God of War Ragnarok -- Review sur SoloGamerTest

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Narration
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

 




Sorties mondiales : novembre 2022 sur PS4 et PS5 - septembre 2024 sur PC

Développeur : SIE Santa Monica Studio
Portage PC : Jetpack Interactive
Editeur : Sony Interactive Entertainment (SIE)
Genre : beat-them-all / aventure

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Version logicielle testée : v.6.06
Moteur graphique : propriétaire
Difficulté :

Temps de jeu : 30 heures en ligne droite - 60 heures pour le 100%
Multi-joueurs : non

Abréviation : GOWR
Titres alternatifs : God of War 2 - God of War V
Prix au lancement : 80€ sur consoles / 60€ sur PC
Score des ventes : 15 Millions (tous supports)



Installation PlayStation 5

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 94,6 Go
Performances : 4K / 30 fps en mode qualité - 4K dynamique / 60 fps en mode performances
Optimisation PS5 Pro : 4K natif en 60 fps
Compatible VR : non
Compatible Remote Play : oui


Installation PlayStation 4

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : environ 90 Go
Performances : 1080p en 30 fps
Optimisation PS4 Pro : 1440p / 30 fps en mode qualité - 1080p avec framerate débridé non stable (40 à 55 fps) en mode performances
Compatible VR : non
Compatible Remote Play : oui


Installation PC

Support : en téléchargement sur Steam et Epic Games Store
Installation : 150 Go environ
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Intel i5-4670k ou AMD Ryzen 3 1200
RAM : 8 Go
VIDEO : avec 6 Go de VRAM (type GeForce GTX 1060)

La musique de la semaine :
♫ ON THE ROAD AGAIN




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God of War

Ragnarök




Je
Ragnarök est la suite directe de l'épisode de 2018 et on l'attendu durant 4 ans et demi
sais, je suis à la bourre ! J'ai la PlayStation 5 depuis janvier 2023, achetée en bundle incluant justement ce God of War Ragnarök (mais avec un code hein... il ne faudrait surtout pas mettre une édition physique dedans, on ne sait jamais, l'honnête acheteur pourrait le revendre). Et depuis 2023... et bien j'ai testé le God of War de 2018 (lui aussi avec un substantiel retard) et j'ai laissé cette suite dans un coin car j'estimais avoir mieux à faire, mieux à jouer (les priorités s'imposent selon le point de vue de chacun). Ai-je eu tort ou raison ? C'est que nous allons voir dans ce test. Si on recompte un peu, la carrière de Kratos est impressionnante mais pas aussi longue qu'on le croit. Le premier God of War est né en 2005 et bien qu'imparfait, ce fut une véritable claque. En 2007, God of War II signait une fin de carrière en apothéose pour cette même PS2.
Vinrent ensuite 2 intéressants épisodes PSP (Chains of Olympus et Ghost of Sparta) développé par un studio externe (Ready at Dawn Studios) quand pendant ce temps, Santa Monica Studio développait un God of War III (2010) qui allait mettre tout le monde d'accord, suivi d'un épisode Ascension (2013) qui n'aura pas reçu autant d'éloges, ce dernier étant un peu en dessous des attentes. Bien que le studio soit une grande aide pour plusieurs autres développeurs, il semblerait que survient alors le creux de la vague puisqu'ils ne sortiront plus rien durant 5 longues années. D'ailleurs à partir de 2016, ils ont arrêté de jouer les samaritains pour se concentrer sur leurs propres productions.
A ce propos, je me suis toujours demandé comment un studio qui emploie des centaines de personnes (ils étaient 250 en 2024), peut-il vivre aussi longtemps sans sortir de nouveau jeu. Oui il y a Sony qui rince le studio, je le sais bien, mais même s'ils vendent 30 millions d'exemplaires d'un jeu (ce qui n'est jamais arrivé avec la série des God of War, je tiens à le préciser), comment on peut tenir tant d'années sans rentrées d'argent ? C'est donc en 2018 que Kratos refera parler de lui. Et ce sera l'épisode le plus vendu de la série, avec tout de même 23 Millions d'exemplaires écoulés.



On the Rock


Cet
Après avoir dessoudé Baldur, forcément Kratos s'est attiré les foudres de toute sa famille !
épisode restera exclusif durant presque 4 ans, avant de sortir sur PC, relançant la machine, 9 mois avant la sortie de God of War Ragnarök en fin d'année 2022. Entre temps, la PlayStation 5 a vu le jour et on se demande bien pourquoi le God of War de 2018 n'a pas reçu une petite réédition, comme l'ont fait The Last of Us, Horizon ou encore l'increvable GTA V. Bref, Ragnarök faisant suite au premier opus (et désormais quand je parlerai de "premier épisode" je n'évoquerai pas le volet originel de 2005 mais bien le God of War de 2018), on retrouve naturellement Kratos et son fils Atreus, qui semble être la réincarnation du Dieu de la malice Loki. Et cette idée l'obsède, allant jusqu'à prendre de grands risques, pour obtenir la moindre info sur cet héritage que sa défunte mère lui a laissé. De son côté, Kratos subit la colère du frère et du père...
En effet, souvenez-vous que dans le précédent épisode, alors qu'il était en deuil, il fut attaqué par un Baldur enragé, dont le mobile reste mine de rien assez flou. Bien que potentiellement immortel, Kratos finit par dessouder son ennemi (que j'ai personnellement détesté durant tout le jeu), le problème c'est que désormais, il a Freya (qui est sa maman), Odin (son papa) et Thor (son frère) aux basques ! Et oui, rien que ça ! Mais au lieu de partir loin et parce que les jeux vidéo nous prennent souvent pour des idiots, contre toute logique Kratos veut rester sur place, dans sa petite maison de bois, plutôt que d'aller à l'autre bout du monde histoire de se faire oublier.
Mais que voulez-vous, si les scénaristes n'étaient pas des écervelés qui nous prennent pour des jambons, allant souvent à contre-sens ce qui semble d'une implacable logique, sans doute que nous aurions ratés bien des films et des bien jeux, vous en conviendrez. Donc voilà l'idée de départ, Odin et Thor veulent se venger, Freya a les nerfs comme jamais mais fort heureusement on retrouve aussi des alliés comme Mimir, qui n'a pas jamais quitté le duo, mais aussi les frérots Brok et Sindri. Environ 3 ans se sont écoulés depuis la fin du précédent chapitre (largement le temps de fuir le pays mais... bon bref) et Atreus qui avait autrefois 10/11 ans, en a désormais 14. D'ailleurs, c'est à la fin du jeu de 2018 que commence le "fimbulvetr", un hiver très rude de 3 ans qui annonce le Ragnarök.



Fimbulvetr !
A tes souhaits...



Pour
C'est grâce à la Motion Capture que les cinématiques sont d'aussi bonne facture
mettre tout ceci en scène, on retrouve la merveilleuse formule de la Motion Capture, dont Santa Monica fait presque jeu égal avec Naughty Dog. On retrouve donc la même panoplie d'acteurs anglophones, en premier lieu avec Christopher Judge qui joue Kratos (et niveau dialogues, il devait être bien le gars car Kraty grogne plus qu'il ne parle ^_^), Atreus est à nouveau joué par le jeune Sunny Suljic (il n'avait que 17 ans à la sortie du jeu), Freya est à nouveau jouée par Danielle Bisutti et fait intéressant, c'est Ryan Hurst qui a joué le rôle de Thor. Intéressant car une série TV est en préparation et après avoir pris 20 Kgs de muscles, il était censé reprendre le rôle de Kratos. Il faut dire que si Christopher Judge est bon dans ce qu'il fait, il a désormais plus de 60 ans, sa masse musculaire ne doit plus être de la première fraicheur et niveau couleur de peau, il lui manque une certaine blancheur caractéristique du héros.
Bref, Hurst (connu pour ses rôles dans Walking Dead et Sons of Anarchy) était bien plus pertinent, jusqu'à ce qu'il se blesse sur le tournage et soit définitivement remplacé par un autre. Pas d'bol. Mais revenons-en à notre "MoCap" vous voulez bien. Que dire qui n'est pas déjà été dit ? La qualité du jeu d'acteur, les expressions faciales, la gestuelle, sans compter sur quelques bastons mémorables ou encore quelques scènes impressionnantes avec des sprites d'une taille colossale... en clair c'est du God War, c'est aussi beau que maitrisé et spectaculaire. Mais si la forme frôle la perfection, difficile d'en dire autant du fond. Certes le plot de départ est intéressant, il y a quelques révélations juteuses, mais niveau scénario... c'est OK tiers.
L'histoire est sympa, là n'est pas la question, mais le jeu est looooong, on n'en voit jamais le bout. Prenant le parti de ceux qui prennent leur temps, qui fouille bien partout et qui réalisent toutes les missions secondaires, God of War Ragnarök m'a duré plus de 50 heures et j'ai trouvé le temps long. Bizarrement, lorsque je passe plus de 100 heures sur un Assassin's Creed Odyssey (DLCs compris) je ne m'ennuie jamais, mais là... je ne sais pas, l'alchimie est différente, le rythme est plus lourd, bref il arrive un moment donné où je l'avoue, j'en ai eu un peu marre.



Tu la fermes Kévin ! Et tu fais ce que je te dis !
Meeerde à la fin...



C'est
Je le reconnais volontiers, dans cet épisode on joue un peu trop Atreus...
pas que le jeu ne soit pas intéressant, bien au contraire, d'ailleurs il y a des missions et des zones secondaires particulièrement bien travaillées, à tel point qu'elles équivalent à des missions principales. Non c'est juste que pour un God of War, c'est trop. Résultat, l'histoire est étalée comme une maigre noisette de beurre sur une interminable tranche de pain grillé ! Oui pour une fois j'estime que le jeu est trop long. La durée de vie n'a eu de cesse d'augmenter, ce qui est bon pour nous (meilleur rapport prix/durée) mais le premier durait déjà dans les 30 heures, ce qui était largement suffisant. Car je me souviens très bien d'un temps où chaque épisode durait 10 à 15 heures et c'était largement suffisant.
En un mot, ici l'histoire principale va se diluer au fil d'une exploration certes intéressante, mais qui finit forcément par tourner en rond au bout d'un moment. Et puis même si j'ai apprécié d'avoir un résumé du précédent épisode (une agréable attention qui manque à bien des suites, même si cette séquence est affreusement mal fichue), il y a encore tant de questions qui sont restées en suspens. Par exemple, pourquoi et comment est morte la femme de Kratos ? Réponse dans God of War Laufey, c'est ça ? OK mais ça devient chiant de devoir attendre le 3e épisode pour connaitre ce qu'on aurait dû apprendre il y a bien longtemps. Mine de rien, même si je reste très impressionné par la mise en scène et qu'au fond l'histoire est sympa, on ne va pas se mentir, l'écriture ne m'a pas captivé. Quant à Atreus... arf, c'est un vaste sujet. L'adolescent est détesté par la plupart des joueurs et pour cause, le Kévin (oui il a une tête de Kévin) est un petit ingrat, il est arrogant, il n'écoute pas, il fait de la merde... bref il nous les brise !
Et moi je me mets à la place de Kratos (en tant qu'homme mûr qui a déjà des gosses) et j'ai qu'une envi, c'est de lui encastrer le crâne dans un mûr ! Mais avant d'appeler les assistantes sociales (je suis un papa nounours avec mes filles, je vous rassure) sachez que c'est surtout valable sur la première moitié de l'aventure. Par la suite le jeune homme semble prendre conscience que son père avait raison (Kratos y mettant un peu du sien aussi), il deviendra moins un sale gosse qu'un personnage qui a une importance capitale dans le déroulement de l'histoire.



Tu en es Surt ?


Après
Dans cette suite, j'ai trouvé le scénario nettement moins intéressant. Par contre le doublage est d'excellente qualité
je l'avoue, on joue beaucoup trop avec lui ! La première mission est marrante, presque rafraichissante, mais dès la seconde ça devient un peu relou. Son gameplay et son matériel est plus limité, ses phases se résument souvent à de l'exploration (et quand c'est de la baston, c'est pas mieux, même si on s'ennuie moins) et tout le soucis vient un peu de là : on joue trop souvent et trop longtemps le mioche. Bien sûr que ça sert la narration, et au fond, c'est intéressant, ça fait avancer les choses, mais Atreus n'est pas un personnage attachant et au bout d'un moment, les passages où on le contrôle deviennent de véritables chemins de croix. Heureusement pour nous la difficulté est largement revue à la baisse, ce qui fait qu'on ne butera jamais sur ces phases là.
Quant au casting vocal de notre VF, on retrouve les mêmes doubleurs, ceux-là même qui avaient fait un travail admirable en 2018 : Frédéric Souterelle (Kratos), Rafaèle Moutier (Freya), Yann Guillemot (Mimir), Gilbert Lévy (Brok) et Constantin Pappas (Sindri). Quant aux nouvelles voix, on retrouve Guillaume Bourboulon pour Tyr, Martial LeMinoux pour Ratatosk et Atreus n'est plus doublé par une femme mais par Esteban Oertli, un jeune homme au timbre idéalement adolescent. On retrouve aussi le très bon Frantz Confiac ainsi que Christian Gonon dans le rôle d'Odin et Gilles Morvan dans celui de Thor. Et j'ai adoré la prestation de ces 2 derniers, qui étaient parfaitement dans leurs personnages. Bref, le doublage est d'excellente facture, la plupart du temps c'est synchro et le rendu est on-ne-peut-plus proche de la perfection. On est loin des doublages IA sans âme.
Du côté des options, difficile d'en demander plus ! Je ne vous parlerai pas de cette option qui permet de littéralement changer les couleurs (sans doute pour mieux s'adapter aux daltoniens) mais les gros studios de Sony font clairement tout ce qu'il faut pour s'adapter à tous les publics. Par exemple on peut réduire (voir supprimer) les flashes, ce qui est excellent pour les épileptiques et qui manquent à bien de titres. On peut réduire les tremblements, accentuer l'assistance pour la visée, la caméra ou les énigmes. On peut reconfigurer les touches et bien entendu, il y a plusieurs niveaux de difficulté, dont le plus faible fera en sorte de quand même flatter votre égo.



Malinx le Lynx
Pourquoi tu dis ça ? Y'a pas de lynx en scandinavie...
Et bien figures-toi que si ! Nananère :)



Comment ?
Les options sont vraiment nombreuses et la difficulté sait s'adapter aux joueurs
Et bien c'est assez simple en fait : le jeu fait toujours en sorte que vous ayez beaucoup d'ennemis à occire, des ennemis qui frappent parfois fort, mais votre jauge de santé baissera peu et les items de soins sont abondants. De même, les boss semblent parfois bien trop balèzes pour nous (je l'admets, je suis nul dans ce type de jeux, je n'arrive pas à jouer subtilement, je suis un gros bourrin ^_^) mais une petite cinématique et hop, revoilà votre santé au max et le boss semble tout à coup moins vénère, presque il se laisser faire. Voilà comment Santa Monica Studio a fait pour rendre son aventure toujours intéressante, tout en vous faisant croire que vous y arrivez de justesse, vous offrant ainsi un sentiment de satisfaction. Alors qu'en réalité, en facile, vous allez "rouler sur le jeu" mais ce dernier à l'intelligence de vous masquer la réalité afin que vous puissiez avoir votre shot de dopamine. Malinx le Lynx...
Depuis qu'il a changé de visage, passant d'une grosse brute sans cervelle dans sa première trilogie, à un homme bien plus mûr et réfléchi depuis 2018, Kratos a littéralement changé de gameplay. Ceci dit, Santa Monica Studio ne nous a pas fait le coup minable de bien des développeurs, ou d'un épisode à l'autre, le héros perd absolument tout. Non ici, en tant que véritable suite, on ne part pas les mains vides. En effet, Mimir est toujours là pour nous servir ses histoires, servir de personnage secondaire ainsi que de narrateur passif à la langue bien pendue.
D'ailleurs comme autrefois, on retrouve beaucoup de cette narration passive, lorsqu'on explore les lieux et qu'il n'y a aucun combat. Mine de rien, ça meuble agréablement ce silence qu'il y aurait pu avoir et on apprend de détails intéressants, souvent écrits dans les légendes scandinaves. Et côté armement, Kratos va retrouver sa hache Stormbreaker, son bouclier ainsi que ses Lames du Chaos, vieil héritage d'un temps pas tout à fait oublié. Il aura également une armure, pour retrouver ensuite cette formule Light-RPG où on pourra débloquer de nouvelles compétences au fil du gain d'XP, ainsi qu'améliorer son équipement avec de l'argent et des ressources plus ou moins rares.



Elle m'a causé bien des Thor...


Bref,
Si on retrouve bien le gameplay de l'épisode précédent, je regrette par contre que le bouclier et l'esquive soient si peu fiables
le gameplay n'a pas changé d'un iota puisque la hache (mode glace) peut être lancée et qu'elle est parfaite pour le corps à corps contre peu d'ennemis, quand les lames du chaos (mode feu) peuvent toucher bien plus d'ennemis en même temps. Ajoutons à ça une esquive, la rage spartiate, quelques QTEs et le bouclier pour se défendre, on retrouve bel et bien les mêmes bases de l'opus précédent. Je préciserai malgré tout que le bouclier et l'esquive sont trop peu réactifs à mon goût. En effet, on a beau travailler son timing, l'esquive et le bouclier ne fonctionnent réellement qu'une fois sur 3. Les autres 2 tentatives se soldent par des coups reçus, ce qui est extrêmement frustrant, voire même particulièrement agaçant !
Est-ce pour donner un semblant de réalisme au jeu ? Parce que personne n'est capable d'activer son bouclier telle une machine, vous en conviendrez ? Dans tous les cas, je trouve ça énervant cette micro-latence à déployer l'objet défensif et l'esquive est censée nous donner un temps d'immunité, mais c'est trop rarement le cas. Bref, je veux bien essayé de jouer "proprement", mais cette défaillance m'a causé bien des torts. A part ça, la difficulté est à nouveau bien dosée (avec notamment un jeu qui s'arrange toujours pour que vous vous en sortiez, à moins de jouer en difficile auquel cas il sera impitoyable) et l'aventure est jalonnée de quelques énigmes plutôt sympathiques dans l'ensemble. Notez également qu'il dispose d'un intelligent level design qui vous incitera à revenir sur vos pas, afin de débloquer ultérieurement certains passages jusque-là inaccessibles.
Après j'avoue, Kratos est une grosse andouille lui aussi : sous prétexte de ne jamais vouloir se mouiller les sandales ou de réaliser les gestes les plus simples, on se retrouve à réaliser diverses actions, parfois un peu gonflantes (vous savez, le genre d'énigmes un peu énervantes parce qu'on ne sait pas trop quoi faire). Sincèrement, je sais qu'on reste sur un jeu vidéo mais voir son personnage incapable de bouger son gros cul pour enjamber un petit rocher de 40 cms et aller activer la rune juste derrière, moi ça me flingue ! Au lieu de ça, on se fait suer à trouver des stratagèmes délirants pour réussir son coup alors qu'en toute logique, il suffirait qu'il avance un peu. Ce genre d'inepties me casse totalement l'immersion, pour ne pas dire autre chose...



  • L'extension Valhalla
    Le DLC Valhalla est sorti sur PS4 et PS5 le 12 décembre 2023, soit 13 mois après l'aventure principale (et presque encore 1 an avant la sortie sur PC). Ce contenu est un DLC gratuit, qui fut offert pour... aucune occasion spéciale. En effet, la licence est née en mars 2005, ce qui fait exactement 18 ans et 9 mois, donc à moins de relancer la hype autour de God of War Ragnarök, la date de sortie ne correspond à rien (pas même aux 1 an de cet opus qui a vu le jour en novembre 2022, il y a donc 1 mois et 1 semaine de décalage). Valhalla s'est incrusté dans le menu principal du jeu mais je vous conseille vivement d'avoir fini l'aventure principale pour le lancer, car il est rempli de références et de spoilers. Faisant en quelque sorte office d'épilogue, Kratos est invité (seul, il n'a aucun partenaire cette fois) à pénétrer dans le mystérieux Valhalla où il affronte ses propres doutes et les souvenirs de son passé. Accompagné de Mimir, Kratos va débarquer sur une plage où il va tout perdre ! Il ne sert à rien de se pointer avec les stats gonflées à bloc, notre chauve barbu rageux (ne rayez aucune mention, tout est vrai ^.^) va commencer son aventure au niveau le plus bas.
    Pourquoi ? Et bien parce que le style de jeu va différer de l'aventure principale puisqu'ici on va parler d'un Rogue-Lite, genre que je déteste au plus au point ! Certains étaient contents de ne plus se souffrir Atreus, mais moi c'est le genre qui me gêne. Et la raison est simple : Kratos va devoir traverser des salles de combats aléatoires, et vaincre des ennemis à la chaine pour améliorer définitivement ses capacités entre les essais. Et on parle bien de "tentative" car en cas de mort, le joueur retourne au point de départ (la plage) pour recommencer, tout en repartant à poils ! Et je l'avoue, n'étant pas un crack sur ce genre de jeux, je déteste vraiment le Rogue-Lite !


       


    En plus, c'est loin d'être nouveau puisqu'un certain Assassin's Creed Valhalla l'a déjà fait en novembre 2022 (tiens tiens), à la sortie de God of War Ragnarök. On y jouait Odin voulant sauver son fils Baldur, dans une extension type Rogue-Lite... comme par hasard. Et bien bizarrement, personne n'a fait le rapprochement, personne n'est jamais venu dire que Santa Monica Studio, le grand, beau et intouchable studio californien, s'était largement inspiré du travail d'Ubisoft. God of War Valhalla nous propose un contenu très aléatoire puisque vous n'affronterez pas systématiquement les mêmes ennemis aux mêmes endroits, idem pour les améliorations qui peuvent changer d'une run à l'autre. Question matos, vous pouvez modifier l'apparence de son armure et les accessoires des armes mais le tout ne sera que cosmétique, ça n'aura aucune incidence sur les statistiques de Kratos. Il y a quand quelques statistiques qui, une fois obtenues, sont alors permanentes, ce qui fait que vous aurez de moins en moins de mal à aller de plus en plus loin.
    Mais perdre son run et toutes les upgrades qu'on a cumulé jusque-là, reste une frustration totalement indigeste à mes yeux. De plus, faire, refaire et refaire encore les mêmes zones, moi je trouve ça gonflant. Bien sûr il y a des joueurs qui adorent le genre et je respecte leurs goûts (puisqu'ils sont tous dans la nature il parait), mais tout à fait entre nous, moi qui pensait jouer à un épilogue sympa qui ferait le lien avec God of War Laufey ou l'opus "kratossien" suivant, me voilà bien déçu. Ceci dit, il est appréciable d'avoir de nouveaux environnements, et notamment de revenir à un design type Grèce antique, où on affrontera d'ailleurs quelques vieilles connaissances (il y a pas mal de références à la première trilogie, comme les cyclopes ou encore la Lame de l'Olympe).


       


    Niveau durée de vie, si vous êtes bon et que le niveau de difficulté n'est pas trop élevé, vous devriez en venir à bout en 6 à 8 heures, ce qui est déjà pas mal pour un DLC gratuit. Même si l'extension est très orientée sur les combats, avec notamment quelques boss assez épiques, sachez qu'il y a également de la narration. Kratos va affronter ses vieux démons, prendre conscience de ses aventures passées et que sa rage a finalement plus fait de mal que de bien. Une introspection intéressante à découvrir, qui profite d'ailleurs des mêmes doubleurs. Enfin les musiques sont moins scandinaves, plus orientées vers les péplums et les épopées grecques, ce qui est largement approprié.
    En conclusion, nous avons là un très bon contenu, qui propose beaucoup de bastons, un peu de gestion et une petite narration des plus intrigantes, surtout pour celles et ceux qui ont apprécié la première trilogie (la fin est d'ailleurs super intéressante !). Maintenant, à l'image d'Assassin's Creed Valhalla : La Saga Oubliée (dont je parlais à l'instant), le fait de nous imposer un Rogue-Lite va ravir certains joueurs, mais en laisser beaucoup d'autres sur le carreau. D'ailleurs je comprends mal le délire d'imposer ça quand le jeu principal est très différent. Si je voulais jouer un Rogue, j'irai chercher un jeu spécialisé dans le genre, pas un God of War ou un Assassin's Creed.


       



  • Mimir lave plus blanc que blanc...


    La
    C'est uniquement pour des raisons de rentabilité que Ragnarök est également sorti sur PS4
    sortie de God of War Ragnarök sur PS4 a imposé quelques couloirs de chargement, vous savez ces passages étroits où notre personnage n'avance presque plus. Il est d'ailleurs regrettable que le jeu ne soit pas "PS5 only" afin de tirer les performances vers le haut, mais le choix s'est longtemps imposé car cette industrie est désormais malade, gangrénée par l'avarice des investisseurs, autant que les problèmes géopolitiques et l'IA qui vient en rajouter une couche. Résultat, au lieu de massivement passer à la Génération suivante, beaucoup des joueurs sont restés sur l'ancienne, notamment parce que le GAP technique n'est plus aussi flagrant qu'autrefois, mais aussi parce que les consoles n'ont de cesse d'augmenter de prix, ce qui n'était jamais arrivé auparavant.
    L'IA qui bouffe toute la RAM mondiale (même si c'est arrivé après la sortie du jeu), Trump et sa folie de vieillard dégénéré milliardaire, les diverses pénuries, l'augmentation constante d'absolument tout (la bouffe, le loyer, l'essence...) et bien il arrive à un moment donné où on doit faire un choix : payer ses factures et nourrir ses enfants, ou acheter la dernière console à la mode. Et comme le jeu vidéo ça ne remplit pas le ventre, le choix fut vite fait pour certains. Voilà pourquoi on estime que le passage à la Génération PS5 n'aura réellement été acté qu'en 2025, soit 5 ans après le lancement de la console, alors qu'elle coûte aujourd'hui bien plus cher qu'à son lancement.
    Et Ragnarök est sorti en 2022, à ce moment précis où la PS5 allait commencer à décoller grâce à plusieurs facteurs en sa faveur : les Xbox Series X/S (malgré leurs grandes qualités) étaient déjà sur le déclin (et l'entière faute revient à Microsoft), la pénurie de composants commençait à s'estomper (avant de revenir plus tard), les PS5 se faisaient donc moins rares, et on n'avait plus besoin de l'acheter auprès d'un scalpeur-voleur, vous pouviez l'avoir en allant simplement au magasin. Et bien sûr les hits qui commençaient à affluer, sans parler de la parfaite rétrocompatibilité avec tous les jeux PS4. Ragnarök verra donc le jour fin 2022 sur les 2 consoles de Sony, et seulement 2 ans plus tard sur PC, le consolier ayant mine de rien compris l'importance des exclusivités dans la vie d'une console.



    Il se Freya un chemin jusqu'à sa couche
    (et on ne parle pas de Pampers ^^)



    Commençons
    Quel que soit le support, le jeu est parfaitement optimisé et vraiment superbe !
    par le bas de l'échelle avec la version PS4 FAT, qui tourne en 1080p / 30 fps. Les temps de chargement ont tendance à être un peu longuets (bien qu'ils sont habilement maquillés comme je l'ai dit) et comme toujours sur les gros jeux, la console va vous faire un bruit de réacteur d'avion. Les graphismes sont vraiment magnifiques, on sent que Santa Monica Studio maitrise parfaitement son support. Après j'avoue, le 30 fps est un peu gênant, mais il y a peu de chance pour que vous jouiez avec votre PS4 sur un écran de 70 pouces, pas vrai ? Bref, le jeu est très beau, relativement fluide, même si bien sûr, ce n'est en rien comparable avec la netteté d'image de la version PS5 (n'oublions pas qu'à la sortie du jeu, la console avait déjà 9 ans). Sur PS4 Pro, le jeu s'en sort un peu mieux en proposant un double mode graphique.
    On retrouve un Mode Qualité avec une résolution dynamique qui oscille entre 1440p et 1656p, le tout en 30 fps stables. Ensuite nous avons un Mode Performance avec une résolution dynamique qui varie entre 1080p et 1656p ainsi qu'un framerate débridé non stable, fluctuant entre 40 et 55 images par seconde. Globalement le rendu graphique est un peu plus net, un peu plus détaillé même si la console va jouer au séchoir durant toute votre session de gaming. C'était vraiment le grand défaut de ces consoles-là.
    Enfin on n'évoque pas le PC qui est clairement une "espèce" à part, car soit vous êtes pauvre et vous avez une RTX 3060 et ce sera tout juste correct, soit vous être riche et vous avez une RTX 5080 et le rendu sera phénoménal, mais ce n'est clairement pas à la portée de tout le monde. Bref, sur PS5 on a 3 modes (comme ça se fait de plus en plus) avec une Mode Qualité qui tourne en 4K et 30 fps, et où vous aurez le meilleur du jeu en termes de rendu, mais un framerate absolument dégueulasse sur grand écran. C'est ça le grand paradoxe de ces dernières années. A l'opposé vous avez le Mode Performances avec un 4K dynamique (sans doute upscalé à partir d'un 1440p) mais un 60 fps remarquablement fluide et invariable.




    Score des ventes de l'entière saga God of War, de 2005 à 2026. Cliquez sur l'image pour l'agrandir.


    Cette couleur te va bien Odin


    Enfin
    Le jeu est incroyablement beau et varié
    il existe un monde entre les 2, si vous possédez un HDMI 2.1 et une TV qui supporte le VRR et le 120hz. Dans ce cas vous pourrez obtenir du 4K en 40 fps et ne soyez pas mesquin, ces 10 petites frames de plus changent tout. Quant à la PS5 Pro, cette console bien trop chère pour ce qu'elle propose (à moins que vous soyez le petit richou qui possède déjà une RTX 5080), la console propose plusieurs options, avec du PSSR, une fluidité débloquée qui peut monter jusqu'à 100 fps dans le mode adéquat, 4K partout et du 60 fps minimum. Notez tout de même que la console sous stéroïdes n'est sortie qu'en novembre 2024, soit à peine 1 mois après la version PC. Sans doute que les 2 éditions ont profités plus ou moins des mêmes développements, dans tous les cas la version PS5 de base a eu 2 ans pour être peaufiné au maximum.
    Quand au rendu graphique, que dire ? La première chose à noter, c'est la variété des biomes. Plus encore que dans le premier épisode, voyager entre les royaumes permet d'alterner les designs. Sur Terre/Midgard, on retrouve cet air glacial imposé par le fimbulvetr, et contrairement au God of War 2018 où on ne pouvait visiter que 6 des 9 royaumes, cette fois on arpentera l'intégralité des royaumes nordiques, et même une partie d'Yggdrasil (l'arbre monde) puisque Brok et Sindri s'y sont installés. On voyagera donc jusqu'au royaume de flammes de Muspellheim et le royaume de brumes du Niflheim, désormais couvert de glace et de neige, et qui étaient auparavant des royaumes annexes.
    Faisant leur retour, les autres royaumes sont Alfheim, le foyer des elfes noirs et blancs, Helheim, la terre des morts et Jötunheim, la terre des géants de givre, désormais explorable après la fin de l'histoire. On visite aussi Svartalfheim, la demeure industrielle des Nains, Vanaheim, le royaume des Dieux Vanes et Asgard, le royaume des Dieux Ases qui est uniquement explorable durant l'histoire et n'est plus accessible après la conclusion.



    9 points de Surt-ures
    A Thor ou à raison...



    Quand
    Le doublage français est de très bonne qualité, notamment grâce à un casting vocal de premier ordre
    à Midgard, le royaume principal du jeu de 2018, il est devenu un désert glacial, ayant radicalement changé puisque le Lac des Neuf, qui était auparavant navigable, est désormais complètement gelé. Ainsi le jeu est bien plus varié qu'autrefois et c'est sans doute tous ces mondes à explorer, qui rendent l'aventure si longue. Quant à la réalisation, je crois qu'on bien qu'on touche à la cime des graphismes avec des modélisations ultra détaillées, des décors absolument splendides, sur PS5 en mode 60 fps c'est ultra fluide, les textures sont magnifiquement travaillées... bref God of War Ragnarök nous prouve une fois de plus tout le talent de son studio, mais aussi le fait que ce sont bien les exclusivités qui tirent les performances vers le haut.
    On termine comme souvent avec la bande-son, à nouveau signée des mains de Bear McCreary, ce compositeur américain qu'on connait déjà pour quelques films sympathiques tels que 10 Cloverfield Lane et sa suite (The Cloverfield Paradox), Godzilla 2 : Roi des Monstres ou encore les séries Battlestar Galactica et The Walking Dead. Côté jeux vidéo, il a commencé sa carrière sur l'imparfait Dark Voïd et on le retrouve aux côtés de Garry Schyman sur le survendu Forspoken.
    Cependant, c'est bien avec les gros AAA qu'il va briller le plus, puisqu'en 2019, il sera récompensé pour la musique de God of War lors des BAFTA Awards et des Game Audio Network Guild Awards. Et il sera à nouveau primé en 2023 pour God of War Ragnarök, tout en étant nommé aux Grammy Awards pour son travail sur Call of Duty : Vanguard. Bref, ce n'est pas Hanz Zimmer, mais il a fait son bonhomme de chemin. Et que dire de l'OST de cette suite ? Et bien ma foi, elle suit les traces de son ainée mais pour être honnête, je l'ai trouvé parfois trop effacée.



    Ratatosk l'écureuil
    Un écureuil, vraiment ? Non parce qu'avec un nom pareil, j'imaginais plutôt un bon gros rat d'égout...



    Certes
    La bande-son est globalement bonne (surtout lors des scènes narratives) mais parfois elle m'a semblé un peu à côté de ses pompes
    on retrouve bien les airs scandinaves, l'instrumentation d'une époque lointaine (ou du moins, ce qui aujourd'hui s'en rapproche), ainsi que le double visage de la bande-son, avec des airs doux et reposants dans les phases d'exploration, et des thèmes plus tribaux et rythmés lors des combats. Cependant, on ne m'enlèvera pas de l'idée que les musiques paraissent cette fois très en arrière-plan. Elles ont beau être très présentes, ça n'empêche pas qu'une fois la console ou le PC éteint, on en retient pas grand-chose, rien de vraiment mémorable. De plus, les compositions sont parfois étranges, on y trouve des airs vaguement japonisants (notamment à Vanaheim) ce qui m'a rappelé Assassin's Creed Shadows (c'est étrange je sais). A d'autres moments, j'ai senti comme un petit fumé d'Uncharted (là aussi, l'impression est assez inhabituelle).
    Rien de bien méchant en soi, juste des anecdotes pour qui tend l'oreille, car la plupart du temps, les thèmes sont bel et bien dans le ton. Les plus belles musiques sont bien évidemment celles avec des vocalises, celles qui soulignent les passages les plus importants ou les plus tristes du jeu, révélant ainsi une très belle et insoupçonnée émotion (comme au début du jeu, avec le loup). Même notre Kraty arrivera à nous arracher une petite larme lors de cette jolie séquence d'épilogue. Mais on parle là de moments bien précis, car sur les plus de 50 heures de jeu que j'ai réalisé, j'ai trouvé la musique assez... classique en fin de compte.
    Et tout le problème est là, les gens qui ont fini le jeu se souviennent d'une OST divine, mémorable... oui les 2 dernières heures sont fantastiques, je l'admets volontiers, mais ça ne fait pas tout le jeu. Tout au long de l'aventure, la musique a bien du mal à sortir des sentiers battus, monsieur McCreary ayant été sans doute un peu frileux à composer des thèmes plus exotiques, ou plus dynamiques. Au final, ça fait le job mais je n'irai pas réécouter la bande-son en mettant cet article en page sur mon site, signe que quelque part, il a manqué d'ambition.



    Conclusion

    God Note



    of War Ragnarök fut très apprécié, et parfois décrié. Certains ont pointé du doigt que plusieurs décors furent recyclés (normal puisqu'on revisite des mondes déjà vu dans le précédent épisode), qu'Atreus est encore plus insupportable qu'autrefois et que les phases de jeu avec lui, sont aussi chiantes que dispensables. Et puis Ragnarök souffre indubitablement de l'effet 1.5. Comment leur donner tort car en partie, tout est vrai. J'ajouterai qu'en plus de ça, la bande-son m'a paru moins poignante qu'autrefois (sauf lors des scènes mélancoliques où là, c'est magistral), que le jeu est peut-être un peu trop long (plus de 40 heures) tout en ayant les bases d'un open world mais sans jamais se donner vraiment les moyens d'offrir un vrai monde ouvert.
    En effet, entre son gameplay totalement similaire (même jouabilité, même gameplay, mêmes armes, même progression, même type de narration) et le fait que tout est basé sur les acquis, il ne faut clairement pas enchainer les 2 jeux à la suite, sous peine d'un effet de redite assez désagréable. Il est loin le temps où passer de God of War 1 au 2 changeait tout, et ou passer du 2 au 3 nous mettait une grosse claque dans la gueule. Mais c'est ainsi, désormais les développements sont trop longs, trop coûteux et techniquement on atteint une limite qu'il est désormais difficile de surclasser.

    Cependant, j'ai tendance à toujours voir le verre à moitié plein et plutôt que de ne voir en ce God of War Ragnarök que des défauts ou cruel manque d'ambition, tant pour renouvellement de son gameplay que la moindre prise de risque au niveau du scénario, je préfère prendre de la hauteur et voir les choses de façon globale. Oui, cette suite ne prend que bien peu de risque, oui elle recycle tant de choses de l'épisode de 2018, qu'il n'aurait pu être qu'un gros DLC... et après ? Moi ce que je vois (puisqu'environ 3 ans séparent mes 2 tests) c'est un jeu magnifiquement réalisé, qui a su tirer 110% des capacités d'une PS5 en pleine maturité, je vois une bonne bande-son, avec un excellent doublage et surtout une mise en scène diablement maitrisée ! La qualité des modélisations et de la Motion Capture sont à un tel niveau, qu'il n'y a bien que Naughty Dog qui fasse mieux. Et puis même si on retrouve le même gameplay, le même univers, la même façon de jouer, les mêmes menus et quasiment les mêmes arbres de compétences... pourquoi jouer les insatisfait(e)s ?
    Le God of War de 2018 était si génial, si excellent à jouer, que vous ne voulez en avoir un peu plus ? Moi je vote pour, car même si celui-ci va peut-être un peu trop loin dans sa formule copier-coller, je préfère ça plutôt qu'une suite qui change du tout au tout, au risque de ne plus retrouver le plaisir de jeu de l'épisode fondateur. Alors oui, je comprends certaines critiques, certaines sont fondées, mais au final ce que je vois, c'est que God of War Ragnarök est un très grand jeu. Peut-être pas aussi marquant que son prédécesseur, pas le "game changer" qu'il fut autrefois, mais un titre maitrisé de bout en bout, proposant une histoire intéressante, une aventure prenante, une grosse durée de vie et une réalisation de très haute volée. Tout le monde ne peut pas en dire autant...






    Points négatifs

      On joue beaucoup Atreus, un personnage difficile à apprécier (surtout au début) dans des phases moins intéressantes et surtout trop longues
      Pourquoi faire un Rogue-Lite du DLC Valhalla ? God of War est-il un Rogue-Lite ? Non, alors pourquoi ? Moi ça m'a gâché le contenu...
      Encore une fois, même si l'histoire est intéressante, les tenants et aboutissants sont trop dilués durant l'aventure
      Peut-être un peu trop long pour son propre bien cette fois...
      Encore trop de questions sont restées en suspens


    Points positifs

      Dès le départ, Kratos possède toute la panoplie ! C'est nettement plus logique et pertinent que de partir à poil
      Techniquement époustouflant !!! Il va être difficile de faire mieux sur cette Génération de consoles
      Des décors bien plus variés qu'autrefois puisqu'on visitera l'intégralité des Neuf Royaumes
      Une difficulté adaptée qui n'oublie pas de satisfaire votre besoin de surpassement de soi
      La qualité, énormissime, de la mise en scène ! Rien à redire, c'est parfait :)
      Malgré quelques errements, la bande-son est vraiment superbe
      Très bon doublage avec en plus, une synchro plutôt correcte
      Des options très fournies, notamment pour l'accessibilité
      Le petit résumé de l'épisode précédent
      Le DLC Valhalla offert gratuitement




    Test réalisé par Meg & iiYama


    février 2027


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