Dead Space 2 -- Review sur SoloGamerTest

(PUB)

 





Cliquez pour agrandir










Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

   


La version Xbox 360 est compatible avec :

 


Sortie mondiale : janvier 2011
Développeur : Visceral Games
Editeur : Electronic Arts
Genre : survival horror

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Moteur graphique : Visceral Engine
Moteur physique : Havok

Difficulté :
Temps de jeu : 9 à 12 heures
Multi-joueurs : 8 joueurs online

Abréviation : DS2
Prix au lancement : 70€ sur consoles / 60€ sur PC
Score des ventes : 4 Millions (tous supports)



Installation Xbox 360

Support : 2 DVDs
Installation : facultative
Performances : 720p en 30 fps
Compatible Kinect : non


Installation PlayStation 3

Support : 1 Blu-Ray
Installation : obligatoire
Performances : 720p en 30 fps
Compatible PS Move : non


Installation PC

Support : en téléchargement sur Steam et Epic Games Store
Installation : environ 10 Go
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : 2,8 Ghz
RAM : 2 Go
VIDEO : avec 256 Mo de VRAM (type GeForce 6800 / Radeon X1600 Pro)






La musique de la semaine :
Outer Space




(PUB)



           


           




Les sites partenaires :

























Vous aimez SoloGamerTest et vous souhaitez le soutenir ? Alors vous pouvez nous adresser vos dons via PayPal en cliquant simplement sur le bouton ci-dessous.



Dead Space 2









Alors
Le retour de Dead Space confirme sa position de référence en matière de survival-horror
que les ex-rois de l'horreur se sont fourvoyés afin de plaire au plus grand nombre, et là je pense notamment à Resident Evil 5 qui a définitivement troqué son ambiance au profit d'une action non-stop, le premier Dead Space s'est posé comme le nouveau porte-étendard du jeu d'horreur. Nouvelle référence d'un genre qui se renouvelait peu, on ne compte plus les sursauts, les cris d'effroi et au final les sueurs froides synonymes de plaisir qu'il nous a donné. Développé par le tout jeune studio de Visceral Games (qu'on connaissait pour sa franchise Le Parrain), depuis ils nous ont assénés un Dante's Inferno particulièrement bon et un spin-off à cette licence qui leur a apporté la gloire : Dead Space Extraction. Ce dernier, ancienne exclusivité à la Wii, troquait l'aspect TPS pour un rail-shooter mais la formule a bien pris, au point qu'il reste à l'heure actuelle l'un des meilleurs jeux matures sur la console de Nintendo.
Avant d'arriver jusqu'à Dead Space 2, Electronic Arts a surfé sur la vague de la préquelle, vendue au format dématérialisé. Dead Space Ignition cherchait donc à nous remettre un goût de Necromorphe dans la bouche mais contrairement à ce que pense une majorité de joueurs, cet épisode-là n'a pas été développé par Visceral mais par un petit studio tiers, Sumo Digital. Et le résultat est là : ça n'a de Dead Space que le nom ! Mise en scène moche au possible et gameplay basé sur 3 mini-jeux aussi insipides qu'inintéressants, Ignition a déçu alors qu'à l'image de Dead Rising 2 : Case Zero, il aurait pu remporter un franc succès.
Autres points, le cas des versions Limited et Collector sur PS3, ainsi que la version Xbox 360. En effet, les heureux acheteurs des versions Limited et Collector sur PS3 ont eu le privilège de recevoir Dead Space Extraction HD en cadeau (via un code, n'espérez pas un second disque). Ce jeu PSN, relifté pour l'occasion et compatible avec le PlayStation Move, est identique à la version Wii, mais en forcément plus beau. Le portage (un Remaster HD) est de très bonne facture et donne à cette version une plus-value non négligeable, incitant les joueurs de l'époque à se tourner vers cette édition là.


Aujourd'hui
Le scénario est toujours aussi léger mais les cinématiques sont souvent impressionnantes
(plus de 15 ans après) c'est vers la version Xbox 360 que les joueurs console se tournent. Oui, il tourne toujours sur PC (où il est d'ailleurs souvent en promo pour moins de 10€) mais niveau console vous le savez, la majorité des jeux PS3 sont scellés dans le cercueil de sa console d'origine. Oui la machine avait une architecture exotique mais n'allait pas me faire croire que la PS5 est incapable de l'émuler. Sony ne fait clairement aucun effort là-dessus, c'est factuel. Par contre, s'il y en a bien un qui régale tout le monde depuis des années avec sa rétrocompatibilité, c'est bien Microsoft. En effet depuis la Xbox One, une grande partie des gros hits de la Génération 360 sont rétrocompatibles, voire même améliorés ! C'est à nouveau le cas ici puisque Dead Space 2 tourne en 1080p et surtout en 60 fps (grâce au FPS Boost), ce qui le rend autrement plus agréable qu'à l'origine.
Sur le Store de Microsoft il est un peu cher (20€) mais il est également très facile de trouver une édition physique en très bon état pour moins de 10€. Et pour avoir refait la trilogie au moment où je relis ces lignes, je peux vous dire que le jeu passe encore très bien sur la grosse TV 4K du salon. Revenons sur notre Dead Space d'origine, qui sort 2 ans et 2 mois après l'excellentissime premier opus. Et on peut le dire, Dead Space 2 est sans réfléchir le premier gros jeu de l'année 2011 (pour rappel il est sorti fin janvier). Le premier bon point qui sert, soit à nous rafraichir la mémoire, soit à faire un bon résumé pour ceux qui débarquent (bien que je trouve toujours idiot de commencer par l'épisode 2, d'autant que le premier ne vaut presque plus rien en occasion, c'est le moment d'en profiter), Visceral a prévu un petit cours de rattrapage.
Une vidéo, bien longue comme on aime, nous pose les bases du scénario initial (les voyages spatio-temporels, l'utilité des brise-surfaces, la découverte des monolithes, la naissance de l'unitologie) et nous fait un petit mémorandum, assez exhaustif, des événements encourus lors du premier chapitre. Sorte de documentaire, on ne parle pas ici d'une vidéo miteuse ou trafiquée avec voix-off en anglais. Non, nous avons droit à un bon doublage en français ainsi que les scènes reprises du précédent blockbuster. Autant dire que nous avons là une mise en bouche de grand cru qui donne vraiment envie de s'y remettre.


On
Dead Space c'est une nouvelle fois une grosse claque graphique !
lance Dead Space 2 et toute la première partie de l'aventure fait office de prologue. On retrouve Isaac Clarke, pas au mieux de sa forme puisque durant les 3 ans qui séparent les 2 scénarios, le bonhomme est devenu un peu siphonné (d'ailleurs ses délires psychotiques ne sont pas si éloignés de ceux qu'on a vécu dans F.E.A.R). Il faut dire qu'il a longtemps été au contact du monolithe, qu'il a découvert que sa femme était morte et entre nous, toutes les horreurs qu'il a vécu sur l'Ishimura ne peuvent pas laisser indemnes. Résultat, Issac se retrouve à moitié amnésique, enfermé et encamisolé dans un asile. Et dès les premières minutes de jeu, le cauchemar recommence dans un stress insoutenable ! Après il faut le dire, si la pression ne retombe jamais, le scénario lui, s'avère super léger.
Très similaire à son prédécesseur, Visceral n'a pas vraiment changé une équipe gagnante et il est donc naturel de retrouver les petites vidéos incrustées sur le RIG, les messages audio et beaucoup de textes à lire. Par contre, en 2008 je râlais un peu sur le fait que l'ensemble manquait cruellement de "vraies" cinématiques. C'est désormais chose faite, Dead Space 2 dispose d'une vraie mise en scène, avec en plus un personnage qui dévoile son visage (durant tout le prologue nous n'avons même pas d'armure) et mieux encore, il parle ! Fini le mutisme retardataire à la Gordon Freeman, Isaac se plait à converser avec ses homologues (il a essayé avec les Necromorphes mais ça n'a pas été concluant ^.^).
Après il faut le reconnaitre, les visages sont toujours aussi peu expressifs (ça c'est bien dommage) et si Isaac a exactement la même tête, Nicole elle, n'a plus rien à voir. D'ailleurs, c'est parfaitement idiot que ce personnage-là n'ait plus du tout le même visage, on se demande quand même ce qui est passé par la tête de Visceral... Si le monolithe avait quelque chose de mystérieux et de secret, désormais il est partout. Il est représenté dans tous les recoins de la ville et l'unitologie est également très présente. Niveau ambiance, Visceral sait de quoi il parle. L'Ishimura n'étant plus qu'un traumatisant souvenir, désormais on ère sur la Station de la Méduse, qui est en orbite autour de Saturne.


Certes
Le gameplay n'a pas changé d'un pouce, à part le vol en totale liberté lors des phases en impesanteur
on aurait aimé retrouver quelques personnages déjà vu comme la jolie Lexine Murdock ou Gabe Weller de Dead Space Extraction, mais ce petit plaisir ne se fera qu'au travers du DLC Severed. L'atmosphère est donc toujours aussi flippante mais l'ambiance a radicalement changé. Avec ses foyers, ses centres commerciaux et ses bâtiments communs à la vie normale (hôpital, crèche, église d'unitologie), le jeu est bien plus varié qu'auparavant mais perd par la même occasion son oppressant manque d'espace. Pour aller plus loin, il y a même des passages qui m'ont fait penser à Bioshock (la Méduse ayant des faux-airs de Rapture par moment) et d'autres à Dead Rising. Autant dire qu'une partie du charme de Dead Space s'est vu radicalement modifiée, même si l'aspect hi-tech reste toujours mis en avant. Autre changement, les chapitres s'enchainent de façon plus fluide et linéaire.
Autrefois on prenait le tramway pour passer de l'un à l'autre, désormais ils se suivent de façon plus classique. Question durée de vie, cette suite dure plus ou moins le même temps, dans les 10/11 heures. Le RIG fait également son grand retour et avec lui on retrouve les fonctionnalités si pratiques du premier jeu : l'inventaire extensible, le port de 4 armes, la direction de l'objectif de mission, le détail de ces mêmes missions et la map. Toujours aussi pratique et hi-tech, le RIG tient toujours une bonne place au sein du gameplay. Par contre on pestera contre une disposition assez peu réfléchie des bornes de stocks, de saves ou d'upgrades. Si pour les 2 dernières ce n'est pas trop grave (notamment parce que les checkpoints évitent de tout reprendre du début), les bornes de stock sont souvent mal placées et trop espacées les unes des autres.
Et comme le jeu est plus linéaire qu'autrefois et qu'en plus il se permet de nous fermer définitivement les portes après notre passage, et bien on laisse énormément de choses en arrière. Dans le premier Dead Space, le plaisir de chiner était toujours là, on vidait les niveaux à la recherche du moindre objet utile ou à vendre. Désormais, étant donné qu'on ne reviendra que très rarement sur nos pas, ce qu'on ne peut pas porter (surtout en début d'aventure où l'inventaire est très restreint) finit généralement laissé à l'abandon.


Pour
Les bases du premier opus sont reprises à l'exactes. Quoi de plus normal pour une suite directe ?
ce qui est de l'armure, si la première ressemble à l'une des dernières anciennement acquise, les suivantes sont autrement plus classes (d'ailleurs Isaac n'hésitera pas à nous montrer son minois en désactivant son casque lors des cinématiques). Vous l'aurez sans doute compris, beaucoup de choses ont été réinjectées dans cette suite. Beaucoup d'éléments et même d'animations sont exactement les mêmes. Et pour le gameplay c'est pareil, on joue à Dead Space 2 exactement de la même façon que le premier : découper les Necromorphes pour mieux les tuer, ramasser tout ce qui traine, vendre le surplus au stock après avoir gardé l'essentiel, des passages sans air, d'autres sans gravité et on retrouve les désormais classique stase (ralentissement des mouvements) et macro-PK (déplacements d'objets par télékinésie). En un sens ce n'est pas un mal, dans un autre on a souvent l'impression de jouer au même jeu.
Ceci dit, ce n'est (selon moi) pas vraiment une critique car il y a des suites qui changent tellement de choses, qu'on n'a même plus l'impression de jouer à la même série. Au final, qui dit séquelle, dit qu'on doit vite retrouver ses marques et au sortir du premier Dead Space, vous ne serez pas dépaysé en jouant à ce second opus. Dans tous les cas, on a aussi quelques nouveautés et quelques ajustements de gameplay. On peut toujours s'administrer une dose de soin sans ouvrir l'inventaire, la macro-PK peut servir d'arme (j'ai d'ailleurs bien aimé le début jeu où on s'en sert pour empaler les ennemis), pour fouiller les Necromorphes il faut au préalable les exploser d'un bon coup de savate, la stase se recharge toute seule avec le temps, on a de nouvelles armes et bien entendu, de nouveaux ennemis.
Derniers points : selon la zone on peut littéralement tirer sur les vitres pour obtenir une décompression totale (ce qui éjecte tous les objets et les ennemis dehors), les phases en impesanteur profitent désormais d'un vol totalement libre (ça c'est vraiment pas mal) et Isaac assume un peu plus sa place d'ingénieur. En effet il ne sera pas rare de devoir pirater des terminaux via un mini-jeu pas géniaux mais qui font l'affaire (c'est sans doute le "syndrome Ignition").




Dead Space 2 en version Xbox 360 est parfaitement rétrocompatible avec les Xbox One et Xbox Series X/S. Sur ces dernières on profite même d'une amélioration de la résolution (qui passe à 1080p) ainsi que du framerate (grâce au FPS Boost) qui passe alors à un 60 fps particulièrement agréable et stable.

Dans
La bande-son est à nouveau d'excellente qualité ! Notamment le doublage et les bruitages
tous les cas, Dead Space est une nouvelle fois une grosse claque graphique ! Sur un plan purement esthétique, le moteur de Dead Space a été repris avec brio. Difficile de trouver à redire, à part (encore une fois) un peu d'aliasing. Chapeau-bas l'artiste, c'est vraiment super beau ! En plus, c'est cette fois varié, même si je le répète, on a perdu un peu le charme glacial et particulièrement stressant du vaisseau Ishimura, que j'affectionnais tant. Tien en parlant de variantes, Isaac se fera trucider de bien des manières et via des scènes toutes plus dégueux les unes que les autres. On en a mal pour lui. Et question "spectacle qui en met plein les yeux", certains passages font clairement dans la surenchère (surtout lors des boss). Pour le son c'est exactement pareil.
On retrouve toute l'angoisse qui peut émaner de pseudo-musiques particulièrement stressantes et c'est avec délectation qu'on retrouve ces puissants bruitages qui officiaient sur la première itération. Quant au doublage, on retrouve quelques voix bien connues du milieu comme Françoise Cadol (qu'on ne présente plus), Patrick Borg (le doubleur officiel de David Boreanaz) pour la voix de Tiedman ou encore Xavier Fagnon pour la voix d'Isaac. Ce dernier est un peu partout en ce moment et dernièrement il a fait le doublage de Mason dans Call of Duty : Black Ops. Tout ça pour dire qu'Electronic Arts fait de gros efforts pour offrir un doublage de grande qualité, impliqué et professionnel.
Sachez également qu'une fois que vous vous serez éclaté avec le solo, le jeu prévoit un petit mode multi à 8 joueurs : 4 humains contre 4 Necromorphes. Sympa pour rallonger un peu la durée de vie à court terme. Enfin Dead Space 2 profite d'un véritable DLC narratif nommé Severed. On y retrouve les héros de Dead Space Extraction, au sein de 2 chapitres, pour une durée d'environ 1 heure et demi. On y joue Gabe Weller, qui est un agent de la sécurité sur La Méduse. Pris dans une embuscade par des Necromorphes, il cherche à retrouver sa femme (Lexine), avant de fuir la ville spatiale le plus vite possible.



Conclusion

Dead Note



Space 2 est une suite qui sait où elle nous mène. Car aussi paradoxal que ça puisse être, si ce second épisode modifie pas mal de choses en apportant notamment son lot de nouveautés, étrangement on trouve aussi qu'il ressemble un peu trop à son prédécesseur. Et pour être franc, je trouvais que l'Ishimura était un terrain de jeu plus en phase avec l'atmosphère lugubre de la licence. Maintenant que j'ai donné mon avis personnel, je dois aussi dire que Dead Space 2 est un excellent jeu qui talonne l'épisode fondateur. Certes il n'y a plus cet effet de surprise et niveau gameplay vous ne serez pas dépaysé, ceci dit la Station de la Méduse est un excellent terrain où découper du Necromorphe à la pelle, d'autant que l'histoire (dans le fond encore un peu légère) s'avère malgré tout intéressante. Dead Space 2 assume éalement une excellente réalisation (graphismes superbes et partie sonore irréprochable) et il offre de nouveau, un grand moment d'horreur ! Je ne compte plus les sursauts et les angoisses qu'il m'a filé !
Finalement en s'appelant Visceral Games, aucun studio n'a jamais aussi bien porté son nom, car ça prend véritablement aux tripes. Bien sûr pour l'apprécier à 100%, il faut jouer dans les meilleures conditions qui soit. Affalé sur le canapé avec 4 potes en pleine après-midi toutes fenêtres ouvertes, ça n'a aucun intérêt. Par contre seul(e) devant son écran, à 3h du matin et avec le casque sur les oreilles, là l'expérience est décuplée ! Et si certains disent (à mon avis à tort) que cette suite est meilleure que le premier opus, de mon côté je vous conseille vivement cette séquelle car vous allez flipper à un niveau assez dingue, de quoi cauchemarder encore quelques nuits entières. Et c'est bien ça la première force de cette licence.






Points négatifs

  On a (un peu) l'impression de jouer au même jeu (mais quoi de plus normal pour une suite directe ?)
  Ambiance un peu moins glauque que sur l'Ishimura
  Trop branché action sur la fin de l'aventure
  Scénario encore un peu maigre
  Nicole n'a plus la même tête !
  Visages trop peu expressifs


Points positifs

  Isaac : on voit souvent son visage et surtout, il parle !
  Quelques nouveautés sympa comme le vol libre
  Les nouvelles armes et armures
  C'est hi-tech et c'est très beau !
  Très bon doublage français
  Durée de vie honorable
  Excellente bande-son






Test réalisé par iiYama


article initial : février 2011
mise à jour : juin 2026


Faites glisser les images ou utilisez les flèches sur les bords