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Après 
A l'origine, Rage of the Dragons devait être la suite du Double Dragon de 1995 la faillite de SNK, son rachat par Aruze, la fondation de Playmore puis le rachat petit à petit des licences afin de redorer l'image de la marque, le constructeur s'est retrouvé bien embêté : comment développer de nouveaux jeux, si on n'a plus aucun studio pour les concevoir ? En effet, même si petit à petit SNK va arriver à reformer plusieurs équipes, il est clair que tout le staff a dû quitter l'entreprise lorsqu'elle a mis la clé sous la porte. Des employés qualifiés, qui maitrisaient à fond le support et qui désormais, travaillent sûrement chez le concurrent. Voilà pourquoi à partir de fin 2001, les titres sont édités par Playmore puis SNK-Playmore, et que les jeux sont développés par des studios externes. Après sachez-le, SNK n'est pas allé les chercher très loin puisque BrezzaSoft reste plus ou moins lié au fondateur de SNK, Yuki est un studio japonais, et que Noise Factory avait ses bureaux dans le même quartier de la même ville.
Au pire ils sont allés chercher de la main d'œuvre pas cher en Corée (Eolith, Mega Enterprise) ce qui donna le résultat qu'on connait (Samuraï Shodown V, Metal Slug 4). Au final, son principal soutien dans cette période un peu délicate, n'est autre que Noise Factory, qui travaillera sur Sengoku 3, Metal Slug 4, Power Instinct Matrimelee et avant ça, Rage of the Dragons. Même si visiblement c'est surtout Evoga Entertainment qui est cité, je soupçonne que ce studio mexicain (?) fondé en 2000, a tiré toute la couette de son côté, ne laissant aucune lumière à Noise Factory.
Mais je peux me tromper. Evoga Entertainment (qui avait également des bureaux à Osaka, tiens tiens) a commencé sa carrière avec Evolution Soccer, sorti en 2001. Un jeu de football qui tournait sur la borne d'Arcade Crystal System de... BrezzaSoft. Tout se recoupe. Dès l'année suivante (2002), secondé par Noise Factory, ils sortent Rage of the Dragons. Un Rage of the Dragons 2 était même prévu mais le studio a fait faillite en 2004, plus ou moins en même temps que la Neo-Geo prenait sa retraite. A l'origine, Evoga envisageait Rage of the Dragons comme une suite directe du Double Dragon de la Neo-Geo, ce sympathique versus fighting sorti en 1995.
Mais 
Comme toujours, durant le jeu l'histoire n'est que très peu dévelopée Technos Japan refusa, car les droits furent rachetés par la société Million (une société fondée par des anciens employés de Technos Japan justement). Ainsi Rage of the Dragons dû changer de cap et devint un hommage à la série des Double Dragon, au lieu d'être une suite officielle. D'ailleurs les changements sont minimes, tout juste de quoi éviter les problèmes juridiques : les 2 personnages principaux (Billy et Jimmy Lewis) sont frères, ils partagent les mêmes prénoms que les protagonistes de Double Dragon, Billy et Jimmy Lee. A côté de ça, le boss Abubo est basé sur le fameux Abobo du Double Dragon original et 2 personnages secondaires, Linda (l'assistante d'Abubo) et Mariah (la petite-amie décédée de Jimmy) sont elles aussi basées sur les personnages connue de la licence de Technos. Il est d'ailleurs rigolo de voir que dans l'intro le "they are comin' back" est toujours affiché, sans parler du titre qui comporte toujours le mot "dragon" alors que le jeu aurait pu prendre un tout autre patronyme.
Bon alors OK, Rage of the Dragons a été développé comme un Double Dragon II mais n'en est finalement pas un. Mais la vraie question, celle qui nous intéresse ici c'est : le jeu est-il bon ? Le reste après tout, on s'en fout un peu. Car je me souviens bien du Double Dragon de la Neo-Geo, c'était peut-être pas le meilleur versus fighting du support (il faut dire qu'il y en a tellement) mais c'était un jeu sympa comme tout. Et bien c'est ce que nous allons découvrir ensemble. Le scénario de Rage of the Dragons tourne autour de la ville de Sunshine City et d'une mystérieuse entité maléfique appelée le Dragon Noir (Black Dragon). Un adepte assoiffé de pouvoir nommé Johann vole le sceau ancien et s'empare de l'esprit maléfique du Dragon Noir.
Pour asseoir sa domination et attirer les combattants possédant eux-mêmes l'esprit du dragon enfoui en eux, Johann organise un tournoi clandestin dans les rues de la ville. Les frères Billy et Jimmy Lewis se lancent dans la compétition. Jimmy cherche aussi à venger la mort de sa petite amie Mariah, liée aux sombres agissements de l'entourage de Johann. ccompagnés d'autres duos de combattants aux motivations variées (vengeance, justice, honneur), les frères Lewis doivent gagner le tournoi pour finalement affronter Johann et sauver le monde de la corruption du Dragon Noir...
Bien 
Si vous respectez les couples, les fins sont sympas, sinon vous obtiendrez un épilogue commun et assez peu gratifiant entendu tout ça ne sera jamais développé in game, parce que vous comprenez, nous sommes typiquement sur un jeu d'Arcade, court, bruyant et qu'à l'origine, le but est d'inciter ce gros mangeur de cacahuète déjà plein de bière, à insérer quelques pièces dans le monnayeur. Et oui la philosophie de l'Arcade, et donc de la Neo-Geo, est très différente de celle d'une console classique. Ceci dit l'intro est vraiment chouette, elle présente les protagonistes dans une séquence assez classique mais pas dénuée d'un certain charme, le tout porté par une musique dynamique.
On réalisera 8 combats avant de voir la fin, l'histoire n'est que peu développée (seuls les 2 boss ont une vraie micro-narration) mais on retrouve la présentation des stages comme dans The Last Blade et on peut obtenir 8 fins classiques, une pour chacun des 7 couples prédéfinis, plus Abubo tout seul. Ceci dit si vous faites un couple custom, vous obtiendrez une fin différente (commune à tous) et peu gratifiante. Enfin si vous jouez avec Billy et Jimmy (les héros de Double Dragon du jeu) alors vous verrez une fin spéciale, longue et travaillée. On presse Start et là c'est la bonne surprise : le menu est très copieux ! Nous avons un Story Mode, un vrai mode Versus (bien qu'il se résume à choisir ses persos - pas de sélection du stage ou d'handicap), un Practice, le classique How to Play, un menu des options, un Sound Test (musiques, bruitages, voix), un Background Test (où vous pourrez explorez tous les décors du jeu) et un Character Test où vous pourrez observer tous les sprites du jeu, à commencer par les personnages ainsi que leurs différentes animations.
Et enfin il y a un Demo Test, qui n'est pas ce que vous croyez. Vous pensiez que vous pourrez regarder le CPU gérer des combats tout seul comme un grand ? Et bien perdu, ce mode vous permettra de visionner toutes les présentations et les quelques dialogues du jeu. Pour dire, on peut même voir l'un des épilogues (celui de Billy & Lynn). OK ça ne sert pas à grand-chose mais c'est toujours marrant.

La séquence d'introduction.
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Parlons 
Comme souvent, le jeu nous imposera des combinaisons de touches pour sortir les meilleurs coups et j'ai toujours détesté ça ! à présent du menu des options. Ici on nous propose le choix de la difficulté (choix qui n'influe pas sur l'obtention d'une fin), le temps des rounds, la Power Gauge (normal ou max, ce qui permet de débuter différemment son combat), le choix de la langue (anglais, japonais et espagnol - n'oublions pas que le principal développeur est mexicain) l'affichage des commandes et la possibilité de désactiver les flashes (une bonne chose pour les épileptiques). Par contre je regrette sincèrement qu'on ne puisse pas reconfigurer ses touches car une fois de plus, nous sommes en présence d'un jeu qui réclame de réaliser des combinaisons.
En faisant A+B on peut feinter son adversaire et on peut réaliser un dash si on intime en plus une direction. En faisant C+D on réalise un gros coup bien velu. Enfin il faut faire B+C pour changer de perso, perso qui bien souvent infligera un coup à votre adversaire dès son apparition (à vous de bien le placer). Alors tout à fait entre nous, faire B+C pour changer de perso c'est pas mal avec le stick AES mais sur la manette Neo-Geo CD (comme toujours) c'est l'enfer ! Déjà faire A+B ou C+D c'est bien relou et tout sauf intuitif, mais B+C nécessite d'avoir 3 mains ou d'être contorsionniste. Vous me rétorquerez que le jeu n'est pas sorti sur Neo-Geo CD, c'est vrai mais la manette reste compatible et désolé de vous avouer ça (traitez moi de faux puriste si vous le voulez) mais je préfère la manette au stick.
Le stick c'est cool quand on joue sur une vraie borne d'Arcade (comme sur ma MVSX par exemple), mais dans le salon, les fesses sur le canapé, c'est très inconfortable. De toute façon je n'aime pas ces histoires de combinaisons. Je sais que ça améliore le gameplay, que ça permet d'enrichir le panel de mouvements et de coups, mais moi j'ai toujours trouvé ça chiant. Depuis que SNK a trouvé cette astuce aux alentours de Samuraï Shodown II (c'était en 1994, et oui déjà) depuis la plupart des studios lui ont emboité le pas et c'est pas ce que j'appellerai une bonne idée à suivre. Au contraire je préfère les jeux qui se contentent des 4 touches classiques, ce qui les rend plus fluides et nettement plus intuitifs.

L'écran titre et le menu principal.
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Vous 
Le gameplay est sympa et choisir un bon duo permet de réaliser quelques attaques inédites l'aurez compris, Rage of the Dragons est basé sur un système de combat en équipes par TAG, dans lequel le joueur prend le contrôle de 2 personnages et peut switcher entre l'un et l'autre durant le round. Le personnage qui n'est pas contrôlé pourra récupérer lentement une partie de sa santé, pendant que son coéquipier se bat. On peut également exécuter des combos spéciaux (des Team Duplex) dans lesquels les 2 personnages attaquent un adversaire en même temps pour infliger des dégâts supplémentaires.
En choisissant des partenaires spéciaux (comme les 2 frangins), il est possible de réaliser ce que le jeu appelle des "Team Duplex Special" qui consiste en une combinaison de 2 Team Duplex. Une jauge auxiliaire située en bas de l'écran se remplit lentement quand une attaque touche l'adversaire. Quand la jauge est pleine, de nouveaux coups spéciaux (contres, Desperation Moves, Team Duplex...) peuvent être exécutés. Après ça que dire d'autre ? Ça reste un jeu de combat relativement classique, avec ses coups sur plusieurs niveaux de puissance, ses attaques spéciales, ses projections... une formule classique appliquée à la lettre mais loin d'être inconfortable. A part ça la prise en mains est très bonne, les personnages sont souples à manier, les coups spéciaux sortent assez facilement.
Par contre niveau difficulté, il va falloir vous accrocher ! Des gars comme Radel ou Kang sont horribles, et ce, dès le niveau "easy". Et ça c'est rien à côté du premier boss (Abubo) qui est une vraie saloperie qu'on ne peut pas projeter et qui nous en met plein la gueule non stop ! Il nous patate les dents, bloque toutes nos attaques et nous projette sur le bord de l'écran, en clair même s'il n'a qu'une barre de vie, il sera vraiment difficile d'en venir à bout. Et pourtant, il n'arrive qu'au 6e combat, c'est loin d'être la fin du jeu ! Et je suis persuadé que sans tricher, vous ne passerez probablement jamais ce mec-là ! Après il faudra continuer car si Jimmy est déjà une belle enflure, dites vous que Jimmy est encore pire ! Cet enfoiré ne vous laisse même pas en placer une ! Pas le temps de respirer que vous serez déjà Knock Out !
Franchement 
Attention, en solo la difficulté est véritablement infecte !!! Sans tricher, vous ne finirez probablement jamais le jeu :( c'est abusé mais c'est pas fini, juste après c'est le boss final et là... bon bin, pas besoin de vous dire qu'une fois encore, sans tricher, il sera pratiquement impossible de lui soutirer ne serait-ce que la moitié de sa santé, même si lui aussi ne dispose que d'une seule barre de vie. Et pour ne rien arrangé, j'ai clairement l'impression que le jeu se fait ses petits passes droits. En effet, bien des coups passent à travers de nos adversaires sans les toucher alors que de leur côté ne vous en faites pas, ils ne vont jamais vous rater ! Je sais qu'il y a une feinte et une esquive, mais ça ne m'a empêché de pester plus d'une fois sur des opposants qui semblent adapter les règles comme ça les arrangent. La difficulté est donc volontairement exagérée dès le niveau facile, et ce n'est bien évidemment pas adouci par les 5 pauvres crédits qu'on nous octroie. Je n'ai jamais compris pourquoi sur console on nous limitait en crédits, même si de toute façon, ici ça ne changerait rien.
Rage of the Dragons nous propose un panel de 14 personnages jouables, plus 2 boss (Abubo et Johann). A la différence des personnages réguliers, les boss combattent seuls. Notez qu'avec des cheats codes (ou l'Unibios), il est possible de jouer avec Abubo en versus comme en solo, alors que Johann ne sera disponible qu'en versus. Le joueur peut choisir une Tag Team parmi les 7 équipes par défaut, ou créer sa propre équipe avec presque 80 combinaisons possibles. Notez au passage que Jimmy, Lynn, Elias et Annie apparaîtront plus tard comme personnages cachés dans Matrimelee, un jeu de combats également produit par Noise Factory et qui sortira un an plus tard. Rage of the Dragons c'est une belle cartouche de 564 Mb c'est déjà un bel exploit technique.
Le titre dispose de 9 décors en tout (le parking, l'école, l'usine, le dojo, l'église, la discothèque, le métro, le ring et enfin le palais de Johann). Sur la plupart des stages, l'aire de combat est réduite, freinée par un élément du décor qui peut être détruit. Une fois broyé en marouflant son adversaire, le niveau s'ouvre alors et la surface de combat peut aller jusqu'à doubler. C'est pas mal même si ça reste une feature assez légère, (on reste loin d'un Savage Reign avec ses 2 niveaux de combats ou les Fatal Fury qui se jouent sur plusieurs plans).
Niveau 
La réalisation est plutôt bonne et la bande-son est excellente :) décors, il faut le dire, Rage of the Dragons assure le minimum syndical. Les niveaux sont très classiques, tous n'ont pas de spectateurs, quand d'autres ne comportent même pas d'animations. L'église ou l'usine sont jolis, mais aussi d'une tristesse absolue. N'oublions pas que Garou a déjà 3 ans et qu'en termes techniques, il écrase toute la concurrence. OK c'est pas juste de les comparer à lui alors prenons un jeu plus vieux comme le premier Samuraï Shodown et sincèrement, malgré sa cartouche bien plus petite, il est infiniment plus beau ! Pourtant, 9 ans et pas moins de 446 Mb séparent les 2 jeux ! Après c'est vrai, Rage of the Dragons bouge bien, les animations sont fluides et les attaques spéciales ont de la gueule. Les sprites sont de bonne taille (Abubo est même carrément énorme), en clair on reste finalement dans une bonne moyenne, même si le plus gros problème du jeu reste une nouvelle fois la rude concurrence qui sévit sur Neo-Geo.
Côté son la musique de la discothèque est vraiment excellente avec son rythme et sa vocalise. Idem, j'ai été assez étonné d'entendre la musique de l'église, avec ses faux-airs d'opéra. On retrouve aussi des chants lors du niveau du ring, une performance technique qui augure ce que Noise Factory arrivera à faire sur Matrimelee. Les musiques du métro (du rock et une grosse mélodie en fond) et du dojo (avec ses airs chinois particulièrement bien retranscrits) sont également très bonnes. Malheureusement, tous les morceaux ne sont pas égaux, et certains (comme celui du parking) ne sont vraiment pas terribles, à l'image du thème du boss final qui tente d'imposer une ambiance de fin du monde (remarquez, vu ce qu'on prend dans la gueule, c'est pas si déconnant finalement).
Mais globalement, je dois admettre avoir été séduit par la bande-son qui propose pas mal de très bons morceaux. C'est rare sur Neo-Geo car si la qualité de l'instrumentation est toujours très bonne, ce sont généralement les compositions elles même qui pêchent. Comme quoi le vrai souci chez SNK, c'est peut être bien leurs musicos. En attendant, monsieur Toshikazu Tanaka, je vous félicite. Enfin les voix digitales sont, comme toujours, d'excellente qualité et les bruitages sont bien dynamiques comme j'aime. C'est pas du KOF 2000 mais franchement, ça passe très bien.
Rage
Note
of the Dragons, ça fait à peu près 15 ans que je me le réserve. 15 ans que je me le fantasme parce que lors de mes courtes sessions (comme lorsque j'ai installé ma borne MVSX) je l'ai toujours trouvé excellent. Aujourd'hui j'ai passé 2 jours dessus, à le détailler de fond en comble, à noter chaque détail et je peux vous dire que mon avis s'est nettement affiné. Même si le jeu parfait n'existe pas, et que tous ont des bons côtés comme des mauvais, pour certains ces mêmes défauts peuvent extrêmement pénalisants. Ne tournons plus autour du pot : en solo, le jeu est insupportable ! La difficulté est juste infecte, car le jeu passe son temps à nous en mettre plein la gueule. C'est à tel point qu'il finit par en être désagréable ! Et c'est bien dommage car au fond, c'est vraiment un bon titre. Mais tout comme Matrimelee, on se retrouve avec un titre ultra déséquilibré (celui-ci est même bien pire, car Matrimelee ne pose problème qu'avec son boss final) qui ne sera finalement valable qu'en versus. Trouvez-vous ça normal ?
Qu'un jeu soit difficile lorsqu'on pousse la difficulté, lorsqu'on veut du challenge, je trouve ça logique. Après tout, tous les goûts sont dans la nature. Mais moi je joue rarement avec quelqu'un, je suis un joueur solo (d'où le nom de mon site hein) et par conséquent, à l'image de certains titres que j'ai fini par abandonner, je me heurte ici à une difficulté insurmontable. Pour dire, même avec l'Unibios et la santé infinie (ne me jugez pas, je suis sûr que vous faites pareil ^.^), le jeu est démoniaque, insoutenable et vicieux. Où est le plaisir de sortir sa Rolls des Consoles et de s'en payer une bonne tranche dans des conditions pareilles ? Surtout au prix des jeux Neo-Geo, c'est une dinguerie ! Si demain on me demandait lequel choisir entre Rage of the Dragons et Matrimelee, sincèrement je répondrai aucun des 2 ! Avec la même somme d'argent, je préfère largement investir dans un Fatal Fury Special ou un Samuraï Shodown II, plus vieux certes, mais bien moins cher mais aussi plus jolis et surtout bien moins chiants en solo !
Et puis il y a ça aussi : malgré une énorme cartouche de plus de 500 Mb, les décors n'ont vraiment rien d'exceptionnels. OK ça bouge bien, les animations sont travaillées mais sincèrement, à côté d'un The Last Blade 2 ou d'un Art of Fighting 3, Rage of the Dragons fait pâle figure. Mais attention, ce n'est pas un mauvais titre pour autant. On a 9 décors (ce qui est pas mal quand on voit qu'un Real Bout n'en propose que 5), un bon couple voix/bruitages et surtout un OST de grande qualité, ce qui est assez rare pour que je le souligne. La jouabilité est bonne, le gameplay (classique) est sympa, on a un gros menu, pas mal d'options et même un mode Versus, le seul qui à termes, servira finalement. Alors voilà, je l'admets j'ai préféré Rage of the Dragons à Matrimelee mais l'un comme l'autre sont gâchés par une difficulté de crevards qui vous pourrira l'expérience si vous jouez seul. Et c'est vraiment dommage car au fond, le jeu est bon mais il est aisé de supposer que c'est ce point précis qui a freiné les ventes du titre et fait couler par la même occasion, son studio. C'est vraiment regrettable pour cet enfant illégitime de Double Dragon, mais après tout, Evoga n'avait qu'à pas être aussi bornés et éviter de nous infliger pareille souffrance.
