Terminator 2D No Fate -- Review sur SoloGamerTest

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Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

 

 

 


Les versions PlayStation 4, Xbox One et Switch sont compatibles avec :

 




Sortie mondiale : décembre 2025
Développeur : Bitmap Bureau
Editeur : Reef Entertainment
Genre : action (run 'n gun)

Version testée : française
Voix dans le jeu : anglais
Textes à l'écran : français

Version logicielle testée : v.1.02
Difficulté :
Temps de jeu : 1 heure pour un simple run - 3 à 7 heures pour tout faire
Multi-joueurs : non

Abréviation : T2D No Fate
Titre alternatif : Terminator II : No Fate
Prix au lancement : 30€


Installation PlayStation 5

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 660 Mo
Performances : 4K en 60 fps
Optimisation PS5 Pro : non
Compatible VR : non
Compatible Remote Play : non


Installation PlayStation 4

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 660 Mo
Performances : 1080p en 60 fps
Optimisation PS4 Pro : non
Compatible VR : non
Compatible Remote Play : non


Installation Xbox Series X/S

Support : 1 Blu-Ray (Series X uniquement) ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 890 Mo
Performances Series X : 4K en 60 fps
Performances Series S : 4K en 60 fps


Installation Xbox One

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 890 Mo
Performances : 1080p en 30 fps
Optimisation Xbox One X : non
Compatible Kinect : non


Installation Switch

Support : Game Card ou en téléchargement sur Nintendo eShop
Installation : 690 Mo
Performances : 1080p en 60 fps en dock - 720p en 60 fps en nomade


Installation PC

Support : en téléchargement sur Steam et Epic Games Store
Installation : environ 1 Go
Compatible VR : non



La musique de la semaine :
Outer Space




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Terminator 2D

No Fate




Comme
Le film Terminator 2 est sorti en 1991 et pourtant, il traverse les âges sans jamais prendre une ride
beaucoup de personnes (enfin je suppose) je suis un grand fan de la licence Terminator. Si la plupart du temps elle aura accouché de jeux allant du lamentable au passable, parfois nous sommes tombés sur quelques titres fort sympathiques, à l'image des The Terminator du Mega-CD (qui est vraiment excellent), le RoboCop vs Terminator de la Super Nintendo (qui était pas mal non plus même si pour le coup, on s'éloigne un peu du sujet) ou plus récemment le Terminator Resistance de Teyon (sorti en 2019). La licence est née en 1984, je n'avais alors que 7 ans (ne calculez pas mon âge, je suis vieux, c'est un fait) et j'ai dû le voir pour la première fois à l'âge de 10 ans, lorsque les parents sont allés diner chez des amis, me laissant la maison pour moi tout seul, avec une large vidéothèque de VHS sous la main.
Oui c'était une autre époque, et c'est aussi le genre de comportement qu'on voit plus aujourd'hui tant le monde est devenu... ce qu'il est. Regarder Terminator, le fessier sur le canapé familial, seul le soir, ce fut bien évidemment un immense choc, qui m'a à la fois terrifié mais aussi totalement conquis. Le temps passa, et à l'image de quelques autres gros blockbusters d'une époque désormais lointaine, en quelques années j'ai dû revoir ce film au moins 20 fois. Une répétition très appréciée, aux côtés des Alien, Retour vers le Futur, Predator, Blood Sport, Star Wars et j'en passe. Entre temps, j'ai eu une Atari 2600, puis une NES, puis une Mega Drive... Devenu gamer (quand on passe ses journées à ça, c'est bel et bien ce qu'on est) c'est ainsi qu'au début des années '90 sort l'immense Terminator 2, film qui allait causer un véritable raz-de-marée, preuve indéniable du génie de James Cameron (car on peut ne pas aimer le personnage, mais force est de reconnaitre que la majorité de ses films sont des gros cartons au box office).
Nous sommes alors en 1991, j'ai 15 ans et ce T2 je vais aller le voir au cinéma pas moins de 5 fois en 1 an et demi (oui le film est longtemps resté à l'affiche). Les plus vieux doivent se souvenir qu'elle claque dans la gueule on a pris avec ce film-là, entre son scénario superbement écrit, ses surprises à gogo, ses images de synthèses de super qualité (nous sommes 2 ans avant Jurassic Park, ne l'oublions pas), son nouvel ennemi, sa bande-son de folie… bref, Terminator 2 c'est 2 heures et 17 minutes de film d'action qui restent ancrées dans la mémoire.



Le bon vieux temps des VHS


Après
Malgré la modestie du petit développeur anglais, ils ont réussi à obtenir les droits officiels. C'est bien la preuve qu'ils ont bonne réputation désormais
ça, la licence va être largement adaptée en jeux, des jeux bien souvent mauvais, comme si la puissance d'une licence suffisait à faire un bon titre. Pas de bol, là où Alien, Star Wars et Jurassic Park avaient (parfois) réussis, Terminator a rarement insufflé des bons titres. C'est quand même fou de se dire qu'avec un tel pédigrée, on n'a jamais eu un vrai gros « banger » à se mettre entre les mains ! OK j'admets que les 3 jeux cités plus haut sont vraiment sympas, mais ça ne fait « que » 3 bons jeux entre 1984 et 2019. Oui je sais, il y a aussi eu le T2 Arcade Game ainsi que Terminator Salvation mais tout à fait entre nous, on ne parle pas là de « master piece », mais bien de titres sur lequel on va jouer une demi-heure (si possible sur une borne d'Arcade pour des sensations authentiques) avant de passer à autre chose. Ce que je voulais moi, c'est un grand jeu, une vraie aventure, aussi narrative qu'explosive, un jeu qui fasse autant l'unanimité que le film Terminator 2 !
Avec un tel Lore, et plusieurs longs métrages sur lesquels se reposer, c'est presque inadmissible que ce ne soit jamais arrivé, même si Resistance est ce qui s'en rapproche le plus. Par la suite, les films ont été très oscillants. Si j'ai personnellement beaucoup aimé les épisodes Renaissance et Genesis, mais je dois reconnaitre que les 3e opus et Dark Fate n'étaient pas bien folichons. La faute à un James Cameron qui ne pense plus qu'à sa licence Avatar, qui tout à fait entre nous, aurait dû s'arrêter au premier film (qui était très bien en l'état et ne nécessitait absolument pas ses suites dont le scénario est de plus en plus minable étroit). Nous voilà désormais en décembre 2025 et le petit studio de Bitmap Bureau nous sort Terminator 2D : No Fate.
J'aime beaucoup ce modeste studio anglais qui ne compte qu'une poignée de développeurs, et je les apprécie notamment pour leur Xeno Crisis et leur Final Vendetta. Bien sûr leur parcours n'est pas sans accroc (notamment avec un Battle Axe très imparfait) mais le fait qu'ils aient réussis à obtenir les droits officiels de la licence, je trouve ça très fort. Ça prouve que le studio a désormais une certaine notoriété mais aussi que les producteurs font confiance aux petits développeurs (comme avec Teyon pour Resistance).



   


Le contenu de la Day One Edition (cliquez sur les images pour les agrandir).

   


Argent facile


Le
Le jeu est vendu 30€ certes, mais il reste le titre le plus ambitieux du studio. Et puis sincérement il les vaut :)
jeu existe en 4 formats : en démat', classique et accessible tout de suite sans lever son gros postérieur du canapé. Et puis il y a 3 éditions physiques : une classique qui contient juste le jeu, une Day One Edition et une Collector (notez que la jaquette est d'ailleurs réversible). Fan de toujours, en plus de me revoir les films en 4K, j'ai donc précommandé la version Day One sur PS5 (la Collector était trop chère : 105€). Livrée dans un boitier en carton, cette édition nous propose le jeu au format physique, avec un Blu-Ray dedans (je précise parce que de nos jours, on n'est plus jamais sûr de rien), une jeton (token), un poster en tissu à l'effigie du jeu (superbe et que je me suis empressé de fixer sur un mur de la maison) et 2 belles notices, une dans la boite du jeu, et une autre (plus détaillée) dans la boite en carton. Très fier de mon achat, j'ai fait confiance à Bitmap Bureau, et j'ai eu raison car à l'instant T, c'est sans doute leur plus grand et ambitieux titre !
Alors bien sûr, on viendra me dire que Bitmap Bureau ne produit que des jeux indépendants, des jeux en 2D (d'où le nom de celui-ci), peu narratifs, très typé Arcade, et bien souvent très courts. Et à toutes ces allégations, je réponds : oui, et alors ?! Si le prix est adapté, que le jeu est bon, je ne vois pas où est le problème. Après tout, bien des jeux sortent depuis des années, des jeux qui sont parfois techniquement ultra limités (imitant par exemple la Game Boy N&B), il y a également des DLCs, parfois aussi chers que courts et tout ça sans parler des cosmétiques vendus à prix d'or où pour 20€ vous avez le privilège de vous pavaner en ligne avec des textures rares. Oh waoowww !! Non, balek en fait. Désolé mais je ne cautionne pas ça, et c'est l'une des raisons pourquoi je ne joue qu'aux jeux solos.
Notre Terminator 2D ne reprend pas l'entièreté de la série, en fait il reprend le plus fidèlement possible les grandes lignes du second opus et ce, dans l'ordre (presque) chronologique. Vous connaissez l'histoire du film ? L'ordinateur qui contrôle les machines, Skynet, avait envoyé un Terminator en 1984, afin d'éliminer Sarah Connor avant qu'elle n'eût mis au monde son fils, John Connor, appelé à devenir le chef de la résistance contre les machines.




Le contenu de l'édition Collector (cliquez sur l'image pour l'agrandir).


C'est Skynet !


Ce
Les niveaux de difficulté sont parfaitement équilibrés et vous n'aurez aucun problème pour finir le jeu en facile (ou alors c'est que vous êtes vraiment très nul ^.^)
plan n'ayant pas fonctionné, Skynet envoie de nouveau un tueur cybernétique, cette fois-ci en 1995, quelque temps avant le début de la guerre atomique de 1997, pour cette fois-ci tenter d'éliminer directement John Connor, encore enfant à cette époque-là. Mais, dans le même temps, la résistance envoie elle aussi à cette époque un individu pour protéger John... Le jeu va reprendre point par point, les plus grands passages qui nous ont émerveillés en 1991 (et oui, à l'heure où j'écris ces lignes, le long-métrage a fêté ses 35 ans).
Le jeu s'ouvre sur une superbe séquence animée, qui en fait reprend certains passages narratifs de l'aventure (un peu comme les vieux Resident Evil qui nous proposaient un meddley avant d'afficher l'écran titre). L'écran titre justement nous propose un remix maison du thème culte de Brad Fiedel, les frissons montent, les poils des avant-bras se hérissent, je me sens à la maison, je sens que ça va cartonner grave ! Je prends quand même le temps de jeter un coup d'œil aux options. Nous avons la configuration des commandes, quelques options de confort (dont le fameux filtre CRT), un Sound Test assez complet (avec une très jolie armada de T-800 qui défile en fond), le choix entre 14 langues (les voix sont rares mais toujours en anglais) et enfin un menu triche que vous pourrez débloquer en finissant le jeu en mode difficile (si vous voulez y avoir accès de suite, je invite à ouvrir le spoiler ci-dessous).
Car oui il y a 3 niveaux de difficulté (plus un 4e à débloquer) et autant vous le dire de suite, en facile le jeu est vraiment très abordable. Il faudrait vraiment être la dernière des patates pour ne pas arriver au bout de l'aventure, car tout à été fait pour vous faciliter la vie : les checkpoints remontent la santé, les continues sont infinis, les ennemis sont moins nombreux et moins endurants, et si vous perdez lors d'une séquence, à votre retour le jeu fera en sorte que ce soit un peu plus facile... Donc même les gros noobs devraient y arriver.



  • Comment accéder au menu de triche ?
    Pour débloquer le sous-menu de triche, il suffit d'ouvrir le menu des options, rendez-vous dans l'onglet « accessibilité », placez-vous sur l'option « Ombrage CRT » (CRT Shader en VO) et manipulez la croix directionnelle en vue d'activer / désactiver plusieurs fois la fonction. Au bout d'un moment une voix digitale vous dira « Access Granted », preuve que le menu est désormais accessible, sans avoir à finir le jeu dans sa difficulté maximale. Le menu vous propose alors d'obtenir les continues infinis même dans une difficulté autre que facile, la santé infinie, les bombes infinies et enfin le temps infini. Ces options vous permettront de finir le jeu dans n'importe quel niveau de difficulté, ce qui débloquera tout le contenu jusque-là inaccessible, sans pour autant limiter l'obtention des Trophées comme c'est souvent le cas. Miam miam, tout ça sent bon les années '90 ^.^ Par contre le cheat-code sera à refaire à chaque nouvelle partie...


       



  • Le cas Miles Dyson
    (qui au lieu de faire des Terminator ferait mieux de créer des aspirateurs)



    On
    T2D nous incite à faire plusieurs tours de pistes, afin d'en connaitre toutes les ramifications. Il existe aussi divers modes de jeu
    nous propose également plusieurs modes de jeux, à commencer par le mode histoire, qui est complet. Ensuite il y a le mode Arcade, où on n'a pas de continue (car oui, dans ce jeu on a une jauge de santé mais qu'une seule vie) et où on joue pour le scoring comme à la belle époque. Ensuite il y a un mode Boss Rush qui se débloque en finissant le mode alternatif du jeu, et le Boss Rush je ne pense pas avoir besoin d'expliquer ce que c'est, mais le finir débloquera le mode infini. Pardon ? C'est quoi finir le mode alternatif du jeu ? En effet une précision s'impose. Durant le mode histoire, par 2 fois le jeu vous laissera faire un choix qui pourra changer l'avenir des personnages (déviant ainsi du scénario du film). En fait, à votre premier run vous ne pourrez choisir que ce qui s'est passé dans le long-métrage, mais au 2e tour de piste, vous laisserez-vous tenter de tuer Miles Dyson ?
    Quand on connait le film, on sait comment se déroule l'histoire mais que se serait-il passé si Sarah Connor était allé au bout de son initiative ? Et bien vous pourrez choisir de découvrir la réponse à votre second run. S'ouvre alors un avenir différent pour les protagonistes, ainsi qu'une autre fin. Ainsi donc, le jeu nous incite à finir en mode histoire au moins 2 fois pour débloquer le Boss Rush et ce qui en découle, puisque finir le Boss Rush débloque ensuite le mode Infini où on affronte des hordes d'ennemis afin d'obtenir le score le plus haut possible. Enfin il y a le mode « mère du futur » qui se débloque une fois que vous aurez fait les 2 choix alternatifs, soit en finissant le jeu une 3e fois. C'est d'ailleurs l'une des grandes forces du titre : il nous incite à rester dessus, à tenter d'autres niveaux de difficulté, à s'essayer à d'autres modes, à faire d'autres choix car vous vous doutez bien que la durée de vie n'est au fond, pas énorme.
    En effet finir le mode histoire une première fois vous prendra environ 1 heure mais tout voir, tout débloquer, nécessitera forcément plus d'investissement. Beaucoup ont d'ailleurs braillés sur cette faiblesse du jeu mais je leur rappellerai qu'à l'image des jeux d'action des Mega Drive, Super Nintendo, Neo-Geo ou Arcade de l'âge d'or, les jeux d'action étaient rarement plus longs que ça (c'était souvent l'inverse).



    No problemo


    Et
    Le jeu ne se contente de nous re-faire faire les scènes les plus cultes du film, il y a aussi pas mal de passages originaux
    mine de rien, les Bitmap Bureau ont repris tout ce qui faisait le sel et la substance des jeux de cette époque-là, en s'inspirant de titres tels qu'Alien 3 (la version Mega Drive), Super Probotector, Rolling Thunder, Mega Man X ou encore Metal Slug. Enfin avant de vous lancer, il y a également un niveau d'entrainement, mais celui-ci porte bien mal son nom. En effet tout au long de l'aventure on nous rappelle sans cesse les mouvements disponibles et de toute façon, le gameplay n'a rien d'inaccessible ou de compliqué. En réalité le mode entrainement sert uniquement à refaire les niveaux déjà passés, en vue d'améliorer son ranking jusqu'au rang S, ainsi que son timing. Parfait pour les speedrunners, totalement inutiles (et bien mal nommé) pour tous les autres. Quand au gameplay, comme évoqué plus haut, il n'a rien de très alambiqué puisque nous sommes en présence d'un jeu d'action assez typique des années '90, à quelques subtilités près.
    Bien sûr, ce n'est ni un Contra ni un Metal Slug, donc vous ne tuerez pas 20 ennemis toutes les 5 secondes. Cependant on peut viser dans les 8 directions (on peut bloquer sa visée mais cette fonction ne m'a servie qu'une fois), selon la situation et le personnage joué, on peut soit faire une bourrade, soit frapper au corps à corps, soit lancer une grenade. Dans les phases du futur nous avons plusieurs armes (qui rappellent sans mal Contra III, soit dit en passant) alors que dans le présent, on reste limité à l'arme qu'on possède. Plus subtil, il y a même quelques passages où on doit se mettre à couvert, un peu comme dans Blackhawk. Comme vous le voyez, les inspirations sont diverses mais bien appliquées et si le gameplay n'est pas forcément très varié, au contraire les situations le sont réellement puisqu'on ne va pas bêtement refaire le film, mais bel et bien découvrir en plus des passages inédits.
    Notez tout de même que Sarah ne peut pas se déplacer en tirant, ce qui facilite les visées en diagonales, alors qu'avec John Connor (dans les phases du futur) c'est possible. Un peu bizarre d'avoir 2 salles pour 2 ambiances mais après tout, pourquoi pas. Le jeu est aussi bien jouable au stick analogique qu'à la croix directionnelle et je le dis à chaque fois mais je le répète : pour ça la manette DualSense de la PS5 est parfaite, avec sa croix idéalement placée. Sur Switch et Xbox, mieux vaut privilégier le stick, moins précis pour l'exercice mais nettement plus confortable que leur croix affreusement mal disposées.



    Voici le récit du mode histoire et ne criez pas au spoil, après tout, qui n'a pas encore vu le film Terminator 2 ? Bon OK, je vais masquer tout ça afin que (si vous vous puissiez le découvrir par vous même.
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    A présent, voici les choix que nous pouvons faire et les conséquences qu'ils entrainent. A nouveau, nous cachons tout ça sous un poiler afin que vous puissiez le découvrir par vous même (après c'est vous qui voyez).
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    My CPU is a neural-net processor, a learning computer


    Soyons
    La réalisation est vraiment superbe !
    clair, le level design est très basique, les bonus cachés sont rares, ce n'est jamais labyrinthique, en gros il y a peu de subtilités, à l'image des jeux des années '90 dont il s'inspire. Ceci dit, la vraie originalité du titre, c'est bien la variation des situations, ainsi que la fidélité au film. Là est tout son intérêt. Les niveaux sont nombreux (12 pour faire un premier run) mais finalement assez courts. En un sens c'est bien car l'expérience n'est jamais artificiellement étirée, on n'a pas le temps de se lasser d'un niveau, qu'il est déjà fini. Mais l'inverse est tout aussi vrai ! Vu comment ils sont construits, les niveaux auraient pu facilement durer le double du temps ! Et ce, sans que l'ennui ne s'installe. Pour tout vous dire, j'aurai même préféré comme ça, car certains passages sont vraiment excellents et j'estime que bien souvent, on n'en profite pas assez.
    C'est un peu dommage car ainsi Bitmap Bureau se serait sans doute moins attiré les foudres des insatisfaits vis à vis de la durée de vie. Quand à la réalisation, oui le jeu est intégralement en 2D dans le strict savoir-faire du studio. Mais vous remarquerez assez vite que les assets sont rarement réutilisés, les niveaux sont originaux et le plus variés possibles. D'ailleurs le jeu est ultra fidèle au design du film : les iconiques T-800, les Dire Wolf, les T-1, les HK-Tank, les Centurions, les NHA-10, les Répliquants, les HK-Aerial, le commissariat, la Galleria, les courses poursuites, l'immeuble de Cyberdyne... rien ne manque. Bien sûr il n'y a ni Rev-9, ni T-X, puisqu'ils ne font pas partis de T2 mais de ses imparfaites suites. Ajoutons à ça que le studio a toujours excellé en matière d'animations, qui sont à nouveau extrêmement fluides.
    Chaque mouvement, chaque explosion, chaque mécanisme a reçu un soin tout particulier, et c'est très plaisant à voir. Normal vous me direz lorsqu'on n'est plus limité par la taille d'une cartouche ou les performances d'une console 16-bits – c'est pas faux mais tous ne font pas autant d'efforts, croyez-moi sur parole. Quand à la narration, elle passe naturellement par des planches 2D que j'hésite à appeler des Graphic Novel. Et je le dis souvent, une bonne narration n'a pas besoin de cinématiques animées, quelques images et du texte, c'est toujours aussi efficace. D'ailleurs je vous propose de regarder l'intégralité de ces cinématiques, bien évidemment sous un spoil maison, afin de conserver votre plaisir de la découverte. Sans quoi, ça se passe juste ci-dessous :



    Toutes les cinématiques (attention spoil) : cliquez pour ouvrir




    Prototype en polyalliage mimétique


    Dans
    La bande-son est absolument fantastique ! Reprenant avec brio les thèmes bien connus du film, obligé, vous allez adorer !
    tous les cas, on sent que Bitmap Bureau a encore pris du galon ! Désormais libéré des contraintes d'un ancien hardware (Mega Drive et Neo-Geo en tête de liste) ils ont pu se lâcher et ça se voit ! Les graphismes sont vraiment superbes, les animations sont très fluides, c'est coloré, détaillé... faisant de notre Terminator 2D un très joli jeu neo-rétro, à la réalisation léchée. Certaines musiques reprennent les thèmes bien connus que Brad Fiedel a composé pour le film, quand d'autres sont originales, tout en reprenant en fond la célèbre mélodie si chère au long-métrage. C'est du grand art ! L'OST est grisant, magnifique et croyez-moi, après avoir été tant déçu par Battle Axe, ça fait un bien fou ! D'ailleurs les thèmes sont étonnamment variés, passant de l'Electro à des compositions assez typiques des années '90 (grosses mélodies bien sympa incluses).
    Mais mes préférées restent sans comparaison les morceaux plus Metal, bien trash, bien speed et bien « gratteuses », qui dynamisent au maximum parmi les meilleurs passages du jeu (comme certains boss, ça leur donnent immédiatement un côté épique particulièrement délectable). Autant dire que Featurecast (déjà responsable de l'OST de Final Vendetta - un compositeur et sound designer freelance), a fait un boulot admirable ! Et quel plaisir de réentendre le Bad to the Bone de George Thorogood & The Destroyers lorsqu'on entre dans le bar ! Une bien belle piqure de rappel, même si le You Could Be Mine des Guns N' Roses est tristement absent (pour des questions de royalties je suppose).
    De même on retrouvera aussi le mythique thème du T-1000 à chacune de ses apparitions, dans un remixage assez fidèle à l'original. En somme, les compositions de Featurecast sont superbement soignées, et une fois encore, je n'hésiterai à proclamer haut et fort que nous avons là le meilleur OST que les Bitmap Bureau aient pu produire. Rien que ça... Enfin les voix sont rares (toutes en VO anglaises) mais de qualité et les bruitages sont juste parfaits ! Les armes sont dynamiques, les explosions ont du souffle... sincèrement, c'est du très bon travail.




    Bon... il semblerait que je ne sois pas le seul à apprécier le jeu ^_^


    Conclusion

    Je Note



    vais être honnête avec vous, même si j'adore Xeno Crisis et Final Vendetta, j'estime que Terminator 2D : No Fate est (à l'heure actuelle) le meilleur jeu produit par Bitmap Bureau ! Le titre transpire la passion du Pixel Art et du film dont il s'inspire, il en reprend les meilleurs passages avec une étonnante fidélité, tout en comblant certains manques scénaristiques comme le moment où John envoie un T-800 le protéger dans le passé, où le moment où Sarah Connor tente de détruire Cyberdyne, ce qui la conduira pendant un temps à l'asile psychiatrique. Ajoutons à ça que le second run sera tout aussi passionnant puisque vous pourrez dès lors changer les événements encourus dans le film, ce qui amènera à des niveaux alternatifs, ainsi qu'un avenir différent du long-métrage. Quel génie d'avoir pensé à ça, et d'inciter les joueurs à refaire plusieurs tours de piste, ce qui permet également de déverrouiller divers modes bonus, comblant ainsi une durée de vie de prime abord un peu faible. D'ailleurs, petite annonce aux rageux qui ne sont jamais satisfaits de rien : je leur conseillerai de jouer en difficile plutôt qu'en facile, ils verront que le challenge est pas mal relevé (notamment les boss, qui sont redoutables en difficile) et ô miracle, le jeu ne se boucle plus aussi rapidement qu'ils le prétendent (mais c'est toujours aussi difficile d'apprendre à un bourricot à devenir un cheval Frison).

    Après bien sûr, vous ne passerez pas 70 heures sur ce jeu-là (même pour tout débloquer) mais je suis sûr que comme moi, vous y reviendrez de temps en temps, comme à la belle époque de mon adolescence où je rejouais régulièrement à mes jeux 16-bits. Après c'est vrai, on peut trouver l'addition un peu élevée mais j'estime qu'il vaut son argent. Après tout dans les années '90, on payait nos jeux dans les 400 Frs (60€) et combien d'entre eux (hors jeux d'aventure et RPG) duraient plus de 2 heures ? Notez aussi que le gameplay, tout droit sorti de cette époque où les disquettes et les cartouches étaient les reines, est finalement peu subtil mais il laisse toute sa place au fun ! Car ces dernières années, à trop vouloir rendre les game designs complexes, on en oublie souvent l'essentiel : le plaisir qu'est censé procurer un jeu vidéo. Et que dire de la réalisation ? Graphiquement superbe, hyper fidèle au long-métrage culte de James Cameron, proposant de superbes animations, des boss gigantesques, et pour couronner le tout, une bande-son magistrale ! Alors certes, Terminator 2D a ses petits défauts mais sincèrement, ça faisait bien longtemps que je ne m'étais pas autant éclaté sur un jeu Indé. N'écoutez pas les idiots, si vous aimez le film ainsi que les jeux d'action rétro, vous y trouverez forcément votre compte.






    Points négatifs

      Le mode « Mère du Futur » est vraiment décevant. Se faire autant suer pour en arriver là franchement...
      Les niveaux auraient facilement pu durer 2 fois plus longtemps sans que ça gêne (bien au contraire)
      Au fond c'est vrai, la durée de vie est un peu courte
      Un gameplay au fond assez limité


    Points positifs

      Une difficulté adaptée à tous les types de joueurs : en facile, vous finirez à coup sûr le jeu alors que le mode difficile vous offrira un sérieux challenge
      Une bande-son époustouflante qui sait marier l'Electro au Rock, tout en reprenant les grands thèmes du film. Du génie...
      Un jeu qui transpire l'amour pour le film de James Cameron, ainsi que les jeux d'action 16-bits de la belle époque
      Une narration très poussée et détaillée, qui reprend les plus grandes scènes du long-métrage
      Les scénarios alternatifs et les modes à débloquer
      Un pixel art et des animations aux petits oignons
      Un design ultra fidèle au film



    Test réalisé par iiYama


    juin 2026


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