et a eu un très beau succès. La génération PS3 / X360 étant passée, les PS4 et Xbox One ont pris le relais et étant donné la panne assez flagrante d'inspiration des studios de développement (et/ou le besoin de se faire de l'argent facile sur le dos de licences connues), la 8e Génération a accumulé un nombre invraisemblable de portages et Remasters en tout genre.



Pourquoi hurles-tu après les Remasters, alors que personne ne te force à les acheter ?


Si
Les compilations Remasterisées sont une bonne occasion de jouer dans les meilleures conditions qui soit, avec en plus un max de contenu
bien entendu personne ne force les gens à acheter quoique ce soit, le fait qu'il y en ait autant démontre clairement qu'il y a actuellement un réel souci de fond dans l'industrie du jeu vidéo. Comme je l'ai déjà évoqué, les Remasters ne me dérangent car ils permettent souvent de financer une suite, ils proposent une réalisation bien souvent mieux finies (textures retouchées, bugs corrigés, framerate plus stable) et surtout un contenu plus complet avec (s'ils existent) tous les DLCs inclus. Pour un prix plus modeste qu'un jeu neuf/récent (même si ce n'est pas le cas de la présente compilation qui fut quasiment vendue au prix fort), on peut bien souvent mettre la main sur une perle vidéoludique, qui vous proposera dans certains cas de longues et savoureuses heures de jeu (comme c'est le cas des Metro Redux et Uncharted : Nathan Drake Collection par exemple).
Avec BioShock Collection, l'éditeur 2K ne s'est pas moqué de nous. Pour 50€ à 60€ selon le support (le prix étant très fluctuant et, une fois n'est pas coutume, plus cher sur PC que sur consoles) on nous propose les BioShock 1, 2 et Infinite au complet, avec une réalisation légèrement peaufinée et tous les DLCs inclus (sachant que ceux du 2 et du Infinite sont vraiment excellents). Cette compilation a été développée par Blind Squirrel Games (Blind Squirrel = écureuil aveugle... drôle de nom pour un studio non ?), qui a déjà travaillé sur la série aux côtés d'Irrational (sur l'épisode Infinite notamment).
La qualité de ce triple portage s'explique dans le fait que Blind Squirrel s'est un peu spécialisé dans l'exercice puisqu'ils ont déjà parfaitement adapté Borderlands 2 (au sein de la Handsome Collection) et on retrouve ce modeste studio derrière un nombre impressionnant de grands titres tels que XCOM 2, Evolve, Sunset Overdrive, Mafia III ou encore le récent reboot de Prey. Il est juste dommage que Blind Squirrel ne développe pas leur propre jeu (c'est un studio de soutien).






Une adaptation d'écureuil aveugle... oO?


A
Blind Squirrel, studio qui a parfaitement adapté les 3 jeux, connaissait déjà la série, puisqu'ils ont travaillés (entre autre) sur l'épisode Infinite
présent voyons si ce petit studio de portages et de développement, a réussi à transposer le plus fidèlement possible ces 3 monuments du jeu vidéo que sont les BioShock, des jeux qui ont énormément fait parler d'eux à leurs sorties respectives. A noter enfin que ce portage se base sur les versions PC et qu'il profite aussi d'une tardive version MacOS (sortie en août 2017).
Avant d'entrer dans le vif du sujet, nous allons parler du packaging puisqu'ici, la compilation est proposée sous la forme d'un double boitier avec un très joli blister en carton. Chaque boîtier contient un disque Blu-Ray, l'un contenant BioShock 1 et 2, l'autre uniquement le Infinite. Tout à fait entre nous, même si ça donne un certain cachet à cette Collection, avoir une boite si grosse ne sert pas à grand chose et à mon humble avis, un boîtier double disque aurait été plus approprié (à moins que ce soit purement marketing : grosse boite = plus de contenu ? ma foi c'est possible). Sur PS4 et Xbox One les 2 premiers BioShock s'installent à hauteur d'une trentaine de Go, plus ou moins idem pour le Infinite (comptez donc 60 à 65 Go pour les 3 jeux). Cette compilation inclus tous les DLCs sur les disques il n'y aura donc pas de téléchargement à réaliser, si ce n'est les petites mises à jour.
En effet, je précise bien "petites mises à jour" car sur PlayStation 4, l'épisode Infinite est resté en version 1.0 (tout en fonctionnant parfaitement bien) et les épisodes 1/2 ont subis une petite mise à jour afin de passer en version 1.01 (une MAJ de moins de 1 Go, oui ça peut paraître beaucoup mais vu ce que certains jeux nous forcent à downloader pour rester à jour, on se dit que les correctifs ne doivent pas être si nombreux). En parallèle la version PC a rapidement profité de correctifs de framerate (de quoi gommer les instabilités) ainsi que d'un FOV réglable pouvant atteindre les 130.






La patience est une vertu...


Par
Il existe une édition "10th Anniversary", un Collector qui coûtait (à l'origine) 200$, contenant dans un packaging inédit, les 3 jeux et une figurine de 30cms (cliquez sur l'image pour l'agrandir)
contre je vous préviens, pour installer les 3 jeux il faudra être patient(e). En effet, les 2 disques font une installation rapide et là on se dit "super, comme à la bonne époque, je vais commencer à jouer pendant qu'il s'installe en tâche de fond". Et bien tout faux ! En réalité les 2 disques réalisent une installation rapide puis rendez-vous "in game" pour que la fameuse "full install" se termine. Et là il va falloir être patient(e) car l'installation des BioShock 1/2 prend pas moins de 15 à 20 mins, quand celle du Infinite prend environ 40 minutes ! Oui vous avez bien lu (et ça on vous le dit nulle part), installer la Collection complète va vous prendre une bonne heure ! Et encore je vous parle là de la version PlayStation 4, car comme vous le savez, sur Xbox One c'est bien pire...
On sent bien que cette Génération de consoles touche à sa fin, car tout ceci me rappelle cette bonne vieille Xbox 360 où pour avoir des textures HD, il fallait installer du contenu sur le disque dur, ce qui là aussi, prenait des plombes. Arrrff, qu'il semble loin le temps où on pouvait faire une installation rapide et jouer dans les 5 minutes hein... Terminons cette longue intro sur une note plus joyeuse en évoquant le fait que, comme toutes bonnes compilations/Remasters qui se respectent, sur PS4 et Xbox One les 3 jeux tournent en 1080p et 60 fps, même si on n'échappe pas aux travers des moteurs graphiques Unreal Engine 2.5 et 3.
En somme on a toujours des pop-ups, des textures progressives et quelques angles mal dégrossis. De leur côté les loadings sont très rapides (on sent une belle optimisation de ce côté-là), ce qui tranche avec certaines productions actuelles aux écrans de chargement tellement longs qu'on se demande si le jeu n'a pas planté (il faut dire que les RAMs des consoles d'ancienne Génération n'étaient que de 512 Mo... on reste loin des 8 Go des Xbox One et PS4).



  • Les versions Switch, PS4 Pro, Xbox One X, PS5 et Xbox Series
    On le sait, les versions PlayStation 4 et Xbox One (sortie en septembre 2016) tournent en 1080p / 60 fps, ce qui rend l'expérience très agréable, surtout lorsqu'on connait bien la version PS3 qui était un peu en dessous. Cependant, depuis sa sortie, s'il y a une console qui a fait beaucoup de bruit, c'est bien la Switch. La petite machine hybride de Nintendo propose une puissance famélique mais elle se vend tellement bien, que beaucoup de titres qui ne sont pas fait pour elle, finissent par être adaptés. Vous vous souvenez de Call of Duty 4 et Black Ops sur Wii ? En effet, ces jeux n'avaient pas la prétention de tirer le meilleur parti du support mais que voulez-vous, quand on vend des consoles par palettes entières, les éditeurs eux, ne voient que l'argent que ça peut leur rapporter. Voilà pourquoi la Switch a accueilli des titres comme DOOM et The Witcher 3, des jeux qui sont bien trop ambitieux pour son vétuste Hardware.
    Nouvelle pièce au dossier, BioShock Collection débarque sur Switch en mai 2020, soit pas moins de 3 ans et demi après les autres. On ne reviendra pas sur l'intérêt d'un tel portage, après tout les BioShock forment une trilogie intemporelle et y jouer de façon nomade, ça peut plaire. Notez que la boite contient bien une cartouche mais une connexion à Internet est obligatoire car il y a (beaucoup !) de contenu à télécharger. En effet, si les 3 jeux sont également vendus séparément sur l'eShop au prix d'ami de 20€ pièce, la version physique est livrée sur une maigre cartouchinette de 16 Go car Nintendo fait encore et toujours son radinasse. Résultat, en insérant votre jeu dans la console, c'est plus de 30 Go qu'il faudra télécharger... vous avez bien lu, 30 Go ! Soit quasiment le double de ce que contient ladite cartouche. En plus, j'espère que vous n'êtes pas pressé(e) de jouer car à la vitesse où télécharge la console, ça va prendre des plombes !


       


    Le pire c'est qu'à cause de ça, la cartouche ne contient que le premier jeu, le reste du contenu sera complété par le téléchargement, faisant de cette édition une vaste blague, qui arrive presque autant à se foutre de notre gueule que ces boites où il n'y a aucune cartouche dedans (d'ailleurs BioShock Collection existe aussi dans ces éditions où la boite ne contient qu'un code, soyez donc très vigilant). Décidément Nintendo tente tout sur cette Génération car rappelez-vous que c'est bien sur Switch que le constructeur nous a vendu du carton comme un concept immersif et exceptionnel (les fameux Nintendo Labo, moi j'ai pas oublié). Et ce n'est pas parce que la quasi-totalité des gros jeux du support tels que Borderlands Legendary Collection, XCOM 2 Collection, Spyro Reignited Trilogy (et j'en passe) font de même, que nous devons accepter ce genre de pratiques à la limite de l'illégalité.
    Cette version Switch tourne en 1080p lorsqu'elle est dockée et en 720p en nomade. Malheureusement, dans les 2 cas, il faudra vous contenter d'un framerate en 30 fps. En plus de ça, cette version montre rapidement ses limites avec beaucoup de textures cradingues et floues, qui font tâche lorsqu'on est près de certains objets. Et puis je ne sais pas trop quoi vous conseiller : jouer sur TV pour profiter d'une vraie manette, plus confortable et précise mais au prix de graphismes proportionnellement dégueulasses à la taille de l'écran, ou alors jouer en portable, avoir une meilleure définition mais se farcir ces Joycons de la mort. Notez également que le gyroscope et l'écran tactile ne sont pas pris en charge, histoire de terminer le tableau. Heureusement pour lui et malgré l'arnaque que représente cette édition, le contenu est aussi complet que dans les autres éditions puisque tous les DLCs répondent présents. Une bien bonne chose.




    Alors oui, les BioShock sont des chef-d'œuvres du FPS immersif mais à moins d'absolument vouloir y jouer de façon portative, je ne saurai que trop vous conseiller une version sur console de salon, ou sur PC. Tiens en parlant de ça justement, c'est aussi en 2020 que 2K Games a déployé des mises jour techniques pour les PS4 Pro et Xbox One X. La console de Sony propose dès lors du 1440p en 60 fps sur les 3 jeux et la Xbox One X nous offre carrément du 4K en 60 fps sur les 2 premiers opus, et du 1440p (toujours en 60 fps) sur le Infinite, qui est malgré tout plus gourmand. Notez que ce sont ces versions-là, et ces performances-là que vous retrouverez sur PlayStation 5 et Xbox Series X, grâce à la rétrocompatibilité (avec tout de même un framerate plus stable). Il est facile de supposer que c'est pour cette raison que l'éditeur n'a jamais proposé de versions natives pour ces consoles de 9e Génération, car mine de rien il était sans doute difficile de faire mieux (rappelez-vous que le premier BioShock date tout de même de 2007, il avait donc 13 ans à la sortie de ces versions updatées).



  • Comme un goût de sel dans la bouche


    Pour
    Le premier BioShock est un jeu mythique sous bien des égards. Mais déjà imparfait à l'origine, la réalisation commence à sérieusement prendre un coup de vieux
    réaliser ce test, j'avais 2 choix : soit suivre l'ordre chronologique de l'histoire (auquel cas il aurait fallu que je commence par l'épisode Infinite) soit j'évoquais la trilogie dans l'ordre de sortie commerciale. De mon point de vue, on va faire ça dans l'ordre des sorties, commençons donc par évoquer le tout premier BioShock, apparu en août 2007 sur PC et Xbox 360 (en octobre 2008 -quelques 14 mois plus tard- sur PS3, la faute à une console qui a mis du temps à voir le jour et qui était jugée très difficile à maitriser). Bien entendu, tout le monde connait ce monument du jeu vidéo qui a fait de 2007 l'année du FPS (entre autre aux côtés des Crysis, Call of Duty 4, FEAR Perseus Mandate, The Darkness, Halo 3, Resistance, Metroid Prime 3, TimeShift, Unreal Tournament III, The Orange Box et son Half-Life² Episode Two dont on attend encore la suite).
    Oui, l'année 2007 fut celle du FPS et il est clair que le premier BioShock fait parti des 3 "first person shooter" les plus marquants de l'année, pour son histoire, son background, son design original et la qualité de son gameplay. Beaucoup disent (et pensent) que le premier BioShock est l'épisode le mieux Remasterisé de la compilation. En effet, les textures sont généralement belles, mais ce qu'on a, c'est surtout un très beau contraste et peut-être même, des éclairages retravaillés. Avec des textures plus fines et un passage au 1080p/60fps, les joueurs d'ancienne Génération (comme moi qui jouait sur Xbox 360) ne verront pas une différence flagrante, mais apprécieront une netteté accrue et un jeu fluide en toutes circonstances.
    Maintenant il faut aussi être tout à fait honnête, à la sortie de cette compilation, le premier BioShock avait déjà 9 ans (une éternité dans notre beau milieu) et il accuse un sérieux coup de vieux sur certains points. La narration est minimaliste, l'histoire se déroule surtout grâce aux enregistrements audio, les quelques cut-scenes qu'on nous offre sont affreuses, avec notamment des animations hachées et peu réalistes, d'ailleurs les modélisations (déjà pas bien folichonnes à l'époque) ont vraiment du mal à donner le change aujourd'hui.






    Le temps qui passe et quelques rides sur ce beau visage de chrôsome...


    Par
    BioShock 2 ne fait que suivre les traces d'un premier opus qui aura marqué les esprits... mais il le fait avec un tel panache qu'on prend beaucoup de plaisir à visiter Rapture sous un angle nouveau
    ailleurs, sur consoles on n'a pas la possibilité de modifier les touches de la manette, ce qui est contraignant car la configuration est loin d'être optimale avec par exemple la touche "saut" calée sur Triangle/Y. On a fait plus intuitif. En plus de ça, comme les Resmasterisations n'ont pas vraiment vocation de modifier en profondeur les jeux d'origine, notre premier BioShock accuse encore et toujours les mêmes 2 gros défauts de sa sortie initiale, à savoir que les volumes audio sont extrêmement mal gérés (c'est surtout vrai pour Atlas et Fontaine qu'on n'entend plus du tout à la moindre action !) et les bruitages sont vraiment lamentables. Si encore le fusil à pompe donne à peu prêt le change, à contrario le pistolet et surtout la mitrailleuse étaient à corriger d'urgence. Or, rien n'a été fait, les développeurs de portages/compilations arguant que leur mission est de livrer les œuvres telles qu'elles ont été conçues, et non de les modifier... la belle affaire !
    Côté bonus, on retrouve la salle des défis (un DLC franchement sans grand intérêt), mais aussi et surtout les commentaires vidéo du réalisateur, bien entendu en VO mais qui peuvent être intéressants à visionner. Enfin nous avons également un sympathique musée qui nous présente (et explique via un texte) les concepts et ennemis abandonnés du jeu. On en fait le tour assez vite mais ça reste un bonus instructif et sympa.
    BioShock 2 est sorti en février 2010, sur les mêmes supports. Suite au succès retentissant du premier opus, Irrationnal s'est mis à développer l'épisode Infinite mais désormais on le sait, partir de zéro prend du temps et le savoir-faire ainsi que la minutie du studio font qu'ils mettront 5 ans et demi pour sortir leur jeu. 2K Games sentant que la licence était porteuse et que les joueurs avaient beaucoup apprécié l'univers de Rapture, ils ont "commandé" un BioShock 2 sur les bases du premier, cette fois développé par 2K Marin (formé par d'anciens développeurs d'Irrationnal qui ont également travaillé sur entre autre sur Borderlands The Pre-Sequel - mais suite à la chute du dollar australien, 2K Marin a été fermé par la société mère, Take-Two Interactive).






    Avec un "2" c'est encore mieux :)


    Dans
    J'adore BioShock 2 pour ses nouveautés, sa vision alternative et ses phases de protection de zones... Un épisode injustement mal-aimé
    cette suite directe au premier opus, nous ne jouons plus Jack, mais un Protecteur (un "monsieur P"), envoyé en mission par le Dr Tenenbaum, la matriarche du premier épisode. Souvenez-vous, à la fin du premier jeu, on jouait déjà un Protecteur devant défendre une "Petite Sœur" avec ce que ça implique de combats directs et de défense de zone. Et bien pour cet opus, les développeurs de 2K Marin sont partis sur cette base-là (qui était clairement sous-exploitée dans le premier opus). Jouer un Protecteur c'est l'assurance de contrôler un personnage badasse au possible, quant aux protections de zones, j'ai personnellement adoré cette facette du jeu. Après il faut être honnête, ce second jet a tout repris du premier (un peu comme The Pre-Sequel a tout repris de Borderlands 2), c'est donc une suite relativement facile et rapide à faire (puisqu'elle est sortie 2 ans et demi après le premier), avec tout de même quelques améliorations et bien entendu, une nouvelle histoire.
    En parlant de ça, le scénario se veut malgré tout moins profond et moins chargé en émotions et en révélations. D'ailleurs la narration est toujours basée sur le même principe avec des cut-scenes rares et pauvres, l'essentiel du scénario se déroulant via les enregistrements audio et les missions à réaliser. Ceci dit on apprécie toujours autant de visiter Rapture, cette ville fantôme peuplée de chrosômes prêts à vous sauter à la gorge, cette utopie sous-marine qui nous change des épopées spatiales et des guerres modernes.
    Le design est évidemment repris, d'ailleurs il n'est pas difficile de trouver le jeu légèrement plus beau et varié que le premier. Pour être tout à fait franc avec vous, je dois avouer que BioShock 2 est mon épisode préféré de la trilogie. Oui je sais, pour la plupart des joueurs c'est le plus mauvais, et paradoxalement à mes yeux, c'est celui que je préfère. Allez-y, jetez moi des pierres, mais c'est un choix : j'adore l'histoire, j'adore l'univers mais par dessus tout, j'adore jouer les Protecteurs et créer de véritables zones de défense en vue de protéger la Petite Sœur dont j'ai temporairement la garde.






    Protecteur et Petite Sœur main dans la main...


    J'aime
    Voir Rapture des yeux d'une Petite Soeur, offre à BioShock 2 un moment unique dans la série
    notamment cette aventure car elle nous fait voir l'envers du décor (Rapture vu des yeux d'une Petite Sœur), on se baladera "enfin" dans les tréfonds sous-marins et nous verrons l'épisode final, la chute définitive de cette utopie qui est partie en vrille (voilà aussi pourquoi l'épisode Infinite part sur de nouvelles bases). BioShock 2 est souvent (et à tort) mal-aimé, sous-estimé car trop comparé au premier épisode. Pourtant, si les fans aiment tant le premier opus, forcément ils aiment celui-ci puisqu'il est une amélioration de ce dernier, tout en proposant de dévoiler certains manques. Franchement, je ne comprends pas certaines critiques qui ont fustigé des pans entiers du jeu, sans voir ces mêmes défauts sur son prédécesseur (comme on dit, on voit toujours la paille dans l'oeil du voisin, sans remarquer la poutre logée dans le notre). Côté contenu, BioShock 2 avait toute une partie multi-joueurs qui, malheureusement, a été totalement amputée.
    Pourtant apprécié, BioShock 2 est ainsi devenu un jeu essentiellement solo. Par contre les DLCs narratifs répondent toujours présent : Les Épreuves de Protecteur sont, comme son nom l'indique, des épreuves où dans la peau d'un Monsieur P, on doit protéger des Petites Sœurs de vagues d'ennemis. Rien de transcendant donc. Par contre, l'Antre de Minerve est un excellent contenu. On y joue Sigma (un autre Protecteur) qui va devoir se frayer un chemin pour atteindre le super-ordinateur "Le Penseur". Cet add-on apporte un nouveau pouvoir, une nouvelle arme et un nouveau type de Protecteur (le Lancier).
    Quant à l'histoire, en plus d'un sympathique scénario, la narration est assurée par Benoît Allemane, la voix officielle de Morgan Freeman et ça apporte un vrai quelque chose à l'ambiance... Terminons donc notre tour d'horizon par BioShock Infinite, sorti encore une fois sur les mêmes supports, au mois de mars 2013 (il faut dire que quelques mois plus tard -en novembre- sortaient les consoles de 8e Génération, Xbox One et PS4, il était donc grand temps que la boucle soit bouclée).






    La tête dans les nuages


    BioShock
    L'épisode Infinite est la préquelle à la série et beaucoup d'efforts (notamment de mise en scène et d'écriture) ont été réalisés
    Infinite n'est pas un BioShock 3, en réalité c'est la préquelle du tout premier opus. Voulant établir de nouvelles bases, tout du moins en ce qui concerne l'ambiance et l'univers graphique, les développeurs d'Irrationnal sont partis à l'opposé de ce qui faisait le charme et l'identité du premier BioShock. Si bien entendu le gameplay se veut assez similaire (avec les Plasmides -ici appelés Toniques- à gauche, et les armes à droite), désormais on ne parle plus de Rapture mais de Colombia ! Fini la cité sous-marine, place désormais à une immense ville flottante dans les nuages.
    Ils ont de sacrées idées chez Irrationnal ! En tant que préquelle, l'histoire se déroule en 1912, bien des années avant celle de Rapture (qui se déroule en 1960). De gros efforts ont été consentis au niveau de la narration, en proposant en premier lieu, un superbe récit. Bien que certains aspects restent hermétiques notamment lorsqu'on entre dans le domaine de la science pure et des technologies quantiques (entre autre lorsque Robert et Rosalind Lutece parlent entre eux – ils sont les créateurs des ahurissantes technologies locales et sont parfois très drôles :), derrière le fond de l'histoire se veut bien plus profond qu'il ne le laisse paraître de prime abord (Booker DeWitt, un détective privé, doit sauver Elizabeth de sa geôle afin de rembourser sa "dette").
    En réalité, la fin du jeu met une véritable claque lorsqu'on la découvre pour la première fois puisqu'elle fait le lien entre Columbia et Rapture, et se veut même un poil complexe à base de voyage dans le temps, dans l'espace et les dimensions. Ce sera même encore plus fort dans les DLCs "Tombeau Sous-Marin" où lors de la 2e partie nous jouons directement Elizabeth et dont le scénario embrayera directement sur la prise de pouvoir d'Atlas à Rapture. Si encore une fois la mise en scène se veut assez légère, autant vous dire que l'écriture a reçue un soin tout particulier !






    Vers l'Infinite et au delà !


    Ceci
    Bien que le multi-joueurs fut supprimé, les 3 jeux offrent une excellente durée de vie qui peut facilement dépasser les 55 heures si vous prenez votre temps
    dit, c'est un fait, les cut-scenes sont encore une fois assez rares, les animations ne sont pas très réalistes et beaucoup de traits du scénario ne se dévoilent que par le biais d'enregistrements audio. Autant dire que la qualité de l'écriture n'est pas vraiment mise en exergue, les développeurs d'Irrationnal n'étant pas des spécialistes en la matière (le même jeu avec des cinématiques créées par Kojima Productions ou Capcom, et c'était le feu assuré ! ^.^).
    Comme l'ambiance change assez radicalement, mine de rien, dans BioShock Infinite on ne retrouve pas ce qui faisait l'attrait des 2 premiers épisodes : certes le gameplay est assez similaire (à ceci près que celui-ci est bien plus "vertical", vertigineux même, et ce grâce à l'Aéotram, des rails qui permettent d'obtenir des déplacements aériens mais aussi des passages assez originaux lors des combats). Après, tout le savoir-faire du studio fait son œuvre, avec un FPS nerveux mettant bien en avant l'exploration. Côté DLCs, nous avons cette fois le mode Combats Célestes qui rappellent un peu "Les Épreuves de Protecteur" du second opus, mais aussi et surtout (comme évoqué), les 2 épisodes Tombeau Sous-Marin.
    Pourquoi 2 épisodes ? Les raisons sont multiples : tout d'abord parce qu'à l'époque sur Xbox 360 (peut-être moins sur PS3) les DLCs et contenus à télécharger sur le XLA ne devaient pas dépasser un certain volume (2 Go si je ne dis pas de bêtise), ensuite le cliffhanger de la première partie nous impose de laisser Booker DeWitt au profit d'Elizabeth. Dans "Tombeau Sous-Marin", comme le titre le suggère, nous retournons à Rapture, avec ce que ça implique de décor immergé et de chrôsomes, le tout porté par un gameplay légèrement différent des autres épisodes, puisqu'ici c'est l'infiltration qui est de mise.






    Avec juste un nuage de plomb...


    Encore
    Cette compilation propose l'intégralité des DLCs : l'Antre de Minerve (BioShock 2) et Tombeau Sous-Marin (BioShock Infinite) valent vraiment le détour
    une fois on voit bien là tout le génie du studio, à nous proposer un contenu varié et scénaristiquement très intéressant... Comme cette édition simule l'achat d'un Season Pass, nous aurons pas mal de bonus, dont le pistolet et la mitrailleuse dorée, ainsi que 5 crochets supplémentaires. Techniquement, étant donné que c'est l'opus le plus récent, on peut dire qu'il n'y avait pas grand chose à retoucher et BioShock Infinite tourne parfaitement bien.
    C'est toujours fluide (même lors de la bataille finale, qui est franchement mouvementée), les loadings sont très rapides, l'aliasing a été gommé et nous avons une excellente prise en mains, fluide et précise. Malheureusement, le jeu n'échappe pas à quelques écueils tels que la synchro labiale qui est totalement à la rue (sauf pour le 2e DLC du Tombeau Sous-Marin... bel effort de fin de parcours), on subit quelques inexplicables micro-freezes par moment (même s'ils ne sont finalement pas gênants), le résumé du Tombeau Sous-Marin 2 (qui rappelle les faits de la première partie) est 100% en anglais, d'ailleurs je trouve toujours minable que les Toniques soient détaillés dans la langue de Shakespeare.
    Mais une fois encore, un Remaster n'est que rarement là pour corriger les erreurs originales, pas vrai ? Tout ceci passe encore, finalement le plus pénible ce sont ces sous-titres et l'interface écrite dont les caractères sont vraiment trop petits (ce qui est franchement pénible si on ne dispose pas d'une télé de grande taille... ce qui fut mon cas lors de ce test) et puis la mise en scène, les modélisations, les animations (déjà pas bien folichonnes à la sortie du jeu en 2013) ont pris un méchant coup de vieux lors de ce portage. Quand on voit ce qui se fait actuellement, et même ce qui se faisait à l'époque, la comparaison est assez douloureuse pour cet opus Infinite (même si ça n'enlève en rien les qualités du jeu, entendons nous bien).




    Conclusion

    Beaucoup Version Switch



    Les autres versions



    de joueurs ont regrettés que cette collection de BioShock ne soit pas de meilleure qualité, qu'elle ne propose plus les modes multi-joueurs du second opus, qu'il n'y ait pas plus de bonus ou tout simplement que la Remasterisation graphique se soit contenté du minimum syndical. Personnellement, que dire à ces gens-là ? Des insatisfaits il y en a partout, et nul ne peut contenter tout le monde (surtout les français qui passent leur temps à râler... je suis bien placer pour le savoir ^.^). De mon côté, à quelques défauts mineurs près, et que j'aurai vraiment apprécié qu'ils soient rectifiés (comme les bruitages ou l'équilibre des volumes audio sur les 2 premiers épisodes, la police de caractère bien trop petite et trop de parcelles de doublage restés en anglais sur le Infinite) je trouve que cette compilation frôle le sans-faute ! En effet, pour 50€ nous avons 3 jeux complets, qui sont déjà longs et pour lesquels nous disposons de tous les DLCs (et croyez-moi L'Antre de Minerve de BioShock 2 et les 2 épisodes de Tombeau Sous-Marin du Infinite valent vraiment le détour !).

    A ça s'ajoute quelques bonus (commentaires vidéo et musée du premier opus, armes spéciales sur le Infinite) ainsi qu'une réalisation impeccable. Certes les jeux commencent à vieillir (notamment en ce qui concerne la mise en scène et les modélisations), mais à côté de ça nous disposons d'un aliasing gommé, de graphismes légèrement retouchés (pas assez diront certains, mais ils ont sûrement oubliés que les BioShock n'ont jamais été des vitrines technologiques), d'une bonne résolution et d'un 60 images par seconde parfaitement fluide, avec des temps de chargement extrêmement courts (ça nous change des AAA actuels). Le tout s'apprécie avec une prise en mains irréprochable et une difficulté parfaitement adaptée.
    Ainsi en un seul packaging, nous avons l'intégrale de l'univers BioShock, des dizaines d'heures de jeux et même des titres cultes que tout amateur de FPS, d'histoire superbement écrites et d'univers utopiques forts, se doit de connaître. Tout ceci est parfaitement vrai, sauf... sur Switch ! Regardez plus haut, si la version pour console hybride prend 2 points de moins, ce n'est pas sans raison. On aurait pu lui pardonner certaines choses comme le downgrade technique mais à dire vrai, le problème de cette édition vient de ce connard arrogant de Nintendo, qui prend bien soin de mettre toutes les données sur les cartouches de ses propres jeux, mais fait clairement de la merde avec les éditeurs tiers.

    Résultat, la cartouche ne contient que le premier jeu et derrière vous aurez 30 Go à télécharger à vitesse d'escargot, pour profiter du reste du contenu. A ça s'ajoute des textures parfois floues, une version limitée à 30 fps sans parler de la prise en mains (moi ces Joycons, je n'arrive pas à m'y faire, c'est tellement de la merde à côté des manettes Xbox et PlayStation !). Bref... à moins de n'avoir qu'une Switch sous la main, ou de vouloir absolument y jouer en mode portable, évitez cette version.
    Dans tous les cas, BioShock Collection est une incontournable invitation à connaitre l'une des licences les plus mythiques de ces dernières années. Si vous possédez déjà la trilogie sur d'autres supports, c'est sûr, l'intérêt reste assez limité, encore que le confort visuel est assez remarquable (passer de la PS3 à la PS4 fait le plus grand bien). Je suis personnellement très satisfait de cette compilation, que je trouve de grande qualité et qui nous propose de vivre (ou revivre) l'un des plus gros morceau du FPS moderne pour un rapport qualité/prix tout à fait honnête...






    Points négatifs

      Version Switch à éviter : cartouche qui ne contient presque rien, 30 Go de téléchargement obligatoire, limité à 30 fps, textures souvent dégradées...
      Certains dialogues sont restés en anglais, police de caractère trop petite et quelques inexplicables micro-freezes sur le Infinite
      Narration, animations, modélisations et surtout mise en scène qui ont pris un gros coup de vieux
      Les bruitages des 2 premiers opus (ils auraient pu les changer tant ils sont mollasses)
      L'Unreal Engine et ses défauts : pop-ups, textures progressives, angles mal dégrossis...
      Pas de réelle refonte graphique (et encore moins audio !)


    Points positifs

      Grosses résolutions, 60 fps, lissage graphique, loadings vraiment très courts et bugs pour ainsi dire absents : très beau portage !
      L'excellente écriture du scénario global, avec 3 jeux admirablement écrits, imbriqués et des DLCs tout aussi intéressants
      L'Antre de Minerve et surtout Tombeau Sous-Marin, sont parmi les meilleurs DLCs narratifs qui existent !
      La défense de zone, les balades sous-marines et le niveau Petite Sœur de BioShock 2
      Grosse durée de vie si vous faites les 3 jeux plus les DLCs
      Prise en mains irréprochable aux pads PlayStation et Xbox
      L'intégrale BioShock en un seul packaging
      La direction artistique des 3 jeux
      Le gameplay des 3 jeux




    Test réalisé par Chacha & iiYama


    article initial : novembre 2019
    mise à jour : juillet 2026


    Faites glisser les images ou utilisez les flèches sur les bords