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Après 
En 2002 les affaires reprennent doucement pour SNK, puisque Playmore va peu à peu racheter les licences de la marque un épisode 2001 en demi-teinte, je dirai même au plus bas niveau depuis KOF '94 (si j'puis dire car un premier opus n'a pas à être jugé face à ses suites), KOF revient pour son annuelle "soupe aux gnons". Comme vous le savez, SNK a fait faillite, il fut racheté par Azure mais ces crevards ont vite finis par revendre les licences aux plus offrants. Voilà comment BrezzaSoft s'est retrouvé avec la licence KOF dans la poche et qu'Eolith en est devenu temporairement le développeur.
Entre temps Monsieur Kawasaki (le fondateur d'SNK) a fondé Playmore et si beaucoup associent Playmore à la déchéance de SNK et à sa période noire, l'histoire nous apprend qu'en réalité ce fut la 2e naissance de l'entreprise japonaise. Après sa faillite, les comptes étaient au plus bas donc Playmore va racheter les licences Neo-Geo petit à petit. Malheureusement, comme tout le monde (ou presque) a quitté le navire, Playmore n'a pour l'instant aucune équipe de développement et va donc faire à nouveau confiance à Eolith, pour faire vivre le mythe et faire rentrer de l'argent dans les caisses. Si en 2000 la Neo-Geo AES (la console de salon) a reçu 3 jeux (Garou, Metal Slug 3 et KOF 2000) ce fut mine de rien une belle année puisque ces 3 jeux-là sont parmi les meilleurs de sa ludothèque.
Par contre, déchéance oblige, 2001 fut une année noire avec un seul autre jeu au compteur : Sengoku 3 (en plus de KOF 2001, uniquement sur Arcade dans un premier temps). Heureusement comme on dit "lorsqu'on a touché le fond, on ne peut que remonter et c'est précisément ce qui va se passer en 2002 avec la sortie de 4 jeux qui vont relancer la machine : tout d'abord le tardif KOF 2001 en début d'année (vu que cet opus est sorti en toute fin d'année 2001 sur Arcade, il arrive en mars 2002 sur console de salon), le sympathique Metal Slug 4, le très bon Rage of the Dragons et en toute fin d'année le présent KOF 2002. On sent que les affaires reprennent...

La séquence d'intro suivie de l'écran titre.
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Ce 
Cette fois, le jeu est sorti en fin d'année (octobre 2002), Eolith ayant eu le temps de correctement développer le jeu. Est-il alors meilleur ? Pas sûr King of Fighters 2002 (l'un des rares à être sous-titré) est considéré par beaucoup comme l'un des meilleurs épisodes de la série, mais je ne suis malheureusement pas de cet avis (il suffit de voir sa note), et ce, pour une multitude de raisons. Encore une fois développé par Eolith (faute de pouvoir faire mieux), le jeu sort à nouveau très tard et rate le rendez-vous estival imposé depuis le KOF '94. Cependant, en ayant plus de temps devant eux pour développer le jeu, ils ont réfléchis à leur stratégie de vente et la version AES verra le jour en décembre (2 mois plus tard), histoire de profiter de l'engouement des fêtes de fin d'année. Et il faut bien ça car la Neo-Geo, avec ses cartouches hors de prix, a de moins en moins d'arguments à proposer face aux consoles concurrentes. Pour preuve, le portage de KOF 2000 sur PS2 (qui sortira en novembre 2002, soit plus ou moins en même temps que cette version AES de KOF 2002) est (presque) aussi bon que l'original, tout en coûtant environ 150€ de moins !
Reprenant du poil de la bête, c'est Playmore qui a édité le jeu sur Arcade (MVS) et c'est une nouvelle fois Sun Amusement qui s'est occupé de la version console. Avant d'attaquer ce test, sachez que ce KOF 2002 a été porté sur DreamCast, Xbox et PS2 (sur cette dernière, il existe même un packaging qui propose les épisodes 2002 et 2003, exactement comme Playmore l'avait déjà fait pour la duologie 2000 et 2001). Sachez qu'il existe aussi un King of Fighters 2002 : Unlimited Match qui (à l'image du KOF '98 : Ultimate Match) est un Remaster.
Sorti plus tard, sur des consoles plus populaires tout en proposant plus de contenu (plus de niveaux, plus de personnages, de nouvelles options et modes de jeu), cette version verra le jour en 2009 sur PS2 (ce qui est très tard sachant que la PS3 est née en fin 2006 / début 2007) et en 2010 sur Xbox 360. En 2011, le jeu sera même porté sur Arcade (sur borne Taito Type X²) et il sera finalement adapté sur PC en 2015... quelques 13 ans après la version originale !
Bon 
Rugal fait un ultime retour afin de scénariser un minimum le tournoi revenons à nos moutons, que vaut notre King of Fighters 2002, version originale ? Premier point, ce KOF 2002 est un "dream match", ce qui veut dire qu'il réunit un maximum de monde sans se soucier des "timelines" et des personnages censés être morts entre temps. La série avait déjà son dream match de luxe avec KOF '98, cet épisode unanimement acclamé par la critique et les joueurs. Souhaitant reconduire ce succès (sans doute aussi parce que SNK via Playmore, renait peu à peu de ses cendres), Eolith va à nouveau se baser sur ses acquis, en reprenant un maximum d'éléments du précédent opus.
A mes yeux, le King of Fighters 2001 est loin d'être le meilleur des KOF et même s'il innovait avec ses multiples Strikers, ses défauts techniques étaient tels que bien des anciens titres de la console le surclassaient sans forcer. Dream match oblige, nous n'avons donc aucun véritable scénario, bien qu'à l'image du KOF '98, les développeurs se sont quand même imposé une scénette pour introduire le boss final : Rugal ! Et oui, encore et toujours lui, l'increvable Rugal (sous sa forme Omega) revient pour en découdre une dernière fois, dans une énième résurrection. Du coup l'intro reprend la forme d'un meddley, fort joli mais aussi très classique à la série. Le design des artworks a également été reconduit, avec son style épuré, mais cette fois en bien plus réussi (les personnages sont beaux et bien dessinés).
Et pour ce qui est de la fin, cette fois il n'y en a qu'une seule pour tout le monde, qu'on joue en équipe comme seul, avec une Team prédéfinie comme custom. Je l'admets, dans le fond la narration est vraiment minimaliste (le KOF '98 faisait bien mieux que ça à l'époque) et la fin est tout aussi expédiée. Par contre les crédits vous feront sûrement sourire puisque les développeurs se sont permis de réaliser plusieurs petites mises en scène rigolotes, avec les personnages du jeu. C'est l'atout charme de cette séquence de fin qui sans quoi, serait assez décevante.

Les crédits (post épilogue) nous proposent de petites mises en scènes rigolotes :)
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Par 
A l'image de KOF '98, cet opus 2002 est un dream match donc on revient à un gameplay plus simple, plus accessible et c'est pas un mal contre, au niveau des menus et des options, le contenu est strictement identique au KOF 2001 ! Une nouvelle déception qui fait qu'on ne peut toujours pas choisir son stage en versus, qu'on ne peut pas geler le temps ou encore désactiver la Power Gauge, pour retrouver un gameplay brut. Quant à la difficulté, elle est plutôt équilibrée cette fois. Ralph a un peu joué les trouble-fêtes mais rien de vraiment méchant (il voulait juste faire le malin et impressionner les filles, mais une fois ses dents répandues sur le bitume, il s'est vite calmé ^.^), seul Rugal est un peu plus "rugueux" à vaincre.
Mais là encore rien d'infernal (on reste à des années lumière d'un Igniz littéralement intouchable), et voir la fin du jeu reste tout à fait abordable. Je le dis et le redis, presque tout a été repris du KOF 2001, lui-même reprenant énormément de contenu du 2000. Ceci dit, s'il y a un sujet sur lequel le développeur a été forcé de bosser, c'est sur le gameplay, afin de le rendre plus... simple ! En effet, comme c'est Playmore (et donc au fond SNK) qui reprend la barre, on peut supposer que ce sont eux qui ont "forcés" Eolith a littéralement supprimer les Strikers (bien que ce soit SNK qui a instauré le principe dans KOF '99). En effet, en Team Play et Team Versus, on choisit simplement ses 3 persos jouables, puis l'ordre de leur apparition. Pas de style de combat, pas de Striker... KOF 2002 table sur un gameplay plus accessible.
On retrouve donc les combinaisons A+B pour la roulade, C+D pour le gros coup bien velu, et la combinaison autrefois réservée au Striker (à savoir B+C) est désormais dédié au mode Max. On retrouve donc nos Power Gauges qui, une fois remplies, peuvent être utilisées de suite ou stockées. On peut stocker 3 Power Gauges si on a ses 3 combattants, 4 s'il n'en reste plus que 2, voire même 5 s'il ne nous reste plus qu'un seul "fighter". Ensuite déclencher un Super Special Move (ou un Desperation Move) use l'une des Power Gauge stockée.

Le menu et l'écran de sélection des personnages.
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Le 
Tout en ayant eu plus de temps pour développer le jeu et sans créer aucun nouveau perso, Eolith se permet de nous sortir une fois encore des décors abominables !! Ce studio n'est décidément pas très doué mode Max permet tout de même d'accéder à quelques nouveautés : bien que ce mode ne dure qu'un temps limité, outre une puissance décuplée et une Power Gauge consommée, il devient alors possible de faire des Desperation Moves sans coût supplémentaire et surtout d'accéder aux "Max Super Special Moves" (ou Super Desperation Moves). Enfin, si on est en mode Max avec au moins une Power Gauge en stock et que la barre de santé est au plus bas, on peut déclencher une "Hidden Desperation Moves" : des coups dévastateurs aux effets visuels inédits. Pour le reste, on ne change pas une équipe qui gagne et on reste sur les bases établies par KOF 2001... hors Strikers ça va de soi.
Pour cet épisode 2002, on se retrouve une nouvelle fois avec une cartouche de 681 Mb, ce qui reste énorme (surtout pour une console 16-bits qui a désormais 12 ans) et décevant à la fois. En effet, depuis KOF '98 les volumes n'ont que très peu évolués, preuve que la série a atteint un certain palier qu'il est visiblement difficile de dépasser. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'Eolith n'est vraiment pas un bon développeur Neo-Geo ! En 2001, avec le peu de temps qui leur a été attribué, on a volontiers pardonné des décors moches à souhait et des musiques affreuses. Et pourtant, dans ce laps de temps, ils ont réussis à agrémenter le gameplay, à créer 9 nouveaux décors et à créer plusieurs nouveaux personnages, jouables ou non.
Cette fois, Eolith a eu presque un an pour sortir le jeu, tout en se basant sur le contenu acquis lors du 2001... et le résultat est pourtant tout aussi dégueulasse !! En presque un an, Eolith n'a développé aucun nouveau perso, il n'y a que 8 décors et que dire de la bande-son ?! Dans le détail, on retrouve le même problème que dans le précédent opus avec des décors bâclés, grossiers, au design sans saveur et aux couleurs bien souvent très fades.

Les horribles décors du jeu (crédits : NeoGeoSpirit.com).
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Bien 
Les musiques sont du même acabit que les décors : minables !! On se croirait revenus en début de vie de la console et encore... qu'ils soient évolutifs d'un combat à l'autre, une fois encore nous avons également de gros problèmes de miscibilité entre le décor et les personnages : eux étant haut en couleurs et les décors étant extrêmement fades et laids, l'ensemble ne se fond pas dans la masse. Les pires niveaux sont le Mexique et le Cambodge, qui sont atroces et dont les persos jurent affreusement sur le décor (comme un mauvais fond vert mal travaillé). Et que dire du niveau de Rugal... ? Littéralement fait à l'arrache, on peut le dire, les décors sont un blasphème envers une Neo-Geo en fin de vie et qui nous a prouvé plusieurs fois qu'elle était capable de très belles choses.
Même le vieux Fatal Fury Special, qui a déjà 9 ans à la sortie de ce titre, est 100 fois plus beau, tout en proposant pas moins de 16 décors ! Du côté des animations, peu de changements à signaler, par contre j'ai eu quelques étranges bugs : des bruitages et des voix qui ne se déclenchaient pas, idem pour des coups spéciaux où on voit le perso lancer une super attaque mais rien ne sort de ses mains ! Des bugs sans trop d'importance mais qui donne un bon aperçu de la qualité de finition de cet opus. On retrouve fort heureusement l'indéniable qualité des bruitages (dynamiques comme j'aime) et des voix digitales, accompagnés par l'une des pires bande-son de la console ! Je l'avoue, dans le lot il y en a une qui m'a plu, mais pour le reste, la qualité est au rabais, les mélodies sont niaises, l'instrumentation semble comme passée au mixer, le son est sourd, mauvais...
Pour dire, ce jeu est sorti en 2002 et pourtant, j'ai bien cru être retourné aux temps de ses débuts, ceux où sévissaient les (pas terribles) Burning Fight et autre Mutation Nation. Autant dire qu'une fois encore, les musiques sont minables, faisant d'Eolith un studio vraiment à la ramasse. Oui à la ramasse car s'ils n'avaient pas récupéré l'énorme travail réalisé par SNK avant eux, j'ose à peine imaginer à quoi ressemblerait le jeu ! Vision d'horreur : un KOF 100% développé par Eolith, avec des décors de Master System, des animations à peine digne de Rival Turf et un gameplay aussi profond que dans Primal Rage !! Cauchemardesque...
Résolument
Note
tourné vers le Versus, comme tout bon "dream match" qui se respecte, The King of Fighters 2002 est vraiment l'opus faignant par excellence ! Eolith a tout simplement reprit son acquis développé sur KOF 2001, a intégré quelques persos déjà existants (et développés par SNK, pas par eux) afin de nous livrer un roster confortable (39 persos de base) mais qui reste loin d'être exceptionnel. On excusera volontiers ce mode solo un peu bâclé, par contre on ne pardonnera que très difficilement le fait qu'on nous propose des décors tous plus laids les uns que les autres, et des musiques sobrement immondes. Si encore on pouvait pardonner Eolith pour KOF 2001, vu qu'ils n'étaient pas les développeurs originels de la série et qu'ils n'ont eu que très peu de temps pour le développer, ici il en est tout autre !
C'est même à se demander si on ne foutrait pas un peu de notre gueule car vu que les décors sont au moins aussi laids qu'autrefois et que la narration est réduite à presque rien, comment justifient-ils de n'avoir que 8 décors (contre 9 pour le 2001), les mêmes menus, les mêmes options amputées, le tout avec un roster qui ne fait pas spécialement rêver non plus ? Où sont les boss (Krauser, Geese, Goenitz, Igniz, Krizalid, Zero) ? Où sont les persos manquants (Jhun Hoon, le père Heidern, Kasumi Todoh, Saisyu Kusanagi, Shingo, Chizuru Kagura et j'en passe !) ? Et pourquoi nous faire saliver avec des visages connus en fond (comme Tizoc, King ou encore Tung Fu Rue) sans que ce soit des persos jouables ? C'est de la torture ça !
Avec le nombre de personnages importants que comporte désormais la licence King of Fighters (plus de 80 !), il était possible de faire bien mieux que ça en termes de roster. Non vraiment, si au fond ce KOF 2002 n'est pas un mauvais titre, il faut voir au-delà. Déjà les cartouches Neo-Geo coûtaient toujours aussi chères (220/230€ en moyenne) et puis la console disposait de titres tellement forts, tellement performants sur le plan technique et ludique, qu'il serait malhonnête de conseiller celui-ci au détriment d'un Garou ou d'un Last Blade. Pire encore, étant donné qu'entre temps l'inébranlable KOF '98 était moins cher en occasion, c'était sans doute un bien meilleur investissement. Alors certes les animations sont peut être un poil plus fluides ici (faut dire que 4 ans séparent les 2 jeux), mais en attendant le roster du '98 est meilleur, ses niveaux sont bien plus beaux, ses musiques sont excellentes et ses combats sont au final bien plus fun !
Les quelques qualités de cet opus 2002 forcent mon indulgence (j'évite de le saquer car au fond, ça reste un bon jeu qui propose quand même un gros roster - par exemple il est meilleur que SVC Chaos mais reste moins bon que KOF 2000), mais je ne peux m'empêcher de me dire qu'Eolith était capable de bien mieux que ça et qu'ils ont sûrement manqués l'occasion de prouver leur valeur. D'ailleurs par la suite ce studio va replonger dans l'ombre dans laquelle il était jusque-là, et SNK-Playmore va reprendre en mains sa propre série. Y'a pas de secret, ils ont eu 2 chances de briller sur la scène ludique, dont une de trop selon moi...
