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Les 4 nouveaux fighters apportent un peu de fraicheur à la licence le sait, Capcom s'est fait un max de fric avec sa licence Street Fighter et après 3 épisodes qui tournaient autour du même pot, le développeur se décide enfin à renouveler un peu la formule. Et c'est aussi vrai que Capcom aime bien dépasser les limites techniques d'une console en réalisant ce qui semblait être irréalisable comme convertir Street Fighter II' sur Mega Drive et PC-Engine. C'est ainsi que pour la 3e fois, Capcom édite la plus grosse cartouche jamais sortie sur la console de Nintendo, avec un record de 32 Mb (8 fois Super Mario World, c'est pas rien !).
Sorti à peine 11 mois ans après Street Fighter II Turbo, le jeu se pare pour la première fois (sur la console de Big N) d'une intro. Superbe et bien menée, notre Ryu international nous balance un hadoken en pleine poire ! La première fois, ça surprend et Capcom ne pouvait pas faire l'impasse sur cette attraction venue de l'Arcade. La 2e grosse nouveauté de cette édition (non Capcom n'a pas nommé son jeu "Super" Street Fighter II pour faire plaisir à Nintendo), c'est l'ajout des 4 nouveaux combattants (T. Hawk, Fei long, Cammy et Dee Jay) portant le total de fighters à 16 (en solo si le jeu compte 16 personnages, on n'en affronte que 12, comme d'habitude). Si T.Hawk et DeeJay sont des personnages sans grand intérêt (balourds et aux techniques sans plus), on ne peut pas en dire autant de Cammy (la 2e fille du jeu) et surtout de Fei Long (que j'adore), qui n'est autre que la copie conforme de Bruce Lee (le grand maître... respect).
Et qui dit 4 nouveaux personnages, dit 4 nouveaux décors, 4 nouvelles musiques et 4 nouveaux gameplays. En plus, désormais on a de véritables différences entre Ken et Ryu (les boules de feu, les Hurrican Kick et les Dragon Punch ne sont plus les mêmes), Chun-Li aura un "vrai" kikoken bien à elle (instaurée dans SFII Turbo, sa boule de feu n'était qu'un habile mixage d'un mouvement existant) et pas mal de mises à jour ont été faites car tous les personnages ont de nouveaux coups. On peut citer Ken et Ryu qui peuvent faire un Hurrican Kick en l'air, Ken fait des Dragon Punch enflammés, Ryu balance des Hadoken d'une nouvelle forme (parfois ils sont rouges), Honda ou Blanka qui peuvent se projeter verticalement ou encore Guile possède une chope en l'air (on sent que les versions pirates ont données des idées).

La séquence d'intro et l'écran titre.
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Avis 
Une fois de plus, la conversion est de grande qualité car la réalisation graphique est excellente ! toutefois aux amateurs de mode Turbo (il y'en a ?) puisque dans cette ultime version de Street Fighter II sur console 16-bits, l'Hyper Fighting a totalement disparu. En plus, dès le niveau "facile" les adversaires sont moins passifs, ainsi même si le jeu reste abordable (au niveau 0 ça semble logique) on a un peu moins l'impression qu'ils se laissent faire. A noter aussi qu'on a une couleur de fringue par touche d'action (soit 6), ce qui permet de varier les plaisirs vestimentaires.
Evidemment, pas besoin de préciser que la jouabilité est toujours aussi exemplaire, notamment grâce à la manette Super Nintendo qui est toujours aussi confortable et précise. Quant aux combats, ils sont toujours techniques, dynamiques même si les nouveaux venus s'en sortiront sans problème. Au menu, on nous propose de nouveaux modes de jeu, en plus des classiques solo et versus : group battle, tournoi et time attack. Sympa pour se changer un peu les idées, après avoir pris une taulée en jouant au niveau 8. Le jeu compte aussi vos combos et on retrouve très vite ses marques, Super Street Fighter II restant un Street Fighter II avec tout ce que ça implique de "lois" intrinsèques, de manipulations pour les coups spéciaux et de prise en mains. Car le titre de Capcom ne change pas du tout au tout, c'est juste une énième évolution de la version originale.
Techniquement identique à lui-même, c'est sur les détails que Capcom a joué, ne voulant pas trop changer sa recette miracle. Les 16 protagonistes sont parfaitement dessinés (les 12 anciens ont été revus au passage) et ils assument toujours un très bon charisme. Encore un peu plus fluide, l'animation gagne en souplesse et la plupart des décors ont étés retravaillés, tout en subissant un intéressant changement des couleurs. Même si fondamentalement rien ne change vraiment, par exemple le niveau de Ryu se passe de nuit, afin d'éviter de se taper pour la 4e fois, exactement les mêmes décors. C'est également le cas des levels de Blanka ou Honda et le résultat est somptueux. Cependant certains choix sont parfois douteux, comme dans le niveau de Ken où la mer est devenue verte (?). En parlant de bonus-stages, on retrouve les 3 mêmes (le mur de briques, les tonneaux et la voiture), issus de la version Turbo.

Les 3 bonus stages.
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Dans 
La bande-son a été changé, les musiques sont moins bonnes et désormais les bruitages sont paresseux... une vraie faute de la part de Capcom l'ensemble, les décors sont vraiment magnifiques, notamment ceux des petits nouveaux où contrairement à la version Arcade, chez Cammy l'aurore boréale est gérée par Mode7 et nous évite l'affront d'être saccadée. Pour en revenir à Blanka, il a enfin une voix de monstre (il était temps) car toute la bande-son a été revue. Malheureusement, c'est aussi la pire critique du jeu. Tout le monde a été agréablement surpris lorsqu'on a découvert en 1992 (lors du tout premier portage Super Nintendo) que Capcom nous avait concocté des bruitages de furieux, qui claquaient à fond.
Ça dynamisait énormément les combats et c'était un vrai régal. Il a fallu attendre très longtemps pour avoir un autre versus fighting avec des bruitages aussi violents. Et bien en passant du CPS-1 au CPS-2, Capcom a entièrement revu sa bande-son et si sur Arcade ça passe assez bien, sur Super Nintendo c'est... lamentable ! Les coups n'ont plus aucune pêche, même les plus forts n'émettent que des bruitages qui sont à des années lumière de ce que proposait Street Fighter II Turbo. Résultat les affrontements n'ont plus ce dynamisme d'autrefois, la violence semble comme adoucie, limite censurée. C'est la plus grosse bourde de Capcom envers cette adaptation... Evidemment les remixes des anciennes musiques restent jolies (même si elles n'ont plus aucune basses ! c'est désoeuvrant) et les nouvelles pistes, notamment celles de Fei Long et Cammy (on en revient toujours à eux), sont vraiment très bien.
Les voix ont, elles aussi, toutes été changé. Pas forcément meilleures, elles sont par contre en plus grand nombre et sont plus variées. Non le vrai problème, ce sont les bruitages (oui je reviens là dessus car c'est ma plus grande frustration envers ce jeu). Ils sont devenus insipides, mous, sans puissance... bref c'était la seule chose qu'il ne fallait pas changer ! Le jeu a énormément perdu en agressivité, et moi qui suis un véritable audiophile, je suis le premier à le regretter. En plus, si sur Arcade la musique continue entre 2 rounds (ce qui est plus contemporain), ici c'est comme d'hab', elle s'arrête pour reprendre à chaque round. Ceci dit j'ai beau râler, avec l'aura qui se dégage du jeu et en tant que fan absolu de la saga de Capcom, je ne peux que m'incliner... une fois de plus.

Le menu des options et le roster des 16 persos jouables.
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Super
Note
Street Fighter II est le 3e portage Super Nintendo de la célèbre licence de Capcom, qui a eu un succès phénoménal sur Arcade. Et il faut dire que ce succès s'est également répercuté sur la console de Nintendo, dont les 2 parties ont tiré de substantiels profits (ainsi qu'une confortable vente de consoles au passage - la Super Nintendo se serait-elle autant vendue sans Street Fighter II ? j'en doute). Pour cette nouvelle édition, les 4 nouveaux persos sont vraiment les bienvenus, techniquement le jeu est magnifique, on retrouve ce gameplay riche et accessible qui a fait la renommée de la marque, ainsi que cette jouabilité infaillible... Ceci dit on regrettera malgré tout 3 petites choses : tout d'abord des couleurs parfois de mauvais goût (une mer verte, sérieux ?), des musiques réorchestrées, plutôt jolies mais qui n'ont plus aucune basses et qui pour le coup, manquent de coffre et d'attrait. Enfin si les voix digitales sont nombreuses et superbes, difficile d'être aussi élogieux sur des bruitages devenus mollassons ! Eux qui étaient autrefois si puissants et qui dynamisaient tant les affrontements, sont dorénavant anémiques alors que vous le savez, c'est bien ça qui exalte la brutalité des combats.
Désormais on se croirait dans le versus fighting de Sailor Moon, où des fillettes se mettent des giffles... C'est déplorable et c'est clairement mon plus gros grief envers cette version et envers un Capcom qui devrait avoir honte d'avoir changer ce qui fonctionnait si bien. Hormis ça, tout ce qui fait l'attrait et la force de la licence est là. Et cette réussite venue du CPS-2 (l'Hardware Arcade made in Capcom) se devait de frapper un grand coup car la marque jaune et bleu n'est plus la seule maîtresse sur le secteur de la baston, puisqu'une autre marque montante, SNK pour ne pas la citer, est entrée dans la danse. Si avec son premier épisode ils n'avaient pas marqués les esprits, Fatal Fury 2 fut le premier jeu a réellement contrecarrer le monopole de la saga Street Fighter, le MVS concurrençant ouvertement le CPS. Voilà pourquoi Capcom a redoublé d'efforts et finalement ce sont les joueurs qui en récoltent les fruits (comme quoi la compétition a toujours du bon). Car SNK ou pas SNK, à sa sortie Super Street Fighter II a éclaté toute la concurrence ! Et même si ça reste du Street Fighter II dans l'âme, cette énième itération est sans conteste l'un des meilleurs épisodes de la série, et à l'instant T sur consoles grand public, l'un des tous meilleurs jeux de combats qui ait vu le jour...
