Halo Wars 2 -- Review sur SoloGamerTest

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Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

 


La version Xbox One est compatible avec :




Sortie mondiale : février 2017
Développeurs : Creative Assembly et 343 Industries
Editeur : Xbox Games Studios (Microsoft Studios)
Genre : stratégie en temps réel (STR / RTS)

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Version logicielle testée : v.1.11
Moteur graphique : Phoenix Engine (nom officieux)
Moteur physique : Havok
Difficulté :

Temps de jeu : 8 à 12h pour le mode campagne
Multi-joueurs : co-op' à 2 joueurs en ligne + modes online jusqu'à 6 joueurs
Abréviation : HW2
Prix au lancement : 70€ (consoles) / 60€ (PC)


Installation Xbox One

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation initiale : 23,8 Go
Installation + MAJs : 43,8 Go
Performances : 1080p en 30 fps
Optimisation Xbox One X : 4K en 30 fps
Optimisation Xbox Series X : 4K en 60 fps (FPS Boost)
Compatible Kinect : non


Installation PC

Support : 4 DVDs ou en téléchargement sur Microsoft Store
Installation : 45 Go environ
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Quad Core 3 Ghz
RAM : 6 Go
VIDEO : avec 2 Go de VRAM (type GeForce GTX 660 / Radeon HD 7750)
OS : Windows 10 64-bits minimum

La musique de la semaine :
MISS YOU DAD




(PUB)





En ce moment, c'est la spéciale Halo !






















           


           




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Halo Wars 2









Je
Halo Wars 2 est sorti 8 ans après le premier opus (dont le Remaster fut offert avec la Ultimate Edition)
me souviens encore très bien du premier Halo Wars, sorti en 2009 sur ma chère Xbox 360. C'est un jeu de stratégie en temps réel (un STR aussi appelé un RTS pour "Real Time Strategy" en anglais) qui avait pas mal de défauts (notamment des saccades et des soucis de caméra) mais qui (pour un temps) nous changeait des FPS tout en restant dans le fascinant monde d'Halo.
Créé par Ensemble Studios, la sortie de ce titre avait fait polémique car Microsoft a fermé le studio dès la sortie du jeu. Pas facile de développer le meilleur software possible, quand on sait que dans la foulée on va se retrouver au chômage. En 2016, Behaviour Interactive a développé le très bon Remaster de ce même titre et ce, en vu d'accompagner la sortie de sa suite. Il verra le jour sur Xbox One et pour la première fois, sur PC. Halo Wars : Definitive Edition était offert pour tout achat d'Halo Wars 2 : Ultimate Edition et il fut ensuite vendu en stand-alone 4 mois plus tard (uniquement en démat'). Retour donc sur Halo Wars 2 : le début du développement à commencer en 2014, pour une sortie définitive en février 2017.
Etant donné que Microsoft a fermé les bureaux d'Ensemble Studios (une décision difficile qu'on espère qu'ils regrettent), cette fois le géniteur de Windows et de la Xbox s'est tourné vers Creative Assembly (secondé 343 Industries, comme tout ce qui tourne autour de la franchise Halo) afin de développer une suite directe à un premier opus qui s'est finalement mieux vendu que prévu. Si le nom de Creative Assembly vous dit quelque chose c'est normal, ce sont les développeurs de la longue série des Total War (qui a justement fêté ses 20 ans en 2020), Viking : Battle for Asgard mais aussi et surtout de l'excellent Alien Isolation dont on attend la suite avec une indicible impatience. D'ailleurs, selon les propos de Microsoft, c'est grâce à la qualité et au succès de ce dernier que l'éditeur s'est tourné vers eux.



Sans patch, point de salut...


Avant
Comme c'est de plus en plus le cas, ce sont les mises à jour qui ont "terminé" le jeu et lui ont apporté ses options manquantes
d'entrer dans le vif du sujet, une fois encore nous ne testons pas le jeu "day one", loin de là. Pour être franc, on arrive même plusieurs années après la guerre. Fan de l'univers Halo, et amateur du premier opus, j'étais forcément attiré par cette suite mais que voulez-vous, il y a parfois plus urgent à faire. Tout ça pour vous dire qu'entre sa sortie initiale et mon test, le jeu a beaucoup changé.
En lisant les articles de l'époque, j'ai trouvé la presse assez sévère envers ce titre, que je trouve pourtant très bon, et j'ai compris pourquoi nos avis divergeaient autant. En fait, à sa sortie, le jeu accusait quelques bugs plus ou moins gênants, le manque de certaines options essentielles et surtout, il y avait un manque évident d'équilibrage. Bien sûr comme la presse se doit de donner son avis proche du lancement, le résultat fait que les appréciations ne furent pas toujours élogieuses. Et sans dire que de notre côté on va lui coller des notes mirobolantes, à notre niveau on sera sans doute plus proche de la réalité, de l'objectivité, car on teste le jeu tel qu'il est aujourd'hui.
Car c'est un fait, les mises à jour furent nombreuses, elles ont corrigés un maximum de bugs (il n'y en a pour ainsi dire plus du tout aujourd'hui, à part quelques très rares micro-saccades), implanter de nouvelles fonctions et fait en sorte de rendre la campagne solo nettement plus équilibrée. Il suffit de le tester en version 1.0, en l'installant via le disque et en jouant sur une console déconnectée, puis de retenter l'expérience suite à la MAJ, pour se rendre compte que la différence est flagrante ! Entre autre chose, si certaines options sont arrivées tard, d'autres furent implantées de suite. Halo Wars 2 est donc à l'heure actuelle compatible Cross Play, à savoir qu'on peut s'affronter aussi bien sur consoles que sur PC.



Un "anneau" pour les gouverner tous...


Halo
Le jeu dispose d'une mise à niveau pour la Xbox One X mais pas pour les Xbox Series. Mais ça ne l'empêche pas de parfaitement tourner dessus...
Wars 2 fait également parti du programme Play Anywhere : si vous achetez votre jeu sur console vous pourrez obtenir gratuitement la version PC, et inversement. La version console justement, est à l'origine destinée à la Xbox One. En version v.1.0 l'installation pèse environ 24 Go (ce qui prend environ 25 minutes, le jeu pouvant même être lancé à 50% du processus). Mais vous n'êtes pas sans savoir que la Xbox One X, ancien monstre de la marque, a vu le jour en novembre 2017 (9 mois plus tard) et que généralement tous les jeux "first party" furent upgradés pour tirer parti de cet hardware sous stéroïdes. Résultat, le jeu pèse alors près de 44 Go, mais profite pour l'occasion d'un bel affichage en 4K natif, avec HDR. Si bien sûr Halo Wars 2 est totalement compatible avec les Xbox Series X/S, il n'a malheureusement pas reçu de patch dédié.
Ainsi sur Series X on profite du patch One X et donc d'un très beau rendu 4K, auquel s'ajoute un FPS Boost qui passe alors le jeu en 60 fps. Quant à la Series S, elle se contente des performances de base. Un dernier mot enfin sur la version PC, qui n'est disponible que sur le Windows Store (pas de version Steam donc, du moins à l'heure actuelle) et qui pour une fois, est également disponible en version physique ! En effet, ça devient si rare qu'il faut le signaler. L'édition standard était vendue au prix de 60€ (contre 70€ sur console) et la version Ultimate était tarifée 80€.
L'édition Ultimate comporte un joli packaging ainsi que 4 DVDs, car vous le savez, le fameux PC Master Race n'a pas été foutu de se mettre à la page et rares sont ceux équipés de lecteur Blu-Ray. Donc les jeux sortent sur DVDs et les éditeurs sont obligés de multiplier les disques, ce qui amène parfois des résultats totalement absurdes comme Flight Simulator qui tient sur 10 DVDs... au lieu de 2 Blu-Rays. On comprend mieux pourquoi le "full démat" a autant de succès sur ordinateurs.




Halo Wars 2 : Ultimate Edition en édition physique sur PC
(cliquez pour agrandir)


Aussi cher que de la viande de Mgalekgolo


Halo
Entre un DLC narratif vendu 20€ hors Season Pass et des personnages déblocables à 7€ pièce... autant dire que l'expériance peut vite coûter cher
Wars 2 s'articule autour de plusieurs modes de jeux et de 2 DLCs narratifs. Les DLCs sont Opération Spearbreaker et L'Eveil du Cauchemar. Le premier (Opération Spearbreaker) est sorti en juillet 2017, au prix de 7€. Cette extension de la campagne inclut des missions inédites et se concentre sur une escouade d'ODST. Ce contenu est inclus dans la version Ultimate du jeu et c'est à la sortie du 2e contenu (en septembre 2017), L'Eveil du Cauchemar (Awekening the Nightware en VO) que les frictions ont vraiment commencé. Vendue 20€ et hors du Season Pass, cette extension inclut une campagne inédite et vient étendre le scénario du jeu en nous plaçant du côté des Bannis dans leur lutte contre les Floods, tout nouvellement libérés de leur dôme de quarantaine par un scarab paria.
L'extension fournit de nouvelles troupes ainsi qu'un nouveau mode de jeu : le terminus Firefight (un mode co-opératif). Tout le problème c'est que malgré une histoire intéressante, les 5 missions proposées ne justifiaient pas un tel prix. C'est d'autant plus vrai qu'au final, Season Pass et Ultimate Edition ne comprenaient pas cette extension, d'où un certain "review bombing" histoire de bien faire comprendre à Microsoft que les joueurs Xbox et PC n'étaient pas des moutons qu'on dépouille impunément. En marge des contenus narratifs, le jeu inclus également pas mal de contenus téléchargeables, dont des personnages connus de la série.
Si John Forge (héros du premier Halo Wars) est généreusement offert, débloquer un perso réputé (comme le Sergent Johnson, l'Arbiter ou Serina) coûte la bagatelle de 7€ ! C'est franchement abusé... Comme tout jeu de stratégie, on retrouve les classiques modes multi-joueurs, même si on déplorera que le mode co-op' ne soit jouable qu'en ligne (pas de possibilité de s'éclater en local, une fonction qui devient tristement rare ces dernières années).



Blitz : terme allemand signifiant "éclair"


On
Le mode Blitz est sympa, original et heureusement qu'on gagne certains packs gratuitement car une fois encore, les micro-transactions peuvent vite coûter cher. Ils sont décidé à nous plumer...
citera également le fameux Mode Blitz, où sur des cartes de taille réduite, les affrontements excédent rarement les 10 minutes. Dans ce Mode Blitz il n'y a pas de base à gérer ni de grandes troupes, au contraire on gère une petite escouade et certains choix s'effectueront en utilisant des "cartes", un peu à la manière d'un RPG papier. Le choix d'un Leader et la création d'un "deck" à même de répondre aux impératifs de la map sont primordiaux. Il y a 96 cartes qui coûtent un nombre précis de ressources et votre objectif est naturellement de terrasser l'ennemi. Les cartes ont diverses fonctions comme faire appel à une frappe aérienne, appeler des renforts, soigner ses troupes. Le concept est intéressant et nous change des modes classiques, si ce n'est qu'il ne faut pas se laisser tenter par les achats de packs.
Ces micro-transactions peuvent rapidement coûter très cher (de 3 à 40€ !), mais fort heureusement, finir le didacticiel et chaque mission du jeu vous rapporte pas moins de 19 packs gratuits. Il n'empêche qu'il est loin le bon vieux temps où les jeux sortaient finis et où tout le contenu était sur le disque et nulle par ailleurs. Après on se demande pourquoi les jeux rétro ont autant de succès... Bon, je ne m'en cache jamais et vous le savez sans doute déjà : moi ce qui m'intéresse dans un jeu, ce sont les histoires, les modes solos / campagne / story, appelez ça comme vous voulez. Donc à présent on va se concentrer là dessus car le reste... béé j'm'en tape ! ^_^
Un petit tour dans les options nous fait apprécier un menu assez copieux (réglages sonores, vitesse de défilement) et avant d'entrer de front dans l'histoire du jeu, il sera bénéfique de réaliser les didacticiels qu'on nous propose (fonctions de base, fonctions avancées et initiation au mode Blitz). Un bon moyen de se remettre les idées en place, car si le gameplay d'Halo Wars n'a rien de bien compliqué (puisqu'il est jouable à la manette il se doit d'être accessible au plus grand nombre), après tant d'années il est possible qu'on soit un peu rouillé (ce fut mon cas, d'autant que je touche rarement aux jeux de stratégie).



Le lien vers Halo Infinite...


L'histoire
Le scénario est relativement banal et pour lire les documents trouvés, il faut revenir au menu principal. C'est absurde...
se déroule en 2559, 7 ans après les évènements de Halo : Combat Evolved et peu de temps après les événements d'Halo 5: Guardians (le jeu fait donc le lien entre le 5e épisode et Halo Infinite). Après 28 ans de sommeil cryogénique, l'équipage du Spirit of Fire se réveille près de l'Arche (la station de contrôle de tous les halos, qui fut endommagée à la fin d'Halo 3) et reçoit un signal de détresse de l'UNSC. Conformément au protocole, Serina (l'ancienne IA du vaisseau) s'est auto-effacée, afin d'éviter la frénésie qui a endommagé Cortana. Une unité de Spartans parvient à trouver la source du signal dans un laboratoire abandonné, et ils découvrent Isabel, une IA logistique qui a perdu tous ses compagnons. Intégrant le vaisseau, Isabel expliquera qu'après la guerre menée par John-117 et l'UNSC contre l'Alliance Covenante en vue de contrer le "Grand Voyage", les Brutes ont finis par se rebeller.
Mal-aimés, les Brutes ont formées leur propre coalition, celle des "Parias" (the Banished en anglais), menée par Atriox. Il dirige désormais une gigantesque armée de mercenaires, et le Spirit of Fire est tout ce qui le sépare du contrôle absolu de la Galaxie... Premièrement, on ne va pas se mentir, le scénario est assez banal. Le retour en force des Brutes, qui forment un nouveau conglomérat de méchants-fâchés-tout-rouge... ça a comme un arrière-goût d'Halo 3. Et c'est vrai qu'on ne sera jamais surpris par l'histoire de cette suite. D'ailleurs, au niveau du Lore (qui est malgré tout bien étayé) on récupérera divers documents mais on ne pourra pas les consulter en plein jeu : pour les lire il faut ouvrir un sous-menu dédié à partir du menu principal.
C'est complètement débile, c'est comme si dans Resident Evil on trouvait un document mais qu'on devait attendre de relancer sa partie pour les consulter. Et comme la sauvegarde ne conserve que le niveau où vous êtes, vous n'allez pas attendre de finir le level pour quitter la partie et lire les documents ramassés. Ce procédé est d'une absurdité légendaire et fait que personne ne lira le moindre texte ! Il est également dommage de ne pas avoir une petite vidéo qui résume le premier épisode, bien que je démontrerai plus tard "pourquoi" ils ne l'ont finalement pas faite.



Blur Studio, we tell stories...


Autre
On ne va pas se le cacher, les vidéos en images de synthèses de Blur Studio sont vraiment magnifiques
détail : en mode Campagne on ne joue que les troupes de l'UNSC. Pour jouer les Parias, il faut à nouveau s'orienter vers le multi-joueurs. Alors bien sûr, c'est à nouveau frustrant même si c'est une évidence : dans un jeu Halo on joue uniquement "les gentils". Ceci dit, on parle bien là d'un jeu de stratégie et il faut reconnaitre que depuis qu'on a connu les plaisirs d'alterner entre le NOD et le GDi dans Command & Conquer, il est aussi agréable de pouvoir prendre le camp adverse. Sans dire qu'on aurait pu jouer les Parias face aux forces du Spirit of Fire, il aurait été tout de même sympa de jouer "les méchants" dans une petite série de missions préquelle, genre celles qui précédent l'arrivée du fameux vaisseau de l'Alliance (et encore, pour vraiment aller plus loin il aurait même été sympa de pouvoir jouer les Floods ou carrément les Forerunners dans les modes multi).
Cependant, si vous voulez quelque chose qui ne déçoit pas, c'est bien la qualité impressionnante des vidéos ! Tout d'abord précisons que c'est une fois encore les talentueux membres de Blur Studio qui sont derrière les grosses cinématiques en images de synthèses (CGi) et excusez du peu, ça envoie du pâté ! Cette société s'est d'abord spécialisée dans les effets spéciaux de long-métrages (Avatar, Battleship, Man of Steel, Deadpool...) et depuis quelques années, elle s'est aussi orientée dans la réalisation de cinématiques de jeux vidéo. Déjà très appréciées dans le premier volet, je peux vous dire que dans les 8 ans qui séparent le premier épisode de cette suite, le studio a pris du galon.
En premier lieu, on note que la plupart des personnages principaux ont été motion capturé. Bien sûr on ne parle pas forcément des Spartan (qui restent pareils à eux-mêmes, surtout les Spartan-II) mais le Capitaine James Cutter prend les traits de Gideon Emery, Serina prend les traits de Courtenay Taylor (une actrice très active dans le doublage, notamment de jeux), le Professeur Ellen Anders est incarnée par Faye Kingslee et Isabel est interprétée par Erika Soto. Tout ce joli monde ayant bien entendu prêté sa voix à la VO.



Vert comme un Spartan-II


Et
Le doublage est d'excellente qualité, en plus d'être synchro
le résultat est là : les cinématiques sont magistrales ! En plus de ça, le pitch est si fin, que même si la définition de ces vidéos ne monte pas à 4K, le résultat sur télé Ultra HD rend superbement bien. On ajoutera à ça que le casting vocal francophone est de grande qualité. On reconnaitra à nouveau la voix de Bernard Lanneau (doubleur officiel de Kevin Costner et Dennis Quaid, qui double ici le Capitaine Cutter), Ellen Anders est doublée par Yumi Fujimori (une doubleuse franco-japonaise spécialisée dans les personnages asiatiques comme Sandra Oh ou Maggie Q), le Spartan Jerome 092 est doublé par le bien connu Vincent Ropion (la voix officielle de Dominic Monaghan et Garret Dillahunt) et le Spartan Douglas 042 est doublé par Patrice Baudrier (la voix française de Jean-Claude Van Damme et James Remar - la voix de Jacob Taylor dans Mass Effect 2).
Comme vous le voyez, le casting vocal est propre, il suit les traces de son prédécesseur et cerise sur le gâteau, tout est parfaitement synchro, même lors des CGi ! Une belle performance. Bien sûr, en jeu il en est tout autre puisque les troupes au sol débitent des âneries à la pelle, mais que voulez-vous, c'est ainsi dans presque tous les jeux... Maintenant il faut savoir que contrairement au précédent titre, il n'y a pas de vidéo entre chaque mission. Bien plus ambitieuse, les séquences ont sûrement demandé plus de temps pour être réalisées, résultat elles sont nombreuses mais pas systématiques. A la place nous avons des cut-scenes en 3D, gérées par le moteur graphique du jeu, mais pas en temps réel.
En fait elles ont été capturées "off line" et sont diffusées sous forme de vidéo. Malheureusement la compression est assez forte ce qui fait que le rendu est à la fois pixellisé, flou et globalement un peu dégueulasse. Rien de rédhibitoire, mais ça tranche littéralement avec les cinématiques créées par Blur. Il y a aussi de vraies séquences en temps réel, mais elles restent assez rares. Enfin, lors des breafings, nous avons des micro-vidéos incrustées (animées donc) et des ordres de missions doublés, ce qui fait agréablement patienter les données qui se chargent en tâche de fond (loading).



Non mais Halo quoi !


On
La prise en mains et les fondements de la licence n'ont pas changé. Une bonne nouvelle, même si encore une fois, on ne jouera qu'avec les troupes de l'UNSC
notera tout de même un vrai défaut aux cinématiques de ce jeu, à savoir que tout le monde a changé de gueule (ou presque) ! Pour être franc, je n'ai reconnu que Serina (normal c'est la même actrice) mais sur le coup, ayant testé le premier Halo Wars il y a un petit moment de ça, je peux vous dire que j'avais l'impression que tout le casting était nouveau... en fait pas du tout ! A part John Forge qui n'est plus là, on retrouve le Capitaine Cutter, qui était autrefois interprété par Gregg Berger (vieux, grosse moutache, joues creusées) alors que désormais c'est Gideon Emery qui prête ses traits (moins vieux, barbe de 3 jours). Le Professeur Anders prenait le visage de Kim Mai Guest (d'où l'intérêt d'un doublage asiatique vu ses origines et ses yeux très en amande) mais désormais elle prend les traits de Faye Kingslee (dont le look est plus occidental, avec des yeux plus larges et dont le tracés du menton, très plongeant, n'a plus rien à voir). Et pourtant en VF ils ont gardés les mêmes doubleurs (alors que ce sont pas du tout les mêmes acteurs), ce qui a de quoi être perturbant.
D'ailleurs je trouve ça toujours aussi crétin, car à l'image d'un Resident Evil qui change son Chris Redfield au gré des motion-captures, au long d'une série le rendu n'est pas du tout pérennisé, comme s'il était si difficile que ça que reprendre le visage du protagoniste d'origine (comme je le dis souvent, si Andy Serkis ne ressemble ni à un gorille ni à Gollum, c'est donc que c'est faisable et une preuve de mauvaise volonté de la part des studios). Et elle est là la raison de l'absence d'une vidéo qui résume le premier opus ! Car pour le coup, on aurait parfaitement vu qu'au passage d'un épisode à l'autre, les 2 personnages (humains) qu'on voit le plus, ont changé de faciès.
Du côté du gameplay, nous avons quelques modifications, quelques nouveautés aussi, mais au fond le fan de la première heure retrouvera vite ses marques. Qu'on parle de la sélection des troupes locales ou globales, de la gestion de la base avancée, des mini-bases, des troupes, des ressources ou encore de la façon dont on joue au jeu... il n'y a pas grand-chose à redire étant donné que ça n'a pas changé (ou si peu). Il faut dire qu'Ensemble Studios avait bien bossé son gameplay pour qu'il soit accessible et efficace au gamepad (ce qui n'était pas gagné d'avance), et Creative Assembly a tout reprit d'un bloc, pour le meilleur comme pour le pire...




Difficile de s'y retrouver quand d'un épisode à l'autre les personnages principaux changent totalement de visage (cliquez pour agrandir).


Pour le meilleur... et pour le pire


P our le meilleur
Certaines missions sentent le "déjà-vu" et au fond, le mode campagne est un peu court
car l'aspect gestion est toujours aussi gratifiant, explorer les zones à ce côté grisant qu'on apprécie dans les jeux du genre et envoyer ses troupes au charbon, en croisant les doigts pour qu'elles restent en vie face à une adversité en surnombre, ça procure un frisson qu'aucun autre titre ne peut offrir. En maintenant la touche LB on accélère la vitesse du scrolling, et l'implantation de nombreux raccourcis aident à s'y retrouver plus facilement pour accéder rapidement à ses bases, ou sélectionner qu'un seul type d'unité. Les combats contre les boss sont sacrément épiques et c'est avec plaisir qu'on retrouve les tanks Scorpion, les Hornets, les Warthogs, les Kodiaks ainsi qu'une unité lance-flammes (les Hellbringers) aux effets vraiment superbes et sadiquement puissante.
Et pour ce qui des nouveautés, la principale est le fameux "Pouvoir de Chef" qui nous permet de guérir nos troupes, lancer une frappe aérienne (ou une attaque IEM), disposer d'un leurre, de tourelles de siège ou encore de mines. C'est bien pratique et ça rend sacrément service (surtout la guérison), afin que nos 3 Spartans (bien que très forts) ne tombent pas au combat, ou que certains bâtiments ou véhicules ne finissent pas en poussière. Enfin dernier bon point pour cet Halo Wars 2, les missions sont variées : débarquement, protection de zone, confection de base classique, exploration, escarmouche, y'a même un niveau qui s'apparente à du "tower defense". C'est pas mal du tout, ceci dit vient à point nommé le pire (forcément, ça vient après "le meilleur") avec tout d'abord ces missions directement inspirées par le premier opus.
Utiliser un Scarab pour forcer les lignes ennemies ou pilonner à distance des troupes avec des Kodiaks tactiquement placés... ça sent le déjà-vu. D'ailleurs si certaines missions sont tranquilles, d'autres sont affreusement tendues ! On ne nous laisse plus le temps de rien, on ne peut pas s'organiser que déjà les ennemis sont là à nous harceler de tous les côtés. C'est la panique totale, la pression est folle ! C'est d'ailleurs là qu'on pointera du doigt les pics de difficulté, même si en jouant en "facile", il faut avouer que le jeu reste tout à fait abordable.



In & Out


Par
Une nouvelle fois, le dézoom est vraiment trop faible, ce qui fait qu'on n'a jamais une vue claire et d'ensemble du champ de bataille. Frustrant...
ailleurs, bien que le contenu global de cette suite soit très satisfaisant grâce à ces nombreux modes, finalement la campagne est quand même assez courte et pour cause, il n'y a que 12 missions. Ainsi la durée de vie du solo oscille entre 8 et 12 heures, ce qui est loin d'être malhonnête mais qu'on trouve finalement faible. Le jeu est si plaisant à jouer qu'on en voudrait naturellement plus ! Je termine ce chapitre en évoquant le fait qu'une fois encore, le zoom / dézoom est vraiment trop limité. On a parfois du mal à bien observer le champ de bataille, on a le nez sur nos troupes et il n'y a rien de plus agaçant que ça ! C'est à croire que Creative Assembly et 343 Industries ont pris le travail d'Ensemble Studios, ont rajouté quelques fonctions (comme le fait de pouvoir tourner sur la map grâce au stick droit) mais ils n'ont pas touché au cœur du gameplay. En reprenant tout en bloc, on garde forcément les défauts d'origine et s'il y avait une chose à changer dans le premier Halo Wars, c'était bien cette histoire de zoom...
Techniquement, il est très difficile de savoir sur quel moteur tourne notre Halo Wars 2. Sur Internet on trouve des infos peu fiables qui parlent du Phoenix Engine, mais c'est un nom officieux. En tout cas il ne tourne pas sous Slipspace Engine, le moteur d'Halo Infinite, car il est pas du tout adapté au genre. Au final, personne ne connait le nom du moteur graphique de ce jeu, et lorsque j'appelle les bureaux de Creative Assembly et de 343 Industries, avec le décalage horaire (qui est de 6 à 11h selon la côté qu'on appelle) personne ne répond jamais (je plaisante bien sûr ^_^). Même si on ne connait pas son petit nom, une chose est sûre, le jeu a dû être patché un bon nombre de fois, que ce soit sur console comme sur PC.
Car au lancement d'Halo Wars 2, on subissait des plantages, des saccades et des ralentissements. S'il était décevant à sa sortie, à l'heure actuelle on peut le dire, le Halo Wars 2 est très stable, exempt du moindre bug et parfaitement fluide (il ne reste que quelques rares saccades). Bien entendu on retrouve le fabuleux design des jeux Halo, il n'y a pour ainsi dire aucun aliasing (même sur la version console) malgré un grand nombre d'arêtes saillantes, et tout ce petit monde s'agite grâce à de très sympathiques animations, faisant qu'à zoom max le spectacle reste toujours aussi plaisant.



Spirit of Fire


Sur
Bon doublage, bons bruitages, bonnes musiques... même si pour ces dernières, on ne retrouve pas la magie des premiers opus de la saga
Xbox One et One X le jeu se limite à 30 images par seconde, mais tout à fait entre nous, pourquoi vouloir faire plus ? C'est un jeu de stratégie, donc le rythme est forcément lent. Nous ne sommes pas sur un FPS ou un jeu de courses, ici le 60 fps nécessiterait des ressources investies ailleurs (ce qui provoquerait sûrement des soucis de fluidité). Un choix judicieux qui nous permet de profiter au mieux du titre (sachant les performances assez limitées de la Xbox One de base, on est parfois étonné de voir à quel point le moteur graphique se débrouille bien à gérer tout ce petit monde), avec entre autre de jolis effets lumineux, de superbes explosions et donc des graphismes tout à fait flatteurs. Notez que la Xbox Series X (grâce à la rétrocompatibilité) profite du FPS Boost pour passer quand même à 60 fps.
Côté son, les bruitages sont de très bonne qualité. En jouant au casque, on apprécie la multitude de petits effets sonores qui accompagnent le déplacement de nos troupes. Bien entendu les bruitages bien spécifiques à la licence répondent présents (rechargement d'une armure MJOLNIR, tir de fusil à plasma Covenant...) et les explosions ont le dynamisme qu'on attend d'elles. Enfin les musiques furent composées par le trio Gordy Haab, Brian Lee White et Brian Trifon, ces 2 derniers formant le "Finishing Move Inc" (un studio spécialisé dans la musique), et qui furent nominé pour l'OST de Borderlands 3 et même primé pour celle d'Halo 2 : Anniversary. Quant à Gordy Haab, il est surtout connu pour avoir composé les bandes-son de différents jeux Star Wars (The Old Republic, Battlefront, Fallen Order, Squadrons).
Pour Halo Wars 2 le trio a fait un travail tout à fait correct. On y retrouve les inspirations de la série ainsi que beaucoup de rythmes tribaux, dans la plus pure tradition de la licence. Maintenant soyons clairs, si bonnes soient elles, les musiques n'atteignent jamais le génie créatif du duo d'origine (Martin O'Donnell et Michael Salvatori). C'est d'ailleurs une critique qu'on pourrait formuler sur tout le reste de la saga : depuis que 343 Industries a reprit les raines de la série (Bungie et ses compositeurs fétiches étant partis sous le giron d'Electronic Arts afin de développer Destiny 1 & 2), on ne peut pas dire que la bande-son brille au firmament... comme c'était le cas avant.



Conclusion

Pourquoi Note



Halo Wars 2 semble avoir reçu des critiques assez mitigées ? La raison est toute simple, c'est parce qu'à sa sortie le jeu n'offrait pas l'expérience attendue. Le moteur graphique était bugué, il manquait certaines options, ça saccadait, ça plantait. Mieux encore, l'édition Ultimate proposait le premier Halo Wars Remasterisé en bonus, mais seulement le premier (et le moins intéressant) des 2 DLCs (l'autre, coûtait en sus 20€). Tout ceci créa certaines déceptions, et font que ce brave Halo Wars 2 a reçu une sorte de "review bombing" de la part des fans. Il faut dire que presque 3 ans de développement et 2 studios sur le coup, n'auront pas donné (de prime abord) le résultat escompté.
De notre côté, la note attribuée est valable pour ce qu'est le jeu aujourd'hui, c'est-à-dire après de nombreux correctifs qui l'ont équilibré, qui ont corrigé les bugs et qui ont stabilisé le titre (notamment au niveau des saccades et des plantages). Car c'est vrai, dans sa version de lancement, Halo Wars 2 était une catastrophe et dans ce cas bien précis, on pourrait bien lui enlever 1 voire 2 points sur sa note finale. Ceci dit, aujourd'hui nous vivons dans un monde où un média n'a plus rien de définitif et pour cause, on ne joue plus sur cartouche ou CD-Rom, à cette époque où les jeux se devaient d'être "finis" et complets. La faute à Internet et à des machines de jeux équipées de disques durs...

Dans tous les cas et tel qu'il est actuellement, Halo Wars 2 est un très bon jeu ! Le digne successeur d'un spin-off certes imparfait, mais très plaisant. Bien entendu cette séquelle comporte (elle aussi) son lot de défauts comme ce dézoom qui (une fois encore) n'est pas assez fort et fait en sorte qu'on a l'impression d'avoir le nez sur nos troupes, au lieu d'obtenir une véritable vue d'ensemble. Tout ce qui est DLCs et micro-transactions pue le vol et le foutage-de-gueule à plein nez, il n'y a pas de co-op' local, le scénario de la campagne ne prend jamais de risque et se veut même plus timide encore que celui du premier opus. Enfin les protagonistes principaux ont (presque) tous changés de visages (c'est ridicule) et une fois encore, on ne jouera le camp adverse que dans les modes multi-joueurs. Alors oui, tout ceci écorne un peu une production qui a voulu faire de son mieux pour proposer le meilleur STR possible.
En attendant, il est difficile de renier la qualité ahurissante des vidéos en images de synthèses créées par Blur Studio (qui sont moins nombreuses mais plus longues qu'autrefois), les graphismes sont vraiment jolis, le jeu est propre, fluide, soigné et si le gameplay parait un peu simplifié pour (à nouveau) coller à une prise en mains à la manette, ça n'empêche pas Halo Wars 2 de proposer une aventure intéressante et vraiment plaisante à jouer. Si ce spin-off ne vaut toujours pas les épisodes canoniques, notamment ceux où on joue le bien apprécié Master Chief, il reste un jeu de qualité que même les amateurs de FPS peuvent essayer, au moins pour le plaisir d'étendre le Lore de leur série fétiche...






Points négatifs

  Encore une fois, le dézoom n'est pas assez fort : au lieu d'avoir une vue d'ensemble, on a le nez sur nos unités...
  Beaucoup d'idées furent reprisent du 1er opus et au fond, le scénario n'a rien d'exceptionnel
  Le 2e DLC (l'Eveil du Cauchemar / Awekening the Nightware) est cher et pourtant très court
  A sa sortie, le jeu était bugué, il manquait pas mal d'options et il n'était pas équilibré...
  Tous les protagonistes principaux (Cutter, Anders...) ont littéralement changé de visage !
  Mode campagne un peu court et qui se concentre à nouveau sur l'UNSC
  Le prix ahurissant du moindre personnage vendu en DLC : 7€ !
  Pas de vidéo résumant le premier épisode
  Pas de mode co-op' en local


Points positifs

  Les diverses mises à jour ont réglés plus ou moins tous les problèmes du titre. Il est désormais fluide, stable, équilibré et des options de gameplay ont été ajoutés
  Techniquement le jeu est superbe, mille détails fourmillent à l'écran, il n'y a pas d'aliasing et aucun bug à déplorer
  Le contenu global est satisfaisant : campagne, multi-joueurs, Blitz, Escarmouche, Baptême du Feu...
  Blur Studio a encore frappé fort : les cinématiques en CGi sont absolument magnifiques !
  Le Lore d'Halo est parfaitement respecté (on entend même parler de John 117)
  Doublage d'excellente qualité, et synchro en plus !
  Epilogue en 2 parties et vraiment sympa
  Une prise en mains simple et efficace
  Difficulté globalement équilibrée
  Combats de boss épiques



Test réalisé par iiYama


article initial : décembre 2021
mise à jour : juillet 2026


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