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Dans 
Ce premier God of War n'est que le 2e jeu de Santa Monica Studio et ils ont mis plus de 3 ans pour le faire l'univers ludique, il y a toujours eu des jeux à part. Mêlant habilement Devil May Cry et Tomb Raider, God of War pose un style nerveux où le ballet des lames qui s'entrechoquent est comme une mélodie. Avec une réalisation de très haut niveau et un bon scénario, on ne pourra que regretter certains passages où Kratos (le héros) se prend pour Lara Croft. Certes pénibles, le jeu n'en est pas dénaturé pour autant, proposant ainsi un bon beat-them-all délayé à la sauce aventure. Récit d'un conte grec selon Santa Monica Studio...
L'histoire nous raconte que lors d'une bataille, Kratos, jeune chef d'une armée, se fait terrasser par des ennemis en surnombre. Voyant sa dernière heure arriver, il implore Arès, Dieu de la guerre et frère d'Athéna, de l'aider. En lui vendant son âme, Kratos devint surpuissant et acquit les lames du chaos, forgées dans les flammes de l'Enfer. Son armée survécut et elle terrassa l'ennemi mais Kratos et les siens devinrent les serviteurs d'Arès. Peu à peu, sous son influence malsaine, Kratos mena son armée à travers le monde en semant la mort sur son passage. Mais un matin, Arès envoya Kratos détruire le village de trop. Devenu une machine à tuer sans cervelle, hommes, femmes et enfants moururent, mais le dernier coup qu'assena Kratos lui fit ouvrir les yeux sur ce qu'il était devenu. Venant de tuer sa propre femme et sa fille, Krato erra durant 10 ans dans les limbes de ses pires cauchemars, voyant sans cesse le sang de ses bien-aimées couler par sa faute. Et un jour la révélation se fit : il jura de se venger d'Arès...
Le scénario est plutôt bien construit et le récit est compréhensible par le biais de vidéos en images de synthèses particulièrement belles et de cut-scenes 3D d'une qualité bien moindre (les vidéos sont réalisées hors ligne avec le moteur du jeu). Les cut-scenes, peu travaillées par rapport aux vidéos (faut dire que le moteur graphique doit sans doute être moins malléable), feront le lien entre 2 phases d'un même level.
Quant 
Le scénario et l'ambiance reprennent la mythologie grecque, en se l'arrangeant à leur sauce.. aux vidéos, d'une construction et d'une qualité rare, elles poseront les traits du scénario lui même. D'ailleurs, elles sont violentes comme j'ai rarement vu. Le sang coule à flot, y'a du ketchup partout, de la bidoche, une violence gratuite et exacerbée au service de la trame. Presque choquantes, elles sont déconseillées aux plus jeunes (de toute façon, le jeu est estampillé 18+ car il y a même du sexe). Après c'est sûr, la scénariste Marianne Krawczyk a pris pas mal de libertés.
Se basant sur la mythologie grecque, elle s'est arrangée la sauce pour coller au mieux à l'histoire mais nous a ficelé ça de façon peu cohérente pour l'amateur de cette période (il suffit d'en connaitre un minimum pour déceler les principales failles). Reste que le charme opère et sans son aspect mythologique, avec tout le bestiaire et les identités fortes qui s'y rattachent, le jeu n'aurait pas le même charme. Il faut reconnaître qu'au tout début du jeu, on n'est pas emballé. Des graphismes beaux sans plus, une aventure comme on en a vu des tas, un gameplay type beat-them-all pompé sur les grands hits du genre... bref on sent bien qu'il a des chances qu'on s'ennuie. Seulement au bout d'à peine 5 minutes et 30 cadavres derrière, commence le combat contre le premier boss : l'hydre géante. Mettant les 2 pieds dans ce qui fait tout l'art de ce jeu (Kratos est un personnage charismatique aux impressionnantes techniques de combats), cette première véritable baston vous fera comprendre que God of War n'est pas une pâle copie des pontes du genre.
Car il est vrai qu'il plagie pas mal les grand maîtres en réinjectant les bonnes idées d'Onimusha, Devil May Cry et même de Tomb Raider. La base est simple, vous contrôlez Kratos pour environ 9 à 10 heures que compte l'aventure, dans un jeu principalement axé sur l'action. Kratos possède comme armes de base les Lames du Chaos (des lames tenues par des chaînes) et au fur et à mesure de l'aventure, notre anti-héros gagnera divers pouvoirs, de nouveaux combos et même l'épée d'Artemis.
Car 
QTEs et Pouvoirs des Dieux agrémentent un gameplay rôdécomme tout bon beat-them-all qui se respecte, Kratos fait des enchaînements de coups et possède diverses projections. Tout au long du jeu, il vous sera possible voire obligatoire, de récupérer des orbes. A la façon d'Onimsuha et sa récolte d'âmes, Kratos récupère les orbes rouges en guise d'argent, les vertes pour la santé et les bleues pour la magie. On peut faire évoluer ses armes et ses magies grâce à l'argent (la monnaie de sang). Un concept assez appréciable qui nous force agréablement à fouiller les niveaux. A pleine puissance, les magies et les coups sont des plus spectaculaires.
On récolte aussi des yeux de Gorgones (au bout de 6 la barre de vie augmente) et des plumes du Phénix (au bout de 6 la barre de magie augmente). Kratos évoluera également par le biais de nouveaux mouvements comme lorsqu'il pourra enfin visiter les fonds marins. J'en parle depuis tout à l'heure alors abordons le sujet des "pouvoirs". Au nombre de 4, Kratos recevra de la part des Dieux de l'Olympe, des pouvoirs spéciaux (qui consomment la barre de magie, ça va de soi) qui nous aideront dans notre quête. Le premier est la Foudre de Poséidon qui créé un champ de d'éclairs autour de Kratos et le protège tout en touchant les ennemis. Le seul truc qui me travaille c'est que Poséidon est le Dieu des océans et que la foudre est l'apanage de Zeus... J'ai bien l'impression que chez Santa Monica Studio on devrait réviser ses cours de mythologie grecque. ^_^ On trouve ensuite le regard de la Méduse, qui pétrifie les ennemis et deviennent alors en pierre. Il ne reste plus qu'à détruire le caillou pour les anéantir.
Il y a également les éclairs de Zeus qui permettent de toucher les ennemis à distance en lançant des éclairs et enfin on trouve les fantômes d'Hadès qui jettent des âmes damnées sur les ennemis (elles s'occuperont de les tuer à votre place). Kratos a aussi un ultime pouvoir : la Colère des Dieux. Avec celui-ci (en faisant L3 + R3), il se transforme en un Spartiate électrique (comme dans Onimusha lorsque le héros se transforme en Oni, une sorte de démon). Sous cette forme il devient insensible aux projectiles et sa puissance est décuplée. Bien sûr, ça consomme de l'énergie.
Mais 
Il est vraiment dommage que certains soient si difficiles car l'aventure est aussi épique qu'envoutante loin d'être un vulgaire beat-them-all à la façon d'un Final Fight Streetwise, Kratos devra aussi résoudre de petites énigmes (généralement faciles) et traverser des phases de plate-formes assez chiantes. Car le bô-goss' à la grosse plaquette de chocolat est plus balourd que fine lame. Sur les traces du Prince de Perse ou de Lara Croft, le jeu est parsemé de zones de plate-formes où il faudra être très patient car la mort subite ne rôde pas loin (en cas de chute par exemple). A la longue c'est vraiment pénible de refaire encore et encore le même passage (personnellement je déteste ça !).
Mais l'aventure accroche tellement qu'il sera difficile de lâcher le pad malgré une certaine lassitude (la zone avec la caisse à déplacer sur un sol de piques, est sans doute la pire ! bonjour la crise nerfs !). D'ailleurs, plus on avance et plus les pièges sont impressionnants et lourds à passer, d'autant que la zone de contact est très mal définie (on se fait toucher alors qu'on n'est même pas dessus). Derniers détails, certains boss seront à vaincre par le biais d'un QTE (Quick Time Event). Nouvelle forme de gameplay, le QTE impose qu'on appuie sur le bon bouton (ou de faire la bonne manipulation) au bon moment. Sympa 5 minutes mais parfois c'est lourd dingue. Je voudrais aussi remettre une petite couche sur le fait que Kratos sait se déplacer à bout de bras (cordes, falaises) mais seulement lorsque ça l'arrange.
Ainsi lors de passages où on doit jouer les funambules (passages chiants, dois-je le rappeler), il ne sait plus le faire alors que ça nous arrangerait bien. Pourtant on pardonne tout au jeu tant son aventure est prenante et sa réalisation, impressionnante. God of War est l'un de ces jeux qui va de surprise en surprise. Plutôt moyen en début d'aventure, il devient vraiment magnifique dès la moitié passée. L'apothéose graphique trouvera son point culminant dans les 3 derniers niveaux, notamment l'Enfer où le reflet des flammes est divinement rendu. Hormis quelques ralentissements, le moteur 3D Kinetica (rien à voir avec Kinect) tient parfaitement la route et les attaques de Kratos sont d'une macabre majestuosité.

Le Kinetica Game Engine est né avec le jeu Kinetica, sorti sur PS2 en 2001. Le jeu et son moteur graphique ont été développé par Santa Monica Studio. Quoiqu'on pense de ce titre qui semble un peu trop s'inspirer de wipEout (le génie en moins), il fut plutôt bien accueilli par la presse. Ceci dit, c'est surtout son moteur graphique qui aura marqué les esprits, avec son rendu très propre et fluide. La PS2 étant difficile à maitriser, ce moteur a facilité la tâche à beaucoup de studios, qui s'en sont servis justement pour nourrir la console de Sony : les 4 épisodes de Jak & Daxter, Getaway, wipEout Fusion, la série des Sly et des Twisted Metal... Bien entendu le moteur a peu à peu évolué, God of War étant sorti pas moins de 4 ans après Kinetica. L'un des derniers jeux à l'utiliser sera notamment God of War II, sorti en 2007.
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Les 
Le jeu est somptueux, une vraie claque graphique ! boss sont de plus en plus grands et Kratos affrontera tout le parterre des méchants de la mythologie : méduse, cerbère, minotaure, centaure... Si certaines cut-scenes frisent parfois le ridicule (pourquoi n'avons-nous pas des vidéos tout du long ?) et il quand difficile de techniquement trouver à y redire. De plus en plus beau au fur et à mesure qu'on avance dans l'aventure, lorsqu'on voit le titan Cronos, l'Enfer, le temple de Poséidon ou encore le labyrinthe de Pandore, on ne peut que rester admiratif devant tant d'originalité et de beauté.
Le gigantisme de certains sprites, les reflets de l'eau dans les passages immergés, la qualité des textures, des défis de plus en plus impressionnants ou encore la gestion en temps réel des ombres et lumières, tout ça contribue à faire de God of War un jeu largement au dessus des autres. La PS2 m'a vraiment surpris, tant le rendu est époustouflant. Côté son, les bruitages sont de qualité, et j'aime bien les jeux fait par Sony car à l'image de notre cher Ubisoft nationnal, les jeux sont entièrement doublés dans notre langue. Trop de studios font encore l'impasse sur un doublage localisé, au détriment de l'immersion dans leurs jeux respectifs. Ainsi dans notre VF, Kratos est doublé par Eric Peter et ce dernier retranscrit bien la rage qui se dégage de cet anti-héros quasi-divin. Dans God of War la qualité du doublage, sans être parfaite, est d'un bon niveau. Certes il reste encore une phrase ou 2 assez ridicules et surjouées, mais globalement les voix sont bien doublées.
On trouvera par contre que les volumes sont très mal dosés. Lors des vidéos, on n'entend rien, nous forçant à pousser le son de la télé. Et lorsqu'on revient au jeu, c'est alors un vacarme de tous les diables ! C'est un manque de finition qui fait un peu tâche. Enfin, la musique est digne des plus grands péplums. A la croisé de Gladiator et de 300, elle vous fera définitivement entrer dans la croisade d'un mortel contre un Dieu. Bon, je reconnais qu'elle devient vite gonflante quand ça fait 20 fois qu'on se la retape parce que ça fait 20 fois qu'on meurt au même endroit, mais loin d'accuser la bande-son, les musiques sont tout bonnement excellentes et parfaitement en phase avec le thème de la Grèce antique.

Laurence Crouzet et Eric Peter, les voix françaises d'Athena et Kratos.
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Adulé
Note
par beaucoup de joueurs (de goût ^.^), God of War montre à quel point la PS2 est une machine qui peut se montrer performante... lorsqu'on la maitrise. Sony et son studio de Santa Monica, nous prouvent une fois encore qu'une console parfois mal considérée, est le support idéal pour les grands jeux (promis je ne vous ferai pas la liaison avec la Mega Drive). Piochant ça et là les bons concepts des hits passés, God of War s'impose désormais comme le nouveau maitre-étalon du genre. Prônant une place justifiée de puissant hit, il pose un excellent scénario où Kratos joue l'homme de main des Dieux, tout en étant torturé par ses démons intérieurs. Ajoutez à ça une mise en scène léchée (pas par des cut-scenes peu travaillées mais par des vidéos splendides) et une réalisation hors norme pour une console vieille de 5 ans, et vous comprendrez que God of War est plus qu'un simple beat-them-all sauce aventure.
Démontrant le génie et le savoir-faire de Santa Monica Studio (ce qui ne transparaissait pas vraiment à la sortie de Kinecta, dont ils reprendront malgré tout le performant moteur), God of War a su relancer mon enthousiasme (quelque peu terni ces derniers temps) pour la console. La PS2 cessera t'elle de me surprendre ? En tout cas c'est un jeu qu'il est difficile de lâcher notamment grâce à son aventure prenante, son gameplay bien badass (les combats sont d'une violence assez jouissive), son ambiance unique (même si la Mythologie Grecque n'est pas vraiment respectée) ou encore ses graphismes époustouflants. Ne restent que des passages de plate-formes bien pénibles (voire super chiants par moments) mais il faut prendre cette aventure à un degré supérieur, penser à ce qu'elle procure en terme de sensations et vous en conclurez vite qu'il fait parti des meilleurs titres de la console...
