Gears of War 3 (Xbox 360) -- Review sur SoloGamerTest

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Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :




Compatible avec :

 


Sortie mondiale : septembre 2011
Développeur : Epic Games
Editeur : Microsoft Games Studios
Genre : TPS

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Support : 1 DVD-Rom
Espace disque nécessaire : 10 Mo (save)
Moteur graphique : Unreal Engine 3.5
Moteur physique : PhysX
Performances : 720p - 60 fps
Compatible 3D : oui

Difficulté :
Compatible Kinect : non
Multi-joueurs : 2 joueurs en co-op' local - 5 joueurs en co-op' online - 10 joueurs en multi online
Temps de jeu (solo) : 10 à 11 heures

Abréviation : GOW3
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 6,3 Millions



La musique de la semaine :
MISS YOU DAD




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En ce moment, c'est la spéciale Halo !






















           


           




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Gears of War 3









La
Même si ça commence mollement, l'histoire a quelques (bonnes) surprises à nous révéler
fin de la 7e Génération aura été bercée par les épisodes 3, c'est un fait. Cette gen' aura vu naitre pas mal de nouvelles identités mais partant de là, connaissant les coûts de production et la frilosité du marché à proposer de nouveaux univers, on peut comprendre que les éditeurs et les développeurs soient craintifs et qu'ils nous proposent des suites de suite. Maintenant il faut être clair, nombre d'épisodes 3 ne sont pas aussi excellents qu'on les espérait. Ça reste de bons jeux, cependant (et de mon point de vue personnel) quand on en arrive au 3e opus d'une série qui n'évolue pas (ou si peu), il est clair qu'il faut alors briller sur d'autres plans, comme la réalisation technique, la correction définitive de certains bugs et bien sûr, la qualité de l'histoire et de sa mise en scène.
Justement parlons-en de l'histoire : Epic Games a eu le bon goût de nous proposer une jolie séquence résumant (dans les grands traits) ce qui s'est déroulé dans les 2 précédents opus. Certes ça va à l'essentiel, mais pour le joueur qui n'a pas touché à un "Gears" depuis un moment, ça remet bien dans le bain. Une fois lancé dans le jeu (en solo), la narration se développe selon 2 précédés : tantôt nous avons des cut-scenes gérées en temps réel (comme d'habitude en somme) tantôt nous avons des vidéos créées avec le moteur du jeu. Alors faire des vidéos, moi je ne suis pas contre puisque ça permet d'avoir des cinématiques de qualité, souvent trop complexes à gérer en temps réel.
Cependant "ça se voit" car elles sont généralement compressées et donc, elles pixellisent un peu. Aïe, ça c'est une faute de goût et je suppose que ça vient du fait que le jeu ne tienne que sur un seul disque. Si le solo était séparé du multi (en gros, si le jeu tenait sur 2 DVDs comme bien des titres sur cette console), je pense qu'on aurait eu des vidéos de bien meilleure qualité. L'action se déroule 18 mois après celle de Gears of War 2 et la perte de Jacinto, le dernier bastion humain. Une partie de la CGU a trouvé refuge sur un navire nommé "Le Souverain".


Marcus
A part quelques maigres nouveautés, ça reste un Gears pur jus !
Fénix fait un rêve étrange (ou plutôt un bad trip !) au sujet de son père. A son réveil, le président Prescott, jusqu'alors disparu des terres de Sera, fait son comeback. Il remet à Marcus un enregistrement réalisé par son père (Adam) mais les ennuis ne tardent pas à arriver et le navire est soudainement attaqué. Malgré tout on apprend qu'Adam est vivant, et qu'il a des infos primordiales à nous livrer sur l'origine des Locustes, et que la fin du monde est proche si on ne fait rien... L'histoire débute donc par un cauchemar étrange en forme de prologue, et très vite le scénario pose ses bases. Malgré tout, ce 3e opus commence mollement, aussi étrange que ça puisse paraitre. Au fil de l'aventure, on nous fait découvrir contre "qui" on se bat réellement depuis tout ce temps, et surtout, comment cette guerre a débuté.
Là est le véritable nerf du scénario, le sel qui donne tout le goût à cette production, cependant l'ensemble reste pataud et pas forcément très bien amené. Je le dis souvent mais tout le monde n'est pas Kojima et même si les révélations sont sympathiques, on ne va pas s'éterniser sur l'écriture. D'ailleurs Marc Fenix et sa "fine équipe" entre vite en confrontation avec un nouvel ennemi : les Lambents (déjà aperçus dans Gears of War premier de nom et intégré à la fin du 2e épisode), cet hybride commun aux humains et aux Locustes. D'ailleurs au début on en mange tellement du Lambent, que lorsque les Locustes daignent montrer le bout de leur museau, on est (presque) content de les voir.
Question mise en scène, comme toujours on sent bien que les développeurs maitrisent leur sujet, avec des modélisations superbes et une précision assez étonnante. Malheureusement il sera plus difficile d'apprécier des visages toujours aussi peu expressifs (même lors des cris !), un doublage très vulgaire (même si une option permet de sauvegarder les oreilles chastes) ou encore une synchro totalement à la rue...


Le
C'est avec plaisir qu'on retrouve un gameplay ciselé et une jouabilité précise comme on aime
plus étonnant, c'est qu'on sent bien que les doubleurs français (les mêmes que d'habitude, une belle continuité) ont cherché à être raccord avec le doublage US, malheureusement les développeurs n'ont pas été foutu de synchroniser l'ensemble et il y a toujours 1 seconde de retard ou d'avance. C'est bien laid, surtout après 3 épisodes et sur un moteur graphique qui nous a prouvé 100 fois qu'il était tout à fait capable de l'assumer. Evidemment, qui dit Gears of War, dit aussi un énorme multi-joueurs ! On dispose avant tout d'un excellent mode co-op', cette fois jouable jusqu'à 5. Pour l'occasion, Anya, Carmine, Baird et Cole sont introduits comme personnages jouables. Evidemment en co-op' on perd en qualité graphique, on subit quelques lags (même en local) mais c'est tellement fendard de tronçonner de la gueule en biais à plusieurs, qu'on ne va pas s'en priver.
Ensuite niveau multi pur et dur, on retrouve les modes habituels, peaufinés, retravaillés, en clair de quoi vampiriser le Xbox Live et faire en sorte que votre copine ne sache même plus que vous existez : Bataille, Match à Mort, Zone de Guerre, Roi de la Colline, Horde, Bestial et j'en passe. Revenons à notre mode campagne. Il est clair que cet épisode ne révolutionnera pas la série. On a quelques nouveautés comme de nouvelles armes (exemple la Rétro-Lanzor, plus puissante et équipée d'une baïonnette, ou quelques armes exotiques comme la masse) ou le Silverback (une armure de combat bien puissante comme on aime). Mais dans le fond, ça reste du Gears of War de base : mise à couvert, 2 armes lourdes, une arme légère qui ne sert absolument jamais (!), des grenades, on est toujours en équipe et on apprécie toujours autant ce gameplay particulièrement bien étudié, et cette jouabilité toujours aussi agréable et précise.
Si Anya prend désormais les armes (d'ailleurs c'est bien l'épisode où il y a le plus de filles, ça fait plaisir), sachez aussi qu'on jouera d'autres personnages, comme Augustus Cole qui retourne dans sa ville natale (Hanovre, là où jadis il fut le maitre incontesté du TrashBall et où il est accueilli en héros). Ainsi le jeu nous permet de voir certains passages sous 2 regards différents, et c'est bien sympa.


Techniquement,
Techniquement le jeu est (presque) irréprochable, Epic Games sachant parfaitement exploiter la Xbox 360
le vétéran Unreal Engine 3, qui aura admirablement sévi sur toute la 7e Génération, est encore à l'ordre du jour. Pourquoi changer une équipe qui gagne après tout ? Les Gears of War ont toujours été le fer-de-lance de la machine de Microsoft, et il serait vraiment injuste de dire le contraire, même aujourd'hui. Je ne reviens pas sur les faiblesses du middleware d'Epic (pas de synchro, visages figés, pop-up de textures...) à contrario on apprécie que quelques éléments soient joliment destructibles, les monstres sont toujours aussi moches, les boss sont toujours aussi impressionnants, et les décors sont toujours aussi beaux ! Certes le jeu se veut un tout petit peu plus frileux que le second opus (qui nous en a mis plein la vue !), mais Gears of War 3 reste une énorme référence sur Xbox 360.
Enfin côté son, les musiques savent se faire discrètes la plupart du temps, et épiques lorsqu'elles doivent soutenir l'action. Par contre les bruitages sont assez décevants. En effet le jeu est très "bruyant" et pourtant les armes font toujours des bruits miteux, comme si elles étaient en plastique. C'est à croire qu'on tire avec des fusils Nerf ! Quand on pense à quel point de bons bruitages, violents et pêchus, apportent à la dynamique des combats, là il est clair que c'est un fail ! Après il faut reconnaitre que les autres bruitages font le boulot, et niveau doublage, j'en remets une couche sur le fait que les dialogues sont sans finesse.
Ils sentent la poésie de comptoir et la sueur, ce qui finalement colle assez bien au design assez bourru des personnages. En effet, regardez les armoires à glace qui passent à l'écran et vous vous doutez bien que des types comme ça ne sont pas restés longtemps à l'école. Hormis ce détail, le doublage français fait le job et on retrouve avec plaisir les voix habituelles de nos personnages avec entre autre les timbres de José Luccioni, Thierry Mercier et Antoine Tomé. Des habitués de l'exercice.



Conclusion

Gears Note



of War 3 signe avec beaucoup de panache la fin d'une trilogie rondement menée. Initialement prévu pour une sortie en avril 2011, le jeu a été reporté à septembre pour des raisons évidentes de marketing et un meilleur "placement produit". Ceci dit ça n'enlève en rien ses qualités propres. Evidemment, après 3 jeux très semblables, un petit sentiment de redite s'installe mais ce 3e opus est suffisamment varié pour ne jamais lasser. De plus l'histoire est sympathique, même si (et je le dis souvent) ce n'est pas encore du Kojima. Disons que pour un TPS qui sent bon l'hormone mâle et le cheval-de-traie lancé au galop, ça suffit amplement. De toute façon la plupart des joueurs et des joueuses aiment cette trilogie pour ses modes multi, et une fois encore on est largement servi ! Si le solo possède une durée de vie très correcte (environ 10 heures), c'est bien les modes en ligne qui le font durer.
Techniquement (presque) irréprochable, ayant un gameplay toujours aussi bon et une jouabilité toujours aussi précise, il est clair que c'est avec un plaisir de longue date qu'on reprend les commandes de nos héros sous stéroïdes. Si les nouveaux ennemis (les Lambents) sont rigolos, il n'empêche qu'ils font beaucoup penser aux nécromorphes de Dead Space. De même, certaines petites anicroches auraient dû être corrigées et pourtant, elles persistent. J'estime que lorsqu'on arrive au 3e opus, on se doit d'être exigeant. Malgré tout, ce Gears of War 3 reste un très gros jeu, avec un budget colossal et ça se sent. Si vous avez aimé le premier et le deuxième épisode de cette excellente trilogie, alors il n'y a aucune raison de bouder celui-ci !






Points négatifs

  Visages inexpressifs, synchro inéxistante (alors que c'était le cas jusqu'ici)
  Toujours pas de touche dédiée aux grenades...
  Dialogues souvent gras et sans cervelle
  Des vidéos légèrement pixellisées
  Une IA pas toujours très fine


Points positifs

  Le résumé (en vidéo) des événements passés
  Réalisation toujours aussi impressionnante
  Un multi toujours aussi conséquent
  Bonne durée de vie (solo + multi)
  Des environnements variés
  Gameplay toujours au top
  Mise en scène sympa









Test réalisé par Oscar Lafleche & iiYama


article initial : mars 2014
mise à jour : octobre 2026


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