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Sorti 
Comme son nom l'indique, Pre-Sequel est la préquelle de Borderlands 2, où comme le Beau Jack a fait pour devenir le boss d'Hyperion en octobre 2014 mais testé pour la première fois en mars 2015 (vous le savez, nous "on paye nos jeux", contrairement à la presse qui reçoit -à l'avance- des copies gratuites) Borderlands Pre-Sequel ne nous avait pas tant emballé que ça. Il faut dire que passer après un Borderlands 2 juste fantastique n'était pas chose facile. Et pour tout vous dire, l'erreur a été d'enchaîner les 2 tests... trop de Borderlands tue le Borderlands !
Etant donné que les jeux sont très longs, en continuant sur Pre-Sequel la lassitude s'est vite installée. Mais ça n'a pas été le seul problème : notre test a avant tout été réalisé sur PC et malheureusement en version 1.0... Vous voyez où je veux en venir ? Et oui, les jeux actuels ont toujours besoin de correctifs car les versions de bases comportent toujours divers bugs. Après c'est sûr, ça dépend aussi du suivi du jeu et du sérieux du studio, toujours est-il que ma version PC 1.0 comportait un package de bugs assez gênants, que je n'ai réellement remarqué qu'en jouant aux versions consoles, patchées de surcroît.
Ainsi mon plus gros grief (à savoir que le jeu comportait trop peu de doublage et que Jack ne parlait presque jamais) est devenu totalement obsolète, me faisant par la même passer pour un troll des montagnes. Mon test était donc faussé... Meaculpa. Car je l'avoue, c'est la 3e fois que je joue à Borderlands Pre-Sequel et si auparavant je n'avais jamais vraiment apprécié le jeu, je dois avouer que pour la première fois, j'ai adoré l'aventure ! Ainsi en relisant mon test, il ne convenait plus du tout à l'image que j'ai désormais de lui, d'où l'importance de le modifier. Voilà, vous savez tout. ^__^
Aussi 
Participer à la prise de pouvoir du Beau Jack n'est pas spécialement passionnant, ceci dit ce sera l'occasion de connaitre quelques détails croustillants... étonnant que ça puisse paraître, The Pre-Sequel (comprenez l'épisode sorti avant la séquelle, en gros avant le 2e opus) est sorti sur l'ancienne génération, un an après la sortie des PlayStation 4 et Xbox One. Ce choix s'explique par un parc de consoles d'ancienne génération fortement implanté (car quoiqu'on en dise, en 2014 les PS4 et Xbox One n'en sont qu'à leur début et donc le nombre de machines installées dans les foyers ne rivalise pas) ensuite parce que le moteur graphique utilisé dans Borderlands 2 est optimisé pour les PS3 et Xbox 360... sans parler des faiblesses techniques qui seraient tout simplement inacceptables sur la Next-Gen. Ainsi donc, après 2 excellents épisodes sortis respectivement en 2009 et 2012, voilà que Gearbox se remet en selle, suite à la sortie (en 2013) du ô combien raté Alien : Colonial Marines.
Dans The Pre-Sequel on nous propose de jouer un lieutenant du Beau Jack et de l'assister dans son ascension au pouvoir (pouvoir qui sera donc largement établi dans l'épisode 2). Est-ce vraiment digne d'intérêt ? A vous de voir car personnellement, savoir comment ce taré de Beau Jack (qui malgré lui nous aura bien fait rire) en est arrivé là, ne m'émeut que très peu. Ajoutons à ça qu'une fois encore, le développeur texan ne sait pas raconter ses histoires : mis à part quelques vidéos (basées sur le moteur graphique et plutôt réussies, avouons-le), la narration se développe en vue subjective non fixe (on peut détourner le regard si besoin, histoire de tout bien rater) mais aussi et surtout via des dialogues (intercoms ou enregistrements ECHO).
Ça c'est sûr, on en bouffe mais ça ne remplacera jamais de bonnes vieilles cut-scenes, nettement plus immersives et gratifiantes. De plus, au début du jeu on débarque comme un cheveu sur la soupe, sans savoir ni ce qu'on fout là, ni qui nous sommes, ni quoi faire (heureusement quelques réponses arrivent plus tard dans l'aventure). Bref, à l'image de ses prédécesseurs, dès le départ on nous colle un flingue dans les doigts et moins d'une minute après, on a déjà commencé à tuer tout ce qui bouge. Vous me direz que c'est aussi ça la "formule Borderlands" et vous n'auriez pas tort, ceci dit au 3e épisode il serait peut-être temps de faire évoluer cette formule afin d'obtenir quelque chose de plus propre, consistant et contemporain. Dans le fond l'histoire est assez banale mais au final, c'est surtout la mise en scène qui pêche...
Heureusement, 
Comme tout est repris de Borderlands 2, on peut très vite avoir une sale sensation de redite... un conseil : n'enchainez pas les 2 jeux à la suite ce qui sauve notre Pre-Sequel, c'est une fois encore la qualité (ou la folie !) des dialogues. A l'image d'un Borderlands 2 qui nous a éclaté de rire par moments, cette pré-sequelle nous offre une pléthore de dialogues qui vous fera, à minima, sourire. Il faut dire que le Beau Jack a une verve naturelle et prédisposée à débiter des âneries, sauf que cette fois il n'est pas le seul à le faire. Bien des PNJs vous régaleront de dialogues complètement loufoques voire totalement débiles, ce qui conforte agréablement le côté décalé de l'univers et l'aspect BD des graphismes. Alors certes, il est sûr que pour développer ce Pre-Sequel, Gearbox n'a pas beaucoup souffert puisqu'à 2-3 paterns près, de nouveaux environnements et quelques parcelles mises en scène, tout, absolument tout est reprit de Borderlands 2 !
C'est d'ailleurs ce qui explique que ces 2 épisodes se soient enchaînés si vite. Si le scénario s'avère finalement assez peu passionnant (surtout au début), en tant que spin-off (puisque ce n'est clairement pas un Borderlands 3) il apporte malgré tout quelques réponses (à sa manière) comme d'où vient réellement Jack, d'où sort son armée de robots, pourquoi est-il si imbu de sa personne, etc. Et j'en remets une couche sur la qualité des dialogues, qui sont certes un peu moins inspirés que dans Borderlands 2 mais qui restent au dessus du lot de bien des jeux et dont l'humour est une fois encore très à-propos. Au final, ce qui manque vraiment dans Borderlands, c'est une vraie mise en scène et si je ne considère pas cette série comme de "véritables RPGs" après il est vrai qu'ils s'en rapprochent beaucoup.
Ainsi à l'image de bien des jeux de rôle, chaque mission à accomplir s'acceptera via un ridicule petit texte, sans autre forme de mise en scène. Entièrement en vue subjective, notre interlocuteur prendra quelques secondes pour expliquer les tenants et aboutissants de la mission qu'il ou elle nous confie. Autant dire que bien peu d'efforts ont été fait de ce côté-là. Un mot quand même sur l'intro qui, une fois de plus, nous dévoile un certain savoir-faire. Dommage qu'il n'y ait pas plus de vidéos de cette qualité tout au long du jeu, ça aurait apporté pas de consistance à la narration...
Pour 
Les missions sont nombreuses mais peu variées, d'autant que Gearbox use toujours des mêmes ficelles pour rallonger artificiellement la durée de vie en revenir aux missions, étant donné que ce spin-off fut vendu à plein tarif, il est naturel d'avoir un gros contenu. Si bien sûr vous pouvez rusher les missions principales (ce que je vous déconseille fortement), réaliser les innombrables missions secondaires vous prendra pas mal de temps. Et mine de rien c'est important d'essorer le jeu, car si vous ne voulez être bloqué à cause de la difficulté, il faudra trouver un bon équipement (bouclier, armes, module de grenades...) et bien entendu monter en niveau (XP) sans quoi vous risquez vite de déchanter. Malgré tout, bien que ne proposant pas de niveau de difficulté, celle-ci m'a paru relativement équilibrée et après un début de parcours un peu poussif, assez vite on trouve des armes suffisamment puissantes pour que le fun prenne le dessus.
Bien entendu l'IA du jeu est toujours aussi débile et sans doute que ces crétins qui nous assaillent tout en strafe et en pas chassé arrière vous paraîtra toujours aussi ridicule et peu réaliste, en attendant, Pre-Sequel ne déroge pas à la "formule Borderlands" et c'est aussi ça qui fait son charme, non ? Après, ce qui peut être nettement plus frustrant, c'est cette manie qu'a le jeu de nous balader sans cesses aux 4 coins des maps. Rien ne se passe jamais normalement, et vous parcourrez plusieurs fois les mêmes coins, sans doute pour aller simplement appuyer sur un bouton avant de revenir à votre point initial. C'est un poil agaçant à la longue, d'autant que le jeu fait ça sur TOUTES les missions, absolument TOUTES ! Alors certes ça ne manque jamais d'action, on est sûr de toujours visiter chaque recoin, mais en attendant cette ficelle de développeurs qui vise à rallonger artificiellement la durée de vie est loin d'être agréable et surtout... discrète !
La difficulté reste malgré tout assez contenue, équilibrée, donc si on choisit les bonnes missions (celles en "facile" et "normal") il n'y a pas de raison de buter bêtement, d'autant plus que tant vous avez de l'argent, le système de revitalisation vous fera systématiquement renaître de vos cendres. Une difficulté équilibrée lors des niveaux, mais on ne peut pas en dire autant des derniers levels qui (comme toujours) deviennent "excessifs" (ce qui va vous taper sur les nerfs), sans parler bien entendu les boss...
Comme 
Cette difficulté qui s'adapte à votre niveau d'XP a toujours été une mauvaise idée... Pourtant les développeurs persistent :( vous le savez, le jeu est toujours aussi bien taillé pour être joué en co-op' jusqu'à 4, où dans ce cas il a même du mal à suivre la cadence. Cependant lorsqu'on joue en solo (comme c'est toujours mon cas), la difficulté sera nettement plus acerbe lors des dernières missions et plus encore lors des boss. Il faut dire que cette difficulté qui s'ajuste selon votre niveau (XP) n'est pas là pour arranger les choses. Non content d'être souvent de gros sacs à PV, les boss sont en plus secondés d'innombrables ennemis classiques, rendant l'affrontement un poil déséquilibré lorsqu'on joue seul. Pire encore, lorsqu'on meurt (et passé la moitié du jeu, sachant qu'on amasse pas mal d'argent, ça nous coûte un max !) les boss en profitent pour recouvrer entièrement leur santé.
Résultat, sans l'arme taillée pile pour lui ou la technique adéquate qui le décimera en 2 temps 3 mouvements, et bien vous risquez de criser et de recommencer une paire de fois. Est-ce logique selon vous ? Bien sûr que non, si on se fait poutrer et que revenir nous ponctionne une part conséquente de notre butin, il est évident que le boss de son côté ne devrait pas bouger, afin de nous faciliter (un peu) la tâche. Voilà, encore une fois, le genre d'inepties que fait Gearbox, qui ne réfléchit pas qu'affronter un boss à 2, 3 ou 4 personnes, ne donne pas du tout la même chose lorsqu'on est seul ! Souvenez-vous du boss final de Borderlands 2 : déjà difficile à 4, il était totalement impossible à vaincre lorsqu'on était en solo !! Et malheureusement, on retrouve une fois de plus le même processus ici...
Heureusement que le jeu est tout de même moins extrême et qu'on finit toujours par y arriver (au prix de quelques regrettables et évitables irritations). Je dirais même que Pre-Sequel est l'épisode le plus abordable de la série puisque j'ai fini le boss final... malgré son côté épique, long et un poil abusé. Comme quoi... Comme on retrouve (presque) tout de Borderlands 2, il est également naturel que cet opus soit à nouveau le roi du loot (pour les anglophobes, en gros ça veut dire qu'on ramasse un max de trucs sur notre passage). A ceci près qu'une fois encore, comme tout le jeu est basé sur des statistiques aléatoires, rarement en notre faveur, le plus souvent on récupérera du matos qu'on vendra au plus vite.
Au 
C'est un plaisir de retrouver tout le feeling de la série : grosse durée de vie, loot à gogo, l'originalité des armes, le nombre de missions... premier run et même sur la fin du jeu, les armes ne sont pas fofolles, et il est extrêmement rare de tomber sur un flingue de ouf. D'ailleurs on retrouve le système de clé en or, système ô combien pénible où seuls les plus assidus de Twitter, Facebook et autre, auront droit à des codes afin de déverrouiller les meilleures armes du jeu (et encore, vu le côté aléatoire des stats, il n'est pas rare de tomber à nouveau sur des merdes inutilisables). Je trouve ça vraiment frustrant de devoir chiner sur Internet pour obtenir ce type de clés, qu'on aurait très bien "looter" en jeu. En plus de ça, le système Shift est loin d'être fiable, il nous force à être "connecté" et bien des joueurs se sont déjà plaints de clés invalides ou de matos perdu en reprenant leur sauvegarde. Mais à mes yeux, le pire c'est encore les pierres lunaires (les "moon stones") qu'on glane au fil de nos exécutions ou bien caché dans des caisses voire des amas.
Ces pierres semi-précieuses servent à acheter des upgrades pour notre personnage, du type : transporter plus d'objets, de grenades ou de munitions pour un type d'arme donné. Et je ne sais pas comment le jeu gère ça, mais il semble merder complètement là dessus ! Testé entre autre sur Xbox 360, PC et plus tard sur PS4 (au sein de la Handsome Collection), durant l'aventure (ce qui fait tout de même plus de 40 heures de jeu) et sans mentir, le jeu m'a littéralement volé plusieurs pierres ! Le meilleur exemple que j'ai, c'est qu'en pleine mission j'avais accumulé plus de 100 pierres et de retour à Concordia (la ville qui remplace un peu Sanctuary) il ne m'en restait plus que 35 !! Non mais il se fout de moi ce con d'jeu ou c'est comment ?!!
Sans rire, je ne suis pas le premier à qui ça arrive et le jeu m'a fait le coup plusieurs fois ! Le pire dans tout ça, c'est que quelque soit le support et malgré un nombre assez important de mises à jour, le problème n'est toujours pas réglé. C'est à se demander ce que fout Gearbox, en accumulant soit les idées de merde (comme ces clés en or difficilement récupérables aujourd'hui, et qui ne seront à terme plus du tout disponibles) soit en ne corrigeant pas les bugs les plus gênants de leur titre, comme ces pierres lunaires qui se volatilisent (et encore je ne me plains pas trop, le jeu ne m'a jamais perdu l'entièreté de mon équipement... mais c'est déjà arrivé à d'autres).
Qui 
Jouer Claptrap peut être marrant... mais ce n'est pas le meilleur personnage du jeu dit nouvel épisode, dit aussi nouvelle équipe. Nos 4 nouveaux comparses sont donc originaux (aucun n'est repris des précédents opus) et si on retrouve la grosse brute (Wilhelm) avec ses drones et Nisha l'experte en flingues, plus singulier on pourra jouer avec Athena, la gladiatrice mais aussi et surtout Claptrap, l'un de ces robots un peu fou-fou et drôle, qui sont généralement d'une bonne aide. Certains fantasmaient de le prendre (enfin) en mains, personnellement s'il est vrai qu'il reste marrant à jouer et que ses fonctions spéciales ont de quoi étonner, il reste malgré tout un "personnage" comme les autres et son côté aléatoire peut aussi s'avérer agaçant. A noter que les 3 personnages humains sont issus des autres épisodes : Wilhelm, le tueur à gage est un ingénieur d'Hypérion et un boss dans Borderlands 2, Athena est issue du DLC L'Armurerie Secrète du Général Knoxx (dans le premier Borderlands) et Nisha la justicière est le shérif de la ville de Lynchwood dans Borderlands 2.
C'est également plaisant de revoir des têtes connues, comme Roland et Lilith. Si on a une intro somme toute sympathique, qui nous fait revoir certains anciens héros, l'aventure commence véritablement sur Helios, cet énorme satellite qui nous surveille lorsqu'on se bat sur Pandore. Ceci dit, le gros du jeu se déroule sur Elpis, la lune de Pandore, et c'est là que les choses sérieuses commencent. En effet qui dit lune dit forcément apesanteur et problème pour respirer. Evidemment comme le jeu se veut abracadabrant, les excursions extérieures ne nécessitent pas de tenues d'astronautes, tout juste nous posséderons un système d'oxygénation. Voilà donc les 2 seules réelles nouveautés du titre.
D'une part tout le jeu sera en apesanteur, ce qui occasionne (et c'est le cas de le dire) des sauts lunaires. Ainsi le jeu se pare d'un level design nettement plus vertical qu'autrefois, à l'image du premier boss qui "voltigera" d'une plate-forme à l'autre grâce à des propulseurs. C'est vrai que c'est plutôt sympa comme idée, cependant cette "légèreté" permanente amène à 2 réflexions opposées : on peut se dire qu'à la longue c'est embêtant, car cette apesanteur officie même dans les bâtiments (même si pour le coup, elle est légèrement atténuée) mais à contrario, vu que c'est ça qui fait l'originalité de ce spin-off, il est tout de même normal qu'on flottille en permanence, non ?
D'ailleurs, 
La gestion de l'oxygène et de l'apesenteur sont les seules nouveautés de cet opus cette légèreté permanente nous offre la possibilité de faire quelques voltiges et comme on a une sorte de jetpack, on pourra se donner une impulsion pour "voler" un petit peu plus ou alors on pourra s'écraser méchamment au sol (ça, les ennemis en abusent, ils sont même très chiants avec ça et c'est mauvais pour les boucliers). Ensuite il y a l'oxygène, qui se gère finalement très facilement puisque la jauge O² se re-remplit dès qu'on entre dans une zone oxygénée, qu'on récupère (notamment sur les ennemis) des bouteilles d'air, ou lorsqu'on marche simplement sur l'une des surfaces de recharge qui parsème la plupart des maps. A l'image des boucliers, le kit oxygène pourra être upgradé, permettant une respiration plus longue et/ou un jetpack plus efficace (vu que ce dernier utilise de l'air pour fonctionner). Après, comme évoqué, à l'image d'un Far Cry 4 un peu trop construit sur les fondations du 3, Borderlands : The Pre-Sequel est 100% calqué sur Borderlands 2.
En un sens, c'est un réel plaisir de retrouver le punch de la série, cette jouabilité fluide, précise, ces armes au look peu commun, ce gameplay axé sur le fun et ces pugilats bien nerveux... maintenant il faut aussi se rendre compte qu'on a une désagréable sensation de déjà-vu. Tout ressemble à Borderlands 2, de l'IA (idiote) des ennemis à la conduite des véhicules, de la façon d'appréhender l'aventure à la façon dont se déroule les missions (missions qui sont scénaristiquement sans intérêt aucun), de l'armement au bestiaire ennemi (à quelques variantes près), des points de brutasse au points de compétence, on retrouve la même interface, les mêmes bruitages, les mêmes items... en clair, si on enlève l'ambiance graphique et les sauts lunaires, on joue au même jeu. The Pre-Sequel donne cette persistante impression qu'on joue à un DLC de l'épisode 2.
Le pire dans tout ça, c'est que les développeurs ne se sont pas vraiment affairés à corriger les soucis. Par exemple, si on sauvegarde en pleine mission, lorsqu'on reprend son jeu on se retrouve au tout début de la map, comme si les bornes de sauvegarde/checkpoint automatiques ne servaient à rien. Et encore, je ne reviens pas sur le fait que le jeu adapte sa difficulté à votre niveau... Espérons qu'un jour Gearbox comprendra son erreur et qu'il développera ses jeux en conséquence (pour Borderlands 3 ? perso, je croise fermement les doigts).
Techniquement, 
Le Cel-Shading cache un peu la misère technique... mais qu'à celà ne tienne, certains environnements sont beaux, parfois même hypnotisants on retrouve notre brave Unreal Engine 3, qui aura servi à bien des jeux de cette Génération. Premier constat, le design cel-shadé est toujours aussi bon et atypique. De plus, étant donné le lieu (la lune d'Elpis) on retrouve cette saveur un peu hi-tech, un peu science-fiction, qui sait si bien me charmer. Maintenant soyons franc, les graphismes n'ont rien d'extraordinaire, limite le moteur graphique fait vieillot. On n'échappe pas aux textures à la finesse progressive, des textures parfois bien crades de près (toutes floues !) et même des pop-ups. Quand aux modélisations, elles sont originales certes, mais elles sont aussi bien moches ! OK le coup de crayon et le détourage donne un caractère atypique à la série mais ça n'excuse pas que 99% des personnages soient affreux, avec en sus des animations hyper raides, limite sorties d'un autre temps (quand il n'y a pas de motion capture, y'a pas à dire, ça se sent !) ce qui rend les déplacements des PNJs extrêmement aides.
Ainsi on peut le dire, si Borderlands 2 donnait bien le change, depuis que la nouvelle Génération (celle des PS4 et Xbox One) a fait son line-up, nos attentes ont bien changées. De même, avec cet univers aux angles mal dégrossis, il est clair que nos anciennes consoles sont capables de bien mieux, et ce, depuis bien des années ! Si on pouvait espérer que The Pre-Sequel signe le plus bel épisode de la trilogie (ce qui aurait été normal, vu sa tardive sortie) en réalité c'est tout l'inverse ! Maintenant attention à ne pas se méprendre et à croire que le jeu est moche. En fait, s'il accuse un certain retard technologique et que Gearbox n'a pas fait beaucoup d'efforts sur le plan technique, je peux vous dire que malgré tout, certains décors sont vraiment attrayants.
Par je-ne-sais qu'elle magie, se retrouver à défourailler du monstre en pagaille, en apesanteur, au milieu d'un décor lunaire éclairé par les rayons d'un soleil visiblement trop proche, le tout sous l'oeil vigilant d'un Helios omniprésent... ça a vraiment son charme. Alors oui, c'est techniquement dépassé et nos machines de 7e Génération sont capables de bien mieux, maintenant Pre-Sequel n'est pas un ratage complet, au contraire, son design est toujours aussi séduisant et certaines parcelles de décors sont vraiment réussies.
Enfin 
Dommage qu'une fois encore, la bande-son n'apporte pas une dimension plus épique aux combatsla partie sonore nous propose le même sound-design qu'autrefois, à savoir des bruitages plutôt véloces et dynamiques en ce qui concerne les armes. On aurait aimé plus d'agressivité, mais déjà en l'état, c'est très bien et nettement mieux que dans bien des jeux d'action. Fait très appréciable, l'ambiance sonore évolue selon la zone : dans les zones sous atmosphère tout est normal, alors que dans le vide intersidéral (qui n'en est finalement pas un, puisqu'on n'a pas de combinaison) les sons sont étouffés pour plus de réalisme.
C'est pas mal du tout. Côté musiques, elles sont comme toujours sur cette licence, bien trop rares ! Et en plus d'être au moins aussi rare que l'oxygène sur la lune d'Elpis, elles ne sont pas terribles pour autant. Là où justement une bonne bande-son aurait pu apporter énormément à l'ambiance et au dynamisme du titre, au final les développeurs se sont contentés du minimum syndical et jamais la bande-son ne portera l'action. C'est bien dommage... Enfin, le doublage n'est pas mauvais. Bien entendu comme il fallait suivre l'esprit loufoque et décalé du titre, les doubleurs n'ont pas vraiment fait d'efforts pour rendre l'ensemble plus réaliste ou certains personnages plus charismatiques.
Maintenant il faut bien comprendre que nous sommes dans un univers à part et qui ne cherche en aucun cas à être plausible, d'où ces doublages qu'on croirait sortis d'un dessin-animé. Certes, parfois ils en font trop (c'en est même ridicule) mais au final, ce doublage décalé sied parfaitement à l'ambiance du jeu et souligne avec une belle justesse, les blagues et la folie qui sévit sur le titre. Par contre ne cherchez pas de synchro labiale, soyons honnêtes, vu la gueule de la mise en scène, fallait pas compter là dessus.
Borderlands :
Note
The Pre-Sequel aurait pu être considéré comme l'épisode "vite fait", le bouche-trou qui fait patienter les fans, en attendant Borderlands 3 (qui ne sortira qu'en 2019, soit 5 ans après celui-ci). Mais ce serait renier d'un bloc ses qualités. Oui, le jeu comporte son lot de défauts à commencer par cette difficulté toujours aussi mal gérée (surtout sur la fin de l'aventure et les boss), cette sensation de redite puisque tout le jeu est reprit sans honte de Borderlands 2 et graphiquement le Cel-Shading peine désormais à maquiller les faiblesses techniques (animations robotisées, modélisations toutes plus moches les unes que les autres, pop-ups, textures floues de près...). La narration est minimaliste, la mise en scène est quasi inexistante et la bande-son aurait enfin mérité de vraies musiques, qui soulignent avec justesse l'ambiance spatiale. Dommage... C'est donc un fait, Pre-Sequel est l'épisode le moins bon de la série, peut-être même le moins inspiré (ce qui explique peut-être qu'il soit sorti "si vite" après le second opus). Peut-être était-il à l'origine juste un DLC de Borderlands 2 ? Qui sait ? Pourtant, mon premier conseil sera de ne pas jouer aux 2 opus à la suite (ça évite les sensations de "déjà vu"), ensuite je vous dirai de prendre le jeu comme il vient. Ainsi vous apprécierez à coup sûr ses nouveautés (la gestion de l'oxygène et les sauts lunaires qui, jumelés à quelques bonnes idées, apportent leur petit plus) et les graphismes en Cel Shading restent agréables (avec notamment quelques jolis panoramas digne d'un film de science fiction).
On a une bonne durée de vie (même si pour ça, on réalisera d'innombrables missions FEDEX à l'intérêt limité) et le plaisir de rejouer à un Borderlands, pour ce qu'il a de bon (à commencer par son gameplay, son fun, son co-op' et sa jouabilité agréablement précise). Borderlands : The Pre-Sequel n'est donc pas foncièrement mauvais, les amateurs d'FPS "antigravité" l'apprécieront sûrement et les fans de la licence aussi. Quand à moi, il m'a fallu du temps et que je m'y mette 3 fois (d'où la réécriture de ce test qui ne reflétait finalement plus ce que je pensais de cet opus) pour l'apprécier à sa juste valeur. Avec un jeu patché et fonctionnel, j'ai enfin pu apprécier l'aventure et son contenu (comme ses doublages franchement décalés et ses notes d'humour toujours aussi excellentes) et même s'il est l'épisode le moins bon de la série, il reste bien meilleur que bien des FPS (et Dieu sait si j'en ai testé depuis l'ouverture du site !). Etant donné que Gearbox n'a pas abusé de sa licence et qu'il n'a pas réitéré l'expérience (à part la Handsome Collection, mais c'est une remasterisation/compilation, ça ne compte pas), on lui pardonne volontiers ce "coup facile" et on attend patiemment de mettre les mains sur Borderlands 3...
