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Après 
Halo 5 est l'épisode le plus mis en scène de la série... un Halo : Master Chief Collection qui aura beaucoup fait parler de lui pour ses bugs, mais aussi et surtout pour ses grandes qualités, on attendait tous que Halo 5 sorte enfin. Il est sans doute la plus grosse exclusivité de la console de Microsoft, car même si Forza et Gears of War restent des titres majeurs pour les parents de l'omniprésent Windows, il n'empêche que c'est bien Halo le vrai "system seller" de la marque. On ne reviendra pas sur l'immense saga qu'est Halo, mais on précisera que Halo 4 date déjà de 2012, le sympathique Halo : Spartan Assault (un twin-sticks shooter) a vu le jour en 2013 et la Master Chief Collection a déjà une année au compteur (il est sorti fin 2014). Entre temps l'univers étendu continue son expansion, avec toujours plus de romans et de séries, dont la qualité est variable certes, mais dont les fans se délectent sans modération, à l'image de la série La Chute de Reach, incluse dans la version Luxe du jeu (vendue 100€, ils s'emmerdent pas) ou séparément pour 9€ sur le Store Xbox.
A noter tout de même que ces vidéos ne sont pas incluses sur le disque mais uniquement disponible en Streaming (via l'application Halo Channel), exactement comme celles de la Master Chief Collection (et que se passera-t'il lorsque les serveurs fermeront ? oui, vous devinez sans doute le fond de ma pensée). Avant de commencer, sachez qu'Halo 5 n'échappe aux problèmes liés à son support à savoir que l'installation des 61 Go d'origine sont interminables (je ne comprendrai jamais comment les jeux Xbox One peuvent mettre aussi longtemps, quand le volume met moitié moins de temps à s'installer sur PS4).
Ajoutons à ça que les mises à jour sont, elles aussi, très volumineuses et longues à s'installer, d'ailleurs la dernière que "j'ai subi" s'imposait à hauteur de 3,4 Go ! Et dire qu'à l'époque de la Xbox 360, on râlait lorsqu'une mise à jour de plus de 100 Mo devait être téléchargée. Si on avait su...
Bref, 
... cependant, l'écriture reste légère malgré la qualité assez impressionnante des cinématiques le disque dur de la console est "vampirisé" (l'intallation finale à l'instant T avoisinne les 100 Go !) et malgré l'ajout de contenu additionnel et gratuit, ça sent manifestement le foutage de gueule (compression ? optimisation ? ça vous dit quelque chose ?). Et je continuerai sur ma lancé en fustigeant ouvertement Microsoft et l'étrange conception de sa console, car il est toujours aussi inadmissible que les mises à jour soit obligatoires pour accéder à son jeu : que ce soit impératif pour le multi-joueurs, je veux bien le comprendre mais qu'on nous bloque même le solo, c'est absurde. Car passer sa console "hors ligne" est certes une solution mais parfois elle ne suffit pas (il faut entre temps redémarrer la machine car ça fait planter le jeu au démarrage) et puis ça reste de toute façon bien trop contraignant pour une console et son accessibilité.
Lorsqu'on repense à la Xbox 360 qui était quasiment parfaite en tous points, on se demande bien comment Microsoft a-t'il pu merder à ce point, en reprenant pour ainsi dire la plupart des défauts d'une PS3 que je juge un cran en dessous de sa concurrente directe. Bref, je sais, tout ceci est très subjectif, voire même un peu hors de propos car on n'est pas ici pour dresser le procès de la Xbox One, mais bien pour parler de Halo 5 : Guardians, second épisode de la nouvelle trilogie initiée par Halo 4. Sachez également que je reprends mon article (originellement rédigé en 2016) pour le mettre à jour (nous sommes en 2021) car j'ai réinstallé le jeu sur ma Xbox Series X (il est également inclus au Game Pass).
C'est l'occasion rêvée de faire un point sur la rétrocompatibilité mais aussi de parler de la version One X puisque la célèbre console est sortie 2 ans après le jeu. Nous verrons tout ça en fin d'article. Avant de parler de ce qui m'intéresse personnellement, à savoir le mode campagne, retrouvez sous le spoiler ci-dessous, un rapide condensé du contenu multi-joueurs, disponible à la sortie du jeu (ce contenu est évidemment sujet à modifications et à diverses évolutions, notamment en termes de fonctionnalités et de contenu additionnel, au fil des mises jour... et oui, encore elles).
Bien, 
Comme toujours, la partie multi-joueurs est conséquente maintenant que nous sommes débarrassés du contenu multi-joueurs, nous allons enfin passer au mode campagne. L'histoire nous met d'abord dans la peau du Spartan Jameson Locke (celui qu'on voit dans l'intro d'Halo 2 Anniversary et dans Halo : Nightfall). Accompagné de l'équipe Osiris, sa première mission est de retrouver le Dr Halsey. Une fois Halsey de retour au sein de l'UNSC, elle dévoile qu'une nouvelle menace plane sur l'univers et Locke partira en chasse du Spartan John-117, qui de son côté dirige l'équipe Bleue (la Blue Team). Bien qu'ayant perdu sa plus fidèle coéquipière, Cortana (visiblement guérie de sa frénésie), cette dernière le somme de la retrouver, forçant ainsi notre héros à l'armure verte à désobéir et à passer pour un insubordonné.
Pour mettre tout ceci en scène, le jeu s'ouvre sur une magnifique vidéo qui est bien loin des réalités. Les Spartans sont forts mais pas invincibles et surtout, ils sont loin des vrais spartiates digne de 300, en alignant 20 Covenants et 10 Promethéens en moins d'une minute. La vidéo est impressionnante, elle nous vend du rêve mais c'est un peu abusé, d'autant que même si Halo change peu à peu de visage, son rythme reste malgré tout assez lent et loin de ce que prétend cette première cinématique aux allures de trailer survitaminé. Il n'empêche que le scénario est certes un peu prévisible (notamment dans l'opposition Locke / Master Chief) mais loin d'être désagréable. Et comme souvent, dans le fond le scénario s'avère léger.
Cependant jamais un Halo n'aura disposé d'une telle mise en scène, avec des cinématiques d'une qualité irréprochable, qui offrent une bonne dynamique, en plus d'être assez nombreuses (et non c'est pas du Blur Studio). Mon seul (petit) regret c'est l'utilisation du format cinémascope qui nous impose 2 grosses bandes noires, une tendance qui vise sans doute à distinguer le gameplay de la cinématique et à économiser quelques précieuses ressources afin de rendre l'ensemble le plus somptueux et le fluide possible (oui ces cut-scenes sont gérées en temps réel).
Malgré 
Le gameplay évolue vers une action plus nerveuse... plus brouillonne et plus confuse aussi, car les ennemis sont vraiment nombreux tout j'apprécie de pouvoir mettre la pause et qu'on nous évite (Dieu merci !) ces horribles tremblements de caméra qui officient un peu trop souvent dans nos jeux. A noter toute de même que certains détails ne peuvent s'apprendre que dans le contenu de l'univers étendu d'Halo : si dans Halo 4 les Covenants et les Prométhéens étaient cul-et-chemise, pourquoi sont-ils désormais en guerre ? Ou encore, comment se fait-il qu'il manque un bras au Dr Halsey (pour le savoir, il faut voir les cinématiques d'Halo 4 : Spartan Ops) ? Et malheureusement, le jeu ne revient pas sur ce genre de détails (pas même lors de l'intro), 343 Industries estimant que le joueur connait déjà tout de l'univers Halo. Une encyclopédie (ou un Codex) reprenant les faits passés, à l'écrit ou en vidéo, n'aurait pas été du luxe car les nouveaux venus risquent d'être perdus sur bon nombre de détails.
Après je le reconnais, commencer à jouer à une série par le 5e épisode, c'est juste crétin. Autre détail, si dans les films (ou dans Halo 4) les Covenants et autres Prométhéens parlent leur langue maternelle, sachez que dans cet épisode, tous les protagonistes parlent en français. Une bonne chose pour les néophytes qui apprécieront au mieux l'aventure proposée, cependant il faudra aussi se faire à des voix très en deçà des personnages principaux. A contrario, il est agréable de voir qu'après tant d'épisodes, Master Chief a conservé son timbre habituel (avec la voix de David Krüger), Locke a la voix bien connue de Frantz Confiac et dans l'équipe Osiris, on aura l'agréable surprise de revoir Buck (le chef d'escouade d'Halo 3 ODST) qui nous fait lui aussi, le plaisir d'avoir conservé sa voix d'origine.
Idem pour l'Arbiter d'Halo 2 et Halo 3 : nouveau look mais même voix. Au niveau du casting on retrouve aussi Antoine Tomé, qui est bien connu dans le milieu de la voxographie et qui a un timbre bien particulier. Seul petit soucis : l'homme double à la fois le Spartan Frederic et le Gouverneur Sloan, et ce à quelques minutes d'intervalle. Voilà le genre de faute que même un débutant n'ayant pas forcément l'oreille pour ce genre de choses, s'apercevra bien vite.
Si 
Nos Spartans semblent enfin aussi puissants qu'on les considère et fort heureusement, les Prométhéens ne sont plus aussi pénibles à affronter pour réaliser la Master Chief Collection 343 Industries se sont entourés de 5 studios de soutien, sachez que pour celui-ci, ils ont travaillés seuls. Cependant on fustigera immédiatement le fait que le co-op' local ait totalement disparu (le co-op' n'est disponible qu'en ligne), sous prétexte que la console avait du mal à maintenir un framerate convenable. On y voit surtout un aveu d'échec de la part du développeur, imposant ainsi aux gamers désireux de jouer ensemble au mode histoire, de souscrire à un compte Xbox Live Gold (payant bien entendu). Le plus étonnant, c'est que ce sont clairement de faux prétextes car si la première Xbox et la Xbox 360 en furent capables, je ne vois pas ce qui empêcherait la Xbox One d'en faire autant. Vous l'avez sans doute compris, à l'image d'Halo 2, le jeu alterne les aventures de John-117 et de Locke.
Ce double visage nous offre un double point-de-vue de l'histoire encourue. L'aventure se compose de 15 chapitres pour une durée de vie solo finalement assez courte : de l'ordre de 8 heures environ selon le niveau de difficulté bien entendu. Tiens en parlant de difficulté, il faut savoir que cet épisode est l'un des plus accessibles de la série. On commencera par le fait que les Prométhéens sont toujours très mobiles mais bien moins pénibles à affronter que dans Halo 4 (ainsi on retrouve tout le plaisir de coller une grenade au plasma entre les omoplates de son ennemi... un plaisir que seul Halo peut offrir :).
Mais c'est surtout le fait de jouer en équipe qui facilite les choses, notamment parce qu'on n'est plus l'unique cible des ennemis. De plus, si on tombe à terre un coéquipier peut nous venir en aide, au lieu d'agoniser tout seul et de devoir recommencer à partir du dernier checkpoint. Autre point : les boucliers se rechargent vite, très vite, ce qui fait que vous pouvez finir le jeu sans jamais avoir mis un genou à terre. Seul bémol : les ennemis sont vraiment très nombreux ce qui rend les affrontements très confus et brouillons. Halo se "casualise" encore un peu plus, sans doute pour mieux élargir son public. Maintenant que les fans de longue date se rassurent, s'ils veulent du challenge, les plus hauts niveaux de difficulté seront plus à leur convenance.
Malheureusement 
Il est quand même dommage de plus jouer Locke et sa Team Osiris, que Master Chief et sa Blue Team. Les erreurs d'Halo 2 ont la peau dure... en termes d'ambiance, ce Halo 5 perd aussi un peu de son identité. Fini les escapades accompagné seulement de la douce voix de Cortana, partir en guerre avec 3 autres Spartans évince de suite la moindre solitude, pourtant si chère à l'atmosphère parfois mélancolique de la série. D'ailleurs dans tous les précédents opus on n'était pas forcément accompagné d'une équipe, mais c'est une fois qu'on nous impose d'autres Spartans à nos côtés, que le co-op' local disparait, alors que pour la première fois il se justifiait pleinement ! Pas très logique tout ça. Autre détail, si globalement la prise en mains est excellente, le jeu est moins précis que d'habitude (à vitesse minimale j'estime que ça va encore un peu vite). Depuis Halo 4, 343 Industries a encore dynamisé le gameplay, ce que certains regrettent mais il faut savoir évoluer si on ne veut pas être traité de passéiste.
La première nouveauté, c'est qu'on dispose désormais d'un "aim sight", de bien jolis mots pour dire "en joue" ou tir dans le viseur, ce qui rapproche encore un peu Halo des autres FPS. Une transformation initiée dans Halo 4 mais une hérésie pour les fans, puisqu'on ne joue pas à Halo comme aux autres FPS justement. Rassurez-vous, la visée à l'épaule ne sert pour ainsi dire jamais (à part avec le fusil de sniper, bien entendu) et finalement cette nouveauté fait office de gadget car dans Halo 5, vous jouerez vite comme dans tous les autres opus de la série...
On dispose aussi de fonctions qu'on n'use pas forcément mais qui peuvent être (à l'occasion) bien utiles comme le système d'ordres (déplacement ou désignation de cible prioritaire) ou encore la "charge spartane" qui (suite à un saut) vise à créer une déflagration au sol (qui risque fort de tuer tous les ennemis dans son rayon direct) ou à défoncer une paroi. Pas très subtil mais diablement efficace. De même, nos Spartans sont désormais capables de courir sur de longues distances, sans jamais être essoufflés (enfin un héros qui est capable de cavaler plus de 5 secondes sans avoir une crise d'asthme !) et peuvent gravir la plupart des corniches, ce qui nous évite de nous dire qu'on a (encore une fois) un empoté entre les mains.
Alors 
Malgré quelques fausses notes (résolution dynamique, quelques passages à vide...), techniquement ce 5e opus est superbe ! certes tout ceci éloigne peu à peu Halo 5 de ses origines, ceci dit je trouve ces "évolutions" tout à fait naturelles et je dirai même qu'elles améliorent une formule qui ne demandait qu'à gagner en maturité. Car après ça, on retrouve l'exact feeling de la série, avec ses tourelles détachables, ses 3 types de grenades, son envahissante interface visuelle, ainsi que la conduite des véhicules. Dernier point du gameplay, si on ne retrouve toujours pas le mode 2 armes qui avait fait les belles heures de la série, je regrette encore et toujours que le jeu se permette de nous changer nos armes, parfois même alors qu'on ne fait que passer une porte ! Ne me faites pas croire que c'est si dur à réaliser quand la plupart des FPS, ne nous imposent pas de telles absurdités. Sur un jeu de 2015, c'est même inadmissible !
Vous l'aurez compris, qu'on change mon arsenal à n'importe qu'elle occasion m'irrite, mais là n'est pas le pire. Du côté de l'IA, nos alliés font vraiment n'importe quoi : ils nous volent notre véhicule, ils nous passent devant alors qu'on arrose les ennemis (et en plus ils se permettent de râler les fumiers) et font souvent des mouvements erratiques, comme si on jouait en ligne avec des gamins qui ne tiennent pas en place. Ceci dit, ce qui m'afflige le plus dans ce 5e épisode, c'est qu'on ne commence pas le jeu avec Master Chief, et surtout, qu'on ne le finit pas avec lui ! Malgré sa durée de vie, les développeurs se sont débrouillés pour qu'on joue plus souvent et plus longtemps Locke, que le "vrai héros" de la série. Mais à la fin, c'est quoi leur problème ?
Un coup les Covenants et les Prométhéens parlent une langue indescriptible, un coup ils parlent français, un coup Master Chief reprend sa place d'unique héros de la série, un coup on nous colle un personnage secondaire dont on se fout royalement ! C'est vraiment à croire que 343 Industries (un peu comme Bungie sur la fin) ne savent plus sur quel pied danser... Moi quand je lance un Legend of Zelda, je suis heureux de jouer avec Link, quand je joue à DOOM, je ne contrôle que le Slayer... pourquoi sur la série Halo, les développeurs partent dans tous les sens à nous imposer des sous-fifres de seconde zone, ou à jouer entièrement des inconnus dont on se fiche (Reach ? ODST ?) ?
Dans Halo 5 : Guardians on voit clairement qu'il y a une grande différence entre l'équipe Osiris, menée par Jameson Locke (*) suivi de Eddward Buck (connu pour être l'un des protagonistes principaux d'Halo 3 ODST), Holly Tanaka et Olympia Vale. Face à eux, il y a l'équipe Bleue (Blue Team) menée par John 117 (*) suivi de Frederic 104, Linda 058 et Kelly 087. Dans le détail, nous avons d'un côté des Spartan IV à visage découvert, avec de vrais noms, des armures hi-tech rutilantes aux formes arrondies. De l'autre côté, nous avons des Spartan II avec uniquement des noms de code, des visages toujours cachés et des armures ternes au design vieillot (hormis Master Chief qui reste classe, bien entendu ^__^). Notez enfin que la parité est toujours respectée avec 2 femmes et 2 hommes de chaque côté. Cliquez sur les images ci-dessous pour les agrandir.
Au niveau des graphismes, 
Les musiques sont sympas mais on reste loin des mémorables thèmes de l'époque Bungie... Quant aux bruitages, ils sont tout simplement minables !! on retrouve le design un peu flashy, un peu à la TRON d'Halo 4 : certains apprécieront ce regain d'aspect technologique, d'autres pas. Il n'empêche qu'à l'image de son aventure, Halo 5 a véritablement 2 visages, avec parfois des décors très quelconques (notamment ceux fait de métal et de béton) et d'autres absolument magnifiques (je pense notamment aux décors plus naturels, fait de pierre et d'une végétation luxuriante). Il n'empêche que dans l'ensemble, ce 5e opus est un beau jeu, bien travaillé, peaufiné, où l'aliasing se fait très discret, les chargements sont étonnamment rapides et optimisés, et la plupart des textures arborent un niveau de détails assez ahurissant... Vous l'aurez compris, globalement le jeu est très beau, fluide (60 fps) et pour les différences techniques entre les versions, rendez-vous à l'encadré ci-dessous.
Je termine donc par la partie sonore qui souffre toujours du départ de Martin O'Donnel et Michael Salvatori, les compositeurs originels, ceux qui ont su donner cette âme si particulière à la série créée par Bungie. Ceci dit soyons honnêtes, ici aussi les musiques sont de grande qualité, on y retrouve un peu plus les inspirations initiales, même si le couple chant/violoncelle reste encore trop discret à mon goût, puisque c'est lui qui posa (à l'origine) une grande partie de l'ambiance si singulière des premiers opus. Composées par Kazuma Jinnouchi (connu pour son travail sur Metal Gear Solid 4), les musiques sont globalement meilleures que celles d'Halo 4, plus en phase avec l'atmosphère caractéristique de la série, même si on reste encore loin des envoutants thèmes d'autrefois... Enfin, si je ne reviens pas sur le doublage, je regrette par contre que les armes aient de si mauvais bruitages !
Que ce soit les armes Covenantes, Prométhéennes ou humaines, aucune ne sort du lot ! Le fusil à pompe est ridicule, le classique fusil d'assaut fait un bruit de jouet en plastique, et ne parlons pas des explosions qui sont désoeuvrantes ! Encore une fois, que s'est-il passé, alors même qu'Halo 4 avait de très bons bruitages ? Ici tout est minable, ça manque de punch, il n'y a aucun dynamisme. C'est désespérant...
Dans cet encadré, nous allons faire un point technique sur les différentes versions du jeu, car vous n'êtes pas sans savoir que Halo 5, initialement sorti sur Xbox One en 2015, est également compatible avec les consoles Xbox One X, Xbox Series S et Xbox Series X. Quelques soit le support, le jeu tourne en 60 images par seconde (oui, même sur la One de base), donc commençons par la base, à savoir la version Xbox One d'origine. Ces performances graphiques, comme le fait que le jeu gère bien plus d'ennemis simultanément que dans les autres épisodes, a un prix. En effet, 343 Industries a opté pour un tout nouveau moteur graphique qui sait flatter la rétine certes, mais qui est aussi obligé d'appliquer une "résolution dynamique" afin de maintenir son framerate à 60 fps. Pour ceux qui ne comprennent pas de quoi il en retourne, ça veut tout simplement dire que le jeu peut très bien baisser sa résolution à 900p voire même en 720p (une image qu'il upscale en temps réel en 1080p) afin de s'économiser un paquet de "ressources" et ainsi pérenniser ce 60 fps tant apprécié.

A
Note
n'en point douter, Halo 5 : Guardians est le genre de jeux qui a fait vendre des Xbox One. Sans dire que la console en avait besoin, il est clair que ce sont bien les "vraies" exclusivités qui tirent les performances vers le haut, et on le voit bien avec cette réalisation qui certes accuse quelques baisses de design mais qui, à la scène suivante, saura vous asséner une baffe graphique qui vous forcera un instant à la contemplation. De même, si le scénario peut sembler assez convenu, il est difficile de ne pas apprécier une mise en scène de haute volée : Halo 5 est clairement l'épisode qui assume le plus de cinématiques et il serait pointilleux de dire quoique ce soit sur la qualité, assez impressionnante, de ces dernières. Cependant avec ce 5e opus, 343 Industries assied sa vision d'Halo, une vision quelque peu modifiée de celle de son géniteur originel, j'ai nommé Bungie.
Ainsi Halo mute peu à peu, à chaque épisode il essaie tant bien que mal de conserver son identité, tout en évoluant à tâtons vers ce que fait la concurrence. Ainsi fini le temps où on était seul avec Cortana pour seule compagnie, désormais on joue en équipe, alors que bizarrement le mode co-op' ne se pratique désormais plus qu'online (une belle hérésie !). Si le gameplay fait enfin honneur aux capacités surhumaines des Spartans, il faut avouer que toutes les modifications ne sont pas forcément intéressantes. De même, retrouver les voix françaises d'ennemis qui débitent des âneries, ou pire encore ces bruitages totalement minables qui n'ont aucun punch et n'apportent donc pas le dynamisme adéquat, n'étaient pas les choix les plus judicieux.
Enfin ce 5e opus s'inscrit véritablement dans l'héritage d'Halo 2, avec cette aventure bicéphale et le retour (ou la mise en avant) de personnages connus de la série (comme le Dr Halsey, l'Arbiter, la Spartane Palmer ou encore Buck d'Halo 3 ODST). Cependant, on retiendra que le jeu regarde un peu trop en avant sans jamais rien expliquer (si vous ne connaissez pas l'univers étendu d'Halo, vous ne comprendrez pas certains points du scénario, des points parfois importants) et surtout, il est regrettable de jouer plus longtemps le Spartan Locke, que Master Chief, ce qui nous rappelle amèrement le ratio d'Halo 2, où l'Arbiter faisait un peu trop d'ombre à l'habituel héros de la saga. Mine de rien, on ne joue pas à Halo pour contrôler un troufion dont on se moque, on veut du Master Chief et rien d'autre !! 343 Industries réitère les erreurs de Bungie et ce n'est pas bon signe (heureusement pour lui, jouer Locke reste intéressant).
Malgré tout, il ne faudrait pas s'arrêter à seulement ça. Certes le solo est un peu court (environ 8 heures pour 15 missions) mais le multi-joueurs est une nouvelle fois de qualité et au fond, Halo 5 reste un Halo comme les autres puisqu'on y joue de la même façon que toujours (un regain de dynamisme et de combats brouillons en plus). Beau, inspiré, intéressant à jouer, proposant toujours ce feeling qui lui est propre, si Halo Wars 2 va sans doute nous aider à patienter, il me tarde déjà de jouer à Halo Infinite pour connaitre le dénouement final de cette seconde trilogie qui, bien que la série n'arrive plus à atteindre les sommets, assure malgré tout les termes de son contrat.
