|
(PUB)
|
|
|
|
|
Vous 
Il a fallu attendre 5 ans pour avoir une vraie suite à un Gears of War 3 qui terminait l'épopée de Marcus Fenix et sa bande n'avez pas idée à quel point ça me fait plaisir de retoucher à un Gears of War ! Car pour la petite histoire, j'ai eu une Xbox One bien à moi en 2016 mais je l'avoue, je n'aime absolument pas cette console ! Je l'ai donc revendue (après avoir testé les quelques jeux que je possédais) et par la suite, lorsque je réalisais un test sur cette machine, je le faisais chez un ami. En effet, la One m'a saoulé avec ses téléchargements super lents, ses installations qui n'en finissaient plus, ses mises à jour qui bloquaient les jeux... Ceci dit, ce n'est pas parce que je n'aime pas la console, qu'il n'y a pas de bons jeux dessus, et oui. Car si je n'aime pas la One, par contre j'adore Halo Master Chief Collection, Halo 5 et bien sûr les Gears of War. Heureux possesseur d'une Xbox Series X, c'est grâce à la rétrocompatibilité que je profite désormais de certains titres, que je redécouvre les perles de cette machine mal-aimée, et que je teste enfin les gros titres qui ont fait la réputation de sa ludothèque.
Avant toute chose, il faut savoir que l'installation du jeu vous prendra 50 minutes (oui, c'est abusé, surtout lorsqu'on sort d'une PS4 qui installait ses jeux à la vitesse de l'éclair), avec une version 1.0 pesant près de 44 Go (notez que le patch "day one" pesait pas moins de 11 Go et le jeu faisait alors près de 55 Go sur le disque dur). Bien sûr, le jeu m'a pris une nouvelle fois pour un imbécile, car à 10% de l'installation il m'a dit que je pouvais lancer l'application... c'est ça ouais, je me souviens encore très bien de l'entourloupe du Gears of War : Ultimate Edition, donc j'ai attendu sagement d'atteindre le 100%. Sur Series X vous n'êtes pas sans savoir que le jeu n'a pas reçu de patch dédié, la console se rabat donc sur le patch One X, histoire de profiter malgré tout d'une expérience rehaussée.
Ce patch qui profite naturellement à la Series X (pas à la Series S dont la compatibilité se base sur le modèle classique), pèse près de 75 Go ! Aïe, après les 50 minutes d'installation, il faudra donc attendre plusieurs heures de téléchargement pour profiter réellement de son jeu (et non ma bonne dame, je n'ai pas encore la Fibre et avec mon ADSL, je plafonne à 1,5 Mo/s, vous imaginez le temps que ça a pris).
La 
Désormais c'est le studio The Coalition qui est en charge de la série licence Gears of War était à l'origine une démo technique développée par Epic Game pour démontrer les performances de leur moteur Unreal Engine 3, mais devant l'engouement que cette démo a suscité, ils en ont fait un jeu à part entière. Et bien avant qu'Epic ne se roule dans l'or et les biftons avec Fortnite, c'était un développeur de talent à tel point que Gears of War fait parti des 3 grosses licences des consoles Xbox (les 2 autres étant naturellement Halo et Forza). Car mine de rien Gears of War a imposé le fameux "cover shooter" qui a tant donné de leçons, ils ont développé un univers cohérent et des graphismes de haute volée, faisant de cette licence l'un des porte-étendards de la Xbox 360. Si le 4e opus (Judgment) était clairement celui de trop, entre temps Microsoft a racheté la licence à Epic (une licence faisant "office d'image" de sa propre console, il vaut mieux l'avoir près de soi), et a sorti en 2014 la Xbox One.
Gears of War ne reviendra qu'en fin d'année 2016 (la Xbox One X n'étant sortie qu'en fin d'année 2017, vous vous doutez bien que son patch dédié n'a vu le jour qu'à ce moment-là), sous la tendre férule du studio canadien The Coalition. Originellement connu sous le nom de Zipline Studios (pour ensuite devenir Microsoft Game Studios Vancouver et encore après Black Tusk Studios), The Coalition (leur nom définitif depuis juin 2015) s'est d'abord fait la main avec Gears of War : Ultimate Edition (exactement comme 343 Industries l'a fait avec Halo Anniversary Edition), histoire de maitriser le support et de bien avoir la licence dans les doigts.
Ce n'est que suite à ce succès qu'ils se sont mis à développer le 4e opus de cette franchise dont les fans réclamaient "une vraie suite", même si j'avoue qu'on n'aurait pas craché sur les Remasters des Gears of War 2 et 3 au passage. Notons également que pour la première fois, le jeu est sorti simultanément sur Xbox One et PC (les versions PC ayant tendance à arriver plus tard), cette dernière version réclamant à la fois un matos assez costaud (le jeu étant assez gourmand) et Windows 10 (et oui, pas de version Windows 7, ce qui était bien dommage... c'est moche le forcing).
Gears 
Les achats cosmétiques pour le multi-joueurs sont hors de prix ! C'est carrément du vol !! of War 4 fait également parti du programme "Xbox Play Anywhere" qui permet d'obtenir la version PC gratuitement suite à l'achat de la version console (et inversement), ainsi que le cross-play PC/console, ce qui insinue que vous pouvez aussi bien jouer en co-op' local comme en ligne, entre consoles, entre PCs ou bien tout le monde mélangés. Il en va de même pour le multi-joueurs. Du côté du contenu, on retrouve tout ce qu'on aime dans un Gears à savoir le mode campagne qui nous intéresse tout particulièrement ici, un bon gros mode multi (nommé Bataille) et comme toujours un mode Horde (qui passe en version 3.0). Pas vraiment besoin d'expliciter, les Gears ont toujours excellés en ce qui concerne le co-op' et le multi, et vous vous doutez bien qu'ici, une fois encore, le résultat est exceptionnel... plus encore grâce au Play Anywhere.
Petite parenthèse tout de même : le jeu est très axé sur les cosmétiques et pour ça, il nous propose une customisation de tous les personnages et de toutes les armes. Si bien sûr on peut trouver juste atroce d'avoir un Lanzor avec des couleurs LGBT ou alors une texture proche d'un projo' de discothèque (après tout moi je m'en fous, tout ceci ne concerne que le multi) à côté de ça, les DLCs cosmétiques s'apparentent à des lootbox, puisqu'on les achète parfois sans savoir ce qu'il y a dedans. Déjà très limite dans le procédé, il faut en plus voir à quel prix sont vendus ces inutiles babioles : ne tournons pas autour du pot, C'EST DU VOL !
Le "largage ultime" coûte 90€ (il contient de la ferraille, qui permet ensuite de customiser son perso et ses armes), et une simple skin pour un personnage peut coûter jusqu'à 18€ !! Ils sont sérieux là ?! 18€ pour que notre avatar numérique soit fringué différemment des autres, alors que ça ne change absolument rien à l'expérience "in game" ? Il faut vraiment être un déficient mental pour lâcher autant d'argent pour du vent ! Car moi, pour 18€, je m'achète un jeu d'occasion, ou au pire un jeu démat' (comme Ori ou Dead Cells), en aucun cas j'engraisse The Coalition et Microsoft via l'achat de textures... dans quel monde vit-on ?!
Notez 
A son lancement, pour l'achat de cet épisode 4, on nous offrait les 4 premiers opus gratuitement qu'à l'instar de la Ultimate Edition, un sticker inclus dans boite nous propose un code qui permet de télécharger les 4 premiers opus gratuitement ! Là y'a beau geste, parce que mine de rien, même en super promo, y'en a au minimum pour 20€, et c'est sans réfléchir le meilleur moyen de connaitre en profondeur la saga... si ce n'est pas déjà fait (le jeu est également inclus au Game Pass). Pour ce nouvel opus, le studio a voulu partir sur de nouvelles bases, sans pour autant cracher sur le passif de la série. Car il n'y a rien de plus frustrant que d'arriver sur un nouvel épisode qui change du tout au tout, et qui perturbe complètement les bases établies (Crysis 2 m'en est témoin). Ainsi The Coalition a repris le meilleur de Gears of War, ce qui fait son essence, son aura, mais derrière on laisse de côté Marcus Fénix et sa joyeuse bande de malabars bodybuildés au cerveau de bulot bouilli.
Ceci dit la pomme n'est pas tombée loin du pommier, puisque nous jouons James Dominic (abrégé en "JD") Fénix, le fils de Marcus et d'Anya Stroud. Très sympa, le prologue nous offre 3 courts chapitres qui servent de tutoriels où nous jouons Carmine, durant lesquels le jeu revient rapidement sur le passif de la série, à savoir la récupération des plans du Rayon de l'Aube, l'Emergence des Locustes et enfin le jour où la Guerre Locuste a pris fin (je vous rassure, Carmine se fera buter peu de temps après, comme d'habitude ^_^). 25 ans après la Guerre Locuste, la Coalition des Gouvernements Unis (Coalition... d'où le nom du studio de développement au cas où vous n'auriez pas compris :) s'est relevée sous l'égide de la Première Ministre : Mina Jinn.
Dans ce but, la CGU a construit des colonies un peu partout sur Sera grâce à la robotisation, et a lancé un programme de repeuplement. Cependant, une partie de la population s'est montrée récalcitrante à l'autorité de la CGU et a préféré s'établir en dehors de son influence, formant plusieurs factions de Parias. Toutefois, manquant d'infrastructures pour être autonomes, ces Parias conduisent de petits raids sur les colonies pour s'approvisionner, jusqu'au jour où, à la Colonie n°2, le raid dégénéra en bataille rangée qui approfondira le fossé entre Parias et CGU. Cet incident conduit JD Fénix et son ami Delmont Walker (abrégé en Del) à quitter la CGU pour rejoindre les Parias.

L'offre promotionnelle permettant de récupérer les 4 anciens jeux Gears of War (en versions Xbox 360 rétrocompatibles) pour l'achat de Gears of War 4 devait être achetée (via un code inscrit sur un flyer inclus dans la boite) sur le Xbox Live au plus tard le 31 décembre 2016. Cette offre de lancement est donc expirée depuis longtemps mais je trouve que l'initiative était vraiment sympa.
|
Le 
Comme d'habitude, le scénario ne vole pas bien haut mais la mise en scène est impressionnante jeu commence 6 mois plus tard, JD et Del, accompagnés de Kait Diaz et de son oncle Oscar, lancent un raid sur la Colonie n°5 pour trouver un générateur : le Fabricator (c'est quoi ce nom à la noix ?). Toutefois, ils se font repérer par les forces de sécurités robotisées, et en tentant de ramener le générateur, ils se retrouvent face à face avec la Première Ministre via un robot de communication, qui les accuse de kidnapper son peuple et exige la libération des otages. Les Parias parviennent à s'enfuir et à rejoindre leur base de Fort Umson, toutefois, Jinn les poursuit et attaque le site. Les Parias remportent la bataille, mais alors qu'ils célèbrent leur victoire, ils sont attaqués et enlevés par un ennemi inconnu, à l'exception de JD, Del et Kait. Ces derniers vont voir le seul homme qui peut les aider : Marcus Fenix...
Bon on va être clair tout de suite, les Gears of War n'ont jamais brillé pour leur subtilité ou la profondeur de leur écriture, c'est juste un bon prétexte à exploser du monstre en crachant des centaines de balles. Par contre, là où les Gears savent se montrer séduisant, c'est sur la mise en scènes ! Et là on peut le dire, ça envoie du lourd ! On apprécie la qualité des modélisations, la justesse de la motion capture, la précision des scènes et souvent même le côté "grand spectacle" à laquelle la série nous a habitué.
On regrettera 3 petits détails : le premier ce qu'on ne peut pas mettre pause durant les cinématiques (ce qui est un peu embêtant, surtout sur un jeu de 2016), la synchro labiale (sans être catastrophique) n'est pas irréprochable, et enfin ça manque un peu d'expressions faciales. Sans ça, l'attaque des robots n'est pas sans rappeler le gentillet Binary Domain (ou Skynet, c'est selon votre culture ^.^), l'affrontement contre ces nouveaux monstres qui sortent de cocons n'est pas sans rappeler les Chimères de Resistance 2 et bien entendu, on retrouvera nos chers amis les Locustes, avec leurs jolies petites gueules d'amour.

L'édition Collector (cliquez pour agrandir).
|
Bref, 
Ce 4e opus est un Gears of War pur jus ! Tout est là, rien ne manque... sauf peut être les vraies nouveautés à quelques détails près, les cinématiques profitent de modélisations vraiment superbes et détaillées (les hommes sont toujours des buffles sous stéroïdes, heureusement il y a la jolie Kait pour contrebalancer un peu l'ensemble), la mise en scène est admirablement travaillée, faisant que chacune des cinématiques est un véritable régal pour les yeux. Il est également facile d'apprécier des textes un peu mieux écrits, moins bas-du-front. En effet, dans cet épisode les gars sont moins "premier degré", un peu plus subtils, sans doute parce que les temps ont changé, qu'une dame fait partie de l'équipe et que mine de rien, les discours bien gras et sans cervelle de la trilogie originelle ça allait 5 minutes... Dernier point de la narration, le doublage français est de bonne qualité (quoiqu'en disent certains détracteurs, jamais satisfaits de rien), sauf peut-être pour JD.
En effet, le rejeton du père Marcus (qui lui est toujours doublé par le très bon José Luccioni) n'a pas fait du très bon travail. On sent que bien souvent, il n'est pas à ce qu'il fait, le ton n'est pas assez sérieux alors que justement, la situation est dramatique. Après (comme toujours) une bonne partie de la scénarisation, du fond de l'histoire, est dévoilée via les commentaires des divers des protagonistes. Une formule qui ne change pas, et personnellement, j'apprécie ça car lorsque je joue à un Gears of War, je veux du Gears of War (sinon je joue à un autre jeu). Et bien justement, au niveau du gameplay, les habitués ne seront pas dépaysés, à commencer par l'armement.
Certes il y a de nouvelles pétoires mais au fond on retrouve très vite ses marques, et on se met de côté nos petites préférées comme la Lanzor, la Retro-Lanzor, la grosse mini-gun ou encore la sympathique mitraillette des robots de la CGU. Après on retrouve tout ce qu'on aime dans la licence comme cette jouabilité assez précise (bien qu'un peu lourde, normal vu le balourd qu'on a entre les mains), le port de grenades ainsi que 3 armes échangeables, cette mise à couvert qui a fait cas d'école, ou encore le système de rechargement rapide.
Quant 
Gears of War 4 est étonnament propre sur Xbox One classique, on sent que The Coalition maitrise bien le support à la difficulté, elle est tout à fait équilibrée : facile pour celles et ceux qui veulent une histoire, quelque chose d'hyper corsé pour ceux qui veulent se "challenger", notamment dans le mode Ironman où chaque mort est définitive. Malheureusement, à jeu qui n'évolue quasiment pas, on retrouve aussi ce qui fait défaut à la licence comme cette grenade qui n'a toujours pas de touche dédiée (alors que la touche L1 aurait très bien pu faire l'affaire - il est d'ailleurs dommage de voir que la seule bonne idée de l'épisode Judgment n'ait pas été reconduite), des portes qui se ferment derrière nous (donc impossible d'aller chercher une caisse de munitions ou une arme en rebroussant chemin) ou encore une progression en forme de couloir. En effet, contrairement aux tendances actuelles, il n'y a aucun objectif secondaire, aucune map ouverte, on avance droit devant, on se met à couvert le temps de défoncer ses ennemis, on avance jusqu'à l'arène suivante et on recommence jusqu'à plus soif.
Quelques ajustements de ce côté-là n'auraient pas fait de mal, mais soit, la formule fonctionne, et malgré ses limitations, le jeu est toujours un plaisir à parcourir, et en solo la durée de vie est plus qu'honorable. Si on ne sait pas trop d'où sortent ces violentes tempêtes, il n'empêche qu'elles apportent quelques nouveautés en termes de parcours et surtout, d'effets climatiques. De même, le Fabricator permettra de "fabriquer" des objets de défense (telles que des tourelles automatisées) en vue de défendre une place forte.
Pas nouveau, mais toujours efficace (c'est sans doute ce qui a donné l'idée de développer Gears Tatics... le succès d'Halo Wars n'y étant sans doute pas pour rien non plus). Comme on ne va pas changer une équipe qui gagne, le jeu tourne sur Unreal Engine 4, le fameux moteur d'Epic Games. Plutôt gourmand sur PC, c'est sur cette plate-forme que vous obtiendrez le meilleur rendu... normal, lorsqu'on paye sa machine "x" fois le prix d'une console, c'est la moindre des choses.

Dans cette aventure, les effets climatiques sont aussi impressionnants que dangereux ! Une sympathique nouveauté...
|
Il 
Sur Xbox One X / Series X le jeu est transcendé ! Plus beau, plus détaillé, finalement son seul défaut c'est cet énorme patch de presque 75 Go à télécharger ! n'empêche que sur Xbox One classique, Gears of War 4 affiche un très beau 1080p / 30 fps en solo (60 fps en multi). Pas mal, on sent que The Coalition maitrise bien le support, même si on n'est pas à l'abri de quelques pop-ups dû à la lenteur du disque dur et de cette fonctionnalité inhérente au Unreal Engine. Sur Xbox One X on profite d'un jeu encore plus beau et détaillé qui se permet d'atteindre le 4K, avec HDR et les options (au demeurant fournies) nous proposent même de choisir en un mode "graphismes" (suréchantillonnage des textures, plus d'effets graphiques mais limité à 30 fps) ou mode performance (un peu moins beau mais en 60 fps - le multi lui, est en 60 fps dans tous les cas). Maintenant sachez que sur Xbox Series X on profite des avantages du patch One X, le framerate est encore plus stable, mais en plus les temps de chargement sont largement raccourcis.
Le premier ne dure plus qu'une petite quinzaine de secondes, le jeu étant ensuite bien programmé en nous évitant tout chargement inutile et les pop-ups sont quasi inexistants. Merci le SSD, ça fait un bien fou ! :D Toutes ces considérations techniques mises à part, sachez que Gears of War 4 est un jeu magnifique ! Je ne reviens pas sur la qualité des modélisations, des animations ou des effets climatiques qui sont assez impressionnants, cependant j'ajouterai que la plupart du temps, il est difficile de trouver à redire sur la partie technique tant chaque parcelle est vraiment superbe. Les décors extérieurs sont souvent somptueux, on a régulièrement une ambiance de guerre, de fin du monde, sans oublier ces quelques phases totalement "oufesques" qui vont vous écarquiller les yeux !
En somme, il est vraiment difficile de ne pas être impressionné par la maitrise du studio et sa propension à nous en mettre plein les mirettes. Quelques éléments du décor sont d'ailleurs très joliment destructibles et pas seulement grâce à des intempéries d'une violence sans pareille (sans doute un hommage à tous les ouragans que les amerloques prennent régulièrement sur la tête).

Comparatif entre le rendu sur Xbox One et celui sur One X / Series X. On voit clairement que l'image est plus nette et plus détaillée sur les consoles les plus performantes (cliquez pour agrandir).
|
En 
Un bon doublage, d'excellents bruitages et des musiques tout à fait à-propos... que dire de plus, on touche le sans faute effet, la plupart des abris peuvent partir en poussière sous les tirs nourris des armes à feu ou des grenades. Un gain de réalisme qui fait plaisir à voir car il n'y a rien de plus frustrant que ces jeux où rien n'est jamais destructible. Violent et sanglant, il n'est pas rare d'arracher une tête ou de littéralement couper un ennemi en 2 ! Même si je sais que les Gears of War n'ont jamais été des jeux pour les gosses, je préfère vous prévenir une fois encore qu'il n'est pas à mettre entre toutes les mains. Enfin on termine par la partie audio du titre, à commencer par les musiques qui ont été composées par Ramin Djawadi. Ce gars-là n'est pas n'importe qui (même si on reste loin d'un Hanz Zimmer) puisqu'il est derrière les bande-sons de Game of Thrones, Pacific Rim, Westworld, Prison Break ou encore Iron Man. Autant dire que le gars envoie du lourd, et moi qui fustige quasi systématiquement les OST symphoniques, trop proches des musiques de film et finalement pas tellement appropriées aux jeux vidéo, j'admets avoir été agréablement surpris.
En effet, la bande-son est très à propos, avec pas mal de rythmes tribaux, des sonorités qui sonnent juste, des thèmes qui savent parfaitement s'adapter aux moments calmes comme à ces scènes survoltées où on retient son souffle et où on a du mal à croire ce que nous vivons à l'écran. Du grand spectacle parfaitement soutenue par une musique souvent épique et en adéquation. Du beau boulot. De leur côté les bruitages font plaisir à étendre. Encore une fois, je râle souvent que dans les jeux ils ne sont pas assez efficaces, pas assez dynamiques... et bien ce n'est pas le cas ici !
Même la Lanzor fait désormais un très joli bruit de cracheuse de plomb, le fusil à pompe envoie du pâté, les explosions sont brutales et trancher ses ennemis en fines lamelles de jambon est toujours un plaisir. Bref, The Coalition marque un quasi sans faute de côté-là et croyez-moi, jouer au casque vous permettra de profiter d'un son puissant sans que les voisins appellent les flics parce que c'est la guerre dans votre salon...
Le
Note
retour du "cover shooter" par excellence nous offre exactement le jeu que les fans attendaient... peut-être même un peu trop ! En effet, Gears of War 4 reprend à la lettre la formule de la première trilogie avec sa narration peu profonde, son aventure couloir, ses scènes d'action finalement peu variées, son gameplay qui n'a pas changé d'un iota, pas même pour ce lancé de grenades qui n'attend qu'une chose : avoir une touche dédiée ! Ceci dit, lorsqu'on achète un Gears of War, c'est pour avoir du Gears of War, pas vrai ? Sans doute que The Coalition, nouveau studio dédié à la licence, est parti de ce principe-là et pour le coup, ils ont assurés !
Déjà on nous propose un mode campagne qui ne se fout pas de nous et qui étale son histoire superbement mis en scène pendant de longues heures. Viennent ensuite s'ajouter les modes multi et le fameux mode Horde 3.0, afin de parfaire le tableau. Et puis il est difficile de vraiment remettre en question le gameplay des Gears tant celui-ci est agréable, bourrin, précis et particulièrement fun. Ajoutons à ça qu'hormis une version Xbox One déjà impressionnante de base, jouer sur un PC musclé, sur Xbox One X ou Series X c'est l'assurance d'avoir une expérience transcendée.
Le jeu est graphiquement magnifique, les scènes d'anthologie s'enchainent, on reste parfois ébahi de ce que nous vivons à l'écran, le tout porté par une réalisation de premier ordre, d'excellents bruitages et une bande-son tout à fait appropriée. Alors certes, on n'est pas encore au niveau de cet épisode magique que fut Gears of War 2, mais en attendant, ce 4e opus est bien meilleur qu'un Judgment totalement dispensable. Le doublage n'est pas parfait, ça manque d'innovations, on est un peu trop cloisonnés (il n'y a jamais rien à fouiller et aucune mission secondaire)... mais au fond, quel pied ce Gears ! Dans ce 4e épisode canonique la "recette" est appliquée à la lettre sur une réalisation qui fait honneur à ses supports et qui fait forcément plaisir à ses joueurs.
Bref, Gears of War 4 a peut-être troqué Marcus pour son fils, Epic Games pour The Coalition, mais au fond il est resté fidèle à lui-même, et ça c'est génial ! Désormais, vu que la série est à nouveau sur de bons rails, on espère que les innovations vont arriver avec le prochain opus, en attendant il n'y a aucune raison de bouder son plaisir, surtout pour les fans de la licence qui vont retrouver ici toutes les saveurs qui ont en grande partie fait le succès de cette bonne vieille Xbox 360...
