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Pour 
Le premier God of War est né en 2005, mettant directement la PS2 et Santa Monica Studio sur orbite ! la petite histoire, au milieu des années 2000 j'ai trouvé une PS2 FAT dans une poubelle. Par chance, j'ai réussi à la réparer et j'ai ainsi pu découvrir une toute nouvelle frange de jeux. Car si le jeu vidéo a toujours bercé ma vie depuis mes 10 ans (oui ça ne remonte pas à hier), j'ai eu une période creuse où quand je me permettais quelques heures de jeux, c'était uniquement sur PC (généralement je jouais à des FPS) moi qui ai toujours été orienté consoles. Comme un signe envoyé du Ciel, après des années sans manette dans les mains, cette PS2 m'est tombé dans les bras et depuis, je n'ai plus jamais lâché cette passion, au point de passer des heures à écrire et maintenir en vie un site de tests. Et ça tombait bien, puisqu'au même moment est sorti le premier God of War. Nous sommes alors au milieu de l'année 2005 et malgré quelques défauts, les premières aventures de Kratos furent une énorme claque dans la gueule !
Bien que jouant déjà à des jeux nettement plus ambitieux sur mon PC de l'époque (tels que Splinter Cell : Chaos Theory, F.E.A.R ou encore le mythique Half-Life²), la brave petite PS2 donnait tout ce qu'elle avait ! Et c'est vrai que Santa Monica Studio est rapidement passé maitre dans l'art de tirer 120% des performances des supports de Sony. Ce studio né en 1999 et qui a commencé doucement sa carrière avec Kinetica, dès leur 2e jeu (à savoir God of War) ils ont fait preuve d'une maitrise technique rare et qui ne sera que très exceptionnellement surpassée.
Pour preuve, God of War II sort 2 ans plus tard (en avril 2007) et il est facile d'avouer qu'il est l'un des plus beaux et impressionnants jeux de cette PlayStation 2 qui va peu à peu tirer sa révérence (vu que la PS3 est déjà là). 3 ans après un second épisode marquant mais qui nous laissait sur un gros cliffhanger, Kratos revient une dernière fois, cette fois sur PS3, dans un God of War III absolument magistral ! La console a beau être jugée difficile à maitriser (au moins autant que la PS2 en son temps), Santa Monica Studio nous dévoile un titre techniquement flamboyant, et la fin du récit de ce spartiate en rage, qui s'est vengé des Dieux de l'Olympe.
En marge 
En plus d'être d'excellents jeux, les God of War ont toujours su tirer le meilleur des supports PlayStation d'épisodes PSP moins ambitieux et développés par Ready at Dawn, c'est en 2013 que sort le gentillet God of War : Ascension, préquelle à la trilogie mais qui ne trouve pas autant son public qu'avant. En juillet 2015 sort sur PS4 le remaster de God of War III, mais si on recompte bien, le studio ne sort vraiment pas beaucoup de jeux et chacun de leur développement nécessite des années. En parallèle, l'entreprise possède une branche de développement externe à laquelle elle apporte des fonds et son soutien pour une large variété de jeux. Cette branche gère également un programme d'incubation qui finance et héberge des développeurs indépendants (notamment Ready at Dawn, comme ça la boucle est bouclée). Cependant depuis 2013, Kratos se faisait discret et malgré son superbe remaster du 3e opus, la PS4 n'avait pas encore connu d'épisode original.
D'ailleurs, même si le studio est particulièrement doué et qu'il a proposé des titres majeurs, on peut se demander comment ils peuvent vivre en sortant si peu de jeux. Si le genre "beat-them-all" est souvent associé aux studios japonais pour leur maitrise du genre (on pense notamment aux Devil May Cry, autre ancien grand succès de la PS2, mais aussi à la plupart des jeux de combats issus de l'Arcade ainsi que les Castlevania, les Onimusha... à l'époque seuls les Prince of Persia dérogeaient à la règle et depuis, les choses ont bien changé, notamment avec les Assassin's Creed), c'est en grande partie God of War qui a adoubé le genre selon le prisme occidental.
Derrière ce jeu il y a un homme, David Jaffe, et God of War signera sa consécration. Le jeu obtient un succès critique et commercial qui fera rapidement de son concepteur une personnalité importante de l'industrie. Ne faisant que "superviser" le développement du second opus, en 2007 Davi Jaffe quitte Santa Monica Studio pour s'associer à Scott Campbell et fonder Eat Sleep Play (qui confectionnera les Twisted Metal de la PS2 et de la PS3).
Aujourd'hui 
Après avoir exterminer les Dieux de l'Olympe, Kratos se rend à Asgard pour oublier son passé et fonder une nouvelle famille... c'est un autre nom qui émerge de l'eau : Cory Barlog. Ayant travaillé à plusieurs postes sur les anciens épisodes de la franchise, l'homme a été le directeur de God of War III (2010) puis il a réalisé les très bonnes cinématiques du reboot de Tomb Raider (2013) pour le compte de Crystal Dynamics. Il est ensuite revenu chez Santa Monica Studio avec pour intention de remettre Kratos tout en haut de la pyramide des (anti) héros les plus appréciés du jeu vidéo. Ce premier God of War (anciennement) exclusif à la PS4 ne verra le jour qu'en avril 2018. Avant d'attaquer le cœur du test, sachez que bien entendu le jeu a reçu une mise à jour (gratuite) afin d'exploiter au mieux les performances de la PS4 Pro. Mieux encore, il a reçu la même attention pour la PS5, où la console va automatiquement vous installer ce que les développeurs ont appelé la "Enhanced Performance Experience". Enfin, le jeu verra le jour sur PC en janvier 2022, car depuis quelques années, Sony cherche à rentabiliser au maximum ses licences.
Dans cet épisode, on découvre qu'après avoir réduit en cendres l'Olympe et après s'être vengé de ses Dieux (notamment de Zeus), Kratos a décidé d'aller vivre dans les pays scandinaves où règne cette fois la mythologie nordique. Vous l'avez sans doute remarqué, mais le trinôme Grèce Antique du temps des spartiates, Egypte du temps des pharaons et la mythologie nordique, forment les 3 plus grandes périodes polythéistes mais aussi et surtout parmi les plus fascinantes et appréciées (c'est en tout cas mon point de vue, et je ne pense pas être le seul) de l'histoire de l'humanité. Et sans revenir à Saint Seiya lors de la saison des Chevaliers d'Asgard (dont la série fut diffusée durant les années '90 - paye ton coup de vieux), on ne peut que reconnaitre que cet univers hypnotise.
Bien sûr on peut citer les films Marvel avec la trilogie des Thor et autres Avengers, il y a aussi la série Vikings, les films d'animation Dragons et côté jeux on peut citer Tomb Raider Underworld (2008) et Assassin's Creed Valhalla (2020). Le God of War nouveau se place donc dans cette mouvance ensorcelée par ce peuple et ses multiples croyances. Notez entre temps que si God of War a perdu sa numérotation, il n'est pas un remake et encore moins un reboot de la série. Cet épisode 2018 suit bel et bien les traces laissées par l'excellent God of War III.
L'histoire 
L'histoire est intéressante et comme à chaque God of War, le jeu réinvente la mythologie à sa sauce nous raconte qu'après avoir transmis l'espoir aux humains et avoir survécu à son terrible massacre des Dieux de l'Olympe, Kratos tente d'oublier son passé en s'exilant en territoire nordique (à Midgard), terre glacée où il a fondé une nouvelle famille. Après le décès de sa bien-aimée Faye, il veut honorer la dernière requête de son épouse, qui est de disperser ses cendres du plus haut pic des Neuf Royaumes, aux côtés de leur fils Atreus. Cependant Kratos estime que le rejeton n'est pas encore prêt. C'est là que Baldur (fils d'Odin et frère de Thor) se montrera agressif et attaquera le spartiate, qui sera contraint de riposter. Après un violent combat qui dévaste les alentours, le spartiate n'a d'autre choix que de prendre part à ce qui sera un voyage initiatique pour ce fils qu'il ne connait pas vraiment...
Si les croyances nordiques ont le vent-en-poupe, vous avez sûrement remarqué que les duos l'ont tout au autant. Jak est accompagné de Daxter, Joël est accompagné d'Ellie, Chris Redfield est accompagné par Sheva, Nathan Drake est rarement seul, sans oublier ces jeux où toute l'aventure se fait en équipe, comme par exemple Mass Effect ou bien entendu Call of Duty (et encore je n'évoque pas les vieux couples tels que ToeJam & Earl ou ICO). Le but du duo (ou du trio) c'est d'affronter les hordes ennemies en équipe. Mine de rien ça rassure, ça facilite la mise en place du co-op' (s'il est proposé) et surtout, ça permet de donner beaucoup de profondeur et de corps à la narration, via des dialogues non mis en scène. Ce qui peut paraitre anodin, est en fait un excellent moyen de tisser des liens entre les personnages, de faire découvrir des pans entiers d'histoire et ce, sans avoir recours à une fastidieuse cinématique.
Malheureusement, ce nouveau God of War est essentiellement jouable en solo, ce qui est assez stupide en soi. Certes il serait sans doute moins intéressant de jouer le gosse que son père, mais ça aurait pu être une fonctionnalité intéressante pour celui ou celle qui vit l'aventure à côté du joueur principal. Personnellement, je joue très rarement en co-op' et le fait que le jeu soit uniquement solo me convient très bien. Maintenant je me dis que si dans certains jeux le co-op' est rentré à la presse hydraulique, ici tout était déjà en place pour faire participer un second joueur. Enfin bref...
L'autre 
Si l'histoire est bonne, je trouve vraiment dommage qu'il n'y ait aucun résumé des aventures précédentes et que tant de questions restent sans réponse... point qui me chagrine, c'est qu'il y a finalement peu de liens directs avec la précédente trilogie. Certes quelques-uns sont faits et je suppose que c'était une manière de repartir de zéro, à la fois pour le personnage et pour la licence... d'où l'absence de chiffre dans le titre. Alors certes, c'est sans doute mieux pour les nouveaux-venu(e)s, mais en attendant, un jeu tel que God of War attirera avant tout les fans de la première heure et c'est là que le bas-blesse. On peut légitimement se demander comment Kratos a fini par rencontrer sa femme (lui qui a déjà eu une famille en Grèce), une femme qui a donc bien voulu de lui, cet homme (ou plutôt ce Dieu) qui passe son temps à faire la gueule, qui a un caractère de babouin, et qui a un look pour le moins hors du commun. De même, les nordiques ne sont pas considérés comme accueillants envers les étrangers et il est clair que lui ne fait pas très autochtone.
D'ailleurs, n'oublions pas que c'est un Dieu maudit, ainsi comment a-t'il pu enfanter ? Bref, beaucoup de questions restent en suspens et devenez quoi ? Et bien vous ne saurez rien ! Comme d'habitude, si le scénario principal est plutôt bien écrit, les liants entre 2 périodes sont totalement mis de côté, et je trouve ça vraiment dommage. Et n'espérez pas le moindre résumé des aventures passées du héros, vous n'aurez rien ! Le jeu ne s'encombre absolument pas d'explications, comme nous apprendre comment a été conçue la hache Léviathan et pourquoi c'est Kratos qui l'a. D'où sort le bouclier, pourquoi être allé chez les vikings plutôt qu'ailleurs, alors que tout à fait entre nous, à cette époque-là il y avait sans doute plus calme comme endroit pour rester reclus du reste de l'humanité, d'autant que les Dieux locaux n'étaient pas réputés pour leur accueil (c'est à croire que Kratos aime attirer les emmerdes).
D'ailleurs, lorsqu'on écoute les divers récits (notamment de Mimir), les Dieux d'Asgard étaient plus des enfoirés que des entités bienveillantes. Franchement, c'est assez regrettable de tenter ainsi de faire table-rase du passif du héros et de ne rien exploiter de ses aventures passées (ou si peu). Un simple texte aurait suffit, pas besoin de torcher des dizaines de cinématiques, mais au moins un petit récit explicatif qui fait le trait d'union entre les 2 périodes.
Heureusement, 
Les cinématiques ont été motion capturées et elles sont littéralement grandioses ! certaines infos émergeront au fil de l'aventure, notamment lorsqu'on arrive à la fin du jeu et que les révélations sont enfin dévoilées. Toutes les questions ne trouvent pas de réponses mais bon, on fait avec (pas le choix de toute façon). C'est un parti-pris, et si les liants scénaristiques sont très ténus, au contraire il n'y a rien à dire sur l'écriture de cet épisode, ainsi que sur sa mise en scène. On commencera par le fait que beaucoup d'éléments sont apportés par cette "narration passive". On apprendra énormément de détails sur les Dieux locaux, leurs malversations, leurs quelques haut-faits, ainsi que les raisons qui amèneront l'histoire de l'opus suivant, avec le déclenchement du Ragnarök, thème principal de l'opus suivant qui fermera cet arc narratif axé sur la mythologie nordique.
Ensuite il est indéniable que de gros efforts de mise en scène ont été réalisés. Si God of War III nous en mettait plein les mirettes en 2010, sachez que rien ne nous a préparé pour les scènes ultra épiques de celui-ci. On constate en premier lieu que les grandes cinématiques ont été motion-capturées, donnant plus de réalisme et un aspect cinématographique aux plus grandes scènes. Le jeu d'acteur est irréprochable et on commence fort avec un Kratos motion-capturé par Christopher Judge (connu pour son interprétation de Teal'c dans Stargate SG-1). Qui connait la fameuse série TV sait que l'homme est parfait pour le rôle, déjà parce qu'il a une grosse voix (les développeurs, contrairement aux autres opus, voulait que la motion capture et la prise de son soient faite en simultané), il a une carrure imposante et surtout il faut la gueule comme personne !
Ça tombe bien, malgré tout l'amour que j'ai pour ses aventures, il faut reconnaitre que Kraty est sacrément antipathique et pour ça, l'ami Teal'c s'est parfaitement approprié le personnage. Ensuite c'est l'impressionnant Eric Jacobus qui a été motion capturé pour tout ce qui a attrait aux combats du revanchard guerrier de sparte. Il est certes plus élancé que Christopher Judge et ne sait sans doute pas tirer une gueule de 8 pieds de long, mais pour la baston le gars est incollable !

C'est Christopher Judge qui a assuré la motion capture de Kratos lors des cinématiques.
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A 
On assiste également à des scènes ultra impressionnantes, avec des sprites d'une taille colossale ses côtés, c'est Sunny Suljic qui interprète Atreus. Ce jeune acteur anglais (il avait 12 ans à la sortie du jeu) n'est pas spécialement connu car sa carrière débute et son CV n'est pas très rempli. Pour Freya, c'est Danielle Bisutti qui joue le rôle, bien qu'à l'origine, je pensais que c'était Emily Swallow. Robert Craighead et Adam J. Harrington jouent respectivement les frères nains Brok et Sindri. Enfin, on retrouve 2 grands habitués de l'exercice, à savoir Nolan North et Troy Baker, connus pour avoir incarner d'un côté Nathan Drake (Uncharted) et Joël Miller (The Last of Us). Bref, nous n'avons-là que du beau linge et si le développement fut si long, c'est aussi parce que Santa Monica Studio voulait un rendu proche de la perfection. Certes il arrive parfois que l'écart entre 2 cinématiques soit très long, mais c'est souvent la faute à une exploration qui nous pousse à arpenter plusieurs fois un chemin.
En clair les cinématiques sont vraiment d'excellente qualité, avec d'un côté des scènes posées et vraiment émouvantes, et d'autres qui enchainent des combats ultra violents ou encore des scènes très impressionnantes où nos yeux restent écarquillés ! Car c'est une véritable marque de fabrique pour la série, j'ai rarement vu des sprites aussi énormes ! Souvenez-vous d'Atlas, du Colosse de Rhodes et des Titans dans les premiers God of War, et aujourd'hui c'est avec force et majesté que vous découvrirez le Serpent-Monde. On notera aussi la beauté artistique de la tortue-maison de Freya, des golems ou encore de ce magnifique dragon... mais nous y reviendrons au chapitre adéquat (si j'y pense ^_^).
God of War a toujours fait dans la dinguerie et la mise en scène hollywoodienne, et cet épisode n'échappe pas à la règle. On notera que les cinématiques sont d'une grande précision, avec des expressions faciales justes, des modélisations ultra détaillées, l'ensemble étant tout en plan-séquence. Certes on n'échappe pas à quelques dénivelés où on n'avance pas le temps de laisser la console charger ses données (rappelons qu'avant d'être adapté à la PS5 et à son SSD, ainsi qu'au PC, God of War était une exclusivité PS4 et comme vous le savez, le disque dur de cette dernière est assez poussif), mais entre temps, après un premier gros chargement, tout se déroule d'une traite. Une belle performance.

C'est Sunny Suljic qui a assuré la motion capture d'Atreus et c'est Eric Jacobus qui a réalisé la capture des mouvements de combat de Kratos.
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Quand 
Kratos n'a finalement pas beaucoup changé avec le temps, il est toujours aussi bougon à l'histoire, elle se veut intéressante dans le sens où les scénaristes ont su ménager leurs effets de scène. Bien qu'ils aient une mission à accomplir, Kratos et Atreus vont rencontrer d'autres personnages, parfois utiles, parfois hostiles, souvent bien écrits et dans leurs rôles. L'écriture tombe rarement dans les clichés, à part peut-être en début d'aventure où ce fils pleure sa mère et ce père qu'il ne connait presque pas, veut faire de lui un homme. Au départ leur relation est tendue mais vous vous doutez bien que les choses finissent par s'arranger. Malgré le petit coup de vieux, Kratos a toujours le même look, dont la grosse balafre abdominale infligée par Zeus. Grimé de rouge, le teint blafard et toujours aussi chauve, le spartiate porte désormais la barbe et mine de rien, ça lui va plutôt bien.
On ne revient pas sur son caractère franchement désagréable et sa mine boudeuse, cependant je remets une couche sur le fait que sa femme avait quand même de drôle de goûts ! OK le mec impose et un excentrique ça peut aussi plaire. Mais vivre avec un homme qui tire la tronche toute la journée... ça c'est pas possible ! Il faut sacrément aimer quelqu'un pour supporter ça... à moins que Kratos fut plus détendu en la présence de sa femme, et qu'il soit redevenu lui-même à sa mort. Mais là encore une fois, vous n'en saurez rien puisque les développeurs se sont bien gardés de nous montrer (ce qui aurait pu être) d'intéressants flashbacks. Nous sommes ici entre amis et je vais vous l'avouer sans détour, au départ je n'aimais pas tellement le jeu.
J'ai de suite loué les performances techniques, la qualité de la mise en scène, des musiques... mais globalement, je n'accrochais pas. En fait, tout le début du jeu fut pour moi un long couloir dans lequel je déambulais sans plaisir. Et puis il y a eu un déclic : lorsqu'on arrive au lac des neuf (royaumes), j'ai commencé à voir une autre facette du titre, j'ai commencé à apprécié son gameplay particulier et sa nouvelle prise en mains. Les God of War n'ont jamais rien eu de réalistes, même pas un peu, et pourtant dès le départ Kratos soulève des arbres à mains nues, fracasse des coffres avec toute la tendresse qui l'anime et rappelle sa hache de la même manière que Thor rappelle Mjöllnir ou Stormbreaker. Ayant quitté la licence avec le portage du 3e opus sur PS4, la pilule ne fut pas simple à avaler.

C'est Robert Craighead qui joue Brok, Danielle Bisutti qui joue le rôle de Freya et Adam J. Harrington qui joue Sindri.
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Mais 
Ce nouvel opus change radicalement de formule par rapport à la première trilogie, tant dans son gameplay que dans son point de vue le pire, c'est le changement de point de vue : fini le bon vieux personnage au milieu de l'écran qui fracasse tout avec ses Lames du Chaos, désormais Kratos est équipé de sa hache Léviathan, hache qui lui permet de frapper au corps à corps, ou d'être lancée (auquel cas, il peut également cogner à mains nues). La vue est désormais fixée sur son épaule droite, un peu comme dans un TPS façon Resident Evil 4. Un changement de cap radical qui fait qu'on ne se sent plus en présence d'un God of War. Ceci dit c'était sûrement un mal nécessaire tant l'ancienne formule ne faisait plus recette. Le bon vieux beat-them-all façon Devil May Cry a fait son temps et après 6 épisodes livrant les mêmes sensations, il était sans doute temps de passer à autre chose. D'une part ça a permis de séduire un nouveau public, tout en renouvelant la formule.
Comme bien des jeux du genre, nous avons à disposition tout un tas de mouvements plus ou moins compliqués à réaliser et à moins de s'y investir pleinement, généralement on se ressert ad nauseam des mêmes 2~3 combos qu'on maitrise. Et puis je trouvais la prise en mains très inconfortable, Kratos est trop près de la caméra et je déteste qu'on m'attaque dans le dos. L'ensemble manque de souplesse et surtout de lisibilité. Est-ce voulu, pour mieux démontrer que l'ami Kraty n'est plus aussi jeune et souple qu'autrefois ? Ou est-ce simplement la nouvelle formule qui impose ça ? Difficile à dire mais une chose est sûre, il faut vraiment un temps d'adaptation avant de s'y faire. Mais alors, qu'est-ce qui m'a fait changer d'avis ? Tout d'abord, j'ai commencé par insister plutôt que d'abandonner, déjà parce que j'ai payé le jeu et ensuite parce que j'ai enfin acheté une PS5, pas moins de 2 ans après sa sortie.
J'ai acheté la PS5 en bundle avec God of War Ragnarök et après le test d'Astro's Playroom, c'est ce qui m'a décidé à me lancer dans cette duologie. Si j'ai cet opus 2018 depuis maintenant 3 ans environ, je n'y avais encore jamais touché car vous le savez, je ne cours pas après l'actualité. Bref, tout ça pour dire que oui, je l'admets, j'ai du retard et en toute franchise, ce n'est pas le seul jeu auquel je dois jouer (comme vous tous, j'ai un backlog interminable... j'ai pas fini de bosser moi ^_^). Donc oui, j'ai insisté plutôt que tout lâcher sous l'unique prétexte qu'à l'instant T, j'accrochais moyen.
L'autre 
Heureusement, malgré la "nouvelle formule", on retrouve quelques facettes indéfectibles de la série raison, c'est que les critiques et les joueurs étaient si dithyrambiques qu'en mon for intérieur, je me disais que je loupais sans doute quelque chose (notez que j'ai eu le même phénomène avec The Last of Us et aujourd'hui, c'est l'un de mes jeux préférés) et au final, je ne regrette pas d'avoir été patient. En premier lieu sachez que les développeurs nous offrent une jolie ribambelle d'options, mais j'admets avoir été frustré par la configuration de base. En effet, comme si c'était si difficile à mettre en place, on ne peut pas configurer ses touches à sa convenance et selon mon point de vue, les touches L1 et L2 avaient besoin d'être interverties. Heureusement, on peut passer par le configurateur de la console mais ça reste un peu gênant quand même. S'inspirant d'Assassin's Creed Origins, désormais on ne frappe plus avec "carré" et "triangle" mais avec les gâchettes R1 et R2.
Encore une fois c'est un choix discutable, ni bon ni mauvais, il faut juste s'adapter (au pire, une fois encore le configurateur peut vous aider si vraiment vous n'arrivez pas à vous y faire). Après c'est un fait, les développeurs n'ont pas non plus fait table-rase du passif du héros (comme en témoigne ce beau oméga qui sert d'hanse d'accroche à la hache) puisqu'on retrouve les classiques de la série comme ces orbes vertes pour la santé, rouges pour la "rage spartiate" (un sorte de mode "bersek"), 2 jauges qu'on peut bien évidemment augmenter au fil de l'aventure. Notez d'ailleurs que la santé ne remonte jamais d'elle-même, il faut absolument trouver des items de santé pour ça. Comme quoi, il reste encore un peu de la vieille tambouille dans la nouvelle formule.
Quant à Atreus, son fils, il est défini comme un bénéfice et non comme un personnage qu'il faut constamment protéger. Le fiston n'est pas un boulet fragile sur lequel il faut veiller, au contraire il aide vaillamment son père et pour éviter tout problème, il ne peut pas mourir, à l'instar d'Elizabeth de BioShock Infinite ou Ellie de The Last of Us (qui sont clairement des inspirations directes). Kratos est toujours aussi sanguin et bourrin, et malgré l'âge, il n'a rien perdu de sa rage et de sa violence, en témoignent les jubilatoires "finish moves" qui donnent bien souvent des bonus. Et puis God of War oblige, on assistera à des combats parmi les plus épiques que j'ai eu à mener, comme l'affrontement contre le dragon.
Malgré 
Une composante Light RPG permet d'apprécier la montée en puissance du personnage tout, nouvelle formule oblige, le jeu se montre désormais plus subtil qu'autrefois. Il y a des combats, beaucoup de combats, mais ils ne sont pas aussi omniprésents qu'autrefois puisque l'aventure alterne avec quelques phases de grimpette et surtout beaucoup d'exploration. Une exploration encouragée afin de glaner de précieux matériaux et de l'argent. Le but ultime étant d'aller voir les frères-nains-forgerons, qui permettent d'obtenir de nouvelles pièces d'armure, d'upgrader sa hache ou encore l'arc d'Atreus. Tout ce marchandising s'accompagne de quelques nouveautés comme des runes qui apportent des bonus passifs, ou encore le choix de ses pouvoirs. C'est dans l'air du temps, afin de mieux ressentir la montée en puissance du personnage, on retrouve presque naturellement un système d'expérience et de compétences à débloquer.
Simple et efficace, comme dans tout jeu qui utilise ces notions de "Light RPG". De même, le parcours est également parsemé de puzzles, qui permettent soit d'ouvrir la voie, soit de récupérer du matos autrement bloqué ou encore de déjouer des pièges. Comme quoi avec le temps, l'ami Kratos a arrêté de foncer tête-baissée en broyant tout sur son passage. Le jeu est désormais plus subtil, il encourage la fouille, l'exploration (d'ailleurs certains nécessiteront d'y revenir au moins 2 fois si vous voulez tout débloquer) donnant ainsi à notre God of War nouveau un gros air de jeu d'aventure, lui qui n'était autrefois qu'un beat-them-all couloir où on avançait sans trop réfléchir... Maintenant, sachez que l'ensemble n'est pas parfait et on commencera par la difficulté.
Le jeu se montre parfois assez ardu, avec des combats très tendus et techniques, qui nécessitent d'être particulièrement attentif aux gestes de l'ennemi. Attention, God of War n'est pas un jeu punitif, il n'est pas difficile, c'est juste qu'il faut jouer "proprement", se laisser des cristaux verts de côté, garder la "rage spartiate" pour les coups durs et bien entendu ne pas chercher à rusher comme un phacochère courroucé, sous peine de vite prendre une grosse bouffée d'humilité. On perd quelques fois, mais c'est rarement frustrant et on finit toujours par y arriver.
Après, 
La difficulté est globalement équilibrée... à condition de jouer correctement, pas comme un bourrin sans cervelle si je suis clairement pour le leveling et la montée en puissance de son personnage, je trouve qu'il est inadmissible de se faire tuer en seulement 2 coups par certains ennemis ayant un rang bien trop haut pour vous. Certes on les aura plus tard, mais en attendant, on parle de Kratos là ! Le Fantôme de Sparte n'est pas n'importe qui, il a déboulonné la plupart des Dieux de l'Olympe, dont Zeus en personne, il est anormal qu'un ennemi soi-disant haut level puisse nous occire en seulement 2 coups ! Autre détail, autre frustration : on subit beaucoup de limitations, qui sont par ailleurs presque toutes absurdes ! Devoir faire tout le tour de la zone parce que ce con de Kraty n'est pas foutu de monter un simple rebord, ça a de quoi énerver. De même, bien des endroits auraient pu être visités par Atreus, afin qu'il nous débloque la chaine qui nous permettrait de grimper.
D'ailleurs Kratos serait tout aussi capable de monter sans ça mais que voulez-vous, il faut bien faire un jeu, pas vrai ? Il n'empêche que ces murs invisibles et ces limitations imposées au bon gré des scripts a de quoi faire grincer quelques dents. Enfin dernier point : je suis d'accord pour dire que la manette DualSense est superbe, elle a une bonne prise en mains, elle est précise, agréable, j'adore la sensation hyper réactive des touches... Cependant, ma manette est neuve (la console a 1 mois) et pourtant, en 2 soirées à peine, la batterie est à plat. Comme sur PS4, les manettes sont excellentes mais les batteries (inamovibles en plus) sont de la cochonnerie ! Et à mes yeux, il n'y a rien de plus énervant que de jouer avec une manette sans fil... reliée par un fil pour la recharger.
Les play-maniaques ont beau se foutre de la gueule des joueurs Xbox et de leur manette à piles, mais en attendant les piles durent 20 à 30 heures, et on les change en un claquement de doigts. J'ai également une Elite v2 à batterie, et je peux vous dire que cette dernière tient facilement les 20/25 h ! Alors d'accord, les technologies de la DualSense sont sympas... mais pas sur God of War ! On parle ici d'un jeu PS4 qui n'utilise rien d'autre que la vibration. Pour le coup Sony a vraiment merdé et même si on n'est pas là pour juger le pad de la console mais bien le jeu qui l'accompagne, il fallait bien que ça sorte, que je pose ça quelque part, comme un exutoire à cette frustration qui dure depuis la sortie de la PS4.
Passons 
La réalisation est en tout point époustouflante ! Santa Monica Studio ne déroge pas à sa réputation à tout autre chose et évoquons à présent la partie technique du jeu. Vous le savez sans doute déjà mais Santa Monica Studio est passé maitre dans le développement d'un moteur graphique qui tire parfaitement parti des supports PlayStation. Il suffit de jouer à n'importe quel jeu PS2 et d'enchainer sur God of War II pour clairement voir la différence. De même, God of War III est dans le trio de tête d'une PS3 pourtant jugée difficile à maitriser. Aujourd'hui, pour notre actuel God of War 2018, le studio a développé un tout nouveau moteur graphique et physique, propriétaire et exclusif... qui malheureusement ne porte pas de nom. On commence par l'évidence, aussi bon et long soit-il, le jeu n'est pas spécialement gourmand puisque sur console il pèse un peu moins de 50 Go (sur PC il atteint les 70 Go, ce qui reste correct pour un titre d'une telle ampleur).
Puisqu'on en parle, la durée de vie est excellente pour un jeu de ce type : comptez environ 20 heures en fonçant droit devant, au moins 35 heures en réalisant quelques missions secondaires et plus de 50 heures si vous voulez jouer les complétistes. Car oui, sans dire qu'on arrive sur un véritable monde ouvert, une fois arrivé sur le lac des Neuf on aura un objectif principal à accomplir, objectif qu'on peut laisser de côté afin d'explorer les environs et de réaliser d'intéressantes (et parfois très longues) missions secondaires. Déjà bien fourni dans sa trame principale, j'ai été agréablement surpris de voir que le jeu était bien plus long que je ne le pensais (surtout que j'ai pas mal flâné durant mon aventure).
Pour en revenir à la partie technique, il est indéniable que la réalisation a fait date, et ce dès la version PS4 FAT. La direction artistique est vraiment superbe, les décors sont magnifiques, les animations sont fluides, les modélisations sont parfaitement détaillées, les effets sont réellement incroyables... il est clair que Santa Monica Studio ne déroge pas à sa réputation, et nous livre une fois encore une œuvre vidéoludique d'une précision et d'une performance technique qui n'a quasiment aucun égal. Seul Naughty Dog avec ses Uncharted 4 et Last of Us Part II peut prétendre faire jeu égal car il est clair que tous les autres sont largués !
Tournant 
Déjà sublime sur PS4, le jeu est littéralement magnifié sur PS5, tout en apportant plus de confort s'il est installé sur le SSD en 1080p / 30 fps, la PS4 donne tout ce qu'elle a et démontre également ses limites avec un framerate parfois toussif (mais le problème semble avoir été réglé avec les mises à jour récentes) ainsi que les habituels pop-up d'objets et textures un peu tardifs, trahissant la modestie du support d'origine et de son disque dur mou du cul. Sur PS4 Pro, la résolution monte jusqu'à du 4K upscalé, avec naturellement des textures un peu plus détaillées (le mode "Résolution" se fixe sur du 30 fps alors que le mode "Performance" atteint les 45 fps - en 1080p, on a un 45 fps plus constant). Dans les 2 cas, à moins de mourir, vous ne subirez aucun temps de chargement et ça c'est belle performance. Si on met volontairement la version PC de côté, c'est finalement sur PS5 que vous obtiendrez le meilleur rendu.
Normal me direz-vous, cependant God of War n'étant pas un jeu patché exclusif PS5, il ne vous forcera pas à stocker les données sur le SSD. J'en ai fait l'expérience, au départ installé sur le disque dur externe (avec donc un HDD à plateaux rotatifs comme sur PS4), j'ai subi les même micros défaillances (temps de chargement longuets, pop-up, textures...). Maintenant sachez-le, installer le jeu sur le SSD améliore grandement les choses et l'aventure deviendra bien plus confortable : les pop-ups sont en partie gommés, les textures évitent de changer sous nos yeux et bien entendu le premier loading est bien plus court. Un premier confort qui est bien agréable. Mieux encore, le jeu ayant reçu un patch dédié, God of War est littéralement sublimé sur PS5 ! En premier lieu il s'affiche en 4K natif et nous offre le sacro-saint 60 images/seconde qui apporte un réel confort visuel, ainsi qu'une précision des textures qui n'était jusque-là pas atteinte sur les autres supports.
Déjà superbe sur PS4, le jeu est véritablement magnifié sur PS5, en étant plus fluide et plus détaillé. Le HDR apporte un réel plus au contraste, les effets (notamment de particules) ont une meilleure résolution, la luminosité est mieux gérée, et les textures sont étonnamment détaillées. Autant dire que j'en ai réellement pris plein les mirettes ! Le jeu est tout simplement magnifique, alternant des paysages merveilleux, forçant à la contemplation, à d'autres bien plus naturels (montagne, roche, plage), le tout bordé de combats ultra épiques et comme évoqué, de sprites parfois gigantesques... Autant dire que la maitrise technique du studio a de quoi forcer le respect.
Sur 
S'il est déjà superbe sur PS4, c'est bien sur PS5 et PC que le jeu donnera le meilleur de lui-même PC, God of War est loin d'être un portage réalisé à la va-vite. Santa Monica Studio ne travaille certes pas vite mais il travaille toujours consciencieusement. Ainsi donc on se retrouve avec un beau panel d'options graphiques et même du DLSS afin de fluidifier le framerate sans trop perdre en qualité esthétique. Le jeu est fluide et pas spécialement gourmand car les spécifications recommandées pour du 1080p / 60fps sont largement acceptables. Quoiqu'il en soit, la version PC poussée au max reste très proche de celle obtenue sur PS5. Vous aurez peut-être des textures un poil plus fines et une framerate plus élevé... mais ce n'est pas ce jeu qui vous fera casser votre PEL pour acheter une GeForce RTX 4090 clairement hors de prix. Côté contenu, ce tardif portage (qui arrive tout de même près de 4 ans après la PS4) n'apporte strictement rien de neuf et c'est compréhensible puisque le jeu d'origine n'a aucun cosmétique ni aucun DLC narratif.
Santa Monica Studio ne prend pas ses joueurs pour des idiots et des vaches à traire, tout a toujours été inclus dans le jeu. Enfin God of War est parfaitement jouable au clavier/souris, même si c'est pour la manette qu'il a été conçu et que c'est sur celle-ci qu'il sera le plus confortable. Le jeu est compatible avec la DualSense, la DualShock 4 et... les manettes Xbox ! Normal me direz-vous, puisque pour ainsi dire tous les jeux PC (récents) sous Windows le sont. Il n'empêche que contrôler Kratos avec une manette Xbox One ou Series, ça fait un peu bizarre... Vivement que j'essaie la Master Chief Collection à la DualSense histoire de contrebalancer ! ^_^
Côté doublage, il est assez classique de voir que Kratos a changé de voix depuis l'épisode 3. Autrefois doublé par Eric Peter (et ce du premier opus jusqu'au 3e opus en passant par les 2 itérations PSP), désormais c'est Frédéric Souterelle qui s'en charge, et ce depuis l'épisode Ascension (2013). Ce fut une sacrée rupture à l'époque, surtout pour 2 volets qui se suivaient de si près. Mais pour ce God of War 2018, le changement passe naturellement. Premièrement parce que ça fait des années que Kratos est passé sous les radars, ensuite parce qu'on part sur de nouvelles bases, un nouvel arc narratif, un nouvel environnement, mais aussi et surtout un Kratos plus mûr.
Monsieur 
Rien à redire, le doublage est d'excellente facture Souterelle possède une voix assez reconnaissable mais on ne peut lui attribuer aucun personnage fictif en particulier. Acteur, auteur, comédien, il est aussi beaucoup impliqué dans le doublage en ayant prêté sa voix à Danny Glover (mais pas dans ses meilleurs films), Drew Powell, Kenshiro dans plusieurs films d'animation Hokuto no Ken, et il a beaucoup participé aux doublages de jeux vidéos tels que les Borderlands, The Witcher 3, les Assassin's Creed, etc. Bref, l'homme à un CV long comme le bras, difficile d'être exhaustif. Ce qu'on peut dire, c'est que sa voix se prête bien au nouveau Kratos, lui donnant ce charisme et ce côté anti-héros assumé. A la fois père et Dieu de la Guerre, le doublage du personnage est un sans-faute.
De son côté Atreus a été doublé par Fanny Bloc, car vous le savez sans doute déjà, mais beaucoup d'enfants masculins sont doublé par des femmes (comme ce fut le cas de Son Goku, doublé par Brigitte Lecordier). Encore une fois nous sommes face à une comédienne qui connait son métier avec un CV très orienté sur le doublage et confortablement long. Certes Atreus n'est qu'un gosse et il est alors difficile de lui donner un caractère trop affirmé, mais j'estime que le résultat est à la hauteur des attentes. Plus rapidement, c'est Benjamin Penamaria qui double Baldur (la voix française de Kit Harington), Rafaèle Moutier prête sa voix à Freya et Yann Guillemot (la voix particulière de Mads Mikkelsen) double le très loquace Mimir.
Si Gilbert Lévy prête sa voix à Brok, vous reconnaitrez plus facilement encore celle de Sindri, qui est doublé par Constantin Pappas (la voix de Peter Dinklage). Au rang des sommités du doublage francophone, on retrouve également Boris Rehlinger (la voix française de Jason Statham) et Guillaume Orsat (la voix française de Misha Collins). Sans trop spoiler (mais faut bien en parler quand même), il est par contre assez surprenant de réentendre Laurence Crouzet (encore une fois) dans le rôle d'Athéna (rôle qu'elle tient depuis le tout premier épisode datant de 2005) et Frédéric Cerdal dans le rôle de Zeus. Ce dernier succède à Bruno Magne (God of War), Michel Le Royer (God of War II) et Jean-Claude Sachot (God of War III). En résumé, le doublage français est d'excellente qualité et la plupart du temps la synchro labiale est bien respectée.
On 
Les musiques sont vraiment magnifiques et soutiennent à la perfection chaque moment de l'aventure termine notre tour d'horizon par la musique, composée cette fois par le très apprécié Bear McCreary. Bien que compositeur pour quelques films, l'artiste américain s'est surtout fait remarqué grâce aux OSTs de séries TV (notamment Battlestar Galactica, The Walking Dead et LOTR Les Anneaux de Pouvoir) et quelques jeux à succès. Ceci dit on ne va pas se mentir, sa plus grande œuvre est sans réfléchir l'OST de ce God of War 2018. Si en 2019 il obtient le trophée du "Music of the Year" lors des Game Audio Network Guild Awards pour son travail sur le jeu... ce n'est pas pour rien. Bien entendu on pourra reprocher aux cultures nordiques / Asgardiennes / Vikings d'avoir un dialecte absolument impénétrable ! Sans jouer les mauvaises langues ou critiquer qui ou quoique ce soit, leur idiome est difficile et leur écrit est pire encore !
Avec ce mélange de symboles runiques, les langues scandinaves sont impossibles à déchiffrer, à lire ou même à déduire, sans parler de ses noms à coucher dehors et totalement imprononçables. Il est alors facile de se dire que ce pauvre Kratos (qui est grec, ne l'oublions pas) n'entrave pas un seul mot de ce langage ultra hermétique, et on comprend mieux pourquoi c'est le petit Atreus qui s'y colle. Après ce petit coup de pression, il est clair que Bear McCreary est un compositeur de talent un peu touche à tout. Car pour God of War, le musicos s'est littéralement imprégné de la culture locale afin d'acoustiquement nous immerger dans l'univers proposé par le jeu. Sans doute inspiré par Skyrim mais aussi par l'excellente série Vikings (qui inspirera à son tour Assassin's Creed Valhalla en 2020), le compositeur nous livre des sonorités justes.
Les compositions savent alterner des rythmes lancinants et feutrés pour les phases d'exploration, à d'autres nettement plus rythmés et tribaux lors des combats. Cependant, les plus beaux morceaux sont ceux qu'on peut apprécier lors de phases plus mélancoliques. Grâce aux musiques, portées par des voix et des d'instruments à cordes nobles (violon, violoncelle), certaines cinématiques offrent une très belle émotion, qui contraste énormément avec la puissance et l'aspect brut qui colle si bien à Kratos. En clair, la bande-son est juste divine... Sachant soutenir le propos avec autant de justesse, je félicite haut et fort le compositeur d'avoir réussi à porter à bouts de bras chaque scène, chaque instant (important ou pas) de cette magnifique aventure...

Il existe 2 éditions spéciales du jeu : à gauche la Limited Edition (vendue environ 90€) et à droite la Collector's Edition, qui coûtait pas moins de 400€ (cliquez sur les images pour les agrandir).
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Véritable
Note
fierté de la gamme PlayStation, dévoilant un savoir-faire technique hors du commun, au cours des générations la saga God of War fut un modèle pour beaucoup. Non contente d'avoir brillée puis écrasée toute concurrence dans les années 2000 (et pourtant les prétendants furent nombreux), c'est en 2018 que la franchise semble revenir d'outre-tombe, elle qui n'avait plus fait parler d'elle depuis bien des années déjà. Mais ce temps imparti fut une nécessité pour que la célèbre saga se réinvente en profondeur. Un électrochoc pour certains, car il est vrai que cet épisode-là n'a finalement plus grand-chose en commun avec un God of War III (autrefois) au sommet de son art. Je l'admets, j'ai moi-même mis du temps à m'accoutumer à cette nouvelle prise en mains et sa vue TPS à l'épaule, mais en toute franchise et avec le recul adéquat, c'était un mal nécessaire car je ne suis pas sûr que "l'ancienne formule" aurait aussi bien fonctionné.
Voulant renouveler l'expérience et par la même occasion attirer autant les anciens fans qu'un nouveau public, si Kratos commence à prendre de l'âge, son jeu lui, a fait littéralement peau-neuve ! S'affranchissant de son passif, sans pour autant lorgner vers des recettes à succès tels qu'Assassin's Creed, God of War se pare de tous les atouts des jeux actuels. Plus immersif, avec un très bon scénario et des cinématiques époustouflantes de réalisme, un hub semi-ouvert qui nous laisse le temps d'explorer et de réaliser des quêtes secondaires, une appréciable montée en puissance grâce à l'implantation d'une mécanique dites "Light RPG", notre God of War 2018 est également une "master piece" en ce qui concerne sa réalisation.
Depuis la PS2, le studio de Santa Monica a toujours su exploiter au maximum le potentiel des consoles PlayStation, et c'est (une fois de plus) le cas ici, avec un jeu qui tire parfaitement parti des PS4, PS4 Pro et surtout PS5 (sans oublier le très bon portage sur PC). D'ailleurs c'est sur les supports les plus récents et performants que le jeu est sublimé, magnifié, d'autant plus si vous l'installez sur un SSD qui gommera quelques imperfections tels que les pop-ups ou des temps de chargement un peu longs sur les anciennes plate-formes. Quoiqu'il en soit, chaque épisode de God of War fut remarquable et remarqué, et cette édition suit les mêmes traces. Récompensé par la presse lui ayant quasi unanimement offert les meilleures notes, ainsi que plusieurs titres prestigieux tels que celui du "Jeu de l'Année", de leur côté les joueurs ne s'y sont pas trompés avec plus de 23 millions de ventes à travers le monde, faisant de ce premier opus instaurant l'arc sur la mythologie nordique, l'un des jeux les plus vendus de la PS4.
God of War est clairement un jeu majeur dans la ludothèque de la PlayStation, comme l'a été chacun des épisodes canoniques de la saga. Un titre techniquement proche de la perfection, bien écrit, superbement mis en scène, admirablement soutenu par un OST somptueux et un bon doublage français, avec en prime un gameplay et un univers renouvelé. Si tous les goûts sont dans la nature, passer à côté d'une telle œuvre vidéoludique c'est volontairement tourner le dos à un chapitre majeur de l'histoire de notre passion favorite, car il signe une étape majeure dans l'évolution du jeu vidéo. A vous de ne pas sciemment passer à côté du chef-d'œuvre de Santa Monica Studio, sous peine de rater une aventure épique comme on en reçoit rarement...
