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Peu 
Dead Space 3 est le 5e jeu de la série à voir le jour... mais il n'est clairement pas le meilleur de temps avant la sortie de Dead Space 3, j'ai eu le privilège de tester le jeu bien avant tout le monde (recomptez avec moi, c'était bien avant que le terme "influenceur" ne devienne le nouveau furoncle du Web). Il en a découlé une petite préview pas bien optimiste quand à la qualité de ce titre. Dans la demi-heure de jeu, on enchainait les scènes à grand spectacle et les boss, avec entre les 2 un déluge d'ennemis à abattre. En somme la démo nous faisait croire que Dead Space était passé du côté obscur du survival-horror, en troquant sa peur pour de l'action brute. Résultat, j'ai commencé à jouer au jeu final à reculons, pensant qu'avec Dead Space 3, la licence avait perdu son âme et qu'ainsi, il était devenu un shooter lambda. Car c'est un fait, depuis que Resident Evil n'est plus ce qu'il était (en somme depuis Resident Evil 4, même si tout le monde s'accorde à dire que c'est un excellent jeu) le "survival horror" à tendance "action" se cherchait un digne successeur.
Et c'est en 2008, avec le premier Dead Space, que nous l'avons enfin trouvé ! Une ambiance moite, qui colle aux basques, on avançait doucement, la peur au ventre car l'atmosphère du titre était particulièrement travaillée et flippante. Bref, c'était un véritable régal ce jeu ! 2 ans et 3 mois plus tard, avec Dead Space 2 les développeurs de Visceral Games ont voulu étendre leur public avec un jeu légèrement plus orienté vers l'action, une ambiance un peu moins anxiogène, une histoire mieux écrite et surtout, une aventure nettement plus variée. Le pari fut réussi même si quelques irréductibles râleurs trouvaient déjà que les changements opérés, commençaient à altérer l'expérience.
Un peu moins flippant, un peu plus bourrin... heureusement il compensait par bon nombre de qualités, faisant de lui l'un des premiers grands jeux de l'année 2011, et une suite presque aussi bonne que l'épisode fondateur. Après 2 grands épisodes et 2 spin-offs (un très réussi sur PS3 et Wii, l'excellent Dead Space Extraction, et un autre vraiment minable : Dead Space Ignition), la licence revient avec (on s'en doute) un 3e opus plein de promesses : un nouveau décorum, toujours plus de possibilités, un jeu toujours aussi beau et même une aventure praticable en co-op'.
Alors 
Le contexte était propice à une excellente histoire visant à clôturer la trilogie, et finalement il faudra à nouveau se contenter de peu... n'ayons pas peur de le dire, jouer en co-op' est à proscrire la première fois qu'on entame l'histoire. Evidemment, pour se délecter au mieux d'un jeu comme Dead Space, il faut jouer seul, dans le noir, tard le soir et avec un casque sur les oreilles. Là on est dans l'ambiance. Maintenant n'allez pas croire que le co-op' soit sans intérêt, bien au contraire ! Plutôt réussi dans le fond comme dans la forme, le second personnage a son identité propre, son histoire (ce n'est pas un perso "bouche-trou") et le jeu en coopération profite même de petites missions annexes dédiées. C'est plutôt sympa. Au niveau de l'histoire, on retrouve notre brave Isaac Clarke, autrefois simple ingénieur, devenu aujourd'hui la principale cible des unitologues. Faisant suite à Dead Space 2, quelques mois ont passés et Isaac vit reclus, caché à la fois du gouvernement (qui cherche à s’accaparer les secrets du Monolithe enfouis dans son esprit) et des unitologues, qui le considèrent comme un dangereux hérétique qu'il faut abattre à tout prix (normal puisqu'il a déjà détruit 2 Monolithes).
Pour bien se remettre dans le bain, une fois encore les développeurs nous ont concoctés une très belle vidéo qui résume les événements de la saga et qui insiste un peu sur l'Unitologie, cette une religion de cinglés ! Comme quoi, ça va pas s'arranger dans le futur. Après un prologue didactique, nous serons dans l'espace, au milieu des débris d'une station d'où vient un signal de détresse. Les 7 premiers chapitres (soit environ un tiers de l'aventure) sont donc très proches de ce qu'on a vécu dans les 2 premiers épisodes, le jeu ne se déroulant pas uniquement sur Tau Volantis (et ça me parait important de le signaler).
Tout ça dans l'espoir de retrouver Ellie, la (jolie) fille qu'on a rencontré dans le second opus. Tau Volantis est une planète glacière, hautement inhospitalière. Bien sûr on fera vite le lien avec Lost Planet, mais tout l'intérêt du caillou, c'est qu'il semble être le point d'origine des Monolithes, et donc de l'infection Necromorphe. Là c'est sûr, les fans de la série sont déjà intrigués, et Isaac de son côté cherchera à éradiquer le mal à la racine.
Malheureusement, 
L'atelier permet de créer des armes originales... si le scénario parait ambitieux, en réalité il ne vole pas bien haut... Visceral Games fait de son mieux, il tente de donner de l'âme à ses personnages, de leur offrir des sentiments, de soigner sa mise en scène mais au final, l'histoire reste assez banale. Jamais vraiment surprenante là où justement, l'intrigue de départ offrait du grain à moudre, Dead Space 3 échoue à passionner. Après il ne faut pas exagérer non plus, ce n'est pas un ratage total, l'histoire suffit à porter l'aventure, c'est juste qu'on est un peu déçu par cette narration qui aurait pu donner tellement plus que ça. Comme d'habitude, pour étoffer le fond, nous aurons divers textes à trouver (et à lire), quelques (trop rares) vidéos incrustées sur le RIG et comme dans l'épisode 2, des cinématiques gérées en temps réel.
Si bien sûr l'ensemble tient la route, avec notamment une bonne mise en scène et un très bon doublage, j'estime que l'écriture aurait pu aller bien plus loin, notamment avec la découverte de cette race extra-terrestre et la soi-disant fin des Monolithes. Une fois le jeu en mains, on retrouve naturellement les fondamentaux de la série : des caisses à fracasser à coup de tatane pour récupérer des items, un inventaire (le RIG) holographique toujours aussi classe, la télékinésie (pour déplacer des objets), la stase (le pouvoir de ralentir un objet ou un ennemi dans son mouvement) et bien entendu, du monstre à débiter en petits morceaux. Les touches n'ayant pas changer d'un iota depuis le premier opus, on retrouvera vite ses marques (et ce n'est pas un mal, car dans les jeux qui changent de configuration d'un épisode à l'autre, c'est très chiant). En plus du co-op', la vraie nouveauté c'est que désormais, le BENCH (l'atelier) vous permettra d'améliorer vos armes mais aussi d'en fabriquer de nouvelles !
En ramassant diverses pièces (des ressources), on pourra (tel un ingénieur, la bonne blague :) concevoir nos propres pétoires selon un mode opératoire certes assez fermé, mais vraiment très sympa. D'ailleurs nous ne serons pas seul à chercher les précieux métaux, des "meca-charognards" (sorte de petits robots) nous aideront dans cette tâche. On notera également que désormais, on ne peut porter que 2 armes et que pour éviter de trop transporter de matériel (au risque de vite saturer l'inventaire) toutes les armes utilisent le même type de munitions (comme dans Mass Effect par exemple). Vu les à-côtés assez riches du jeu, ce n'est finalement pas un mal.
Par 
... malheureusement on ne retrouve plus cette puissance jubilatoire d'autrefois :( contre vous serez assez surpris de voir qu'à l'instar d'un certain Diablo III, ce nouveau Dead Space se pare d'un système de micro-transactions, assez intrusif. En effet, s'il nous manque du matos pour confectionner une arme (car il y a aussi des plans préétablis), on peut se connecter au Store pour faire un achat immédiat. Certains seront scandalisés mais finalement Visceral Games et Electronic Arts répondent au besoin des moins patients. Car il suffit d'attendre un peu, de ramasser ce dont on a besoin au fil du jeu, pour pouvoir construire l'arme ou l'upgrade qu'on veut. Ce système de micro-paiement ne permet pas d'avoir du meilleur matos, juste de l'avoir tout de suite. Et c'est là qu'ils en profitent pour se faire du fric (mais Blizzard fait pareil, voire même pire). Bien sûr personne ne vous force à acheter quoique ce soit, d'autant que derrière les prix sont vraiment abusifs !
Maintenant le vrai bémol à tout ça, c'est qu'au début du jeu les armes sont vraiment trop peu puissantes et même une fois qu'on a bien compris le système de confection et qu'on a récupéré des pièces aux caractéristiques intéressantes, on ne retrouve plus cette pêche, cette puissance qu'on avait autrefois, où le moindre tir d'un fusil à plasma déchiquetait tout sur son passage. Désormais, et ce malgré des statistiques de puissance au max, il faut récidiver pour vraiment broyer ses ennemis, ce qui est frustrant, avouons-le (surtout pour le fan de la première heure qui a toujours jubilé d'avoir entre les mains les armes les plus dévastatrices de la galaxie). Malgré tout, ce principe de "crafting" et d'ingénierie reste une belle nouveauté car au lieu de se cantonner à quelques pétoires, au contraire on fera évoluer son armement au fil de l'aventure, on jouera les Leonard deVinci de la création létale.
On aura également la possibilité d'y adjoindre des MODs, qui changent profondément le comportement de la pétoire (comme passer d'un fusil à pompe à une mitrailleuse, d'un lanceur plasma à un lance-grenades). Enfin, il est presque naturel de retrouver les capacités à upgrader (santé, stase, oxygène, télékinésie) ainsi que les différentes armures. A noter quand même que si l'armure spatiale est super classe et que Carver profite lui aussi d'un superbe design, les autres protections sont super moches ! Evidemment ce n'est qu'un détail, mais après les designs (de l'épisode 2) qui claquaient, on est forcément surpris.
La 
On est souvent submergé d'ennemis ce qui donne des combats très brouillons ! Et si en plus les armes sont sous-efficaces, c'est vite la panique formule du survival-horror est bien connue : gérer ses effets de surprise, alterner calme-plat et action, et surtout proposer un personnage lent à se mouvoir, afin de se sentir toujours comme pris à la gorge au moindre affrontement. Visceral l'a bien compris, la tuile c'est que si Isaac est toujours aussi lent et pataud (malgré un mouvement d'évitement pas super pratique à utiliser), les ennemis eux, sont plus véloces et nombreux que jamais. Cette soudaine rapidité surprend même, nous obligeant à nous servir constamment de la stase (ralentissement). Et c'est d'autant plus pénible en sachant que nos armes sont bien moins efficaces qu'autrefois et qu'on sera souvent submergé par l'adversité. Etant donné qu'on ne peut toujours pas préparer ses assauts à l'avance (alors qu'on sait pertinemment que le script suivant le déclenchera) avec par exemple des mines ou des pièges, et comme nous sommes toujours confiné dans des espaces exigus, et ça occasionne des combats particulièrement brouillons.
Et comme on se fait vite déborder, on se fait donc défoncer par les Necromorphes ! Maintenant ne pensez pas que le jeu soit difficile pour autant (au contraire, il est toujours aussi accessible dans les niveaux de difficulté les plus bas), c'est juste qu'il est un peu frustrant de ne pas avoir les moyens de se défendre correctement, et d'en prendre toujours plein la gueule (du moins jusqu'à ce qu'on obtienne l'armement parfait, ce qui est arrivé sur le dernier quart de l'aventure). On affrontera quelques nouveaux ennemis qui, à l'instar de Resident Evil 6, seront capables de nous tirer dessus (un coup les unitologues, un coup des zombies... zombies qui sont franchement à la mode ces derniers temps) et pour se faire, notre brave Isaac devra se mettre à couvert.
C'est pas super bien fait (n'est pas Gears of War qui veut) mais ça varie un peu le jeu, comme ces piratages ou ces petits puzzles, faciles à déjouer et qui changent un peu du quotidien. J'ai vaguement évoqué le sujet tout à l'heure avec les missions secondaires dédiées au co-op', mais sachez qu'il existe l'équivalent en solo. D'ailleurs la durée de vie est encore une fois très bonne (personnellement, il m'a fallu plus de 15 heures pour essorer le jeu), et bien entendu réaliser les missions secondaires, c'est trouver des pièces rares et rallonger une aventure déjà bien au dessus du lot.

Pour Dead Space 3, le seuil de rentabilité du jeu a été fixé par Electronic Arts à 5 millions d'exemplaires. Ce seuil n'a pas été atteint et donc l'éditeur a annulé la série. Voilà pourquoi nous n'avons jamais eu de Dead Space 4. En 2015, Visceral Games développera son dernier jeu, Battlefield Hardline, avant d'être définitivement fermé en octobre 2017.
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Si 
La durée de vie est très bonne : au moins 15 heures en réalisant toutes les missions bien sûr on appréciera encore une fois les balades spatiales (avec des maps totalement ouvertes et vastes), où on se plaira à chiner des ressources et des munitions, après il faut reconnaitre que malgré ses qualités et ses nouveautés, Dead Space 3 reste (trop ?) fidèle à lui-même : les mêmes scripts (j'appuie sur un interrupteur, des ennemis débarquent), les mêmes mécaniques de jeu, les mêmes ennemis (même s'il y en a quelques nouveaux)... faut être franc, ça sent un peu la redite. D'ailleurs pas besoin de vous dire qu'on assistera à quelques scènes "oufesques", que les ascenseurs sont toujours aussi longs et ennuyeux (même si le jeu "streame" ses données en fond) ou encore que l'action prend peu à peu le pas sur l'ambiance. On le sait, un bon survival-horror c'est une recette difficile à appliquer, un dosage minutieux entre ambiance qui nous fait flipper et action nerveuse, voire stressante.
Et c'est bien connu, lorsque l'action prend le pas sur l'ambiance, alors ça devient un bête shooter sans âme, voilà pourquoi Resident Evil s'y est cassé les dents durant des années. Evidemment on peut comprendre Electronic Arts et Visceral Games, qui veulent conquérir le plus large public possible, puisque l'action fait plus vendre que l'horreur. Seulement ces 2 lascars ont tendance à oublier que si Dead Space en est là aujourd'hui, c'est grâce aux gamers qui ont acheté les 2 premiers jeux, et qui ont adorés "avoir peur" avec. Alors oui, Dead Space 3 est un peu plus porté sur l'action que les 2 autres, cependant pas autant que certains le disent. Je tiens à vous rassurer, l'ambiance est encore là, on fera encore quelques sursauts car il ne faut pas être trop émotif pour jouer à ce jeu.
Les ennemis sont particulièrement dégueulasses et agressifs, et le titre sait ménager des temps de pause pour mieux nous surprendre. Donc oui, on aura encore quelques coups de sang, et je le redis, finalement mon vrai regret ce sont ces armes trop peu efficaces face à des ennemis toujours en surnombre. Après c'est vrai, l'ambiance hyper angoissante du premier opus est désormais bien loin, mais n'écoutez pas les blasés qui clament à tort que Dead Space a définitivement basculé vers l'action, car c'est faux ! Jouez à Resident Evil 6 et constatez par vous-même la différence.

Dead Space 3 en version Xbox 360 est parfaitement rétrocompatible avec les Xbox One et Xbox Series X/S. Sur ces dernières on profite même d'une amélioration de la résolution (qui passe à 1080p) ainsi que du framerate (grâce au FPS Boost) qui passe alors à un 60 fps particulièrement agréable et stable.
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Finissons 
Graphiquement y'a rien à dire, ça tient très bien la route et certains panoramas forcent la contemplation en parlant de la réalisation technique, qui est ici d'un excellent niveau. Si bien sûr les intérieurs restent assez crades et finalement peu variés, c'est surtout les extérieurs qui nous en mettent plein les yeux. Dans l'espace ou sur Tau Volantis, nous avons devant nos yeux des panoramas souvent de toute beauté, où la justesse de l'éclairage rend hommage au paysage. Ajoutons à ça un jeu qui tourne admirablement bien, même lors des affrontements contre les boss (qui sont souvent gigantesques !), et on en conviendra facilement que la maitrise technique tient superbement la route. Maintenant c'est vrai, sur PC le jeu est un chouia plus beau (surtout grâce à l'anti-aliasing), nous avons des options graphiques très correctes (si, cherchez un peu) mais on sent bien que le titre a avant tout été conçu pour les consoles.
Autant vous le dire, mon PC s'est "promené" avec Dead Space 3, trahissant ainsi ses "origines consoleuses" et prouvant par la même qu'il y a eu une bonne optimisation. On est bien loin du gourmand Far Cry 3, qui a vraiment fait chauffer ma carte vidéo... Le seul petit grief que j'aurai à formuler, c'est que parfois des éléments de décors en fond sont en fait de simples bitmaps. Je trouve incroyable qu'en 2013 les développeurs aient encore recours à ce genre de procédé, en se disant "ça va passer, les joueurs n'y verront que du feu". Même si je l'admets, ce n'est qu'un détail, la réalisation restant l'un des gros points forts du titre, notamment lors de séquences à grand spectacle, assez impressionnantes.
Enfin la partie sonore est comme toujours sur cette série : d'une qualité admirable. Le doublage est professionnel, dans le ton, même si Isaac ne parle finalement pas beaucoup et que son doubleur (autrefois Xavier Fagnon) a été (pour je-ne-sais qu'elle raison) remplacé (c'est désormais Pierre Tessier qui assume le rôle). Quant aux musiques, elles sonnent juste. Toujours angoissantes aux moments où il le faut, posant une bonne ambiance à d'autres, il arrive aussi que lors des vols spatiaux, on y retrouve un petit air d'Alien Le 8e Passager. La grande classe. Et pour ce qui est des bruitages, ils semblent un peu moins véloces qu'autrefois, mais ils gardent tout de même un sacré punch. Les cris des monstres sont effroyables, et les armes sont dynamiques. En bref, c'est un quasi sans faute.
Il
Note
faut l'avouer, la démo de Dead Space 3 ne lui rendait pas du tout hommage. Cette courte session était trompeuse sur l'ambiance et le contenu du jeu. D'ailleurs dans le même ordre d'idée, il faut se méfier des testeurs soi-disant pro et qui ne bandent plus pour rien, les blasés qui sont venus dire que le jeu est axé à 100% sur l'action, que l'atmosphère même du titre est à chier, que Dead Space n'est plus ce qu'il était. Une infime part de ce qu'ils disent est vrai, car sur Tau Volantis l'ambiance est assez étrange, lorgnant plus sur Lost Planet que sur l'Ishimura du premier épisode. Maintenant il faut ne rien comprendre aux jeux vidéo pour dire que cette 3e itération des aventures d'Isaac Clarke est un mauvais jeu ou qu'il est à côté de la plaque. Certes au fil des épisodes il baisse en puissance, mais il a encore de beaux restes. Certaines séquences vont vous remuer les sangs, le jeu réserve quelques bonnes surprises, la durée de vie est excellente (avec son gros solo, son co-op' bien fichu et même un "new game+" qui fait toujours plaisir) et c'est globalement beau.
Après c'est vrai, les Necromorphes ont gagnés en vélocité et ils sont toujours en surnombre, alors que notre personnage est toujours aussi pataud et que les armes manquent de pêche ! De mon point de vue, c'est ici le plus gros défaut du jeu. J'ajouterai tout de même que le scénario est un peu décevant là où justement il y avait matière à (enfin) voir les choses en grand (et je ne parle pas du boss final, on se comprend). Mais contre toute attente, Dead Space 3 n'est pas devenu l'ombre de lui-même en proposant un jeu d'action bête et sans âme, déjà-vu et aussi fade que les mille TPS qu'on a déjà mangé sur cette Génération. Je croisais les doigts bien forts, et Visceral a exaucé mon vœu ! Alors pour la dernière fois, si Dead Space 3 a tenté des choses, que certaines fonctionnent et d'autres moins (afin d'à nouveau éviter le syndrome de la suite bête et méchante), il garde malgré tout certaines qualités, ses nouveautés sont pour la plupart bien vues (crafting, confection d'armes, missions facultatives...) et globalement on s'amuse, surtout pour le fan que je suis. Bien sûr il n'est pas parfait et je sais que c'est exactement ça qu'on attend d'un 3e épisode, mais personnellement il m'a régalé et il est donc bien meilleur que ce que certains en disent. A vous maintenant de faire la part des choses...
