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Toutes celles et ceux qui lisent mes écrits le savent : je prends toujours plaisir à faire le point, à revenir sur le passif d'un jeu avant d'entrer réellement dans le vif du sujet. L'intérêt c'est de bien se remettre les idées en place, afin de (souvent) mieux justifier certaines critiques. Dans cet article (remis à neuf plus de 10 ans après sa rédaction originelle), je vais en premier lieu parler d'Halo 4, et ensuite (en fin d'article) nous évoquerons Spartan Ops (qu'il ne faut pas confondre avec les Spartan Assault et Spartan Strike). J'aurais pu faire 2 articles séparés, cependant les deux sont indissociables et nous ne sommes pas là pour faire du "put'à'clic"... Aujourd'hui je ne vais pas vous parler d'Halo en long, en large et en travers (elle me fait bien rire cette expression :) je vous rappellerai juste que le premier Halo est né en 2001 avec la première console de Microsoft et que la série a suivi son cours jusqu'en 2010 et la sortie d'Halo Reach. Microsoft ayant très bien compris que cette saga est très porteuse ($__$), l'éditeur a quelque peu tiré sur la corde avec des spin-offs, des OAVs, des bouquins et pas moins de 5 épisodes principaux en moins de 10 ans. Résultat, il semblerait que sur la fin, Bungie (le talentueux développeur qui a donné vie à cette saga) n'y croyait plus. Il est vrai que, à faire toujours la même chose, à toujours créer des jeux dans le même univers, on peut finir par se lasser et je crois que c'est bien là, la clé du mystère.
Ainsi après les épisodes ODST et Reach (qui sont très bons, là n'est pas la question) un doute est rapidement survenu. En effet, ces 2 opus ne nous proposaient plus de jouer Master Chief, l'emblématique héros d'Halo, et c'était d'autant plus frustrant dans Reach où le Spartan tout de vert vêtu est censé être le dernier de sa "race" à avoir survécu à cette guerre (annihilation est un terme plus juste). Pourquoi ? Pourquoi avoir joué un troufion dont on se fiche éperdument, et qu'on savait à l'avance voué à la mort ? Vous me direz, pour la beauté de l'histoire, telle Roméo & Juliette ou le Titanic ? Moi je crois surtout que Bungie en avait ras-la-casquette d'Halo, voilà pourquoi leurs derniers jeux ont perdus en saveur. Peu après, Microsoft a rendu "sa liberté" au studio (un studio qui a ensuite développé Destiny) et a créé 343 Industries, qui a repris les raines de la série. Leur premier acte fut une Remasterisation du premier Halo en HD, et ce avec une parfaite maitrise du sujet et un profond respect du jeu original. Comme quoi, ils n'ont pas pris un nom si fort de sens pour rien. A présent voyons si leur "premier vrai jeu" est une réussite, s'ils ont réussi à reprendre le Lore, le design et toute la "magie" qui font des Halo des jeux aussi mythiques qu'envoûtants...

Si 
Halo 4 signe le début d'une nouvelle ère pour la série et pour ne rien gâcher, la mise en scène est absolument fabuleuse Halo Reach et ODST sont clairement des spin-offs tout à fait dispensables pour la compréhension de l'histoire centrale, ce 4e segment reprend exactement là où Halo 3 s'est arrêté. John-117 (aussi appelé Major ou Master Chief, c'est vous qui voyez) entre dans une cabine de stase à bord d'un Forward Unto Dawn déchiqueté et à la dérive dans l'espace. Le 3e opus se termine sur ces images fortes, qui rappellent forcément le tout premier épisode. Dans cette suite, avant toute chose, on assiste à une vidéo en images de synthèses absolument magnifique, qui résume de belle manière les 3 premiers opus, et où Catherine Halsey est interrogée par un agent de l'ONI. La vidéo rappelle également le passif des Spartans, ces guerriers modernes dont les secrets sont bien gardés. On notera aussi que nous avons une impressionnante synchro labiale (un peu moins travaillée par la suite, avouons-le).
L'histoire d'Halo 4 nous raconte qu'après avoir passé plus de 4 ans dans l'espace, Cortana (qui veillait sur son protégé) réveille notre gaillard endormi, car le vaisseau semble subir de nouvelles anomalies. En réalité, la carcasse est abordée par des Covenants, ce qui ne manquera pas de surprendre nos protagonistes (nous, beaucoup moins). Attiré par une planète voisine, le Major se crashe et survit (what else ?) mais Cortana lui avoue qu'elle est en train de céder à la "frénésie" et qu'elle a vécu plus longtemps qu'une IA normale. Il voit alors la nécessité de rentrer au plus vite sur Terre afin de la "soigner" et qu'elle ne s'auto-détruise pas. Entre temps, un mal ancestral vient d'être réveillé, en la présence des Prométhéens, dont le grand ponte est nommé "Le Didacte"...
Je n'en dis pas plus, je vous laisse découvrir ses intentions (mauvaises, vous vous en doutez bien) et comment évoluera la relation entre Master Chief et Cortana. Une relation de plus en plus amicale, loin du côté "professionnel" de leurs aventures passées. Il faut dire aussi que la petite Cortana est plus sexy à chaque épisode, et désormais on la sent emprise d'une réelle humanité, presque d'une âme j'ai envie de dire. Et puis dis donc, si elle était faite de chair et d'os, notre grand bonhomme casqué craquerait forcément sur elle, tellement elle est... tellement elle est... mais tellement ! Enfin, vous voyez de quoi je parle non ? ^__^

Plus belle et plus "humaine" que jamais, vous aurez forcément beaucoup d'affection pour Cortana...
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Bref, 
On rejoue enfin avec Master Chief ! Bon sang ce que ça fait du bien ! ^_^ vous avez sûrement compris que grâce au nouveau moteur créé par 343 Guilty Spark... heu pardon, par 343 Industries, les modélisations ont pris une sacrée envolée ! D'ailleurs la qualité de la mise en scène est telle qu'on croirait (souvent) assister à un bon gros film de SF (avec en plus des expressions faciales très réussies) plutôt qu'une simple cinématique, même si elles sont ce que j'appelle "off-line" (créées avec le moteur du jeu puis retravaillées... ça se voit car le cadrage est différent, il y a plus de détails, l'aliasing est plus ou moins absent et surtout, les armes sont souvent différentes de celles qu'on porte). Quant au scénario, difficile de bouder son plaisir. Si les scénarios des épisodes Reach et ODST furent décevants (car finalement on en retient quoi ? pas grand-chose hein !), ici on nous dévoile ENFIN des personnages-clés dont on a entendu parler sans jamais les voir, je parle bien sûr des Forerunners !
Des Forerunners qui ont pour sous-fifres les Prométhéens. Quant à la folie de Cortana, elle fait véritablement corps avec l'écriture et elle est très bien retranscrite à l'écran. En clair, toute la partie narration est une franche réussite même si des questions subsistent : pourquoi les Elites nous attaquent alors qu'un pacte a été conclu ? Où sont passés les Brutes ? Qu'est devenu l'Arbiter ? La menace des Floods et du Fossoyeur, est-elle réellement finie ? Et puis même si l'intro est superbe, les questions qu'elle laisse en suspens ne trouve pas de réponse. C'est dommage car du coup, on passe à 2 doigts du sans-faute.
Evidemment, entre deux Call of Duty, ce sont les Halo qui dominent les serveurs du Xbox Live. Et une fois encore, difficile d'être déçu puisque qu'on nous propose ce que la licence sait faire de mieux : les traditionnels modes Forge et Cinéma, le co-op' praticable jusqu'à 4 et bien sûr des modes de jeux plus classiques (domination, match à mort...) tout en sachant que certaines "règles" imposées par Bungie, ont été modifiées. Certains apprécieront, d'autres pas... moi vous le savez, je ne m'en cache pas : le multi je m'en tape ! Retour donc au solo, qui propose quelques nouveautés, à commencer par de nouvelles armes, bien pêchues. Les Prométhéens savent se défendre, c'est le moins qu'on puisse dire !

Evolution de Cortana au fil des épisodes...
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On 
Evidemment on retrouve le gameplay particulier et fort plaisant des Halo :) notera par ailleurs que ces ennemis sont vite "relou" à affronter. Ils sont munis de boucliers, ils se téléportent, les drones sont très vifs, et en plus, tout ce petit monde possède une sacrée endurance. Ce n'est pas que le jeu soit difficile mais j'ai toujours préféré le surnombre aux gros sacs à PV, car ça rend les affrontements usants. Malheureusement, ce sont eux les ennemis principaux du jeu, les Covenants restants minoritaires bien que toujours aussi agréables à affronter. Mais entre ces Elites un peu trop rapides et ces Prométhéens qui bougent dans tous les sens... les grenades sont devenues presque obsolettes ! Rares sont les fois où elles feront mouche. Précisons également que les grenades de l'UNSC sont toujours aussi minables car elles roulent ou rebondissent comme des balles de tennis, et les nouvelles grenades Prométhéennes sont totalement "useless".
Dans le même ordre d'idée, le fusil à plasma des Elites est aux abonnés absents et nous n'avons plus de double-armes, comme c'était agréablement le cas depuis Halo 2. Ces changements s'avèrent assez agaçants mais sachez que les autres armes sont pour la plupart intéressantes : du fusil d'assaut de l'UNSC aux flingues Prométhéens, des armes Covenantes (dont certaines sont nouvelles) aux tourelles qu'on peut toujours détacher, sachez que même les armes un peu pourries (comme le fusil tactique) ont été revues à la hausse. On notera également que le jeu prend toujours plaisir à nous changer notre armement d'un niveau à l'autre (ce que ça peut m'agacer ça !), l'IA n'a pas vraiment évolué depuis Reach et les maps sont moins ouvertes, les cheminements plus cloisonnés.
Finies les batailles de grandes envergures sur des cartes immenses où les objectifs étaient multiples, désormais on a tendance à avancer droit devant, en suivant un pointeur de mission et avec des portes qui se ferment à double-tour sur notre passage. Tous les FPS sont un peu comme ça ces derniers temps, et on viendra nous dire que c'est ça le prix à payer pour des graphismes époustouflants. Sauf que ce serait sans compter sur des jeux comme Crysis ou Far Cry 3, qui arrivent très bien à marier les deux...
Quant 
Les Covenants ont gardés l'IA développée pour Halo Reach, mais les vrais ennemis sont les Prométhéens et eux sont pénibles à affronter... à la jouabilité, cette série a toujours fait montre d'une précision exemplaire et c'est encore une fois le cas ici. Le bémol ce sont (encore une fois) ces ennemis ultra mobiles qu'on a bien du mal à viser et qui sont en plus, très endurants. Ce n'est clairement pas la meilleure des formules. Dans tout ça, je viens de vous dépeindre un joli parterre de défauts, prompt à vous faire douter de la qualité de ce 4e épisode canonique. Je vous rassure, le jeu a aussi ses qualités. Au rang des nouveautés, Master Chief peut "enfin" courir (car oui, depuis Halo Reach, les Spartans ont appris :)... mais pas plus de 5 secondes, ce qui est désolant ! On parle d'un Spartiate, d'un Golgoth, du guerrier ultime de la race humaine, d'un caïd, limite d'une machine... et le gars s'essouffle au bout de 5 secondes ? On se foutrait pas un peu de notre gueule, là ?
Oui je sais, les Marines surentrainé de Call of Duty font pareil et n'en doutez pas, ça m'exaspère tout autant ! Bref, il sait enfin courir, il fait également des sauts plus "humains", moins "lunaires" comme j'aime les appeler et bien entendu, on retrouve toute la panoplie de véhicules à piloter, dont un Pélican (une première dans un mode solo) ou encore le Mantis, une sorte de Mecha surarmé et jouissif, un peu à l'image de ceux qu'on pilotait dans FEAR 2. Derniers détails du gameplay : le Major peut transporter un module qui lui octroie un drone offensif, une vision spéciale, un bouclier, un jet-pack ou encore l'invisibilité des Elites. Ce n'est pas nouveau-nouveau mais ça marche bien.
A ce propos, malgré les défauts que je pointe du doigt, il faut quand même signaler qu'on retrouve vite le feeling des Halo, avec des affrontements bien pêchus ou encore une visée sans "aim-sight" un brin déroutante de nos jours. A propos de la nouvelle interface, elle simule le fait que notre visage soit enchâssé dans le casque du Major. Un peu envahissant, ce HUD repensé apporte des vidéos incrustées, même si entre nous, j'aurai apprécié d'avoir mon jeu en plein écran, via à une option par exemple. Terminons ce test en évoquant la réalisation, à commencer par la bande-son. Le duo de compositeurs du jour se nomme Neil Davidge et Kazuma Jinnouchi (sous la supervision du directeur audio Sotaro Tojima).
Il 
A quelques fausses notes près, la partie sonore est de très bonne qualité est étonnant de voir que pour un jeu purement américain, développé sur leur propre sol, on retrouve un compositeur et un directeur japonais, ainsi qu'un autre compositeur (britannique cette fois), ayant œuvré pour Massive Attack et quelques films comme Danny the Dog ou Le Choc des Titans. Jinnouchi et Tojima ont œuvrés sur la série des Metal Gear Solid (mais pas comme compositeurs principaux) et l'anglais est un gars non sans talent, qui ne bosse généralement pas pour le jeu vidéo. Bref, c'est un bien étrange casting que voilà et qui remplace l'habituel duo Martin O'Donnell / Michael Salvatori (qui sont restés avec Bungie, et qui donc travaillent sur Destiny). Et vous le savez sûrement, une large part de la "magie Halo", de son ambiance envoûtante, vient en grande partie de sa bande-son aussi mémorable que magnifique !
C'était du moins vrai jusqu'à Halo Reach... Malheureusement, en changeant ses auteurs, les musiques ont forcément perdues une part substantielle de leur âme. Ainsi on ne retrouve que difficilement ces thématiques qu'on aime tant, à base de violoncelle et de chant. Dans le fond, les musiques sont sympas, à-propos, souvent présentes, plutôt jolies et bien composées... mais il est clair que nous sommes loin des oeuvres de Salvatori et O'Donnell. Pour ce qui est des bruitages, la qualité est au rendez-vous. OK on n'a toujours pas d'armes qui font des bruits de folie, mais l'ensemble tient admirablement bien la route, donc je n'ai rien à y redire. Dernier point du son, le casting vocal nous pose Laëtitia Lefebvre dans le rôle de Cortana. Oui, la belle IA n'a plus la même voix qu'auparavant mais est-ce vraiment un mal ?
J'en doute vu les prestations parfois limite de son ancienne doubleuse. Ici, celle qu'on connait pour être la voix (entre autre) de Faridah Malik dans Deus EX : Human Revolution, colle bien au personnage, le travail voxographique lui donne vie et la rend plus en plus attachante. Pour ce qui est de John-117, c'est encore une fois David Krüger qui prête son timbre (même si cette voix-là a débité tout un tas d'âneries, et m'a fait exploser de rire dans Far Cry 3 : Blood Dragon :). Globalement le Major parle peu mais il se révèle déjà nettement plus loquace qu'auparavant.

Evolution de John-117 au fil des épisodes...
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Quant 
Les graphismes sont impressionnants et le design est comme toujours sur cette série : génialissime ! aux Covenants et autres ennemis extra-terrestres, à l'image d'Halo Reach, ils parlent dans leur langue maternelle. Après tout ce n'est pas un mal étant donné les débilités qu'ils lançaient quand ils parlaient encore en français. Enfin la partie graphique est assurée par un tout nouveau moteur qui n'a pas de nom, mais qui n'est pas reprit d'Halo Reach ou du Anniversary (normal vu que ce dernier utilisait le Saber3D Engine de Saber Interactive). En partant sur de nouvelles bases, sans doute aidé par un Microsoft voulant un titre visuellement très ambitieux, le moins qu'on puisse dire c'est que le jeu envoie du lourd, du très très lourd ! La série a fait un sacré bond en avant puisque le déjà très beau Halo Reach est clairement largué, alors ne parlons même pas de ce pauvre Halo 3 qui fut raillé dès sa sortie 5 ans auparavant.
Dans Halo 4 nous avons de somptueux effets dans tous les sens, un jeu riche en détails, des décors de toute beauté (parfois avec une distance d'affichage vraiment bluffante !) ainsi qu'un gros design, qui a toujours servi la série. Il est vrai que les couleurs sont parfois criardes, limite fluo et pas toujours de bon goût, car elles nous rappellent des jeux concurrents comme Metroïd Prime 3 ou le film Tron : l'Héritage. De même le clipping est intelligemment géré et l'aliasing se fait très discret (par exemple, il est plus grossier sur les objets distants, et bien plus fin sur les contours proches).
Et puis comment ne pas apprécier ce fabuleux coup de crayon qui fait des Prométhéens des êtres tout à fait fascinants ? S'il est vrai que la lisibilité n'est pas top niveau sur des écrans SD, Halo 4 est avant tout fait pour tourner sur des écrans HD, et en 60 images par seconde. Dans ces conditions, il sera difficile de trouver à redire sur une réalisation graphique de très haute tenue, qui culmine dans le panthéon des plus beaux jeux de la console. Si avec Halo 4 le studio 343 Industries a fait quelques fautes, on ne peut que s'incliner devant tant de maitrise artistique et technique.
On
Note
va être clair et net tout de suite : Halo 4 n'est pas mon épisode préféré... loin de là ! Voilà qui est dit, car il ne sert à rien de se leurrer et d'encenser un titre qui contient encore pas mal de fausses notes. Et à mes yeux, la principale faute c'est avant tout ces Prométhéens qui sont ultra pénibles à affronter... alors qu'ils sont les principaux ennemis du jeu ! Trop rapides, trop rentre-dedans, souvent en surnombre, trop endurants... ils sont relous et finissent par littéralement plomber les affrontements. On peut aussi citer cette phase en vaisseau spatial (sur la fin du jeu) qui n'est pas sans rappeler l'attaque de l'Etoile Noire, mais qui est sacrément frustrante par manque d'équilibre, ce boss final qu'on n'affronte même pas (!), les double-armes qui sont injustement passées à la trappe ou encore ces musiques au demeurant sympas... mais qui sont loin d'égaler les majestueuses compositions à laquelle la série nous a habitué jusqu'ici. On le sait, ça n'a pas été facile pour 343 Industries d'hériter du travail et des fans de Bungie, et je pense sincérement que ce studio désormais dédié à la saga a fait de son mieux. Et on le voit clairement : le jeu transpire la passion, le respect et l'amour de la licence... mais parfois ça ne suffit pas, voilà pourquoi à l'heure de ce test, Halo 4 est le "moins bon épisode de la série".
Notez bien la formulation employée car le jeu n'est pas mauvais pour autant, il pose les bases d'une nouvelle ère, Cortana est plus belle, plus "humaine" et plus sexy que jamais, d'ailleurs l'histoire est vraiment intéressante et la mise en scène est d'une qualité époustouflante ! La pression devait être énorme pour le studio, comme pour Microsoft, car les enjeux étaient sans précédent. Ils n'avaient pas droit à l'erreur et pourtant ils ont admirablement reprit le flambeau d'un Bungie qui n'y croyait plus depuis des années. D'ailleurs 343 Industries a réussi à faire le grand-écart entre modernisme et tradition, à commencer par le grand retour d'un Master Chief plus charismatique et héroïque que jamais, un personnage qu'il nous tardait de rejouer enfin ! En 1 mot comme en 100, ce nouvel épisode d'Halo est bon jeu, pas le meilleur de la saga, mais pour son premier véritable épisode, le studio a fait du très beau travail et avec plus de 9 Millions de ventes, on peut dire que c'est un succès.


Halo : 
L'histoire se déroule 6 mois après Halo 4, et se dévoile via des cinématiques d'excellente qualité Spartan Ops est un contenu additionnel directement lié à Halo 4. En tout premier lieu il faut faire une mise au point et bien préciser qu'il ne faut surtout pas confondre les Spartan Ops avec les Spartan Assault et Spartan Strike, car ces derniers sont des jeux d'action en vue de dessus. Spartan Assault est sorti en 2013 sur PC, Windows Phone, Xbox One, Xbox 360 et iOS, quand Spartan Strike a vu le jour en 2015 sur PC, iOS et Windows Phone. De leur côté, les Spartan Ops sont des Opérations Spéciales en vue FPS basées sur le moteur et le gameplay d'Halo 4, ça n'a donc rien à voir. Maintenant que les choses sont claires, sachez que les Spartan Ops sont une série de missions, organisées en saisons, chapitres et épisodes (à la manière d'une série télévisée), qui auraient dû paraitre de façon hebdomadaire.
Et je dis bien "auraient dû" car malheureusement, les développeurs se sont arrêtés à la saison 1. La première partie (les épisodes 1 à 5) est incluse sur le double disque d'Halo 4, l'autre partie fut disponible plus tard, en téléchargement sur Xbox Live Arcade. On peut déjà ériger 2 hypothèses : soit ils ont manqués de place sur les DVDs (d'où l'intérêt d'un téléchargement ultérieur), ou alors le contenu n'était pas finalisé lorsque le jeu est passé "Gold" (c'est à dire au moment où les données vont être pressés sur des disques physiques). Scénaristiquement, les Spartan Ops font le lien entre Halo 4 et Halo 5, et elles répondent à certaines question restées en suspens.
Par exemple si vous vous demandiez où était passée Catherine Halsey qu'on voit dans l'intro d'Halo 4 puis qui disparait, et bien sachez que justement nous la revoyons ici. Idem, si en jouant à Halo 5 vous vous demandiez comment elle a perdu son bras, ce sont les Spartan Ops qui répondront à cette question. Le contenu est présenté sous la forme de 10 chapitres (5 inclus et 5 à télécharger), qui contiennent chacun 5 missions d'une durée moyenne de 15 minutes. Recomptez bien : la durée de vie des Spartan Ops avoisine facilement les 10 heures, voire plus selon le niveau de difficulté choisi.
Les 
L'ensemble des cinématiques forment le film "Halo : Infinity" et il dure pas moins de 50 minutes, tout en répondant à certaines questions laissées en suspens Spartan Ops ne sont donc pas uniquement des missions annexes, elles proposent aussi un véritable scénario, sous la bannière "Halo : Infinity". En effet, le jeu propose une superbe intro, une nouvelle vidéo pour chaque chapitre et enfin un très bel épilogue pour pas moins de 50 minutes de cinématique ! Basées une nouvelle fois sur le moteur graphique d'Halo 4 (mais off-line et retravaillées) les cut-scenes sont d'excellente qualité et l'histoire y est vraiment intéressante.
D'ailleurs le lieu central n'est autre que le vaisseau Infinity de l'UNSC, ainsi parmi les nouvelles têtes nous reverrons des personnalités connues comme le capitaine Lasky (promu à la fin d'Halo 4), l'IA Roland, ainsi que la jolie Spartane Sarah Palmer, qui sera notre supérieure. Bizarrement, si ce contenu est inclus dans la Master Chief Collection (accessible aussi bien sur Xbox One que sur PC et Xbox Series), sachez que les vidéos sont alors doublées en anglais, alors que sur Xbox 360 (son support d'origine) le doublage est bel et bien en français. Est-ce un bug de ma version ? Possible, d'ailleurs on peut noter le même genre de désagréments en plein jeu où bien des dialogues secondaires sont en anglais, alors que les textes et les dialogues principaux sont en français...
L'histoire des Spartan Ops se déroule 6 mois après la campagne d'Halo 4 et comme évoqué, elle fait le lien avec Halo 5. Le jeu se présente sous la forme d'un FPS, exactement comme dans Halo 4, dont il reprend absolument tout. Les petites différences sont minimes, comme le HUD qui se veut plus "aéré", ou encore le bouclier qui a parfois du mal à se recharger (mais c'est surtout dû aux ennemis, vous allez comprendre pourquoi). Fait pour être joué en solo comme en co-op', on incarne un Spartan IV du nom de Crimson (le second joueur incarne Majestic) et chaque mission se déroule selon des objectifs précis : enquêter sur une zone (ce qui revient à simplement l'explorer), nettoyer une zone, en défendre une autre...
Loin 
Les ennemis sont en surnombre presque constamment. Si avec les Covenants ça passe, avec les Prométhéens c'est juste super chiants ! du simple DLC fait à la va vite, les Spartan Ops proposent une véritable narration et même des passages-clés que les fans de la première heure ne peuvent qu'apprécier. Se composant de 10 chapitres de 5 missions, ça fait bien 50 missions plus ou moins originales qu'il faudra accomplir. Les maps sont généralement petites, certaines ne sont que des portions reprises d'Halo 4, d'autres sont originales. Résultat, il est toujours plaisant de découvrir de nouveaux lieux, ou de parcourir différemment des zones qu'on a déjà traversé avec Master Chief. Et ce contenu alors, il est bon ? En fait, je suis assez partagé. En effet, la longueur des missions (environ 15 minutes) font qu'on peut s'y adonner à son rythme et au début, au Chapitre 1, après avoir bouffé du Prométhéen jusqu'à l'overdose, on trouve vraiment sympa d'affronter à nouveau des Covenants.
Mais déjà on s'aperçoit qu'il y a un petit problème : le gameplay est 100% calqué sur celui d'Halo 4... pour le meilleur comme pour le pire, et très souvent les ennemis sont en surnombre. Rien à voir avec la campagne principale, ici les ennemis déboulent par vague et on est vite submergé par l'adversité. Heureusement, tel un jeu multi, les morts ne sont pas définitives et si on tombe au combat, on réapparait un peu plus loin sans que l'avancement ne soit remis à zéro. C'est une bonne chose, mais par la suite, j'ai vite déchanté. En effet, si le surnombre est déjà contraignant avec les Covenants, dites-vous qu'il va vous pourrir l'expérience face à ces saletés de Prométhéens !
Et oui, je ne pensais pas les revoir et malheureusement, les développeurs nous les imposent... encore. Moi qui les déteste, eux qui m'ont déjà gâché mon Halo 4, ici ils sont relous comme jamais ! Déjà chiants dans Halo 4, comme évoqué ici ils sont en surnombre, résultat ils vont vous pourrir la vie comme jamais ! Voilà le plus grand défaut de ce Spartan Ops ! Le pire défaut d'Halo 4 est ici exacerbé ! Et croyez-moi, c'est bien dommage car au fond, ces Spartan Ops sont vraiment sympas. Découvrir de nouveaux lieux, apprécier une superbe histoire grâce à de somptueuses cinématiques, kiffer l'expérience parce que mine de rien, ça reste un Halo... puis pouffer d'ennui à cause d'ennemis plus pénibles que jamais, c'est vraiment frustrant.
Ceci 
Le contenu est conséquent (50 missions pour environ 10 heures de jeu) et pourtant c'est gratuit ! Un bien joli cadeau qui malheureusement, n'aura pas connu de suite... dit, il y a quand même un sacré bon point pour le jeu, c'est que tout ce contenu est gratuit ! Et ça mine de rien, ça joue énormément en sa faveur... A l'origine, les Spartan Ops devaient sortir à un rythme régulier (un nouveau chapitre par semaine), malheureusement, il n'existe qu'une unique saison et aucune autre n'est prévue. En clair, le studio a voulu faire du zèle, offrir un contenu pharaonique mais les promesses n'ont pas été tenues.
Je le redis, la présente saison 1 est gratuite (et oui, tant d'heures de jeu gratuites, on n'est plus habitué ^_^) et les suivantes devaient naturellement être payantes, telles des DLCs comme il en existe tant de nos jours. Alors, que s'est-il passé ? Halo 4 s'étant bien vendu (plus de 9 millions d'exemplaires, c'est pas rien), pourquoi le développement des Spartan Ops fut arrêté net ? A cette question j'ai peut-être un élément de réponse : 343 Industries a vraisemblablement surestimé sa capacité à fournir autant de contenu en si peu de temps (idem pour la création des cinématiques, une tache dévolue au studio anglais d'Axis Animation), 2 ans après Halo 4 est sortie l'énorme compilation Master Chief Collection et en son sein, la Remasterisation complète d'Halo 2.
Enfin Halo 5 : Guardians est sorti à peine un an après. En conclusion, 11 saisons étaient prévues (soit un étalement des Spartan Ops sur 50 semaines), ça faisait donc beaucoup (trop !) de travail pour 343 Industries et même s'ils furent aidés par des studios tiers, je pense qu'ils ont abandonnés les Spartan Ops car ils n'avaient tout simplement plus assez d'effectifs. Et puis mine de rien, les ressources étaient certainement mieux exploitées à travailler sur la compilation MCC et sur Halo 5, que sur des DLCs d'un jeu déjà sorti et ce, sur une ancienne console (rappelons qu'un an après la sortie d'Halo 4, sortait la Xbox One). Je pense que ceci explique cela...
Halo :
Note
Spartan Ops ou Halo 4 : Spartan Ops puisque ce contenu est directement lié au jeu principal, souffle le chaud et le froid. En effet, quel plaisir d'avoir 50 nouvelles missions, certes pas très variées mais qui reposent sur l'essentiel du gameplay de la série à savoir les véhicules, la destruction de bâtiments, la défense ou le nettoyage de zone. Bien sûr, le contenu est basé sur celui d'Halo 4 puisque nous traverserons des lieux connus, les lieux originaux étant basés sur le design et la structure du titre de base. Idem pour le gameplay, qui est 100% repris d'Halo 4, dans ce qu'il a de bon... et de moins bon.
On appréciera la qualité de la mise en scène puisque chaque chapitre propose une cut-scene de grande qualité, des cinématiques qui forment le film "Halo : Infinity" et qui fait le lien entre les histoires d'Halo 4 et 5, en introduisant de façon plus constructive certains personnages connus, ainsi qu'en répondant à certaines questions laissées jusque-là en suspens. Toujours aussi beau, toujours aussi sympa à jouer, on profite d'une agréable VF (bien que sur Series X via la Master Chief Collection, les cinématiques sont étrangement restées en anglais, alors que sur Xbox 360 et avec le jeu d'origine, c'est bel et bien en français) et d'un contenu assez conséquent qui dépassent facilement les 10 heures.
Mais alors, qu'est ce qui ne va pas ? Et bien déjà les Spartan Ops se sont arrêtées à la saison 1, sans doute parce que 343 Industries et les studios tiers venus en renfort, avaient déjà trop de travail pour développer la Master Chief Collection, suivi d'Halo 5: Guardians, le tout visant à "nourrir" la toute nouvelle Xbox One, au détriment d'une Xbox 360 ayant certes eu un franc succès, mais forcément vouée à un moment ou à un autre à la retraite. Ceci dit, selon moi le vrai défaut de ces Spartan Ops n'est pas son contenu (qui est assez conséquent pour quelque chose de gratuit), mais bel et bien la façon dont les missions ont été construites. Les maps étant souvent petites, les développeurs ont usité d'une solution simple : des ennemis quasi toujours en surnombre. Et si avec les Covenants ça passe, avec les Prométhéens c'est littéralement une purge !
Déjà super chiants dans la campagne d'Halo 4, ici ils sont infernales au point de vous gâcher l'expérience ! Et c'est vraiment dommage car le concept est bon, l'histoire est excellente, superbement mise en scène, certains niveaux sont vraiment géniaux, on peut jouer en co-op', le doublage est bon, les musiques sont sympas, l'action est trépidante et le tout est GRATUIT ! Et c'est sans doute là son principal atout car j'avoue que je l'aurai eu en travers si j'avais payé pour ce contenu... une fois encore gâché par des ennemis trop mobiles et qui nous harcèlent, au point qu'on souffle, qu'on s'agace et qu'on finit par éteindre sa console...
