God of War II Divine Retribution (PS2) -- Review sur SoloGamerTest

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Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


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Sorties du jeu : mars 2007 aux Etats-Unis - avril 2007 en Europe - octobre 2007 au Japon

Développeur : SCE Santa Monica Studio
Editeur : Sony Computer Entertainment
Genre : beat-them-all / aventure

Version testée : française (Euro PAL 50hz)
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Support : 1 DVD en Europe et au Japon - 2 DVDs aux Etats-Unis
Moteur graphique : Kinetica Game Engine
Difficulté :
Multi-joueurs : non

Abréviation : GOW 2
Temps de jeu : 12 à 14 heures en moyenne
Titres alternatifs : God of War II : Divine Retribution (US) - God of War II : Shūen no Jokyoku (JAP)
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 4,3 Millions d'exemplaires









La musique de la semaine :
♫ ON THE ROAD AGAIN




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God of War II

(Divine Retribution)




Nous
Le premier God of War fut une claque monumentale et cette suite directe arrivera 2 ans plus tard
sommes au début de l'année 2007 et la PlayStation 2 s'en va avec les honneurs. En effet, God of War II est son baroud d'honneur, son champ du cygne et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle va tirer sa révérence avec classe, puisque God of War II est l'un de ses tout meilleurs jeux. Pourquoi ? Et bien commençons par évoquer le fait que la PlayStation 3 est sortie en novembre 2006 aux Etats-Unis et au Japon, et en mars 2007 pour l'Europe.
Bien entendu la vétérante PlayStation 2 à l'exponentielle carrière, va continuer de recevoir encore quelques titres mais les plus grosses cartouches sont déjà passées. Ensuite la console recevra soit des portages opportunistes de moindre valeur (comme Tomb Raider Underworld), soit des compilations (notamment venant de chez SNK qui va s'en est donner à cœur joie) ou alors des jeux qui visiblement, arrivent très en retard (comme Thunder Force VI ou Silent Hill : Shattered Memories). En gros la console va encore "vivoter" pendant quelques temps, jusqu'à s'éteindre lentement avant d'être considérée console une "machine rétro", preuve que le temps a passé mais qu'on ne l'oublie pas pour autant. Voilà pourquoi beaucoup considèrent Final Fantasy XII et God of War II comme ses derniers "gros jeux". Maintenant si vous vous demandez pourquoi l'édition américaine propose 2 DVDs, alors que nous n'en avons qu'un seul, voici la réponse.
La version nord-américaine était proposée en coffret contenant 2 disques car, en plus du jeu, le second DVD proposait un documentaire sur le développement au sein de Santa Monica Studio. Devant ce gênant favoritisme, la version européenne fut rééditée plus tard dans une "Edition Spéciale" contenant le fameux DVD bonus, ainsi qu'un packaging orienté collector. Quoiqu'il en soit, on retrouve Kratos, le fantôme de Sparte qui a tué de ses mains Arès, le Dieu de la guerre (the god of war). Et le scénario va nous emmener encore plus loin dans les contes de l'Olympe, tout en nous proposant un jeu plus abordable, en évitant au maximum les scènes bien chiantes et en nous offrant une réalisation encore plus époustouflante ! Récit d'un jeu culte et qui nous en met plein les yeux toutes les 5 minutes...



Scénario (attention spoil) : cliquez pour ouvrir


Comme
Le scénario prend des allures insoupçonnées, rendant le jeu que plus passionnant
pour le premier opus, le jeu alterne des cut-scenes en 3D et des vidéos en images de synthèses, tout en nous évitant le faux filtre qui nous faisait croire qu'on avait tout le temps des scènes en haute résolution. Après tout, les cut-scenes en 3D sont déjà pas si mal mais il faudra faire attention aux âmes sensibles car la violence y est crue ! Ça saigne par tonneaux entiers, ça s'étripe, ça s'éventre à tour de bras, le jeu étant une nouvelle fois déconseillé au moins de 18 ans.
On peut donc le dire, la mise en scène est excellente, les vidéos en CGi sont très impressionnantes (le travail sur les détails et les modélisations a de quoi scotcher) et le scénario nous propose une trame sur fond d'apocalypse. Plus riche, mieux exploité, totalement époustouflant par moment, cet épisode 2 ouvre directement la voie à un futur épisode 3, qu'il me tarde déjà d'avoir entre les mains pour connaître le dénouement final. Après je l'avoue, le procédé ne m'enchante pas spécialement. A l'image de Star Wars IV, le premier God of War pouvait être considéré comme un "one shot" mais Star Wars V impliquait directement un Star Wars VI pour connaitre la fin de l'histoire. En somme, cet épisode n'est plus indépendant et reliés par un fil conducteur, le scénario implique directement sa suite, offrant ainsi une conclusion en forme de cliffhanger et une fin d'épisode intermédiaire sans son "happy end".
Et oui, si vous pensiez voir ici la fin des aventures de Kratos (tout du moins la fin de cet arc narratif), c'est loupé ! Il faudra obligatoirement jouer à l'épisode suivant. Une manière de faire et de nous imposer une suite, que je n'apprécie pas spécialement. Il fallait s'y attendre, le gameplay du jeu n'évolue que très peu et personne ne s'en plaindra. Après tout quand on signe pour du God of War, on veut du God of War et rien d'autre. La bonne nouvelle dans tout ça, c'est que les développeurs ont réellement tenus compte des critiques érigées envers le premier opus. Ainsi, cette suite nous évite ses phases bien gonflantes où on devait recommencer encore et encore un passage afin de passer un puzzle, notamment ces phases bien relous où Kratos jouait les funambules.



     


La version de base aux Etats-Unis (en haut à gauche) et l'Edition Speciale en Europe (en haut à droite et en bas), proposent un second DVD contenant un making-off.

Bien
Les QTEs sont plus permissives et le jeu nous évite les passages chiants
sûr il reste toujours quelques séquences où le chrono joue contre nous et où les QTEs sont un peu chaudes à réaliser (comme le combat final où le timing est un peu serré) mais j'ai rarement refait plus de 5 fois le même piège, ce qui prouve bien qu'on nous évite au maximum les prises de tête. Si j'ai toujours pesté contre ces mécanismes qui nous barrent la route, les trouvant inapproprié dans un tel jeu, ici elles varient l'aventure et finalement ce n'est pas un mal.
Bien sûr on retrouve quelques incohérences comme des murs invisibles, le fait que Kratos puisse rester des heures sous l'eau sans respirer (alors que théoriquement, il n'a plus le trident de Poséidon) ou encore qu'on se fait balayer par le souffle de Typhon, alors que les ennemis volants y resistent avec une étonnante facilité (!). Mais ce sera là les seules railleries que j'ai trouvé à redire envers ce jeu. Autant dire que c'est maigre, d'autant qu'il s'enrichit, la jouabilité étant plus souple et précise que jamais (à part quelques double-sauts qu'on n'arrive pas à faire mais c'est rare). Lors des combats, on pourra littéralement changer son axe de frappe en cours de combo, effectuer toute une panoplie de coups histoire de varier les plaisirs (la liste des skills est disponible dans le menu pause) et retrouver de nouvelles armes. Si les Lames du Chaos (renommées en Lames d'Athéna) restent les mêmes, on pourra avoir comme armes secondaires le marteau géant du Barbare, la Lance du Destin et la Lame de l'Olympe.
Avec ça, on disposera aussi de nouveaux pouvoirs (l'arc de Typhon, le séisme d'Atlas, les arcs électriques de Cronos), le regard de Méduse (qui change les ennemis en pierre) étant de retour, sous le nom de Tête d'Euryale. C'est d'ailleurs bien pratique pour se défaire d'ennemis très puissants en quelques secondes. A noter aussi que plus on tue violemment son adversaire et plus on récolte de bonus. C'est sadique mais c'est efficace. Autre nouveauté, on dispose désormais de la Toison d'Or, qui a le pouvoir de renvoyer un projectile à son envoyeur (le timing doit être hyper précis) ou de contrer une attaque ennemie.


God
Si le gameplay ne change pas fondamentalement, il apporte son lot nouveautés
of War II s'enrichit aussi de quelques nouveautés comme les ailes d'Icare qui nous permettent de voler un court instant, le pouvoir de ralentir le temps lorsqu'une statue de Lachésis est à proximité, le grappin qui nous permet de franchir certains précipices façon Tomb Raider Legend et l'aventure a lâché ses pénibles passages d'adresse en équilibre au dessus du vide, pour quelques ballades où les déplacements s'effectuent les lames plantées dans un mur ou dans le plafond. Il sera d'ailleurs possible de frapper pendant ses moments-là et les actions les plus complexes s'effectuent tout naturellement.
Et comme les développeurs ont tout fait pour nous éviter la lassitude de passages bien lourds, le jeu s'en trouve plus facile, ce qui n'est pas un mal. Malgré tout il garde une très bonne durée de vie (il est même plus long que le premier opus) et le finir plusieurs fois c'est s'ouvrir la porte à plusieurs bonus très intéressants (costumes, modes de jeu), dont un qui nous propose de revoir toutes les cinématiques à la suite, comme si on visionnait un film. Enfin on retrouve tout ce qui fait le gameplay d'un God of War à savoir les plumes du phénix (augmente la jauge de pouvoir), les yeux de gorgones (augmente la jauge de vie), les orbes (rouges, bleues, vertes) ainsi que les incontournables QTEs.
Des séquences qui sont cette fois plus complexes mais dont le timing est plus permissif. Sans dire que c'est devenu "simple" à réaliser, disons juste que les développeurs nous laissent cette fois le temps d'exécuter l'enchainement demandé. On retrouve aussi l'upgrade de ses armes et de ses pouvoirs grâce aux orbes rouges, ainsi que le fameux "super pouvoir", la Colère des Titans qui remplace le Courroux de l'Olympe et qui rend (pour un court instant) Kratos presque invincible avec une puissance démesurée (sa jauge spéciale peut être rechargée avec des orbes dorés, plutôt rares).


Dernière
La claque visuelle est encore plus forte qu'avant. C'est époustouflant par moment !
chose, on pourra tout de même regretter de ne toujours pas avoir de caméra libre. En effet le stick droit sert pour les esquives mais on aurait pu la retrouver en maintenant R1 (qui ne sert pas) par exemple. La caméra est donc imposée même si dans la plupart des cas, elle est bien placée (disons que pour certaines perspectives, il aurait été sympa de pouvoir tourner autour du personnage).
God of War II se pose comme l'un des plus impressionnants jeux de la console. Aussi titanesques que les colosses de Shadow of the Colossus, les Titans de cet opus accusent une taille gargantuesque ! On peut citer le Colosse de Rhodes, Atlas, certains boss ou même Zeus, qui sont monumentaux ! Tout ce gigantisme est franchement impressionnant, au point qu'on se demande si on est toujours sur "une simple PS2". Autant dire que les développeurs maîtrisent parfaitement le support même si forcément, toute cette surenchère nous coûte quelques bugs comme des saccades, un fort aliasing et des cisaillements de l'image. Et il n'y a pas que ces géants qui m'ont scotché au jeu, il faut voir avec qu'elle créativité le studio de Santa Monica nous offre de nouveaux décors vraiment superbes et bien plus variés qu'auparavant.
Les textures sont parfaitement détaillées, l'animation est fluide et le jeu se permet d'agrémenter son image de quelques effets particulièrement réussis : effets de particules (neige, poussière qui flotte dans un rayon de soleil, effet de brume, vapeur), distorsion, reflets et effet miroir, gerbes d'étincelles à chaque coup porté... c'est bluffant pour une PlayStation 2 souvent mal jugée et considérée comme bien inférieure (en termes de puissance brute) à ses concurrentes. Car il faut le dire, les nouvelles attaques sont splendides de violence et de style, même si Kratos reste le balourd plein de muscles et sans cervelle qu'il a toujours été.


A
Si les graphismes savent tirer 120% des performances de la console, difficile d'en dire autant du son avec trop peu de doubleurs et un mixage catastrophique
ce sujet, il est aussi très appréciable d'avoir des modélisations d'excellente qualité pour une console de cette Génération, offrant aux cinématiques gérées en temps réel, un très bon rendu, avec notamment de véritables expressions faciales. Enfin le jeu ne charge quasiment jamais ses données puisqu'il fait tout son travail en streaming (soit un chargement du disque en continu). Y'a pas à dire, c'est du grand Art ! Pour son baroud d'honneur, la PS2 est tout simplement éblouissante !
Enfin côté son, que ce soit dans les cut-scenes comme dans les vidéos en images de synthèses, on pourra déplorer une totale désynchro labiale. Si le doublage est correct, le nombre de doubleurs est trop faible et on retrouvera une même voix pour plusieurs protagonistes. C'est d'autant plus vrai qu'Athena et Gaia partage la même, alors qu'elles nous parlent alternativement tout au long du jeu. En clair on a de quoi s'emmêler les pinceaux et ne plus reconnaitre qui nous parle de façon subliminale. C'est dommage mais pas autant que son désastreux mixage du son. Il n'est pas rare de ne rien comprendre aux cut-scenes parce que les voix sont trop faibles par rapport au reste.
Si baisser le volume de la musique améliore un peu la donne, parfois ça ne suffit pas, comme lors de la scène finale opposant Kratos à Zeus où on ne comprend strictement rien à ce qui se dit. Voir un jeu si bien réalisé et si beau, échouer sur un truc aussi banal, c'est un peu rageant. Enfin, musicalement on retrouve le même style orchestral, bien dans l'ambiance des épopées Grecques et autres Peplum, le tout agrémenté de superbes bruitages, qui eux sont parfaits.



Conclusion

Note



En 2007, avec God of War II, il était difficile de passer à côté de ce grand monument du beat-them-all tant Santa Monica Studio nous a offert un jeu à la hauteur des espérances. En premier lieu parce que les développeurs ont eu l'intelligence de prendre des notes et de nous éviter au maximum les scènes gonflantes. Rien que pour ça c'est déjà un gros plus, le premier God of War m'ayant bien pris la tête sur certains passages. Si le son n'est pas parfait, on ne pourra rien redire sur un rendu graphique somptueux, à tel point qu'on sera surpris de se rappeler qu'on est encore sur PlayStation 2. Les décors, comme les situations, sont très variés (comme l'escalade du corps d'Atlas ou le vol à dos de Pégase), ce qui fait qu'on dévore le jeu presque d'une seule traite. La mise en scène aussi a gagné en qualité avec notamment de bonnes cut-scenes d'un côté et d'excellentes vidéos de l'autre (celle d'ouverture et celle de fin sont impressionnantes).

Enfin on restera littéralement scotché sur un jeu qui enchaîne les scènes épiques les unes après les autres, comme un film Hollywoodien à très gros budget. Faut dire que certains affrontements forceront le respect (le tout premier, contre le colosse de Rhodes met déjà bien les points sur les i, une sacré entrée en matière) et tout le jeu ira crescendo, le point culminant de tout ce gigantisme étant atteint par Atlas qui accuse une taille monstrueuse ! God of War II est donc plus qu'une simple suite, c'est la consécration d'une licence juteuse pour Sony et surtout d'une très grande saga pour les joueurs.
Réalisation, scénario, jouabilité, gameplay, tout y est d'un meilleur niveau, alors que déjà le premier opus était un monument du genre. Autant le dire, on tient là l'un des meilleurs jeux de la PS2, notamment parce qu'en jouant Kratos on a ce sentiment inégalé de puissance. Et en voyant comment tourne le scénario, je peux dores et déjà vous dire qu'il me tarde de voir à quoi va ressembler God of War III sur PS3. Mais en attendant, cet épisode 2 est au moins aussi culte que son prédécesseur (je vais même avouer le préférer, et de loin), poussant la console à 120% de ses capacités afin de nous offrir un jeu absolument démesuré !






Points négatifs

  Un mixage des voix toujours aussi désastreux, notamment lors des cinématiques où parfois, on ne comprend strictement rien aux dialogues
  Encore quelques pics de difficulté (mais rien de comparable avec le premier jeu)
  Trop de personnages partagent la même voix (comme Gaia et Athena)
  Une fin d'aventure qui appelle directement à une suite


Points positifs

  Une réalisation dantesque qui pousse la PS2 dans ses derniers retranchements ! C'est d'autant plus impressionnant face à des colosses monumentaux !
  Avec God of War II, c'est scène d'anthologie sur scène d'anthologie ! On en prend plein les yeux en permanence !
  Une durée de vie encore plus ample (environ 12 heures) qu'on prendra plaisir à recommencer
  Gameplay amélioré avec en plus, quelques jolies nouveautés
  Une aventure nettement plus variée qu'autrefois



Test réalisé par iiYama


article initial : janvier 2009
mise à jour : février 2027


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