Metal Slug 6 (Arcade / PS2) -- Review sur SoloGamerTest

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Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

 


La version PS2 est compatible avec :




Sortie du jeu sur Arcade : février 2006
Sortie du jeu sur PS2 : septembre 2006 en stand-alone (au Japon uniquement) - juillet 2007 (en Europe) au sein de la compilation Metal Slug Anthology

Développeurs : SNK - Playmore / Noise Factory
Editeurs : SNK - Playmore / SEGA (Arcade)
Genre : run & gun

Difficulté :
Temps de jeu : environ 1 heure
Multi-joueurs : 2 joueurs en simultané
Abréviation : MS6 - MSlug 6


Version Arcade

Hardware : Sammy Atomiswave
Support : cartouche de 125 Mo
Orientation de l'écran : horizontal
Commandes : stick 8 voies + 4 boutons

Version testée : NTSC américaine
Voix dans le jeu : anglaises
Textes à l'écran : anglais




Version PlayStation 2

Support : 1 DVD-Rom
Prix au lancement : 30€
Compatible PS3 60 Go : oui

Version testée : NTSC japonaise
Voix dans le jeu : anglaises
Textes à l'écran : japonais

La musique de la semaine :
♫ RETROACTIVE RIDDLE ♫




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Metal Slug 6









Metal
Fini le MVS, SNK-Playmore utilise désormais l'Atomiswave de Sammy
Slug 6 est sorti début 2006, sur Arcade. Il est la vraie suite d'un Metal Slug 5 qui signait la fin de carrière de la vétérante Neo-Geo, car en 2005, il est aussi sorti un autre Metal Slug 6 mais c'est en fait un bootleg de Metal Slug 3. Rien d'officiel donc, ce hack fonctionnait sous Neo-Geo MVS alors que Metal Slug 6 signe la tant attendue relève du vieux système 16-bits d'SNK. En effet la Neo-Geo est née en 1990 et elle est l'une des consoles qui aura perdurée le plus longtemps dans l'histoire du jeu vidéo puisque son dernier jeu officiel date de juillet 2004.
En 14 ans, la Rolls Royce des consoles aura vu naitre parmi les plus grands jeux de combats et l'un des plus grands jeux d'action 2D, j'ai nommé Metal Slug. L'aventure a commencé en 1996 avec un premier épisode absolument époustouflant. Devant une telle réalisation et une telle énergie artistique, SNK a vite racheté Nazca Corp. Car si la Neo-Geo a vécue si longtemps c'est parce qu'il faut bien comprendre que ce n'est pas un "simple système 16-bits". Il suffit de relire son histoire pour voir que même la génération de consoles suivante, les 32/64-bits des PlayStation, Saturn et Nintendo 64, n'a pas réussie à l'enterrer et pour cause, en matière de 2D elle dominait encore son monde. Il a fallu voir débarquer la génération suivante (DreamCast, PlayStation 2, GameCube et Xbox) pour voir le déclin de la reine (un déclin également embrayé par celui de l'Arcade en général). Et ça s'explique aussi par le fait que la PS2 et la DreamCast sont les premières consoles à proposer des conversions fidèles de ses hits.
Mais reprenons. Sorti sur Arcade début 2006, ce 6e opus de Metal Slug, qui fête les 10 ans de la série, tourne sur Atomiswave, un puissant Hardware développé par Sammy, un hardware dont les bases ne sont autre que celles de la DreamCast (et pourtant, il n'y aura pas de portage DreamCast de cet épisode car la console est prématurément morte depuis 2001). L'Atomiswave aura été le berceau du renouveau d'SNK-Playmore (puisque la Neo-Geo 64 a été un bide cuisant), qui a profité du regain de puissance pour renouveler ses séries phares, qui sont presque toutes passées de la 2D à la 3D (tout du moins d'un point de vu graphique) : King of Fighters Neowave et XI, Samurai Spirits Tenkaïchi, Neo-Geo Battle Coliseum...


Et
La PS2 se montre doscille puisqu'on a une excellente conversion (très fidèle) du jeu Arcade... trop peut-être !
c'est vrai qu'en passant du vieux système MVS (16-bits) au Sammy Atomiswave (128-bits), les fans attendaient beaucoup de changements. Et pourtant, on ressort un peu déçu de cette aventure parce que finalement, l'apport de puissance n'a pas réellement mis à profit. En effet, Metal Slug 6 n'est pas techniquement parlant, plus impressionnant qu'un Metal Slug 3. De son côté la PS2 aura connue entre temps le timide Metal Slug 3D. Suite à cet épisode un peu foireux, SNK-Playmore reviendra vite à la 2D (on le voit bien avec Metal Slug 7 sorti en 2008 sur Nintendo DS), avec en premier lieu l'adaptation du 6e épisode sur la plus populaire des consoles de sa Génération.
Le jeu est sorti individuellement au Japon 7 mois après l'Arcade, mais en France on n'a pas eu cette chance, non, on a eu mieux ! En effet Metal Slug 6 a été présenté au sein de la compilation Metal Slug Anthology, une grosse compilation qui vise (elle aussi) à fêter dignement les 10 ans de la série. Pour mettre les choses au clair, à moins de pinailler sur quelques détails, les versions Atomiswave et PS2 sont (techniquement parlant) vraiment très proches. Version console oblige, l'édition PS2 apporte quelques babioles dispensables comme une galerie d'Artworks, un mode Combat School (qui propose 26 missions d'entraînement spécifiques avec des objectifs précis) et bien sûr un menu d'options. On aurait préféré des niveaux supplémentaires ou des cinématiques afin d'agrémenter la narration (et sur un DVD c'est pas la place qui manquait) mais comme toujours chez SNK, vous n'aurez rien de tout ça.
Car dès le départ, on observe une première fausse note : le jeu ne dispose d'aucune intro, on a juste l'écran titre et quelques demo-play... oui oui, même sur PS2 ! SNK-Playmore n'a jamais fait d'efforts de ce côté-là, et si à la rigueur on pouvait l'excuser sur Neo-Geo, c'est désormais inadmissible. Déjà l'Atomiswave propose des cartouches bien plus volumineuses que celles d'autrefois (pour preuve, ce Metal Slug 6 fait 125 Mo, ce qui fait pile poil 1 Gb) et ne parlons même pas des DVDs de la PS2.


Bref
La narration est ultra minimaliste, même sur PS2. Pour preuve, il n'y a même pas d'intro !
le manque d'intro est inexcusable, preuve une fois encore que SNK-Playmore joue les petits bras, au lieu de sortir les griffes et montrer qu'ils ont la niaque. Notez au passage que je ne blâme pas uniquement SNK-Playmore, puisque le jeu a été développé conjointement avec Noise Factory, ce studio japonais qui est sur la série depuis Metal Slug 4. On balance ses crédits dans le mange-fric (ou on lance sa console) et le jeu nous laisse le choix entre un mode "easy" et un mode "hard". En "easy" on aura la mitrailleuse comme arme de base, le jeu est assez facile (il faut le reconnaitre) mais on ne pourra traverser que les 4 premiers levels.
En "hard" vous vous en doutez, on aura comme arme de base le simple flingue (comme d'habitude en fait), le jeu est bien plus difficile mais au moins on pourra arriver jusqu'à la fin de l'aventure. Au rang des personnages on retrouve nos 4 tontons flingueurs habituels, plus 2 nouveaux issus d'Ikari Warriors : Ralph et Clark (qu'on retrouve aussi dans King of Fighters). Si sur le papier on nous dit qu'il y a de vraies différences entre les protagonistes (coup de couteau plus puissant, meilleur au lancé de grenades, plus efficace avec le Slug...) en réalité on y voit que du feu. En clair, en prendre l'un ou l'autre revient au même, à part peut-être Ralph qui est le seul personnage à pouvoir encaisser 2 coups, contrairement à ses co-équipiers qui succombent au premier tir ennemi. Ceci dit l'idée d'avoir des persos aux compétences différentes est louable, il suffira juste de creuser la question pour l'épisode suivant.
Le jeu se compose comme toujours de 5 niveaux, il est donc très court (1 heure en moyenne). Là aussi c'est une question d'habitude encore que, on ne peut pas demander à un jeu d'Arcade de durer des heures. Extrêmement concis, le scénario nous remet sur le tapis les figures les plus emblématiques de la série. En effet, les événements se déroulent à peine un mois après Metal Slug 3 et on découvre que Morden s'est à nouveau allié avec les Mars People (comme quoi la séance de torture à la fin du 3 ne lui a pas servi de leçon).



   

Jouer en facile nous offre le "heavy machine gun" comme arme de base, avec munitions infinies. La contre-partie c'est que l'aventure s'arrête alors au niveau 4. Quand au choix du personnage, pour la première fois on a une vraie différence entre chacun, le problème c'est qu'en jeu, c'est à peine perceptible...

L'équipe
La durée de vie est toujours aussi courte : environ 1 heure, même sur PS2 où il n'y a aucun niveau supplémentaire
Pérégrine Falcon (Marco et Tarma), accompagnée du groupe SPARROWS (Eri et Fio) sont rejoints par Ralf Jones et Clark Still (Ikari Warriors). Après avoir détruit la toute dernière machine de guerre de Morden, les 6 soldats découvrent que les "martiens" sont eux-mêmes victimes d'une invasion : ils sont dévorés par une nouvelle race extraterrestre redoutable, les « Envahisseurs » (Invaders), ce qui les a poussés à solliciter l'aide de Morden. Pire, inspiré d'Half-Life, certains ennemis phagocytent la tête des humains pour en faire des zombies !
Voilà pourquoi très vite nos héros, Morden et les Mars People (dont le Mother Brain) vont devoir faire alliance, afin d'éliminer cette nouvelle menace. Au fond l'histoire est très sympa et offre à la fois une chouette suite à l'épisode 3, ainsi qu'un intéressant retournement de situation. Cependant il est toujours aussi dommage que la mise en scène soit "à l'ancienne" (comprenez réalisée avec les sprites du jeu) car une bonne vidéo aurait été sympa et surtout nettement plus détaillée et explicite que les 3 pauvres scénettes développées "in game". Mais bon, comme je le disais plus haut, SNK-Playmore et Noise Factory n'ont visiblement pas compris qu'ils n'étaient plus sur MVS. Derniers points avant d'attaquer la réalisation, on a quand même droit à quelques nouveautés.
De nouveaux véhicules (l'âne et le mécha), une nouvelle arme (le sabre), beaucoup d'items à ramasser pour gonfler les hi-scores et surtout, la possibilité de porter 2 armes. Ça c'est un vrai plus car désormais on peut très bien se mettre un "machine-gun" de côté pour utiliser en premier un laser (on a une touche pour switcher entre les 2). C'est assez génial mais je regrette qu'on perde les 2 armes à chaque vie plantée (il aurait été sympa d'en conserver une au lieu de repartir avec le simple flingue). Pour le reste, c'est du Metal Slug tout craché : des grenades, des tanks pilotables, des Robinsons à sauver, des boss à dézinguer... j'irai presque dire que c'est la routine !


Venons-en
La réalisation est propre, les animations sont fluides, bien que l'ensemble ne change pas beaucoup des opus Neo-Geo
maintenant à la réalisation technique. Premier choc, si les décors sont beaux, quasiment tous sont fixes. Hormis le premier qui essaie de nous impressionner avec ses herbes qui dansent au vent, les autres sont généralement figés. Et leur résolution est plus haute que celles des sprites, ce qui créé une divergence de miscibilité. En clair, les décors sont super fins et très détaillés (bien que fixes) alors que les sprites sont pixellisés, limite grossiers (c'est surtout vrai sur PS2, moins sur Atomiswave). Car depuis le tout premier épisode sorti en 1996, la banque de sprites est toujours la même.
C'est toujours les mêmes hélicos, les mêmes tanks, les mêmes ennemis, les mêmes personnages, les mêmes effets... Certes les mimiques sont toujours aussi rigolotes mais les efforts sont minces. Depuis 10 ans ils ne se foulent pas trop, et créer un nouvel épisode ne doit pas leur prendre bien longtemps. Si on peut critiquer le manque de travail des développeurs, qui auraient pu profiter de l'Atomiswave pour réellement refondre la série (c'était le minimum attendu), il n'y aura par contre rien dire sur l'animation. Certains boss sont originaux, d'autres sont plus classiques mais tous imposent une bonne taille. Les explosions sont superbement rendues et il faut voir le soin apporté aux animations pour bien se rendre compte du travail accompli. La fluidité des particules qui jaillissent, le moindre mouvement est superbement décomposé et tout ça sans (presque) aucun ralentissement !
C'est ici que se trouve la grosse plus-value de cet épisode qui, pour la première fois, est techniquement impeccable et je dirai même impressionnant. On aura même quelques zooms arrière lors de boss si imposants où sans ça, on ne les verrait pas en entier. Enfin la partie sonore est très classique au genre. On retrouve les habituelles voix des divers personnages, les armes donnent bien et les explosions détonnent... exactement comme sur Neo-Geo. Si on les croirait sorties d'un CD Audio, les musiques sont finalement très banales (avec notamment quelques remixes de thèmes bien connus), mais on n'aura rien à redire sur la qualité du son, qui est cristalline.



Conclusion

Malheureusement, Note



Metal Slug 6 ne sera pas le tant attendu renouveau de la série. Certains diront même que si Neowave est le renouveau de King of Fighters, autant rester sur l'ancienne formule. Ceci dit il faut aussi être honnête, pour les fans de la première heure, ceux qui ont vécus 10 ans de Metal Slug et qui n'ont pour ainsi dire jamais vu d'évolutions, ça commence à faire long. Car le passage à une plate-forme autrement plus performante que le vieux MVS était justement l'occasion de remettre la série en selle, de faire quelque chose de grandiose, d'autant que SNK-Playmore et Noise Factory ont eu tout le temps de faire bien, puisque Metal Slug 5 date de 3 ans auparavant (2003). Et pour le coup, la liste des défauts semble un peu lourde. On peut par exemple citer le fait qu'il y a des échelles mais que notre perso est incapable de les utiliser, les sprites se fondent mal aux décors (surtout sur PS2, moins sur Arcade), comme toujours le jeu tape souvent dans l'excès et à part le fait de porter 2 armes, le gameplay n'a absolument pas évolué en une décennie ! Pire encore, nous n'avons aucune intro, la narration est minimaliste et la fin est lamentable ! Que ce soit sur Atomiswave comme sur PS2, la mise en scène est déplorable, alors que c'était justement l'occasion de proposer autre chose que du MVS. Car il faut bien comprendre que si (en un sens) on est séduit par le jeu, parce que Metal Slug c'est du fun à l'état brut, que l'humour est toujours aussi bon, que les animations sont ultra détaillées et le framerate (pour la première fois) très fluide, à côté de ça nous ne sommes plus sur le vieux système 16-bits de la marque.

On attendait tous que la série soit "révolutionnée" en profondeur, mais au lieu de ça les développeurs ne se sont pas foulés ! Ils ont repris un maximum de contenu déjà existant (sprites, animations, bruitages...), ils ont bricolés quelques boss et quelques niveaux, et emballé c'est pesé ! C'est vraiment regrettable et bien la preuve que les studios n'ont fait qu'un effort minimal et le résultat, c'est que Metal Slug 6 n'aura pas eu le succès escompté. La faute à qui après tout ? Tout ça pour dire que Metal Slug 6 est finalement assez loin de ce qu'on attendait de lui (même si dans l'ensemble il reste meilleur que Metal Slug 4). Reste l'humour, le fun, une action explosive et une belle continuité de la saga, mais à terme, ça risque de ne plus suffire. Notez enfin que sur PlayStation 2 (une version assez décevante puisqu'elle n'apporte quasiment rien de plus que l'Arcade, pas même un nouveau level) Metal Slug 6 n'est disponible en stand alone qu'au Japon. Le prix était certes allégé (30€ environ), mais le reste du monde s'est bien gratté, comme c'était un peu trop souvent le cas d'ailleurs. Heureusement en occident et pour quasiment le même prix, nous avons eu la formidable compilation des Metal Slug Anthology. Un mal pour un bien finalement. Bref, espérons qu'à l'avenir SNK-Playmore nous propose enfin un "vrai" nouvel épisode, aussi explosif qu'original, car pour l'instant, la série tourne en rond et c'est bien dommage, car les Metal Slug restent le fleuron du run 'n gun...






Points négatifs

  Malgré le changement de support, on n'a toujours pas d'intro et la narration est minimaliste. Quand à l'épilogue, il est lamentable ! SNK-Playmore et Noise Factory ne font aucun effort !!!
  La version console n'apporte quasiment aucun nouveau contenu à part quelques bonus dispensables
  Quelques problèmes de miscibilité décors/sprites, surtout sur PS2
  Encore un peu court (1 heure environ)


Points positifs

  Globalement le jeu est très joli, le design étant toujours aussi travaillé
  Enfin nous avons des différences entre les personnages
  Framerate très fluide et ça fait bien plaisir
  Une partie son toujours aussi efficace
  Le prix sur PS2





La séquence de fin (spoil) : cliquez pour ouvrir







Test réalisé par iiYama


article initial : février 2010
mise à jour : novembre 2026


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