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En 
Cette suite directe au très bon premier épisode, est sortie à peine plus d'un an après 2001, quelques mois après le lancement de la PS2, Capcom éditait une toute nouvelle franchise, celle des Onimusha. Véritable succès pour une console à peine sortie (plus de 2 millions et demi de jeux vendus), il était évident que Capcom n'allait pas laisser sa "nouvelle poule aux œufs d'or" couver sagement sa retraite. Pourtant quelques mois plus tard, le même développeur sortait le très grand Devil May Cry, dont le nom fait encore référence. Ainsi la donne a quelque peu changé car si les décors en images de synthèses du premier Onimusha ont fait sensations, Devil May Cry et sa 3D en temps réel faisait aussi bien. Et puis le jeu était plus dynamique et bien plus maniable. En mars 2002 (au Japon), à peine 14 mois après le premier opus, Capcom remet le couvert avec un Onimusha 2 qui tente de doper une formule plaisante mais pas inoubliable. Je tiens quand même à signaler que Capcom n'a pas toujours fait les mêmes erreurs.
En effet, on se souvient tous de Resident Evil 2 ou de Devil May Cry 2, des "numéro 2" qui disposent d'un double disque mais dont la qualité n'égalait pas le premier volet. Pour Onimusha 2, les développeurs sont restés humbles et ce n'est pas plus mal. L'histoire nous raconte que 10 ans après la première aventure, on ne retrouve pas Samanosuke mais Jubei Yagyu, chef du clan Yagyu et descendant du clan Oni. Un clan qui va se faire déchiqueter par le même ennemi qu'autrefois, à savoir Nobunaga, ce seigneur tombé à la guerre et qui a vendu son âme aux démons. Cette fois, le personnage principal est calqué sur l'acteur Yusaku Matsuda, malheureusement mort en 1989.
13 après son décès, le revoir dans un jeu vidéo est une sorte d'hommage à cette ancienne icône (pour en savoir plus, lisez le spoiler en fin d'article). Et en seulement 13 mois, les vidéos en CGi ont fait un bond considérable en termes de dynamisme et de qualité. Finies les cinématiques un peu bizarres, place à de grosses scènes audacieuses et vigoureuses, avec en plus une qualité d'image sans pareille.

Le héros d'Onimusha 2, Jubei Yagyu, porte cette fois les traits de Yusaku Matsuda. Capcom signe ici un hommage à cet acteur mort depuis 1989.
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Bien 
Si l'histoire est finalement banale (un peu repompée du premier) les vidéos par contre, sont vraiment superbes entendu on retrouve aussi les cut-scenes en 3D (gérées en temps réel), des cinématiques qui accusent toujours un sacré décalage entre voix et image. Si l'option 60hz règle en grande partie le problème, on sent bien que Capcom ne s'est pas trop foulé pour convertir le jeu à la norme Euro/PAL, car la désynchro est assez flagrante. Il n'empêche que ça reste toujours plus acceptable que dans le premier jeu. En contre-partie on appréciera un doublage de bien meilleure qualité, même si encore une fois, les méchants ne peuvent pas s'empêcher d'avoir des rires ridicules au possible. C'est sans doute l'époque qui voulait ça. Reste qu'une fois de plus, quitte à manger des sous-titres, on aurait vraiment apprécié de pouvoir choisir son doublage car de meilleure qualité ou pas, les voix en anglais sont toujours hors de propos dans un tel univers. Ceci dit, globalement l'ensemble est mieux mis en scène (même si certaines séquences sont encore capillotractées) bien qu'à côté de ça, l'histoire semble un peu déjà vu.
Sur le plan délicat de la prise en mains, comme on retrouve le même procédé de décors fixes avec sprites en 3D, et bien on reprend une fois encore cette jouabilité directement inspirée des premiers Resident Evil. Comprenez par là qu'on pivote sur soi avec gauche/droite et qu'on avance ou recule avec haut/bas. Il est clair qu'on a fait plus souple et intuitif que cette jouabilité "Tank", mais les changements abruptes d'angles de caméra ne permettaient pas d'avoir une prise en mains empruntée à Devil May Cry par exemple (bien que eux, ne se sont pas gênés).
Cependant Capcom a cherché à améliorer sa formule avec un lock plus efficace (même s'il manque toujours un lock manuel), une montée des marches automatiques (plus besoin d'appuyer sur une touche) et un personnage globalement plus rapide. Evidemment ça rend le jeu plus imprécis mais on gagne en nervosité lors des combats. Ce n'est finalement pas plus mal.
Ensuite, 
Quelques lourdeurs de jouabilité et un inventaire à ouvrir constamment, si la formule a été améliorée, elle n'est pas encore au top Onimusha 2 se pare de toute une "dimension aventure". En effet, en mourant les ennemis lâchent toujours des âmes/orbes de différentes couleurs (jaunes pour la santé, rouge pour la monnaie démoniaque et une dernière pour la mana) mais aussi de l'or. Avec cet argent on peut acheter des objets pour ensuite les offrir à d'autres personnages, qui selon leur plaisir de recevoir, vous donneront en retour des cadeaux plus ou moins utiles. Bien sûr, ça reste assez facultatif mais Jubei est cette fois entouré de 4 compagnons d'arme : Ekei se bat à l'aide de lances, Oyu combine une épée et un bouclier, Kotaro se bat à l'aide de couteaux jumelés et Magoichi utilise des fusils et un couteau pour le combat rapproché.
Et bien selon qu'on satisfasse un personnage plutôt qu'un autre, ce sera lui qui viendra nous aider dans les moments les plus critiques (comme certains boss). Il est donc compréhensible que si on fait l'impasse sur cet aspect "communautaire" du jeu, on passe à côté de précieuses informations, d'objets assez rares et surtout d'une aide souvent très appréciable. Par-dessus ça, on retrouve comme dans Warlords, les upgrades de l'équipement, sauf que cette fois ça va un peu plus loin. En effet on peut upgrader chaque partie de son armure et on peut même offrir de nouveaux équipements à nos alliés, ce qui les rendra de facto, plus efficaces au combat.
Désormais si les portes ne comportent plus les plots de puissance d'autrefois, la dimension aventure est conditionnée par d'autres méthodes (comme acheter un permis de travail pour pouvoir entrer dans la mine). Jubei doit tout de même récolter des Orbes sacrées (Foi, Charité, Honnêteté, Respect, Force), qui lui octroient au passage de nouvelles armes. Au départ, il est équipé d'un simple katana n'ayant aucun pouvoir magique.
Il 
Encore une fois, on trouve le doublage anglais quelque peu... hors de propos trouvera par la suite un sabre (magie de foudre) qui se révèle être l'arme la plus équilibrée, une lance (magie de glace) moins efficace contre les groupes d'ennemis mais disposant d'une plus grande allonge, une pertuisane (magie du vent) rapide mais peu puissante et enfin un marteau (magie de terre) lent mais dévastateur (une 5e arme est cachée dans le jeu, il s'agit d'une épée à magie de feu, plus lente mais plus puissante que le sabre classique). Evidemment, histoire de ne pas gommer toutes les lourdeurs d'un coup, il faudra encore une fois entrer dans le menu pause pour changer d'arme alors que la touche Select (par exemple) ne sert pas. La touche L2 ? Et bien, cette fois elle sert, de temps en temps. En effet, comme précédemment, il arrive qu'on prenne le contrôle de personnages secondaires et L2 sert entre autre à tirer des couteaux à distance (c'est le cas d'Oyu). De son côté, notre héros peut également utiliser un arc ou un teppo (une sorte de fusil) comme arme secondaire (mais encore une fois, il faut s'en équiper manuellement, au détriment des "vraies armes").
Des anicroches certes, mais au final, elles ne gênent pas vraiment. En effet, moi ce qui me chiffonne c'est que le personnage possède un inventaire monstrueux, à l'image du coffre de Resident Evil, alors que son armure ne possède même pas une seule poche ! Et puis c'est totalement abracadabrant la façon dont on récupère les nouvelles armes/orbes et ce, sans que Jubei ne se pose la moindre question... comme si tout était normal.
Bref, pas besoin de tergiverser là-dessus. Souvenez-vous : tout à la fin du premier épisode, Samanosuke s'est transformé lui-même en démon, en "onimusha" (traduisez en "guerrier Oni") pour terrasser le démon Fortinbras. Et bien Jubei aussi pourra à son tour se transformer, lorsqu'il récoltera 5 nouvelles orbes violettes. Seulement voilà, on ne se transforme pas quand on le veut, mais bien au grès des "aspirations".
Une 
Même si on sent que le procédé a atteint ses limites, on ne peut que trouver les graphismes éblouissants ! fois la jauge pleine, Jubei se transforme automatiquement en démon et devient surpuissant. Le truc, c'est que ça tombe rarement face à un boss alors que justement, c'est là qu'on en aurait besoin. Cet aspect "automatique" de la transformation, la rend totalement obsolète, à croire que Capcom n'a même pas réfléchi au fait qu'une activation manuelle, serait bien plus adéquate... En termes de réalisation, avec Resident Evil Rebirth et Onimusha Warlords, le géant nippon offrait le summum de ce procédé apparu avec le premier Resident Evil sur PlayStation. Si la GameCube s'enorgueillie d'accueillir l'un des plus beaux jeux de tous les temps, la PS2 n'est pas oubliée puisque Onimusha 2 reprend la même formule avec des décors créés en images de synthèses (plus ou moins fixes donc), et des sprites en 3D pour les interactions, les objets et les personnages. Bien entendu si ça n'a pas l'aspect glauque de la série horrifique, étrangement ça n'en a pas la même finesse non plus (la GameCube étant plus puissante que la PS2). Pourtant la console de Sony accueille à son tour une véritable œuvre technique : les graphismes sont tout simplement sublimes et sont en plus animés, ce qui changent du rendu de la vieille PS1. Plus fin, plus coloré et plus détaillé que dans Warlords, les graphismes sont une nouvelle référence sur PS2, même si ce procédé trouve ici ses limites.
En effet, même si les jeux tout 3D sont forcément moins beaux, au niveau des interactions ils sont logiquement moins limités, ce qui forcera plus ou moins le destin de cette technique... à disparaitre. Enfin, si je ne reviens pas sur le doublage (puisqu'on aurait tant apprécié un doublage japonais qui serait nettement plus de circonstance), on retrouve les mêmes bruitages mais aussi des musiques mieux calibrées, plus sympas à écouter.
Loin des thèmes "pas terribles" du premier opus, dans cette suite la bande-son est plus en phase avec l'ambiance et elle accompagne mieux l'aventure. Le trio de compositeurs (Taro Iwashiro, Hideki Okugawa et Toshihiko Horiyama) qui remplace Mamoru Samuragoch, peut être satisfait d'avoir su capturer, en musique, l'essence même du jeu (ce que son prédécesseur avait lamentablement échoué à faire).
Onimusha
Note
2 est un jeu qui aura fait date. Même si Samanosuke est mis au placard pour un nouveau héros, sa dimension aventure apporte un gros plus au jeu et les améliorations permettent d'avoir une prise en mains plus souple et plus agréable. Bien entendu il subsiste encore quelques lourdeurs (transformation en onimusha de façon automatique, devoir ouvrir le menu pour changer d'arme) et le doublage, encore une fois en anglais, n'est pas tout à fait approprié. Cependant pour le reste, il n'y a rien à redire : les graphismes sont vraiment magnifiques, les vidéos sont de qualité (même aujourd'hui, on trouve qu'elles ont encore du cachet), les musiques accompagnent bien le jeu et cerise sur le gâteau, l'aventure est bien plus longue que la première fois (comptez au moins 10 heures, soit un jeu quasiment 2 fois plus long qu'autrefois). Onimusha 2 est donc la suite rêvée d'un premier épisode sympa mais pas fédérateur. Si toutes les suites apportaient autant que celle-ci, croyez-moi on rechignerait moins à subir autant de séquelles. Un jeu d'exception comme seul Capcom sait les faire...
