Gears of War 1 (Xbox 360) -- Review sur SoloGamerTest

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Jouabilité & Gameplay
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Sorties du jeu : novembre 2006 aux Etats-Unis et en Europe - janvier 2007 au Japon

Développeur : Epic Games
Editeur : Microsoft Game Studios
Genre : Third Person Shooter (TPS) - cover shooter

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Support : 1 DVD-Rom
Moteur graphique : Unreal Engine 3
Moteur physique : PhysX (sous le nom NovodeX)
Performances : 720p - 60 fps
Compatible Kinect : non

Difficulté :
Temps de jeu (solo) : 9 à 10 heures
Multi-joueurs : 2 en co-op' local ou 8 joueurs online
Abréviation : GoW
Prix au lancement : 65€
Score des ventes : 5,8 Millions (tous supports)



La musique de la semaine :
MISS YOU DAD




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En ce moment, c'est la spéciale Halo !






















           


           




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Gears of War









Epic
La démo technique de l'Unreal Engine 3 a fait tellement de bruit en 2004, qu'Epic décida d'en faire un vrai jeu : 2 ans plus tard sort Gears of War !
Games est l'un des rois de l'action avec notamment sa série des Unreal. Initialement développeur PC, Epic a fini par se mettre à la page et à concevoir (ou adapter ses plus gros titres) sur consoles, la preuve une nouvelle fois avec un jeu dont on a longtemps entendu parler. En effet, le projet a été présenté en juin 2004 comme une démonstration du nouveau moteur graphique d'Epic (l'Unreal Engine 3). Conçue avec les mécaniques d'un FPS (First Person Shooter), cette démo a déferlé la chronique, ce qui a incité le développeur à en faire un "vrai jeu". Présenté officiellement à l'E3 2005 (quelques mois avant la sortie de la console Xbox 360), outre son aspect graphique impressionnant, le jeu est petit à petit devenu un TPS (Third Person Shooter), Epic voulant proposer un gameplay plus posé, plus tactique que les FPS de l'époque, qui étaient généralement bien bourrins.
C'est d'ailleurs l'un des aspects majeurs du jeu, puisque Gears of War est vraiment LE titre fort qui a su imposé la mise à couvert dans les jeux d'actions, ce que beaucoup suivront à la lettre, même parmi les plus grandes licences (en fait, il est un peu devenu l'ambassadeur des TPS actuels). Si Gears of War se bat sur un terrain qu'on croyait déjà conquis, cette super production prouve une fois de plus le talent d'Epic et démontre les innombrables qualités d'un Unreal Engine 3 qui sera omniprésent sur toute cette génération de consoles.
Dans un monde où les nations se battent pour les dernières ressources de pétrole, une nouvelle énergie apparait, tirée d'une substance : l'imulsion. Malheureusement, les gisements d'imulsion sont concentrés dans les sols de quelques nations de Sera (une planète fictive), et seuls ces pays peuvent le recueillir et le traiter, accédant ainsi à puissance et richesse. Une guerre sans précédent se déclare, les nations se liguant alors les unes contres les autres pour leur existence : c'est le début des "Guerres Pendulaires".


Après
On sent bien que le Lore a du potentiel mais il reste sous-exploité. On pardonnera cette faiblesse en se rappellant que nous n'en sommes qu'au premier épisode
77 années de guerre entre les Hommes, une coalition se forme enfin, suite à un difficile compromis pour trouver une paix durable, et surtout pour faire face à une nouvelle menace, bien plus grande encore. En effet, une espèce barbare et belliqueuse nommée "Locuste" jaillit des entrailles de Sera. Ces créatures attaquent les principales capitales, et le conflit s'envenime rapidement. La Coalition des Gouvernements Unis (CGU) tente d'éradiquer l'invasion, mais elle ne réussit qu'à transformer la surface de la planète en une vaste terre brulée, désertique et stérile, tandis qu’une grande partie des Hordes Locustes, en sécurité dans des refuges souterrains, survit. Le jeu commence à Jacinto, une ville où les locustes font régner la terreur. 14 ans après l'Emergence-Day, le joueur incarne Marcus Fenix, au moment où Dominic Santiago vient le sortir de prison, une amnistie ayant été déclarée pour regonfler les rangs décimés de l'armée...
Entre nous, le scénario est léger, très léger même. Ça sent le muscle, l'action brute, l'adrénaline, la testostérone, bref ne cherchez pas la finesse. Y'a qu'à voir la plupart des protagonistes du jeu : d'énormes bestiaux gavés aux hormones et rien dans la cervelle. En plus on nous lâche dans la guerre contre les Locustes sans savoir pourquoi, ni d'où ils sortent, ni ce qu'ils veulent. J'ai attendu tout au long du jeu qu'on m'en dise plus, mais rien ! C'est sérieusement frustrant mais ça a au moins un avantage : nous lâcher en pleine guerre de suite, sans passer par 4 chemins. Ainsi, même si on ne se sent pas tout de suite investi par le scénario, on entre immédiatement dans le vif du sujet. D'ailleurs le peu de données dont on dispose au début de l'aventure, laisse place à la surprise lorsqu'on tombe nez-à-nez avec une de ces saloperies de Locuste, qui sont grave moches.
Malgré tout, je déplore le peu de développement scénaristique et si la note n'est pas plus basse, c'est pour récompenser des cinématiques assez énormes. Toujours nerveuses, elles ne brisent pas le fil de l'action et finalement, il ne leur manquerait presque que des QTEs pour être en phase avec leur temps (bien que je n'ai jamais aimé ça).


Presque
Bien que basée sur le moteur graphique, la qualité des cinématiques est assez impressionnante !
"filmées" comme un documentaire (je dis bien "presque"), les scènes n'ont pour seul défaut que des mouvements de caméra parfois trop rapides, incessants et à la longue, un peu pénibles. D'accord ça dynamise la scène mais quand même, sur grand écran c'est un peu gênant. N'empêche que certaines d'entre elles (comme celle où on découvre le Général RAAM) sont superbement réalisées (toutes sur la base du moteur graphique pour pérenniser l'aspect visuel), avec comme petit bonus une synchro labiale trop rarement respectée de nos jours. La fin est assez sympa et se laisse évidemment la porte ouverte pour une suite. Après un Resident Evil 4 qui a posé les bases du jeu d'action moderne, mais encore imparfait (comme le fait de ne pas pouvoir se déplacer tout en visant), Gears of War s'impose dorénavant comme le nouveau maitre-étalon du genre.
Au tout début du jeu, on nous propose un petit didacticiel (qu'on peut passer si on est déjà rôdé) juste avant de nous planter le décor : action-action-action !! Autant dire qu'en général, après 3 heures de jeu, on est crevé tant la tension est constante, ne laissant aucun répit au joueur. Gears of War est un TPS (Third Person Shooter), donc on voit son personnage de dos. Construit comme un FPS, le choix de voir son personnage est cautionné par le fait que la mise à couvert est obligatoire. Gears of War étant le nouvel embassadeur de cette mécanique de couverture, à partir de cette date, on parlera souvent de "cover shooter".
Cette mise à couvert se faisant de façon instinctive (en pressant simplement la touche A), on peut même changer de place ou se trouver une autre planque avec une facilité déconcertante. D'accord il arrive que Marcus (notre personnage) se goure complètement de sens ou fait des mouvements erratiques mais ça reste très rare. Faut dire que n'importe quel élément du décor peut servir de couverture.


Du
La mise à couvert est l'une des brillantes idées du gameplay et Gears of War l'imposera durablement au genre
canapé à un mur, d'un transformateur à une voiture, d'un meuble à une statue... impossible de rester à découvert bien longtemps (attention tout de même car certains éléments peuvent être détruits). Et si on ne le fait pas, c'est la mort assurée ! Car Gears of War, sous ces airs bourrins, est un jeu plus subtil qu'il n'y parait, et la mise à couvert est loin d'être gadget, elle est salvatrice ! Sous le feu nourri des ennemis, on peut aussi courir comme un dératé avec une caméra tremblante placée au raz du sol. Le résultat est sensationnel, on se croirait en plein documentaire sur le champ de bataille, où des journalistes flippés cherchent à se mettre à l'abri. Dans certains passages, on pourra aussi donner quelques ordres simples : cesser le feu (ça n'a aucun intérêt d'ordonner ça mais bon), attaquer ou se regrouper.
Par contre, il sera impossible de sortir des sentiers battus. Certes la plupart des espaces de combats sont suffisamment vastes mais impossible de se promener où on veut. L'exploration se limite alors à chercher les médailles des disparus (ça débloque des succès) et à trouver des munitions. En contre-partie, Gears of War nous laisse de temps en temps le choix : prendre à gauche ou à droite. En résulte des décors différents et/ou des scènes différentes, même si au final, on retrouve toujours la même destination. Côté Intelligence Artificielle, c'est couci-couça. Celle des ennemis est rudimentaire (pour ne pas dire idiote) et celle qui gère nos coéquipiers (car on ne sera jamais seul) nous fera quand même de belles boulettes (même si elle parait un peu moins débile).
Le pire d'entre toutes c'est Dom' qui nous passe devant alors qu'on arrose copieusement ou alors qui va constamment au charbon et se fait cramer une fois sur deux. En jouant en "facile", si notre coéquipier se fait défoncer ce n'est pas bien grave, auquel cas on peut le réanimer (juste en le touchant, c'est hyper réaliste), soit attendre d'avoir tuer tout le monde et dans ce cas, il se relève tout seul (là aussi c'est vachement réaliste). Mais dans un autre niveau de difficulté, il en sera tout autre : si on ne va pas à son secours, la partie se termine.


En
Au corps à corps, la tronconneuse fait carnage ! Mais elle n'est pas facile de le placer sans se faire exploser
parlant de PNJs, Epic s'est également arrangé la sauce à sa convenance, puisqu'on retrouve parfois son coéquipier devant, alors qu'il était loin derrière (ça spawn à tout va au grès des scripts). Par contre bon point pour lui : l'ATH est réduit au minimum syndical car les indications de santé passant par la dégradation de l'image. Rien d'original aujourd'hui mais une fois encore, avec la mise à couvert, Gears of War a été l'un des pioniers de ce qui semble "naturel" de nos jours. Notre balourd ne possède pas de viseur, sauf en cas de zoom. Il faudra donc apprendre à viser sans, ou simplement passer en visée à l'épaule (ce que Resident Evil 4 a démocratisé... on ne peut pas tout inventer). Pour ce qui est de l'armement, science-fiction oblige, nous avons quelques pétoires futuristes au design bien étudié.
Marcus peut porter 2 armes lourdes (fusil à pompe, fusil d'assaut, sniper, lance-missiles, arbalète à carreaux explosifs), un flingue (normal ou magnum), des grenades et utiliser les armes fixes (les troïkas). Je reviens sur le fusil d'assaut, la Lanzor, qui a une attaque de mêlée composée d'une tronçonneuse (!). C'est pratique pour le corps à corps même si ce n'est pas toujours simple à placer. Le système de visée de l'arbalète par tension progressive est original et le système de visée des grenades (avec arc de lancé) est très efficace. On notera quand même que le fusil à pompe et la Lanzor restent (à mes yeux) les armes les plus polyvalentes et les plus efficaces du jeu.
Gears of War propose aussi un système de rechargement avancé. Si on represse la touche "reload" dans un temps précis, Marcus recharge plus vite et peut même avoir un bonus de puissance. Si on rate, l'arme mime l'enrayement et on recharge plus lentement que d'accoutumée. Il y a aussi le rayon de l'aube, sorte de viseur pour "canon à ions" qui tire via satellite et où on désigne seulement la cible. Dommage qu'on ne puisse s'en servir que dans des passages bien précis.


Malgré
L'autre grande force de Gears of War, c'est de proposer un co-op' bien étudié, ce que beaucoup suivront ensuite
son aspect redondant (se mettre à couvert, tirer, continuer...) Epic a cherché à varier au maximum son aventure. Outre les décors, les situations aussi sont très variées, ce qui fait qu'on ne se lasse pas. Gears of War multiplie les scènes originales comme le combat contre les Berserkers (où il ne sert à rien de leur tirer dessus directement) ou la conduite d'un véhicule, lors d'une unique et courte cession (ce passage est d'ailleurs très simple). Il y a aussi quelques affrontements épiques contre des monstres gigantesques où généralement il faut trouver la faille. Et niveau difficulté, le développeur américain a trouvé le dosage parfait. On meurt quelques fois mais on ne reste jamais bloqué longtemps (il suffit de trouver l'art et la manière). Enfin l'intérêt du titre peut être augmenté si on joue à 2 en co-op' sur le même écran.
Même si Gears of War ne l'a pas inventé, il l'a démocratisé (bien aidé par l'autre grosse licence de la marque, j'ai nommé Halo) car une fois de plus, durant des années, les jeux qui suivront s'en inspireront. Techniquement, Gears of War est le tout premier jeu vidéo à exploiter le nouveau moteur d'Epic Games (rappelez-vous que nous sommes fin 2006). Et on peut le dire, ce premier contact avec le successeur du déjà très bon Unreal Engine 2, met une véritable claque dans la gueule ! La console Xbox 360 vient tout juste de fêter ses 1 an et elle nous dévoile enfin tout son potentiel ! On débarque dans cet holocauste où tout est détruit, nous dévoilant une ancienne architecture très poussée, oscillant par moment entre le gothique et le futuriste.
Véritable giffle technique, l'Unreal Engine 3 nous prouve (dès son premier jeu) toute sa puissance, avec des graphismes extrêmement beaux ! Côté choix artistique, Gears of War abuse de couleurs mornes et de beaucoup de grisaille, posant une ambiance de guerre perdue d'avance, de désolation ambiante. On a bien sûr droit à diverses anicroches : quelques saccades, des ralentissements et quelques bugs qui prêtent à sourire comme les chargeurs qui restent coincés dans le décor ou encore un Locuste qui a réussi à me découper à la tronçonneuse à travers un mur (!).


De
Gears of War est le premier jeu sous Unreal Engine 3 et il s'est rapidement imposé comme le maitre-étalon d'une console performante
même, le jeu accuse un sang qui ne ressemble à rien (on dirait de la purée de tomate luisante) et quelques popups mais rien de bien méchant : c'est surtout dû au moteur graphique qui superpose les couches de textures. Nos héros du jour sentent bon l'hormone du mâle en rut, le balèze, le caïd body-buildé avec bien sûr la voix rauque et entre les oreilles, le pois-chiche de circonstance. Même s'ils sont un peu patauds, entre autre à cause de leur armure, ils sont aussi parfaitement modélisés, notamment pour les visages. Grâce à FaceFX, Epic a créé des visages très réalistes et expressifs. Les cinématiques n'en sont que plus vivantes, d'ailleurs elles ont été crées offline avec le moteur graphique et on ne voit pas la différence avec le jeu lui-même, donnant ainsi à l'aventure une certaine continuité.
Vraiment superbes par moment, elles s'offrent quelques ralentis du plus bel effet. Pour la gestion de la physique, les développeurs ont utilisé le moteur PhysX développé par Ageia) sous le nom de NovodeX (car souvenez-vous, nVidia ne rachètera le studio et son moteur qu'en février 2008). On regrettera juste qu'il soit si peu utilisé car pas grand chose sera destructible. Par contre, à l'image de Lost Planet, on affrontera quelques monstres bien énormes comme il faut. Les premiers bestiaux font déjà leur bout d'effet mais lorsqu'on doit affronter un monstre haut comme un immeuble, seul avec sa pétoire (comprenez sans rayon de l'aube), croyez-moi on la ramène moins fort. Sinon, dans la surenchère graphique qu'il propose, Gears of War est passé maître dans l'explosion de rétine.
Le moteur graphique affiche fièrement ses attributs, les moins bons (petit aliasing, effet de grain) et surtout les meilleurs : textures hallucinantes de détails, superbe gestion des particules et des décors de toute beauté. Si au début du jeu on ne se rend pas bien compte de la performance visuelle (même si on apprécie déjà des loadings très courts), une fois le passage en voiture réussi, il dévoile tous ses charmes ! La qualité du bestiaire ennemi, la forêt sous une pluie battante, les cavernes avec leur lave ou encore le train avec son ciel bariolé par les Locustes : c'est MA-GNI-FI-QUE !!



       

Un an après la sortie du jeu sur Xbox 360 (en novembre 2007 donc), Gears of War sortira sur PC. Adapté par People Can Fly, ce portage s'avère être de qualité, proposant de graphismes retravaillés, incluant 5 chapitres solos inédits, 3 nouvelles cartes et modes multijoueur, et tout le contenu additionnel diffusé sur le Xbox Live entre temps. En août 2015, quelques 8 ans et 9 mois après sa sortie initiale, sortira Gears of War : Ultimate Edition sur Xbox One et PC, un Remaster qui dispose de tout le contenu sorti à ce jour (y compris le contenu exclusif de la version PC), des graphismes retravaillés, ainsi qu'un épilogue modifié. Enfin c'est en août 2025 que sort Gear of War Reloaded, un second Remaster qui voit le jour sur Xbox Series, PC et pour la première fois, sur PlayStation 5 ! Les possesseurs de la version Ultimate ont reçu la mise à jour gratuitement, ce qui explique qu'il soit sorti physiquement sur PS5 mais pas sur Xbox Series.

La
Un très bon doublage et d'excellents bruitages dynamisent l'action
musique a été composé par Kevin Riepl à qui l'on doit notamment les musiques des Unreal Tournament. Un peu discrète par moment, elle est généralement dans le ton, laissant le joueur apprécier son aventure comme un film d'action particulièrement travaillé. Tout ça pour dire que le jeu, s'il est fort impressionnant graphiquement, ne fait pas l'impasse sur un son de qualité. Côté bruitages, les balles sifflent de partout, les explosions vont bon train, le tout fournissant un certain vacarme guerrier fort appréciable. Autant dire que l'ambiance est de mise. Et s'il est vrai que la Lanzor ne génère pas un son énergique (on croirait un fusil en plastique), le reste est nettement plus puissant. Le fusil à pompe notamment fait un beau bruit, et les explosions portent bien leur nom.
Enfin, le doublage est tout en français et prouve à tous les détracteurs de VF que nous avons, nous aussi, de très bons doubleurs, faisant ainsi la nique à tous ces adorateurs de VO bien chiantes auxquelles il faut se farcir leurs saletés de sous-titres (et de mon point de vue, il n'y a rien de tel pour se sortir de l'immersion). Pour en arriver à une telle qualité, Epic s'est entouré de la crème à voix rauque. On retrouve donc José Luccioni pour la voix de Marcus Fénix (généralement il double Al Pacino, on l'a déjà entendu dans DOOM 3 et il participera à Kane & Lynch, Uncharted ou encore STALKER), Thierry Mercier (qui participera au Turok de 2008, Killzone 2 ou Rainbow Six Vegas 2) et Antoine Tomé (déjà entendu dans Quake 4 et qu'on retrouvera dans Mirror's Edge, Mass Effect ou encore Splinter Cell).
Au casting de notre VF il y a également Suzanne Sindberg (Beyond Good & Evil, Dragon Age Origins) et Gérard Surugue (Jak & Daxter, Oblivion). Que du gros linge, que du lourd ! Et pour ce qui est des Locustes, ils ont une voix franchement flippante. La qualité est donc au rendez-vous, mis à part quelques inévitables phrases un peu débiles. Après c'est vrai, les musiques sont un peu banales et les armes sont un peu molles mais l'ensemble tient sacrément bien la route.



Conclusion

Si Note



à l'instar d'un Resident Evil 4, la progression est linéaire et très scriptée, Gears of War est si intense qu'on en ressort autant lessivé que satisfait. Les mots d'ordres sont "action" et "à couvert". En effet, ne laissant aucun répit, se mettre à couvert n'a jamais été aussi simple, intuitif et vital. C'est sans doute pour ça que Gears of War n'est pas un FPS, bien que le jeu en lui-même ait été construit comme tel. Bourrin à souhait et pourtant si subtil, Marcus Fenix ne fait pas dans la dentelle et les Locustes, ces monstres répugnants au look flippant, se font littéralement défoncer dans un bonheur limite sadique et ô combien jouissif. Y'a qu'à voir la gueule de nos gros Marines gonflés aux stéroïdes pour s'en rendre vite compte. Si vraiment on cherche à chipoter, on pourra critiquer une IA faiblarde, quelques bugs graphiques (popups, saccades), un flou de mouvement un peu trop utilisé ou encore du sang qui n'y parait pas (on croirait de la soupe de tomate). Bouclé un peu trop vite (environ 10 heures), on trouvera également le scénario trop chiche en révélations, alors qu'on sent bien que le Lore a un très gros potentiel.

Mais ce sera là tous ses défauts et on prendra toujours plaisir à le recommencer en co-op' ou à prolonger l'aventure online, lors des parties multi-joueurs. 100% adrénaline, ce jeu est un chef-d'oeuvre technique comme seule la Xbox 360 a su les faire, avec notamment des graphismes absolument fabuleux (on ne pensait pas la console de Microsoft si performante !). Et pour ne rien gâcher, le gameplay est très agréable et la jouabilité est simple, précise, adaptée. Jouissif de bout en bout, le jeu multiplie les scènes musclées, épiques et originales. Au même titre qu'Halo, Gears of War est devenu une vraie licence forte de Microsoft. Plus qu'un hit, c'est un phénomène qui aura semé ses graines sur la scène ludique car depuis, on ne compte plus les jeux qui ont fait disparaitre leur barre de vie, qui proposent des modes co-op' et une intuitive mise à couvert. Il fallait qu'il y en ait un pour lancer la mode, pour montrer la voie et vous l'avez trouvé ! Vous dire que Gears of War est un excellent jeu n'est qu'une litote de ce que je pense de lui...






Points négatifs

  Le boss final (RAAM) est sans doute l'affrontement le plus difficile du jeu
  Le Lore est finalement peu exploité et le scénario relativement convenu
  Pas facile de trancher son ennemi en 2 sans se faire soi-même trucider
  Qui dit gros muscles, dit moins de cerveau...


Points positifs

  Gameplay qui fait cas d'école : le "cover shooter" a trouvé son maitre-étalon
  Les cinématiques sont d'une qualité incroyable !
  La qualité "oufesques" des graphismes
  Jouabilité agréable et précise
  Une bande-son appropriée
  Très bon doublage








Test réalisé par iiYama


article initial : septembre 2010
mise à jour : octobre 2026


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